Chouette Magazine

Véronique Van Den Bossche

Véronique
Van Den Bossche

Nutrition

Catégorie : Nourriture

Chroniqueuse depuis juin 2012



Conseillère en Nutrition

www.saveurs-essences.be

info@saveurs-essences.be

Pleins feux sur… le potager de Gauthier

publiée le 11 juillet 2017


Habitués du Ravel, vous avez déjà peut-être remarqué ce "potager" un peu grand tout de même pour nourrir une seule famille (20 ares). Ce potager, c'est celui de Gauthier, un petit bonhomme en marche vers ses deux ans, inconditionnel de la vie en extérieur à tel point qu'après "papa" et "maman", son troisième mot fut "dehors".


Ses parents, Pauline et Tanguy, sont tous deux issus de plus ou moins près du milieu agricole. L'amour de la terre, c'est dans la famille. Leur passion, c'est la nature. Une passion qui s'est affirmée avec le temps, Tanguy avouant une faiblesse pour la forêt et les arbres (cet agronome de formation est indépendant en parcs et jardins), tandis que Pauline, tiraillée entre l'agronomie et les langues au moment de choisir ses études, opte pour les langues avant de revenir aujourd'hui par un autre biais à sa première idée.


C'est durant sa grossesse que germe chez Pauline la volonté d'offrir à son enfant une nourriture la plus saine possible. Au moment d'acheter leur maison il y a 3 ans de cela, son grand terrain les avait séduits, il est grand temps d'en faire quelque chose. En 2016, ils récupèrent une petite serre dans laquelle ils plantent quantité de tomates anciennes... une récolte magnifique, du goût et - très vite - des adeptes donnent aux jeunes parents l'impulsion qui leur manquait pour démarrer le projet. En 2017, ils investissent dans une serre de 7x20m. Le ton est donné!


A côté des tomates anciennes, produit phare du Potager de Gauthier qui s'enorgueillit aujourd'hui de 30 variétés différentes, une dizaine de variétés de poivrons et 3 variétés d'aubergines s'épanouissent. Pour leur donner la réplique, salades, haricots verts, haricots beurre, pois mange-tout, pois à écosser, une belle déclinaison de choux de toutes formes et couleurs, fenouils, courgettes (4 variétés), céleris verts, persil, épinards, roquette, mesclun, betteraves Chioggia, oignons, échalotes, radis et autres courges (une dizaine de variétés) alternent les couleurs. Nouveauté cette année, des griffes d’asperges juste plantées promettent de belles récoltes dès 2019.


Pauline et Tanguy travaillent de façon la plus raisonnée possible, ne traitant que curativement et en priorité avec des produits agréés en agriculture biologique. Pour le reste, place à la nature... et ce ne sont pas les bourdons qui ont récemment élu domicile chez eux qui s'en plaindront.


Dans un premier temps, l’idée n’est pas de faire plus grand mais bien de faire de mieux en mieux, de rester à l’écoute de leurs clients et de cultiver ce qu’ils demandent le plus. Jamais en mal d'idées, Pauline s'intéresse de près à la conservation des aliments. Un intérêt qui se concrétisera peut-être par des ateliers de conserverie ou encore des ateliers pour les petits maraîchers en herbes.


Si vous cherchez "le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière", n'hésitez pas à vous rendre sur place. Pauline, tout sourire et jamais avare en explications, ne manquera pas de vous faire visiter ses serres, vous présentant ses "bébés", attirant votre attention sur ses petits pois presque à maturité et vous racontant la petite histoire de chacune de ses variétés de tomates...


Pour acheter, rien de plus simple: rendez-vous le mercredi de 17h30 à 19h30 et le dimanche de 9h à 12h sur place, au 13 de la rue du Four à Eghezée. Vous avez également la possibilité de commander par téléphone au 0472/56.98.14, par mail via lepotagerdegauthier@gmail.com ou www.facebook.com/lepotagerdegauthier et de venir chercher le colis sur rendez-vous. Mais je vous préviens, pour les commandes, je suis "prem's" ;-)


Pleins feux sur… un bien sympathique faire-part !

publiée le 18 avril 2017


Tout commence par un bien sympathique faire-part reçu dans ma boîte mail. "Vous vous doutez peut-être de la super nouvelle que l'on va vous annoncer ???! Non ??! Eh si ! Une naissance ! Celle de Mr et Mme Fourchette ! Ils sont nés le 18 mars 2017 à 16h14. Vous serez surpris(e)s d'apprendre qu'ils faisaient déjà 20,2 cm de haut et 180 grammes d'acier chacun !"


Les mignonnes petites bouilles des nouveaux nés et le graphisme rigolo me poussent à contacter Alicia pour en apprendre plus sur son chouette projet.


Mais qui est donc Alicia ? Jeune diététicienne travaillant depuis 2 ans juste de l'autre côté de nos frontières... (dans le Nooord :-)), Alicia est depuis plusieurs années animatrice dans des centres aérés et colonies. Ses deux passions ? L'animation et la diététique. De là à concilier les deux, il n'y avait qu'un pas qu'elle a franchi lors de la réalisation de son mémoire.


Partant du double constat que l'alimentation dans les pays occidentaux constitue aujourd'hui un véritable enjeu de santé publique et que le lien est clairement établi entre obésité infantile et faible consommation de légumes, il lui vient l'idée de redorer le blason des légumes auprès des enfants en les leur faisant découvrir autrement, de façon ludique et amusante. C'est ainsi qu'elle imagine un livret pédagogique destiné aux enfants de 6 à 8 ans, un âge particulièrement propice pour apprendre par le jeu et retenir un maximum d'infos. Elle y présente deux personnages attachants (Mr et Mme Fourchette) ainsi qu’une ribambelle de légumes plus rigolos les uns que les autres. Parmi eux, Léo l'artichaut qui, derrière son look de rockeur avec ses feuilles en bataille, cache un vrai cœur... d'artichaut, Lucas l'avocat ou encore Loreleï, la jolie gousse d'ail qui adore mettre son grain de sel dans les repas.


Elle teste ensuite le livret avec des enfants de CE1 et CE2 de l’école Jeanne d’Arc à Lambersart (dans le Nord je vous disais). L'occasion de s'amuser comme des fous tout en améliorant significativement les connaissances des enfants sur les légumes. Au final, un beau résultat (en plus du prix du meilleur mémoire sous les applaudissements du jury !). Non seulement plus de la moitié des enfants sont prêts à consommer plus de légumes, mais le retour des parents est également très positif : les enfants ne rechignent plus à goûter et sont même ravis de relever leurs manches pour aider en cuisine !


Pas mal, se dit-elle, mais pourquoi ne pas aller plus loin ? C'est ainsi que lui vient l'idée d'étendre son projet et de lui offrir davantage de visibilité en le proposant aussi bien aux particuliers qu’aux écoles, centres aérés, cliniques pédiatriques ou professionnels de santé. Elle convainc sa cousine, graphiste, de s'associer à son projet et, ensemble, elles imaginent, pour tous les légumes, des personnalités sympas et des bouilles... à croquer.
Aujourd'hui, elle a donc lancé son projet sur Ulule, un site de financement participatif, et espère bien pouvoir le porter dans quelques jours sur les fonts baptismaux. Et c'est bien le moins qu'on puisse lui souhaiter !


Pour retrouver Mr et Mme Fourchette et toute leur joyeuse bande sur les réseaux sociaux : Facebook - Instagram - Site Internet


Pleins feux sur… tournée minérale !

publiée le 24 janvier 2017


En février, "Tournée minérale"! De quoi s'agit-il? Décision individuelle spontanée au lendemain de fêtes trop arrosées, pari entre amis ou cure de décrassage, l'idée de rester un mois sans boire d'alcool est de plus en plus fréquente. Aujourd'hui, pour encourager un maximum de personnes à relever le challenge, la Fondation contre le Cancer crée "Tournée Minérale".


Le principe est on ne peut plus simple : passer le mois de février 2017 sans boire une goutte d’alcool. Vous noterez qu'ils ont été sympas : ils ont pris le mois le plus court de l'année! ;-)


Prendre un petit verre (ou deux) entre amis, pour socialiser ou accompagner un bon repas, boire une bière après l’entraînement... Pour beaucoup, l’alcool fait partie du quotidien. Les chiffres le montrent: en 2013, 82% des Belges buvaient de l’alcool, malgré les risques accrus qui y sont liés (cancers de la bouche et de la gorge, du larynx, de l'œsophage, du foie, du sein (chez les femmes) et colorectal (chez les hommes). Quant on sait que l’alcool a un impact sur la santé, aussi bien physique que mentale, cela pousse à réfléchir... alors pourquoi ne pas relever le défi?


Qu'est-ce qu'on gagne? Pour votre organisme, c'est tout bénéfice: meilleur sommeil, énergie accrue, meilleur teint et plus belle peau, perte de poids... sans parler de l'argent que cela vous aura permis d'épargner et - élément majeur pour la confiance en soi - de la satisfaction d'avoir remporté son défi!


Mais, me direz-vous, c'est difficile de dire non, on passe pour le trouble-fête. Pas faux... Raison de plus pour en parler autour de vous, pour que vos amis le sachent, vous soutiennent et, qui sait, vous accompagnent. C'est pourquoi la Fondation contre le Cancer vous invite même à vous inscrire en équipe.


"Mouais, mais à l'eau pendant un mois, ça ne risque pas d'être très drôle!" Qui vous a dit qu'il allait falloir vous priver de tout? Il n'est pas impossible de s’amuser sans boire d'alcool... au contraire, cela peut même être l'occasion d'ouvrir vos horizons. Sur le site www.tourneeminerale.be, vous trouverez ainsi des conseils et alternatives sympathiques pour réaliser vous-mêmes des 'mocktails', smoothies et autres eaux aromatisées. Héééé, mais on dirait bien que le mois de février risque d'être varié et amusant!


Pour tenir le cap tout le mois et ne pas voir sa volonté chanceler, rien de tel que se faire plaisir de temps en temps: sortie au cinéma, petit lunch ou thalasso, quelle que soit votre option, prévoyez un petit moment pour vous faire du bien. Inutile d'ailleurs d'attendre la fin du mois, rien ne vous empêche de jalonner votre défi d'étapes symboliques (par exemple à la fin de chaque semaine).


Et tant qu'à faire, si vous voulez tirer le maximum de ce mois sans alcool, n'hésitez pas à augmenter votre consommation d’eau. Après une dizaine de jours, vous vous sentirez déjà plus en forme. C’est le moment idéal pour se (remettre à) bouger et manger sainement.
Alors, que pensez-vous de cette façon de commencer l'année, on le relève ce défi?


Pleins feux sur… un challenge !

publiée le 13 décembre 2016


Et quel challenge : le Eat Better Challenge ! Initié par Partenamut, soutenu par Gault&Millau, traduit sur assiettes par Caroline’s Kitchen, voilà un challenge que je ne pouvais décemment passer sous silence.


Soucieux de la santé de ses membres et bien décidé à les aider et les informer au mieux, Partenamut s’est lancé le défi de tout mettre en œuvre entre juin 2016 et mai 2017 pour les conscientiser au bien manger. Au menu : des idées et des activités à consommer avec… ou sans modération.


Et justement, au rang de ces activités, épinglons cette très belle organisation de fin novembre, à l’Orangerie du Prince. Dans ce lieu au charme indéniable, quelque deux cents personnes étaient attendues. En préambule, un pétillant de sureau, escorté d'une sympathique déclinaison de mises en bouche. Pendant qu'en cuisine s'affairait l'équipe de Quentin, le chef de Caroline’s Kitchen, en salle, le micro passait de mains en mains pour aborder le thème du jour : manger mieux !


Armées des chiffres effrayants publiés par l’OMS, Marie-Noëlle et Hélène, les diététiciennes, se chargent de rappeler l’importance de bouger (oui, les ados aussi, et même surtout vous !), de privilégier l’eau au soda et d’éviter les sucres raffinés comme source d’énergie avant d’expliquer comment, durant le mois de novembre, elles ont accompagné dans leurs courses les membres qui en faisaient la demande avec pour mission de les guider entre le rayon de leurs envies et celui d’alternatives plus saines.


Place ensuite à Caroline (Mme Caroline's Kitchen herself !) pour nous expliquer en quelques mots les principes d’une alimentation anti-inflammatoire avant de laisser la parole à Marie-Pierre, auteure de livres de cuisine, pour inciter les participants à se rendre sur le site afin d’y piocher au gré de leurs envies des recettes simples, gourmandes et saines proposées chaque semaine.


Dans l'intervalle, en cuisine, jugeant qu’une belle assiette vaut mieux qu'un long discours, Quentin met tout le monde d’accord : sashimi de dorade royale aux zestes de lime et fleurs de lavande puis un savoureux capuccino de brocoli au lait de coco pour débuter. Pour suivre, un suprême de pintadeau farci aux cèpes de Bordeaux, polenta grillée et mousse de pois gourmands... Mmmhhhh, un régal ! Oserais-je encore vous parler de ce délice coco, avocat et citron vert servi en compagnie d'un brownie cru au cacao, noisettes et dattes ?


C'est repus et ravis que les participants sont repartis avec, en cadeau, un petit sac renfermant le guide vert de Gault&Millau, mais aussi deux petites 'truffes' façon Caroline's Kitchen et une bouteille de vinaigrette Quintesens... De quoi passer de la théorie à la pratique et, à leur tour, relever le 'eat better challenge’ !


Et tant qu'à parler 'pratique', Quentin m'a laissé sa recette du délice coco, à tester absolument !


Pour le "Délice coco", mixez 400 ml de lait de coco, 2 avocats bien mûrs, 3 cuillères à soupe de sirop d'agave et 2 limes pressées. Servez frais avec un croquant par-dessus comme du granola.


Pour le "Raw brownie", il vous faut 400 gr de dattes hachées finement, 140 gr de noix de pécan coupées en petits morceaux (3 tours de blender), 2 càs de cacao cru, 1 à 2 càs de sirop de dattes.


Mélangez à la main, étalez, réfrigérez, découpez... Bon appétit !


Pleins feux sur… un appel à un ami !

publiée le 25 octobre 2016


Mine de rien, le temps passe... 5 ans déjà que je vous abreuve quasi toutes les quinzaines (d'accord, pour la régularité d'une horloge suisse, on repassera :) ) d'articles abordant tour à tour des aspects plutôt nutri ou aroma, des questions de tous les jours, des aliments saisonniers, des questions généralement placées sous le signe de la santé... Oui mais voilà... Au fil du temps, j'en suis venue à oublier de vous mettre mon adresse mail, du coup, je n'ai plus le plaisir de lire vos réactions au détour de mes articles, je fonce, la tête dans le guidon, espérant trouver l'un ou l'autre sujet susceptible de vous intéresser. De temps à autre, je rencontre l'un ou l'une d'entre vous, au hasard de l'une ou l'autre conférence ou activité et ces échanges sympas me reboostent pour un temps. Mais, même dans les meilleurs jeux vient le moment de faire appel à un ami! Ce moment, c'est aujourd'hui, et c'est là que vous intervenez... Tout ce temps sans avoir de vos nouvelles, j'en viens à me demander ce qui vous intéresse vraiment, les sujets qui vous passionnent, les questions que vous vous posez. Alors, pour une fois, lâchez-vous! N'hésitez pas à m'envoyer à l'adresse info@saveurs-essences.be tous les sujets que vous souhaiteriez voir aborder... Abreuvez-moi, qu'on puisse faire le tour du calendrier :-) Et promis, même si ce n'est pas la semaine prochaine ni la semaine d'après, le temps de me documenter et vous aurez de mes nouvelles!


Je compte sur vous! Au plaisir de vous lire.


Pleins feux sur… les moules !

publiée le 13 septembre 2016


La saison bat son plein, profitons-en pour parler de ce mollusque savoureux. La moule est un bivalve qui, grâce à deux puissants muscles, s’ouvre pour faire entrer l’eau et se referme pour protéger l’animal des prédateurs. Grâce à ses branchies, elle filtre l’eau pour respirer et retenir le plancton dont elle se nourrit. Contrairement aux huîtres, les moules ne sont pas hermaphrodites. Il existe des individus mâles et des individus femelles. Les moules matures étant incapables de se déplacer, elles ne peuvent s'accoupler. Mais comme la nature fait bien les choses, elle a tout prévu! Les moules vivent en effet en colonies, ce qui les garde à proximité les unes des autres et les spermatozoïdes, libérés dans l’eau, peuvent pénétrer dans la coquille ouverte de la femelle et aller féconder l’ovule. La femelle rejette ensuite des embryons sous forme de (millions de) larves qui vont être transportées par les courants jusqu’à trouver un support où se fixer. Il faut compter une année pour que les moules arrivent à maturité.


Riches en protéines (20 g pour 100 g, soit environ 12 moules moyennes), elles contiennent peu de glucides (environ 3 g) et de lipides. Elles constituent en outre une source élevée d’acides gras oméga-3, tout bénéfice pour prévenir des maladies cardiovasculaires. Elles figurent parmi les aliments les plus riches en calcium, magnésium, fer (3x plus que la viande rouge), zinc et sélénium. Son contenu élevé en vitamine B12, en sélénium, en manganèse ainsi qu’en plusieurs autres vitamines et minéraux confère à la moule une valeur nutritive particulièrement intéressante, comme pour la plupart des fruits de mer.


Facile à récolter en grandes quantités en un court laps de temps sans avoir besoin d'un engin de pêche, la moule fut, avec l'huître et la palourde, l'un des premiers animaux marins à être consommés. De tous les élevages d'animaux marins, la conchyliculture (élevage des mollusques - un bien beau mot à placer au scrabble, non?) est celle qui présente le moins d'effets nuisibles sur l'environnement. Les mollusques n'étant pas nourris artificiellement, il n'y a aucun risque que soient rejetés dans l'environnement les résidus de moules, d'hormones ou d'antibiotiques qui ne sont pas consommés par l'élevage. Pour se nourrir, les mollusques laissent circuler entre leurs deux valves ouvertes l'eau de mer et y prélèvent le phytoplancton qui s'y trouve en grande quantité. Ce qui n'est pas métabolisé est rejeté sous la forme de « pseudofèces » qui se déposent sur le fond et s'y décomposent graduellement. Ces excréments circulent dans le milieu marin depuis qu'il existe des mollusques sur la planète et font donc partie de son équilibre écologique global.


Si l’on cueille encore la moule sauvage en divers endroits de la planète, la moule cultivée gagne en popularité, du fait qu'elle est généralement plus grosse et plus charnue, et que sa chair contient moins de sable et de fin gravier. Les principales espèces cultivées sont la moule bleue de l'Atlantique, la moule bleue de la Méditerranée, la moule bleue du Pacifique et la moule verte asiatique. Et la moule de bouchot me direz-vous? J'y viens! C’est à un Irlandais du nom de Patrick Walton que la légende attribue l’invention, en 1235, de la culture sur bouchot. Victime d’un naufrage dans la Baie de l’Aiguillon, il réussit à rejoindre la côte de la Charente où il se consacre à la capture de poissons à l’aide de filets. Il s’aperçoit rapidement que les piquets retenant ses filets, plantés dans la mer, se recouvrent de moules. Il multiplie les piquets et les réunit par des claies. Il baptise son invention avec les mots "bout" et "choat": la clôture en bois. La culture des "Moules de bouchot" est née. (Hé non, Bouchot n’est pas un endroit!)


Sous nos latitudes, les moules s’accompagnent traditionnellement de frites, ce qui alourdit la balance calorique, sans répercussion majeure toutefois si votre alimentation est diversifiée et équilibrée. Afin d’éviter les accompagnements gras ou peu digestes, pensez à varier la présentation des moules sous forme de salade l’été, en vinaigrette ou, pourquoi pas, crues. Et pour vous, ce sera quoi: marinières, à la crème ou au curry? Bon appétit!


Pleins feux sur… le panier du marché !

publiée le 14 juin 2016


Chaque année à la même période, c'est un véritable casse-tête pour les institutrices, bien en peine de trouver un cadeau sympa à faire réaliser par leurs élèves pour la fête des papas. Que vont-elles bien pouvoir trouver qui puisse les intéresser, qu'ils ne laisseront pas traîner à l'endroit même où ils l'ont déballé et qui pourrait leur être d'une quelconque utilité ? Bon, d'accord, on pourrait en dire autant du collier en coquillage rose nacré offert pour la fête des mères qui, soigneusement rangé dans sa boîte, n'a jamais été porté... ;-)


Et si, cette année, on leur offrait un grand panier avec les produits du marché... un panier qui représenterait leurs qualités, on essaie ?
Pour commencer, on y mettrait une courgette pour le papa jouette
et puis, une botte de radis pour les séances-chatouillis quand il me met au lit
un artichaut pour mon papa-héros
quelques tiges de rhubarbe pour mon papa à barbe, champion des bisous qui piquent
quelques choux pour tous les dodos faits sur son ventre un peu mou (désolée, ça m'a échappé :-) )
du salsifis, quand papa fâché crie 'ça suffit'
un petit pot de beurre pour papa farceur
une branche de romarin, pour papa câlin qui sait si bien apaiser les chagrins
un potimarron pour papa qui trouve réponse à toutes les questions
du 'meloen' pour papa-clown (ça rime mieux)
un magnifique chou-fleur pour les belles histoires de mon papa conteur
quelques feuilles d'épinard, quand il rentre un peu tard
un beau navet, pour papa, pour moi toujours prêt
Et enfin, des petits pois pour celui qui est mon roi, mon papa à moi...


Evidemment, c'est là que les papas plus carnés vont me détester mais bon, au moins messieurs, on reconnaît vos multiples qualités et puis, soyez tranquilles, d'ici l'an prochain, ma prose, les institutrices l'auront oubliée! Bonne fête à tous!


Pleins feux sur… les alliés des examens !

publiée le 31 mai 2016


Avant de commencer, il est important d'insister: "abracadabra et tu réussiras!", ça ne marche pas! En la matière, pas de recette miracle... Quand on ne bosse pas, on ne réussit pas, c'est aussi logique que ça. Par contre, si vous travaillez régulièrement, il est des aides bien utiles en cette période de blocus qui approche. Mais quels sont donc ces alliés qu'il vaut mieux avoir de son côté?


Comme tout l’organisme, les neurones dépendent du carburant qui leur est fourni. Il est important donc qu'il soit de qualité: on optera donc pour les fruits et légumes qui contiennent de grandes quantités de vitamines et de minéraux, indispensables au cerveau. Au menu, des vitamines B pour lutter contre la fatigue tant physique qu’intellectuelle (on les retrouve aussi dans les viandes, poissons, laitages et les céréales complètes), de la vitamine A, qui booste les connexions neuronales (légumes à feuilles et légumes de couleur orange), mais aussi de la vitamine C (qui agit également comme stimulant et favorise l’assimilation de certains minéraux) et E pour protéger les acides gras de l’oxydation, améliorant ainsi leur utilisation dans l’organisme. Par ailleurs, nos neurones sont très gourmands en glucides. Exit donc les sodas et autres sources glucidiques de piètre qualité, très rapidement digérés et transformés en énergie aussitôt brûlée, laissant l'impression 'd'avoir les batteries à plat'. On optera de préférence pour des céréales complètes, des féculents et des légumes secs.
Si l'on a du mal à pointer précisément les aliments qui boostent la mémoire, on connaît très bien, en revanche, ceux qui sont nocifs. Exit donc le café (et la caféine en général) qui, même s'il donne l'impression de réveiller, est en réalité facteur de stress, ennemi de la mémoire s'il en est. Idem pour le tabac qui prive le cerveau d'une partie de son oxygène, ce qui n’aide pas pour réfléchir...


Voilà qui m’amène à parler des autres amis du cerveau: l’hydratation, le sommeil et le sport. Vous le savez, le corps humain est composé essentiellement d'eau et le cerveau n’y fait pas exception. Lorsqu'elle vient à manquer, toute la machine s'enraye, cerveau compris. D’où l’importance de boire régulièrement de l’eau (et non de l’alcool, diurétique et déshydratant qui, à fortes doses, endommage les neurones). Le sport contribue à améliorer l'oxygénation du cerveau, permet de stimuler le cerveau et le réseau de communication interneuronale. Quant au sommeil, il permet de récupérer tout en consolidant les informations emmagasinées la journée. Des études ont démontré qu'une réduction de 1h à 1h30 du temps de sommeil, une seule nuit, engendre dès la journée suivante une diminution de plus de 30 % de la vigilance.


En matière de gestion du stress, outre l’exercice physique, on s'en remettra volontiers aux huiles essentielles: lavande vraie dans le bain, mandarine sur un mouchoir pour favoriser l'endormissement ou encore deux gouttes d’huiles essentielles de laurier noble sur la face interne des poignets avant un examen oral permettront d'offrir un peu de calme à un émotionnel trop sollicité. En la matière, la gemmothérapie recèle également des trésors: ainsi le Calmigem ou le Memogem, des complexes aux noms évocateurs et à l'efficacité prouvée!
Vous voici armés... Maintenant, 'il n'y a plus qu'à'! Bonne m...!


Pleins feux sur… la semaine des fruits et légumes !

publiée le 03 mai 2016


Initiative flamande lancée en 2009, la semaine des fruits et légumes se tient cette année du 2 au 8 mai. Si son objectif premier est de mettre les producteurs locaux sous les feux de la rampe, c'est également une occasion unique de s'intéresser de plus près à ces mal-aimés de nos assiettes. Des ingrédients que, bien trop souvent, nous ne savons comment accommoder... C'est pourquoi, j'ai pioché pêle-mêle quelques sources d'inspiration possibles.
Côté lecture tout d'abord, difficile de passer à côté du Guide Vert qui sort cette semaine, résultat de l'association de Gault&Millau et Frank Fol, le Chef des légumes. Vous y trouverez plus de 500 restaurants, brasseries, marchés et magasins où il fait bon savourer des aliments sains. De quoi oser les fruits et légumes, au fil des saisons!


Intéressants aussi, les sites www.cleacuisine.fr ou encore vegemiam.fr. Joliment présenté, ce dernier est le fruit des essais de multiples intervenants, il invite à se documenter, à tester, à oser... On en deviendrait presque végétarien! ;-).


Impossible de parler 'lecture' sans mentionner Le Libraire Toqué (Rue du Marché, 3 - 5000 Namur). Cette adresse incontournable entièrement consacrée à l'art de la table est une véritable caverne d'Ali Baba pour toute personne intéressée par la cuisine et soucieuse de s'informer. Des rayons entiers de livres de cuisine s'offrent à vous, qu'il s'agisse d'ouvrages sur de grands chefs, les régimes (végétariens ou autres), l'histoire du terroir mais aussi sur les vins et alcools du monde entier. Vous n'aurez que l'embarras du choix! Et si vous êtes indécis, n'hésitez pas à demander conseil, ici le service s'entend sourire compris!


Côté cuisine pratique ensuite, je vous ai épinglé deux activités plutôt sympas organisées en collaboration avec Zucsu, une association qui œuvre à une meilleure connaissance des glucides et de leur impact, que ce soit pour les personnes diabétiques ou pour toute personne soucieuse d'avoir une alimentation saine. Tout d'abord, une démo proposée par Olivier Bourguignon (Le d’Arville) le jeudi 26 mai, de 19 à 21h, au Barabas (Rue Barabas 81, 5100 Wierde). Vous aurez tout loisir d'y observer le chef réaliser cinq préparations qui font la part belle aux légumes, des mises en bouche au dessert... oui, oui, vous avez bien lu : même le dessert! Une occasion unique de voir travailler un chef sympa et de glaner ci et là quelques conseils de réalisation mais aussi de vous informer sur les glucides, de vous rendre compte de leur impact sur l'organisme et de mieux prendre conscience de leurs 'cachettes' préférées. Prix : 50€/personne. Ensuite, si les kilomètres ne vous effraient pas et que vous voulez en profiter pour combiner petit week-end à la découverte du Grand-duché avec atelier pratique, je ne saurais que trop vous conseiller l'atelier autour des herbes sauvages proposé par René Matthieu (La Distillerie). Le lundi 27 juin, de 17 à 22 heures, ce passionné des herbes sauvages et des légumes oubliés vous emmènera dans un voyage à la découverte des trésors de la nature et vous apprendra à les cuisiner pour en faire des plats exceptionnels. A vos tabliers! Lieu: Atelier Miele—Rue Christophe Platin 2339 Gasperich (Luxembourg) - Prix: 100€/personne tout compris


Pour vous inscrire à ces événements exceptionnels, il vous suffit d'écrire à info@zucsu.com ou, si vous préférez rester en 'terrain de connaissance', de m'envoyer un petit mail à info@saveurs-essences.be, je me ferai un plaisir de vous renseigner... et de vous y retrouver! Dépêchez-vous, le nombre de places étant limité, premier inscrit, premier servi! A bientôt?


Pleins feux sur… le poisson !

publiée le 12 avril 2016


Avril, un mois qui commence par une blague potache qui se décline à l'envi au fil de la journée, un mois qui fait la part belle aux poissons.


Le poisson possède des qualités nutritionnelles précieuses qui en font un invité de choix des menus de toute la famille. Autant que la viande, le poisson est notamment une excellente source de protéines. Il compte aussi des matières grasses, en quantité variable selon l'espèce, qui sont des sources d'oméga 3. L'intérêt nutritionnel des oméga 3 consiste à rééquilibrer notre alimentation occidentale, caractérisée par une surabondance en oméga 6 et en acides gras saturés. En effet, on estime en général que le rapport oméga 6 / oméga 3 dans l’alimentation occidentale se situe entre 10 et 30 pour 1, alors qu’il devrait idéalement se situer au maximum à 5 pour 1.
Parmi les poissons gras, certains contiennent davantage d'oméga 3 à longue chaîne (EPA et DHA), particulièrement intéressants au plan nutritionnel. En effet, ils préviennent des maladies cardio-vasculaires et sont nécessaires au développement et au fonctionnement de la rétine, du cerveau et du système nerveux. Parmi eux, on retrouve saumon, sardine, maquereau, hareng, truite fumée, et dans une mesure un peu moindre, rouget, anchois, pilchard, bar ou loup, truite, dorade, turbot, éperlan, brochet et flétan.
Les poissons apportent également des minéraux comme le phosphore, et des oligoéléments, comme l'iode, le zinc, le cuivre, le sélénium et le fluor, mais aussi des vitamines A, D, E et certaines du groupe B indispensables à la santé.


Mais les poissons peuvent aussi être contaminés par des polluants de l'environnement dont les dioxines, les PCB ou le méthyl-mercure, des contaminants de l'environnement qui peuvent avoir des effets néfastes sur la santé en cas de surexposition. Les PCB et les dioxines se retrouvent préférentiellement dans les poissons les plus gras (anguilles) ainsi que dans certains poissons bio-accumulateurs (barbeau, brème, carpe, silure), le méthyl-mercure dans les poissons prédateurs sauvages.


Afin de s'assurer tous les bienfaits de la consommation de poissons et couvrir les besoins de la population en oméga 3 à longue chaîne, tout en minimisant les risques de surexposition à certains contaminants, l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) recommande de consommer du poisson deux fois par semaine en associant un poisson à forte teneur en oméga 3 et un poisson maigre (thon (conserve), colin ou lieu noir, cabillaud, merlan, sole, julienne, raie, merlu, baudroie ou lotte, carrelet ou plie, limande).


On veillera aussi à varier les espèces et les provenances et limiter la consommation de poissons bio-accumulateurs de PCB à deux portions par mois pour la population générale. Pour l’anguille, l’Anses recommande une consommation exceptionnelle. Ces recommandations sont valables pour les adultes et les enfants à partir de 10 ans. Pour les 3-10 ans, la part de poissons riches en oméga 3 peut être remplacée par du rouget, de l'anchois, ou du pilchard.


Si vous vous rangez parmi les irréductibles carnivores ou que l'idée de buter sur des arêtes à la moindre bouchée vous incite à ne pas pouvoir voir les poissons en peinture et à estimer qu'il n'y a de place que le 1er avril pour les poissons, n'hésitez pas à jeter un coup d'œil sur fishtre.be, vous verrez qu'il y a moyen de mettre le poisson au menu tous les jours... et que ça peut même être drôle!


Bon mois d'avril à tous!


Pleins feux sur… un ambassadeur !

publiée le 15 mars 2016


Horecatel 2016, stand de Génération W... C’est là qu’on retrouvait ce mardi 8 mars Olivier Bourguignon, chef du D’Arville. Génération W, c’est un collectif de chefs wallons qui entendent faire connaître leur patrimoine culinaire, artisanal et humain. Un collectif qui compte aujourd’hui une vingtaine de chefs que viennent épauler des producteurs et artisans. Autant d’hommes et de femmes ambassadeurs de la Wallonie et fiers de porter haut sa diversité, son goût d’entreprendre, sa créativité.


Parmi eux, Oliver Bourguignon. Ambassadeur, il l’est aujourd’hui à plus d’un titre: pour Génération W, mais aussi pour Zucsu, cette association qui vise à aider les établissements de l’horeca à mieux comprendre la problématique du diabète pour pouvoir offrir à leur clientèle un service et une offre adaptés. Et pour relever ce défi, quoi de mieux que de proposer aux visiteurs du stand… deux desserts! Parce que non, le sucre n’est pas interdit pour les diabétiques. Il leur est même indispensable, comme à tout le monde! Tout est question de quantités, de timing… moyennant bien sûr un ‘petit coup de pouce’ de la médecine. Pour aider les personnes atteintes de diabète – mais aussi toutes celles soucieuses de leur santé et de leur ligne – à évaluer correctement les quantités de glucides qu’elles ingèrent, Olivier fait donc appel à l’équipe de Zucsu qui lui calcule ses menus et ses plats. Chacun est alors libre de choisir son repas en toute connaissance de cause et d’adapter, si nécessaire, la dose d’insuline requise ou d’opter pour un plat moins riche en glucides.


Mais cela nous éloigne de nos desserts… Et ce serait dommage, parce qu’ils ont l’air bien bon! Tout d’abord, une panna cotta à la verveine, espuma de pamplemousse et crumble à la verveine subtilement sucrée au Zústo (un édulcorant à base de fibres végétales de maïs et de fibres de chicorée qui ressemble au sucre, qui a la texture du sucre… mais qui n’est pas du sucre, présente un index glycémique faible et contient quatre fois moins de calories) et délicatement parfumée de verveine. Ensuite, une crème brûlée menthe-chocolat surmontée d’un petit cake au chocolat à la courgette. Pour éviter les concentrations glucidiques élevées que l’on retrouve généralement dans les farines, il a, dans cette recette, opté pour les fibres (et quasi zéro glucide) de la courgette… A voir les mines ébahies des visiteurs, tout le monde s’y serait trompé!


Vous voulez, vous aussi, étonner vos proches en leur concoctant un dessert peu sucré qui titille leurs papilles? Rendez-vous sur le site www.zucsu.com, Olivier vous y a laissé ses recettes… Un cadeau à la hauteur de ses desserts: tout en douceur! Merci Olivier!


Pleins feux sur… les lentilles !

publiée le 01 mars 2016


Blondes, vertes, brunes ou corail, les lentilles se déclinent dans une belle variété de couleurs. Longtemps considérées comme une nourriture de pauvre, elles font depuis quelques années un retour en force auprès des consommateurs, plus soucieux que jamais de leur santé.
Riches en fibres, en acide folique, manganèse, fer, vitamines et potassium, elles figurent régulièrement au menu des végétariens pour leur apport protéiné. Toutefois, contrairement aux protéines animales, les légumineuses ont généralement une faible teneur en méthionine (un acide aminé essentiel à l’organisme), ce qui rend leurs protéines incomplètes. C’est pourquoi, il est conseillé aux personnes qui mangent peu ou pas de protéines animales de combiner les légumineuses avec des produits céréaliers ou des noix, ce qui leur permet alors d’obtenir des protéines complètes (qui contiennent tous les acides aminés essentiels).


Elles jouissent par ailleurs d’un pouvoir satiétant élevé (inutile donc d’en avaler toute une assiette pour se sentir repu), ne provoquent qu’une faible augmentation de la glycémie et offrent un bel équilibre oméga-6 et oméga-3. Acides à l’origine, une nuit (ou une journée, c’est selon) de trempage aura sur elles un effet alcalinisant (faire tremper dans deux fois son volume d’eau car la lentille va 'prendre ses aises' au trempage).


Détail amusant, la langue française semble avoir été plus impactée par cette légumineuse que n’en témoigne l’intérêt qu’elle a connu dans nos assiettes au fil du temps. En effet, c’est par analogie de forme qu’elle en est venue à donner son nom aux objets de verre entrant dans la fabrication des instruments d’optique puis aux lunettes et aux verres de contact.


S’il est très simple de rajouter une poignée de lentilles aux légumes d’une soupe pour lui ajouter de la consistance, l’inspiration manque souvent pour les accommoder dans notre quotidien. Je vous propose ici deux recettes, largement testées et approuvées. Bon appétit !


Crème de lentilles au lait de coco, gambas marinées au gingembre
450 g de lentilles corail – 12 à 16 gambas – 2 oignons moyens – 2 gousses d’ail – 20 cl de lait de coco – 1 c. à c. rase de curry en poudre – 1 c. à s. huile olive
marinade : 3 gousses d’ail – 40 g de gingembre frais – 10 cl d’huile – ½ C. à c. rase de sel
Préparer la marinade. Hacher les gousses d’ail dégermées. Peler le gingembre et le râper très finement. Mélanger gingembre, ail, huile et sel. Décortiquer les gambas et les tremper dans la marinade (1h)
Faites cuire à la vapeur les oignons, les lentilles et l’ail. Mixer la soupe, ajouter le lait de coco et rectifier l’assaisonnement. Avant de servir, égoutter les gambas, les poêler et les servir avec la soupe.


Houmous de lentilles germées
2 tasses de lentilles germées et décrudies 5 minutes à la vapeur - 1 tomate épépinée ou 8 demi-tomates séchées - 1 gousse d’ail frais - le jus d’un citron - tamari selon le goût - 1 C. à C. de cumin - 1 c. à s. de coriandre - 2 c. à s. de purée d’amandes - 1 petit morceau de piment rouge - 8 c. à s. d’huile d’olive - 2 verres d’eau de source ou minérale
Mettre tous les ingrédients dans un blender et mixer jusqu’à obtention d’une crème épaisse et onctueuse. Peut se servir avec des bâtonnets de légumes et des graines germées.


Pleins feux sur… le citron !

publiée le 09 février 2016


Entre le Carnaval, ses cortèges folkloriques et ses oranges et tous les petits maux de l'hiver qui refont leur apparition, difficile de passer à côté des agrumes. En effet, l'hiver est 'leur' saison, c'est à ce moment là qu'orange, citron, lime, clémentine, mandarine et autre pamplemousse sont à maturité, le moment idéal pour les consommer. Pour cette fois, je vous emmène dans un monde... citronné.


Pour faire le plein de vitamines (C surtout) et d'antioxydants, rien ne vaut un début de journée tout en douceur avec un verre d'eau tiède citronnée. Houlà, je vous vois déjà faire la grimace ;-) Essayez, vous verrez, ça passe tout seul: dans un verre, pressez le jus d'un demi citron, rajouter de l'eau froide jusqu'au 3/4 et complétez par un peu d'eau chaude pour 'tiédir' gentiment le mélange (dans cet ordre là afin de ne pas casser la précieuse vitamine C par une température trop élevée). Si l'acidité du fruit vous rebute, n'hésitez pas à rajouter une petite cuillère de miel. Cette première boisson de la journée permet de stimuler et détoxifier le foie, de dépurifier l'organisme par son action diurétique et de donner un coup de boost au système immunitaire. Le citron renferme en effet des substances qui renforcent les défenses de l’organisme et vont l'aider à combattre les infections.


Petite remarque en passant: après la récolte, les agrumes sont généralement traités avec un fongicide dans le but de diminuer les risques de moisissures, en particulier durant l’entreposage. En outre, ils doivent subir un lavage qui les prive de leur protection naturelle. Pour compenser cette perte, on les recouvre la plupart du temps d'une cire qui ralentit l'évaporation et permet, par conséquent, d'augmenter leur conservation, en plus de leur donner plus belle apparence. Si, lorsque vous mangez un fruit, vous aimez autant ne manger QUE ce fruit et pas plein d'autres produits dans la foulée, je ne saurais que trop vous conseiller de les consommer bio ou, à défaut, de les brosser et de les laver avec un peu de savon de Marseille ou de savon liquide et de les rincer ensuite à grande eau si vous voulez en consommer le zeste. Cette pratique n'éliminera pas tous les résidus de pesticides, mais elle en réduira tout de même la concentration.


Cueillis à maturité, les agrumes peuvent se conserver dans une pièce fraîche pendant plusieurs semaines (pour autant qu'aucun individu 'malade' ne se cache dans votre stock). Pour une conservation plus longue, il est également possible d'entreposer les agrumes dans le bac à légumes du réfrigérateur. Mais il faudra prévoir de les sortir un bon moment avant de les déguster pour qu'ils retrouvent toute leur saveur et soient plus juteux (n'oubliez pas de rouler le citron sur votre plan de travail avant de le presser pour en augmenter le jus).


Que ce soit confit entier (dans le sel ou le sucre), en feuilles finement ciselées dans un curry (pour le combava), en zeste pour agrémenter un osso bucco par exemple, le citron fait partie de notre quotidien. Mais c'est en jus qu'on l'utilise le plus: pour assaisonner des crudités en remplacement du vinaigre, en accompagnement de poisson ou de fruits de mer, dans les sorbets, en 'limonade' rafraîchissante ou encore pour 'cuire' le poisson par simple marinade.


Et si l'aromathérapie vous parle, vous serez ravis d'apprendre que l'essence de citron est parfaite pour les maladies des enfants et présente le grand avantage d'avoir un goût plutôt agréable; on ne se privera pas de booster leur immunité avec une goutte en prise orale. Et tant qu'à utiliser l'essence de citron, vous pouvez également en incorporer une goutte dans du yaourt ou dans une pâtisserie, à froid, en toute fin de préparation.


Très bon hiver citronné à tous!


Pleins feux sur… les bonnes résolutions !

publiée le 12 janvier 2016


Chaque année, c’est la même chose. On se le dit, on se le répète: cette année, on prend les choses en main, cette année, on SE prend en main. On arrête de fumer, on s’inscrit au sport, on jure de se bouger un minimum (vous savez, les fameuses 30 minutes d’exercice quotidien) et de perdre ces kilos qui s’accrochent année après année. On se promet de s’accorder un peu de temps pour soi, histoire d’éviter de se perdre tout à fait entre vie professionnelle et familiale… On va arrêter de se ronger les ongles, de se mettre en colère pour un rien, on va diminuer sa quantité d’alcool… J’en passe et des meilleures. La liste est souvent longue, ardue, les défis nombreux. Chaque 1er de l’an, on se dit que, cette année, on va y arriver. Fin janvier pour les plus coriaces, on a déjà baissé les bras. Au point qu’on en arrive à ne même plus faire de liste ‘puisque de toutes façons, je n’y arrive pas’, au moins on évite la déception liée à un nouvel échec.


Et si cette année, votre bonne résolution était de ne pas mettre la barre trop haut? De commencer par définir ce que vous voulez atteindre parce que c’est bon pour vous et non pas parce que c’est imposé par une société où la pression (de la minceur, de la performance…) est constante. Si vous vous permettiez d’arriver à votre objectif progressivement? Inutile de vouloir, d’un coup, vider toutes les armoires sous prétexte qu’il faut que vous changiez votre alimentation… Cette année, on se donne une vraie chance, on se fixe des paliers – réalistes et réalisables – et surtout, on évite de vouloir en faire trop. Changer d’alimentation est, parmi les défis, l’un des plus difficiles, parce qu’il implique d’aller à l’encontre de ce que l’on a toujours appris (« je cuisine comme ça, parce que c’est comme ça que maman faisait »), c’est tout un pan de son éducation qu’il faut réapprendre. Je compare toujours cela à un bureau que l’on réorganise et où la poubelle, au lieu d’être à droite du bureau, est tout à coup placée sur la gauche. Combien de fois allez-vous jeter votre boulette de papier à droite, machinalement?


Cette année, il est temps de s’offrir une vraie chance! Comme ce petit enfant qui fait ses premiers pas mal assurés, bute et se relève, on ne se laisse pas abattre, on rassemble son courage et on repart à l’assaut de ses défis, un petit pas après l’autre. Et dans ce petit combat personnel, on se souvient qu’il faut de deux à huit mois avant d’acquérir une nouvelle habitude, alors on s’y tient, on ne baisse pas les bras! Parce que, comme disait Mark Twain « On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flanquant par la fenêtre, il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche ».


Je vous souhaite une très belle année 2016 marquée d’une bonne résolution à laquelle vous parviendrez à vous tenir… parce qu’elle vous fait du bien!


Pleins feux sur… les résineux !

publiée le 8 décembre 2015


A l’heure où j’écris ces lignes, les maisons commencent à sentir bon le sapin fraîchement coupé, prêt à décorer. L’occasion de se plonger l'espace d'un instant dans le monde des huiles essentielles et de s'intéresser de plus près aux résineux... car, si ces arbres trouvent de multiples emplois dans les domaines de la construction, de la menuiserie et de l’industrie papetière, leurs bourgeons, aiguilles et résine sont récoltés pour toutes sortes d’autres usages, parmi lesquels l'aromathérapie.


Epinglons tout d’abord le plus célèbre représentant de la grande famille des (sa)pins : le pin sylvestre. Couvrant toute l’Europe et une bonne partie de la Sibérie, cette essence rustique s'accommode de conditions de sols médiocres. Très résistante au froid (jusqu'à - 50°C) et à la chaleur, elle s'implante dans bon nombre d’endroits dédaignés par d'autres. Avec son parfum frais de forêt et de sève de pin, cette huile est connue comme puissant antiseptique pulmonaire. Oxygénante, balsamique, fluidifiante des sécrétions bronchiques, on l’utilisera pour dégager les bronches, que ce soit en massage (diluée dans de l’huile végétale), en diffusion atmosphérique ou en inhalation. Cette huile qui purifie l’air et l’aseptise convient à merveille au sauna. En effet, outre ses vertus respiratoires, elle favorise l’élimination des toxines par la peau. Dynamisante et tonique, elle revigore le corps et stimule l'esprit. « Hormon-like », elle est tout indiquée pour stimuler les corticosurrénales quand on ressent un coup de pompe ou une sensation de vide dans les reins : elle se frictionne alors au niveau des glandes surrénales. De la même manière, elle est intéressante pour combattre à distance les phénomènes inflammatoires et allergiques. Localement, elle soulage des douleurs articulaires.
L’impression oxygénante qu’elle dégage est à ce point remarquable qu’elle aide également à apaiser l’esprit, soulager l’anxiété et les tensions nerveuses.


Autre conifère, originaire du Canada cette fois, l’épinette noire est adaptée aux conditions extrêmes. On peut, à l’instar du pin sylvestre, l’utiliser pour ses propriétés oxygénantes, balsamiques et fluidifiantes des sécrétions bronchiques (en friction, diffusion ou inhalation). Propriétés auxquelles elle ajoute également d’autres qualités qui vont permettre à la fonction cardio-respiratoire de gagner en apaisement et régularité. Mais son usage le plus courant concerne sa capacité à favoriser la relance corticosurrénale en cas de fatigue physique intense. Quand la fatigue vous mine et vous prend dès le lever, n’hésitez pas à additionner 2 gouttes d’huile essentielle d’épinette noire et 2 gouttes de pin sylvestre dans 5 gouttes d’huile végétale de noyaux d'abricot et à masser ce mélange sur chaque zone surrénale (au-dessus des reins) le matin. Vous avez là le démarreur dont votre moteur avait justement besoin !


Parmi ses compagnons de forêt, citons enfin le sapin baumier, le ‘vrai’ sapin de Noël. Son huile essentielle, au parfum doux et fruité particulièrement agréable, est très connue et utilisée par les Amérindiens pour ses propriétés tonifiantes et antiseptiques, notamment contre les affections respiratoires et la toux. Les propriétés de l’huile essentielle de sapin baumier sont comparables à celles du pin sylvestre sur le plan respiratoire auxquelles elle ajoute une action antispasmodique qui permet de soulager les respirations difficiles dues à l’asthme ou encore à une bronchite. C'est en diffusion qu'elle sera alors le plus efficace. Comme bon nombre de résineux, le sapin baumier combat les états de stress accompagnés d’épuisement mental et de fatigue chronique. Et tant qu'à parler de diffusion et à l'approche des fêtes, pourquoi ne pas mettre dans votre diffuseur quelques gouttes de sapin baumier et d’essence d’orange douce ? Les senteurs de Noël embaument toute la maison!


N.B.: Et pour que les fêtes restent des fêtes jusqu’au bout, je me dois de vous rappeller que les huiles essentielles sont des médicaments à tenir hors de portée des enfants. Qu’elles s’utilisent principalement diluées dans une huile végétale, sont à éviter pour les femmes enceintes, les très jeunes enfants et les sujets épileptiques, toujours avec circonspection, en suivant les recommandations d’un thérapeute.


Pleins feux sur… le topinambour !

publiée le 24 novembre 2015


Classé dans la catégorie des légumes oubliés, le topinambour revient au goût du jour… à juste titre!
Légume racine de culture facile et peu exigeante, le topinambour tient sa dénomination du fait qu'on l'a cru originaire de la région du Brésil où vivaient les Tupinambas (francisé en Topinamboux), une peuplade aujourd’hui presque éteinte. En réalité, c'est une plante indigène de l'Amérique du Nord que les Européens découvrent au 17ème siècle. Son essor est alors fulgurant et le topinambour connaît son apogée de consommation dans les périodes de grande disette comme la seconde guerre mondiale. Malheureusement pour lui, son association à ces périodes de rationnement lui confère une mauvaise renommée. Il aurait pu détrôner la pomme de terre mais sa propension à s’étendre pousse souvent les jardiniers à abandonner sa culture. Le topinambour peut trouver sa place au jardin d'agrément grâce à ses fleurs jaunes, semblables à des tournesols, qui donneront de beaux bouquets en automne. Dans nos assiettes, il est davantage connu pour son goût prononcé d’artichaut. On l’appelle d’ailleurs ‘Artichaut de Jérusalem’.


Le topinambour est un légume racine que l’on gagnerait à mieux connaître. Riche en vitamines et pauvre en calories, il est 4 fois moins calorique que la pomme de terre. Cru comme cuit, il renferme des glucides qui contribuent à une bonne santé intestinale. En effet, les principaux composés actifs du topinambour sont l'inuline et l’oligofructose, des glucides de la famille des fructanes. Non digérés dans la partie supérieure du tube digestif, les fructanes peuvent, en atteignant le côlon, modifier la composition de la flore intestinale en stimulant la croissance des bonnes bactéries (bifidobactéries) et en réduisant les espèces potentiellement nuisibles. La présence de bonnes bactéries dans le colon est essentielle pour la prévention de plusieurs maladies et le maintien de la santé. Ces glucides participeraient donc à l’équilibre de la flore intestinale. Cependant, seules quelques études ont été réalisées à partir d’inuline ou d’oligofructose extraits du topinambour.
Par ailleurs, grâce à leur contenu en inuline, les fructanes du topinambour pourraient réduire la constipation en augmentant le poids, le volume et la fréquence des selles. Pour obtenir ce résultat, moins de 3 cuillères de topinambour suffiraient. A ce titre, on peut donc considérer les fructanes comme des prébiotiques puisqu’ils participent à l'équilibre de la flore intestinale.
En outre, l’inuline et l’oligofructose pourraient augmenter l’absorption du calcium et du magnésium dans l’intestin. Ces glucides agiraient sur la minéralisation et la densité osseuse, contribuant ainsi à prévenir l’ostéoporose.


Concrètement, une fois sortis de terre, il est préférable de nettoyer les topinambours avec une brosse afin de retirer toute la terre. Cela améliore les conditions de conservation en enlevant toute trace d’humidité, risque de développement de maladies. Le meilleur endroit pour conserver les topinambours est une pièce fraîche, peu lumineuse et au sec. Au frigo, les tubercules se conservent 1 ou 2 semaines dans un sac de papier ou de plastique perforé.


Parmi les recettes de topinambour trouvées pêle-mêle sur le net, épinglons sa consommation crue, râpé ou en salade (pour éviter qu'il s'oxyde, on le mettra dans de l'eau citronnée tout de suite après l'avoir râpé), cuit au four, en robe des champs. Une fois cuit, il suffit ensuite de le peler puis de le servir avec une belle huile d’olive, de l’assaisonner de sel et poivre et de l’agrémenter de persil et de ciboulette. On peut également le réduire en purée ou en faire un potage ou une crème. Si vous aimez les influences orientales, pourquoi ne pas le couper en tranches et le faire sauter au wok? Ou, si vous êtes amateur, le passer à l’extracteur pour profiter de ses bienfaits en jus. Enfin, les jeunes pousses fraîchement sorties de terre se marieront avec plaisir aux fleurs d’automne en salade.


Bon appétit !


Pleins feux sur… le nouveau guide Zucsu !

publiée le 10 novembre 2015


Si vous lisez régulièrement ces lignes, vous n'êtes pas sans savoir que le 14 novembre est la Journée mondiale du Diabète. Elle a été instaurée en 1991 par la Fédération internationale du Diabète (FID) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en réaction à l'expansion alarmante du diabète à travers le monde. Le but de cette journée est d'attirer l'attention sur le diabète et de mieux le faire comprendre à l'heure où cette maladie prend les proportions d'une épidémie mondiale.


Vous savez probablement aussi qu'une association a vu le jour il y a deux ans, baptisée Zucsu en référence au terme 'sucre' en différentes langues (Zucker, Zucchero, Azucar, Suiker, Sucre, Sugar, Sukker), dont l'objectif est de faire mieux connaître la problématique du diabète au monde de l'horeca. Qu'elle est emmenée par le Dr. Christine Pelcklmans, endocrinologue et diabétologue. Que Zucsu s'est alliée à Gault&Millau pour réaliser un guide reprenant, outre des informations concrètes sur le diabète, toute une série de restaurants soucieux du diabète et prêts à adapter leur menu en fonction des besoins.


Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que le 12 novembre prochain, le 2e opus né de cette collaboration sera présenté à la presse. Qu'il contiendra pas moins de 300 adresses d'établissements soucieux du diabète, allant de restaurants gastronomiques plusieurs fois toqués par Gault&Millau aux brasseries plus conventionnelles, chacun de ces établissements étant classé selon un nombre de 'sucres' indiquant ce que vous pouvez attendre chez lui en matière de diabète. Que cette année, ce ne sont pas moins de 4 grands chefs qui ont accepté d'être ambassadeurs Zucsu pour la Belgique et le Grand-Duché du Luxembourg afin de contribuer à mettre en lumière le sucre et sa problématique dans notre monde actuel. Olivier Bourguignon (Le D'Arville - Wallonie), Lionel Rigolet (Comme chez Soi - Bruxelles), Wouter Keersmaekers (De Schone van Boskoop - Flandre) et René Mathieu (La Distillerie, Grand-Duché du Luxembourg) vous y dévoileront leurs motivations et la raison pour laquelle ils ont accepté d'endosser cette responsabilité. Le guide s'ouvre sur une première partie qui vous en apprendra plus sur l'état actuel des recherches en matière de diabète mais aussi sur ce à quoi il faut penser avant de partir en vacances, sur le calcul des glucides et les équivalences, sur le pain, les édulcorants, les épices... Comme vous pourrez le constater, ce guide ne s'adresse pas uniquement aux diabétiques (loin s'en faut!) mais concerne toute personne un minimum intéressée par la santé et soucieuse de s'alimenter au mieux.
La sortie de ce guide (disponible en librairie et – nouveauté – chez votre pharmacien) s'offre comme une mise en bouche avant la Journée et la Semaine du Diabète. Une semaine durant laquelle de nombreux établissements ont accepté de proposer un menu attentif au diabète dont les glucides seront calculés par Zucsu (pour obtenir la liste complète des établissements participants, un petit tour sur le site www.zucsu.com s'impose). N'hésitez pas à vous annoncer auprès de tous ces chefs qui se forment et s'informent pour vous servir au mieux, parce que VOUS êtes leur motivation et que VOTRE satisfaction est leur plus belle récompense.


Pleins feux sur… les garnitures !

publiée le 20 octobre 2015


Ça y est, la période de la chasse a recommencé. Marcassin, chevreuil et autre biche enrichissent pour quelques mois l’étal de nos magasins. Un avant-goût des fêtes, mais qui dit fête, dit aussi belle assiette et c’est là qu’arrive la question: comment accompagner au mieux ces beaux produits, comment garnir l’assiette, la mettre en valeur, lui donner de jolies couleurs qui, en plus de rappeler celles de l’automne, égayeront les yeux… pour le plus grand plaisir de nos papilles?


Bien sûr, il y a les traditionnels fagots de haricots lardés ou les demi-poires aux airelles. On pourrait aussi mettre quelques tranches de fenouil, des cèpes, des dés de navets et carottes cuits vapeur que l’on agrémenterait d’une bonne petite huile et d’un peu de gomasio (graines de sésame et fleur de sel). On pourrait y ajouter une pommade de céleri-rave ou de rutabaga, orner de courge spaghetti pour le fun ou de fèves des marais (pour les plus courageux). Mais on pourrait aussi essayer ‘autre chose’…
Dans le rayon fruits et légumes, on pioche pêle-mêle chou-rouge, pommes, persil tubéreux, potimarron ou butternut et oignons rouges (ça tombe bien, ils sont de saison!) et on passe en cuisine.


Les plus petits (et tous ceux qui le sont restés) aiment la compote, c’est bien connu. Histoire de varier un peu les plaisirs, pourquoi ne pas, pour cette fois, leur proposer une compote… rose? On teste?
Pour cela, il vous faut 2 à 4 oignons rouges en gros morceaux, 1 à 2 pommes acides (style boskoop), 1 filet de jus de citron, un peu de fleur de sel et 4 càs d’huile de noisettes.
Il vous suffit ensuite de cuire les oignons et la pomme à la vapeur pendant 18 minutes, puis de mixer avec les autres ingrédients jusqu’à obtenir une crème légère et lisse que l’on réservera au chaud, le temps que tout soit prêt.


Si vous disposez d’un peu plus de temps et que vous voulez impressionner la galerie, il y a également cette lasagne de légumes, testée et approuvée à de multiples occasions (et ça impressionne vraiment la galerie! :D).
Commencez par ciseler finement quelques belles feuilles de chou rouge. Tranchez une ou deux pommes acides en fines rondelles. A l’aide de la mandoline (ou éventuellement d’un bon économe), faites de fines tranches dans 2 racines de persil tubéreux, puis coupez quelques belles tranches fines de butternut et ciselez une feuille de laurier. Voilà, les découpes sont finies, le plus gros est fait! Il vous suffit ensuite de dresser les légumes dans le bac troué du cuiseur vapeur en couches successives (façon lasagne) en commençant et en finissant par les lamelles de butternut (butternut, persil tubéreux, laurier, pommes en lamelles de 4mm, chou rouge (1mm), pommes, persil tubéreux, butternut) et de cuire le tout durant 25 à 30 minutes. Coupez ensuite votre ‘lasagne’ en petites portions que vous dressez sur assiette… Il ne vous restera plus qu'à disposer votre gibier, entre la compote rose et votre lasagne et à arroser celle-ci d'un peu de sauce crue (par exemple, 2 càs de jus de citron, 6 càs d’huile d’olive, 2 càs d’huile de noisettes, quelques baies roses finement concassées et 4 càs de jus d’orange). Voilà une assiette bien de saison, pleine de jolies couleurs et qui ne demande qu’à être mangée!


Bon appétit et n’hésitez pas à me faire part de vos réactions à info@saveurs-essences.be !


Pleins feux sur… le hamburger !

publiée le 22 septembre 2015


Dans notre course quotidienne effrénée, il n’est pas rare de ‘zapper’ un repas, d’avaler son sandwich en vitesse devant son ordi… ou de se ruer dans le premier fast food venu pour y ‘engloutir’ un burger vite fait.
Bien entendu, ce n’est pas dans ces lignes que vous lirez qu’il s’agit là d’attitudes idéales à suivre, mais, comme souvent, tout est question de nuance. Alors, ce hamburger, est-il vraiment si mauvais?


Petit coup d’œil tout d’abord du côté de la composition de ce plat dont raffolent les petits (et grands): outre le pain (le plus souvent rond, sucré et sans fibre), on y trouve en couches successives de la sauce, du steak haché, une tranche de fromage, une feuille de salade et quelques rondelles de cornichon.


Arrêtons-nous une seconde à ce stade sur quelques règles de base en matière de compatibilités alimentaires pour nous rendre compte qu’en la matière, on a décidemment déjà fait bien mieux (ne me dites pas que ça vous étonne hein ? ;-)) Ainsi, on conseille généralement d’éviter d’associer des aliments carnés à des aliments glucidiques ou à des produits laitiers. L’élément carné, pas besoin de vous faire un dessin; le produit laitier, ça devrait aller aussi, d’ailleurs le fromage fondu qui s’écoule en faisant une tache sur votre chemise vous apporte la réponse; mais les glucides vous dites-vous? C’est dans le pain, blanc et sucré, qu’on va les retrouver… en nombre qui plus est! Par ailleurs, on conseille d’éviter d’associer des aliments carnés aux pommes de terre, légumineuses ou céréales… Mais comme bien entendu, vous laissez de côté votre pain pour n’en savourer que la garniture et que vous vous abstenez de rajouter des frites, cette remarque ne vous concerne pas :-)


On ose parler calories? Un petit coup d’œil sur les infos données par McDo nous apprend qu’un hamburger équivaut à peu près à 250 calories mais ça, c’est sans compter qu’en général, on ne se limite pas à un ‘bête’ hamburger, mais on opte plutôt pour un Giant (ou deux?) chez Quick par exemple (535 kcal), auquel on ajoute un pot de mayo (130 kcal), une moyenne frite (pour faire sage – 304 kcal) et un soda (170 kcal) (source : www.fatsecret.fr/calories-nutrition/). Si vous avez fait le calcul, vous vous êtes rendu compte qu’en 10 minutes, on vient d’ingurgiter à peu près la moitié de nos besoins en énergie pour une journée (bon, d'accord, les hommes ont encore un peu de marge). Et quand on sait que pour brûler 250 kcal, il faut marcher une bonne heure, faire une demi heure de jogging ou de vélo ou nager 20 minutes, alors vous savez ce qu’il vous reste à faire…


Ceci étant dit, il n’est pas interdit de se faire plaisir de temps à autre… mais pas n’importe comment! Exit l’industriel, place au fait maison! Pains complets ou aux céréales remplaceront avec bonheur le pain blanc car ils sont plus rassasiants et ont un index glycémique moins élevé. Pour varier les plaisirs, à la place du steak haché, pourquoi ne pas mettre un morceau de volaille, un steak de saumon ou de thon ou encore un steak végétal à base de tofu? Et bien sûr, on évite les frites, trop grasses, pour faire la part belle aux légumes! Une belle portion de salade (nan, ce n’est pas que pour les tortues! ), une assiette de crudités ou de légumes cuits devraient faire l’affaire et apporter couleur et peps à votre repas.
Et si vous ne vous sentez pas d’humeur à cuisiner, il existe de chouettes food trucks qui proposent des déclinaisons de hamburgers tout à fait originales et largement garnies de légumes.
Ah oui, dernier détail mais… de taille: même s’ils sont souvent conçus pour les dentiers les moins résistants, pensez à mâcher correctement votre burger, votre digestion n’en sera que facilitée. Bon appétit!


Pleins feux sur… la tomate !

publiée le 08 septembre 2015


Cœur de bœuf, Noire de Crimée, Green Zebra, Cerise, Cornue des Andes, Poire jaune, Ananas, en grappe, les tomates se déclinent vraiment sous toutes les formes, dans toutes les couleurs et tous les gabaris pour apporter saveurs et peps sur les assiettes. A condition bien sûr de les manger en saison… et ça tombe bien, c’est maintenant! :-)


Plante buissonnante, parfois rampante, la tomate est une annuelle sous les climats tempérés et vivace à courte vie sous les climats tropicaux. Elle nécessite toujours une longue période de chaleur et d'ensoleillement et est particulièrement sensible à l’humidité et à son inséparable copain, le mildiou.


Ce fruit se décline en plus d'un millier de variétés. « Un fruit » dites-vous? Allez, vite un petit point terminologique avant de poursuivre. Fruits et légumes possèdent deux définitions, l’une, correspond au sens commun, gastronomique ou culinaire, l’autre, purement botanique. Ainsi, le fruit se définit communément comme un ‘aliment végétal plus ou moins sucré, généralement consommé en dessert’. Quant à l’autre végétal de nos assiettes, le légume, il s’agit de ‘tout ou partie d’une plante potagère (tige, racine, bulbe, tubercule…) qui est consommée par l’homme’. Pour les botanistes par contre, le fruit est un organe végétal très préçis: il s’agit du ‘devenir de l’ovaire de la fleur’. C’est ainsi que nous y retrouvons la cerise, la tomate ou encore le poivron. Quant au légume, il correspond à un fruit particulier: la gousse des légumineuses. C’est ainsi que, pour clarifier les choses, certains parlent de légume-fruit (la tomate, le poivron sont des fruits au sens botanique et des légumes au sens culinaire), légume-tige (telle la rhubarbe) ou encore de légume-racine (la carotte).


Peu calorique, elle est riche en caroténoïdes, dont la provitamine A. Elle contient aussi du lycopène, un pigment naturel aux vertus antioxydantes, et de la vitamine C.
D’ailleurs parlons-en, du lycopène. C’est ce pigment qui donne à la tomate sa belle couleur rouge. De tous les caroténoïdes, son activité antioxydante est la plus puissante. Il protégerait nos cellules des atteintes provoquées par les radicaux libres, des molécules très réactives impliquées dans le développement des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et de maladies liées au vieillissement comme l’ostéoporose. Comme nous ne savons pas synthétiser les caroténoïdes, c'est l'alimentation qui doit nous les fournir. Ainsi, 85% du lycopène que nous ingérons proviennent des tomates et de leurs dérivés (sauces, jus, soupes, ketchup). Des études indiquent que la consommation de plus de 6 mg de lycopène par jour pourrait entraîner des effets bénéfiques sur la santé (une tomate crue de 123 g contient 3,2 mg de lycopène). En outre, une étude menée par les chercheurs de l'Université de Vérone a démontré que le lycopène est présent dans de plus fortes proportions dans les tomates cuites.


Soulignons encore que la tomate aime l’huile d’olive car elle améliore l’assimilation de la pro-vitamine A et du lycopène, raison pour laquelle les tomates confites à l’huile d’olive sont des concentrés d’antioxydants. Vive la tradition… et la tomate-mozzarella-basilic! :-)
Farcie, accommodée en soupe ou en coulis pour agrémenter nos spaghettis, proposée en sorbets, tranchée en carpaccio, servie crue ‘cerise’ à l'apéro ou en entrée rafraîchissante sous forme de gazpacho, la tomate n’en finit pas de se décliner et de nous surprendre. Profitons-en, la saison, c’est jusque fin septembre! Bon appétit!


Pleins feux sur… le pesto !

publiée le 30 juin 2015


Annonciateur des beaux jours, le pesto s’invite régulièrement à nos tables, entraînant dans son sillage de chauds rayons de soleil italiens, son pays d’origine.


Traditionnellement préparé avec du basilic frais, des pignons de pin, du parmesan, de l’huile d’olive et un peu d’ail, le pesto est pilé au mortier (ce qui lui vaut d’ailleurs sa dénomination : ‘pestare’ en italien signifiant «piler»). La version ‘sans fromage’ nous vient de son cousin provençal, le pistou. Pour préparer le pesto, il suffit de travailler l'ensemble des ingrédients dans un mortier ou un mixer (50 g de basilic frais, 100 g de parmesan, 100 g de pignons de pin, 2 gousses d'ail, huile d'olive, sel, poivre).


Si le courage vous manque pour le concocter vous-même, pensez, en achetant la version toute faite, à vérifier que la recette soit riche en basilic, contienne bien des pignons (souvent remplacés par des alternatives moins onéreuses telles que les noix de cajou) et soit réalisée à base d’huile d’olive (et non d’huile de tournesol). Tant qu’à faire, autant prendre ce qui se fait de mieux!


Le pesto fait partie de ces sauces qui laissent une large place à l’imagination. On peut ainsi en faire un pesto rosso (à la tomate fraîche ou sèche) ou encore un pesto d'hiver (qui voit les épinards remplacer le basilic). Sans oublier bien sûr le pesto à la roquette, au persil (pour rehausser des viandes rouges), à la coriandre (à marier avec des viandes blanches), au pesto (dont je vous ai parlé la fois dernière) ou encore à la menthe (un régal sur des poissons grillés)… Côté fromage, certains préfèrent le pecorino romano (fromage de brebis fort et sec) au parmesan. Vous pouvez aussi remplacer les pignons de pin par des pistaches ou des noisettes concassées. Outre les viandes rouges et blanches ou encore les poissons, il accompagne avec plaisir les pâtes, les légumes grillés, les omelettes ou encore la salade de pommes de terre. Si vous ne voulez pas voir les puristes vous fusiller du regard, vous éviterez de chauffer un pesto fraîchement préparé. Diluez-le plutôt avec une cuillère d’eau de cuisson avant de le mélanger aux pâtes brûlantes.


Si vous n’êtes pas en mode ‘vacances, j’oublie tout’, mais plutôt ‘régime, je surveille tout’, vous vous inquiéterez probablement de l’apport calorique de cette préparation au demeurant fort sympathique. Bien sûr, quand pignons de pin et fromage s’associent, on peut difficilement obtenir un mélange pauvre en calories. Mais si l’on opte pour une version sans fromage et l’on réduit la proportion d’oléagineux, on pourra profiter le cœur plus léger des bienfaits antioxydants du basilic et de l’ail tout en s’assurant un bel apport d'acides gras mono-insaturés (dans l’huile d’olive), reconnus pour leurs bienfaits sur la santé cardiovasculaire et pour protéger le cholestérol LDL (le 'mauvais’) de l’oxydation.


En résumé, voilà une belle préparation estivale à consommer en petite quantité si l’on fait un tant soit peu attention à sa ligne (ou à ses courbes, c’est selon) mais qui viendra rehausser avec bonheur une alimentation équilibrée régulièrement rythmée par de l’exercice physique… L’été est là et il va quand même bien falloir penser à rentrer dans son maillot! ☺


Pleins feux sur… les fromages au lait cru !

publiée le 16 juin 2015


Bactérie, listéria, fromage au lait cru… autant de termes que l’on a vu fleurir dans les journaux ces dernières semaines, opposant dans la foulée les partisans des fromages au lait cru et les autres.


Reprenons au début: la listeria, qu'est-ce que c'est? La listeria est une bactérie présente naturellement dans l’environnement: on la retrouve notamment dans la terre, dans l’eau, dans les intestins des animaux. Cette bactérie qui englobe 8 espèces différentes - dont seule la version Listeria monocytogenes peut s’avérer dangereuse pour l’homme et causer la listériose - contamine communément les produits laitiers, le poisson, la viande et les légumes. A la différence des autres bactéries à l'origine d'intoxications alimentaires, elle peut survivre et continuer à se multiplier même dans le réfrigérateur. Les aliments qu'elle contamine conservent leur odeur, leur saveur et leur apparence. Par contre, si le froid n’a pas d’impact sur elle, il est apparu qu’il était possible de la tuer par des méthodes de cuisson appropriées telles que la pasteurisation ou la stérilisation…


La pasteurisation s’est imposée à une époque où les règles d’hygiène étaient rudimentaires et les épidémies monnaie courante. Ce procédé, également appelé débactérisation thermocontrôlée, permettait (et permet d’ailleurs toujours) de conserver les aliments en les chauffant à une température définie pendant un temps donné avant de les refroidir rapidement. C’est ainsi que le lait, par exemple, est pasteurisé à 80°C pendant une quinzaine de secondes. Dans sa version industrielle, pour allonger sa période de conservation, il est chauffé à 135°C pendant quelques secondes (U.H.T.). Malheureusement, en plus de tuer toutes bactéries, ces deux modes de chauffe dénaturent les vitamines et les nombreux enzymes contenus dans le lait cru.


Ainsi, non contents d’être privés de vitamines et d’enzymes dont notre organisme a besoin, nous voici par la même occasion ‘débarrassés’ de microbes… « Bonne chose » pensez-vous? Pas sûr! Notre intestin regorge de milliards de microbes qui vont transformer nos aliments, nous permettant ainsi de les assimiler. Ils sont essentiels au bon fonctionnement de notre digestion. C’est ce qu’on appelle la flore intestinale. Plus la flore est variée, moins un organisme néfaste a de chance de s’implanter. Dans ce contexte, l’ingestion de flores microbiennes composites par la consommation de fromages au lait cru contribue à entretenir, face aux pathogènes, une compétition bénéfique pour notre microflore gastro-intestinale.


Oui mais voilà, nous vivons dans un environnement aseptisé, dans lequel la grande distribution impose une standardisation mondiale des goûts et des saveurs. Une tendance contre laquelle s’insurgent les amateurs du vrai, de l’authentique. Car c’est un fait, les fromages au lait cru présentent une diversité, une richesse floristique et aromatique inégalée. Quant à leur variabilité gustative, elle est d’une qualité inestimable. Si aujourd’hui, le fromage de Herve au lait cru (de José Munnix) fait la Une, provoquant des inquiétudes que n’éveillent pas le moins du monde les salades et plats préparés ou autres poissons, pourtant reconnus comme les principaux vecteurs de la listéria, il ne faut pas pour autant stigmatiser tous les petits producteurs de fromages au lait cru qui ne ménagent pas leurs efforts pour nous proposer des produits sains, ni oublier qu’avant d’arriver à cette tolérance « Zéro listéria » de l’Afsca, on créait nos anticorps en buvant du lait cru à la ferme!


Pleins feux sur… l'ail des ours !

publiée le 02 juin 2015


Profitons des derniers jours de sa floraison pour faire mieux connaissance avec cette plante sauvage de nos sous-bois: l’ail des ours! Originaire d’Europe et d’Asie, cette vivace bulbeuse sort ses premières feuilles début mars. La plante se pare ensuite de fleurs blanches, de 20 à 50 cm de hauteur, début mai - courant juin, puis les feuilles se flétrissent et la plante disparaît jusqu’à l’année suivante. Quant aux bulbes, profitant de leur cape d’invisibilité, ils se multiplient très rapidement. Attention à l’envahisseur!


L’ail des ours tire son nom de la forte odeur d’ail qui s’en dégage lorsque son feuillage est froissé. Un feuillage dont les ours sont tellement friants - contrairement aux herbivores - qu’ils en font leur premier repas au sortir de l’hibernation. Ses feuilles, vert clair et brillantes, ont la consistance délicate d’une feuille de laitue et ressemblent à celles du muguet, des colchiques ou de l’arum lorsqu’elles sont toutes jeunes. Malheureusement, du quartet, seul l’ail des ours est comestible, prudence donc lors de la cueillette! Lorsque l’ail est en fleurs, aucun souci d’identification. A défaut, il suffit de froisser quelques feuilles pour que se répande une délicate odeur d’ail qui embaumera tout le sous-bois.


Plante aromatique considérée comme magique (porté dans les poches d’une femme enceinte, l’ail des ours était censé protéger l’enfant à naître), l’ail des ours a été utilisé depuis l'antiquité pour ses vertus médicinales. Après avoir été longtemps oublié, il retrouve aujourd’hui ses lettres de noblesse grâce notamment à sa haute teneur en vitamine C. Variété d'ail sauvage proche de l'ail alimentaire courant, l'ail des ours affiche des principes actifs sensiblement identiques à ceux de l'ail commun (Allium sativum) à cette différence qu'on les retrouve à des concentrations supérieures. Nettement moins étudié que son proche cousin, il est traditionnellement utilisé dans le traitement des pathologies cardiovasculaires, des diarrhées ou contre les vers intestinaux. Mais on l'étudie également comme anti-aggrégant plaquettaire (antithrombotique) et pour lutter contre la formation d'athéromes. Il pourrait, en outre, avoir un effet préventif et curatif contre certains cancers et avoir un effet amincissant et hypoglycémiant.


On en consomme toute la plante, du bulbe aux fleurs. Crus, les bulbes, feuilles, tiges et boutons floraux se consomment en salade, pesto, au vinaigre, en décoration… On peut également les inclure dans les vinaigrettes, le fromage blanc, le beurre ou encore utiliser les fleurs pour en aromatiser de l’huile. Cuites, on utilisera les feuilles en galettes (polenta, pommes de terre, crêpes salées), en quiche, en omelette, en soupe… On peut également les hacher finement pour en saupoudrer un gigot d’agneau par exemple, ou encore les sécher pour les réduire en poudre. Et tant qu’à faire le tour du jardin, pourquoi ne pas ajouter à vos feuilles d’ail des ours de jeunes pousses de plantin et d’orties, il vous suffira ensuite de rajouter de l’huile d’olive et de mixer le tout pour obtenir une succulente sauce aux herbes aromatiques!


Bonne balade aromatique!


Pleins feux sur… 'Simone a Soif' !

publiée le 19 mai 2015


Simone a soif, c’est une histoire de femmes. Celle d’Agnès Bonfond d’abord qui, après un beau parcours dans la grande distribution alimentaire, décide de reprendre sa vie en main, de s’offrir le cadeau de travailler dans ce qui lui fait vraiment plaisir.


De sa fille Sixtine ensuite, à qui Agnès voulait offrir une fête d’anniversaire pour ses 10 ans qui ne soit pas arrosée de sodas ou de jus (bons mais trop sucrés à son goût). Ne trouvant rien dans le commerce qui soit tout à fait naturel, peu sucré et qui ne soit pas de l’eau, Agnès se met alors à faire des mélanges elle-même, sous les yeux inquiets de sa fille. Mais la présentation est jolie et le breuvage fait mouche: les enfants adorent, la fête est un succès! Au cours de vacances en Corrèze, Agnès rencontre des producteurs de plantes aromatiques et d’hydrolats. L’idée de pousser plus loin l’expérience prend forme petit à petit.


De Simone enfin… une vieille voisine de Corrèze. Cette ancienne agricultrice, du haut de ses 80 ans largement révolus, représente les valeurs qu'Agnès entend insuffler dans sa marque: l'authenticité, la convivialité, le goût du bon, de la qualité et de la simplicité. Car Simone, la convivialité, elle connaît: le dimanche, ce sont 4 générations qui se retrouvent chez elle pour honorer la table préparée avec amour. Simone, c'est aussi le pont entre le passé et le présent, entre l’innovation et ses bienfaits… mais aussi ses dérives. Aujourd'hui, l’heure est venue de rendre la parole aux anciens, de leur permettre de nous transmettre leurs connaissances des bons produits.


Simone a soif, c’est aussi le fruit de rencontres. De Simone bien sûr, mais aussi d’agriculteurs passionnés. C’est également une formidable occasion d’apprendre auprès de professionnels d’autres secteurs… de la parfumerie notamment. Ainsi, la boisson concombre/menthe poivrée proposée l’an dernier était d’une belle fraîcheur mais assez courte en bouche. Ce qu’une experte en parfumerie n’a aucun mal à expliquer: la menthe est une note de tête, il faut lui ajouter une note de cœur pour soutenir la longueur en bouche.


Si Agnès est seule à travailler full time, d’autres personnes rejoignent l’équipe pour lui prêter main forte et elle pourra bientôt compter deux associés supplémentaires.
Aujourd’hui, c’est Agnès qui détermine les goûts de ses boissons, guidée essentiellement par le plaisir qu’elles lui procurent… Nul besoin de dire que la famille et les proches sont devenus des cobayes de choix! :-) Cependant, son attention se porte de plus en plus sur les contraintes de l’agriculture et elle entend puiser ses ingrédients de base dans les réserves de plantes produites/récoltées en Belgique et dans les fruits et légumes de saison. C’est ainsi que, dans les prochaines recettes, on devrait retrouver le frêne, la carotte sauvage ou la mélisse. Ou encore du fenouil et des tomates. Si, pour l’heure, on se délectera du mélange (à boire très frais) pomme/géranium (l’hydrolat de géranium donne à l’ensemble une agréable fraîcheur de lichee), l’association fraise/mélisse ne devrait pas tarder à entrer en production car les fraises commencent à arborer de jolies couleurs, annonciatrices de belles saveurs sucrées (hé oui, la saison des fraises, c’est maintenant et pas en plein hiver!), et devrait être suivie de près par un mélange concombre-menthe qui appelle les beaux jours.


Simone a soif commence peu à peu à construire son réseau de distribution: outre la vente en ligne proposée sur le site www.simoneasoif.be ou encore via www.efarmz.be, on peut également trouver les bouteilles à la ferme Nos Pilifs, chez Pop & Shop (Ixelles), Edgar & Co, La Fourchette à bicyclette (Ixelles), L’Harmonium (Uccle)... ou, plus près de chez nous, chez MeltingPop, un concept store qui a récemment ouvert ses portes à Grez-Doiceau.


Un concept 100% belge, naturel et sans sucre ajouté… A goûter sans modération!


Pleins feux sur… un monde de douceur !

publiée le 05 mai 2015


Dimanche, nous fêterons nos mamans. Alors, pour ce jour tout particulier, j’avais envie de leur offrir de la douceur, un cœur fondant sous une enveloppe croustillante, des saveurs tendrement sucrées… Parce qu’une maman, c’est tout ça en même temps… et tellement plus encore! Et pour les dorloter en ‘santé’, que diriez-vous de plonger avec moi dans un monde de douceur sans gluten ni produit laitier? Dans la catégorie testé (par moi) et approuvé (par mes cobayes ☺), je vous propose ces deux recettes, épinglées au fil de mes lectures…


Tiramisu au tofu soyeux
Pour 4 personnes


6 madeleines sans gluten (on en trouve toutes prêtes dans le commerce ou, pour la version ‘je fais tout moi-même car c’est bien meilleur’, n’hésitez pas à m’envoyer un mail à info@saveurs-essences.be et je me ferai un plaisir de vous envoyer une recette sympa :-))
400 g de tofu soyeux
20 cl de café
1 lampée d’amaretto
4 cuillères à soupe de cacao en poudre
1 sachet de sucre vanillé
2 cuillères à soupe de sucre glace


Mixez le tofu et le sucre glace longuement (5 min) à vitesse moyenne dans un mixeur ou au fouet manuel pour obtenir une crème épaisse. Ajoutez la vanille au dernier moment.
Coupez les madeleines dans l’épaisseur pour obtenir des tranches fines, plongez-les rapidement dans le mélange café/amaretto et disposez-les au fond des verrines.
Recouvrez de crème et alternez 2 ou 3 fois les couches selon la largeur des verrines.
Terminez en saupoudrant chaque tiramisu avec le cacao en poudre. Réservez au frigo au minimum 4h avant de servir.


Surprises au chocolat
Pour 8 gâteaux


100 g de chocolat noir à 70 % de cacao
70 g de sucre glace
70 g de poudre d’amande fine
7 gouttes d’huile essentielle bio de mandarine (ou cristaux d’huile essentielle Ronde d’Agrumes)
2 blancs d’œufs


Faites fondre le chocolat noir avec 3 cuillerées à soupe d’eau et 20 g de sucre glace dans une petite casserole sur feu doux. Dès que c’est fondu, ajoutez les gouttes d’huile essentielle de mandarine (ou les cristaux d’huile essentielle – disponibles en magasin bio). Montez les blancs d’œufs en neige et tout en battant incorporez 50 g de sucre glace. Versez la moitié des blancs en neige sucrés dans le chocolat fondu, ajoutez la poudre d’amande (essayez de choisir la plus fine possible, ce sera meilleur), puis le restant des blancs d’œufs en neige.
Mettez 2 cuillerées à soupe de pâte dans chaque corolle en papier cuisson et placez au four à thermostat 6 (180 °C) moins de 15 minutes.
Dès que les petits gâteaux gonflent en formant une croûte, il est temps de les sortir du four. Laissez refroidir sur une grille, vous les démoulerez plus facilement.


Voilà, il ne vous reste plus qu’à enfiler votre tablier, mettre tout votre amour pour préparer et savourer… sans oublier de faire à votre maman un groooos bisou!


Pleins feux sur… la truite !

publiée le 21 avril 2015


Etonnant parfois, le cours que prennent les idées avant de germer. En l’occurrence, c’est surtout un cours… d’eau et les déboires d’un pêcheur débutant qui m’ont inspirée. Et comme la saison vient de débuter, on va en profiter pour en apprendre plus sur ce poisson de la famille des salmonidés.


Il existe 4 variétés de truites: elles peuvent être de mer, fario (ou commune), de lac ou à grosses taches. Si elles ont en commun leur corps allongé, argenté et lisse (sans écailles), leurs robes sont variablement tachetées selon les espèces. La taille de la truite est en moyenne de 25 à 40 cm pour un poids allant de 300 à 500 g, mais certains individus plus ‘massifs’ font jusqu’à 1 m de long et 10 à 15 kg. Les pêcheurs ne manqueront pas de vous le dire: une truite fario de moins de 22 cm doit immédiatement être remise à l'eau, une taille qui passe même à 24 cm dans les cours d’eau navigables et les canaux.


Les truites vivent dans des eaux vives, fraîches et bien oxygénées. Si elles préfèrent les rivières et torrents, elles s’acclimatent bien aux ruisseaux de plaine et aux lacs pour autant que la température estivale de l'eau ne dépasse pas 18°C. Exclusivement carnivore, la truite consomme des vers, des mollusques, des larves d’insectes ainsi que les insectes adultes et chasse activement les petits poissons. Elle vit de 4 à 6 ans. La période de reproduction s’étend d'octobre à janvier. La truite dépose alors ses œufs dans les graviers (entre 1000 et 2000 œufs pour une truite de 500 g) où ils vont rester entre 2 et 4 mois en fonction de la température de l’eau.


De tout temps, on a pêché ce poisson qui, après le saumon, était celui que l'on consommait le plus en Europe. On l'a même tellement pêché qu’au XVIIe siècle, les stocks ont diminué jusqu'à poser un réel problème... auquel il a donc fallu trouver une solution! On attribue à un certain Jacobi d'avoir créé, en 1741, la première ‘écloserie’ de truites en Allemagne: une fois les œufs éclos et les alevins en mesure de se nourrir eux-mêmes, on les relâchait dans les rivières. Il fallut toutefois attendre les années 1870 pour voir la trutticulture à grande échelle démarrer au Danemark.


Si l’élevage en cage en milieu marin de truites constitue une menace pour les autres espèces de salmonidés (qui voient du coup se réduire leur menu) et engendre des rejets de déchets dans l'environnement, il existe un type d'élevage beaucoup moins dommageable qui fonctionne en circuit fermé : l’élevage en bassins installés sur la terre ferme et alimentés par une source d'eau qui fonctionne en système clos, purifiée à l'entrée et à la sortie du bassin. Ainsi, les déchets et matières organiques produits par les poissons sont éliminés ou transformés dans une boucle de traitement annexe aux bassins, ce qui permet de récupérer une partie de ces riches déchets pour en faire des fertilisants agricoles. Ce système offre également l'avantage de réduire le risque de transmission des maladies, tant pour les poissons de l'élevage que pour les espèces sauvages, qui n'entrent donc jamais en contact.


Ce poisson, gras ou semi-gras selon la variété et le mode d’élevage, fournit des quantités appréciables d’oméga 3. A l’instar des autres poissons de manière générale, la truite est une excellente source de protéines complètes puisqu’elle renferme les neuf acides aminés essentiels (ceux qui ne sont pas produits par notre organisme et doivent provenir de notre alimentation). Elle fournit en outre plusieurs éléments nutritifs essentiels tels que le sélénium, le phosphore et les vitamines du groupe B.


Je vous vois déjà faire la moue, mesdames, en craignant de voir arriver le produit de la pêche :-) Pas de panique: la truite se nettoie et se vide facilement! Et les quelques arêtes oubliées par mégarde ne pèseront pas lourd face à sa saveur fine, que vous la prépariez en papillote, à la vapeur, meunière, sur le grill, pochée, en quiche accompagnée de poireaux ou crue en ceviche, carpaccio ou tartare. Comme vous le voyez, ce n’est pas le choix des préparations qui manque… Reste juste à espérer que la pêche soit bonne… ou à courir chez le poissonnier! :-)


Pleins feux sur… les jeunes palais !

publiée le 31 mars 2015


On dit que pour un apéro qui fasse plaisir aux enfants, rien de tel que des chips et du soda. Certains avancent qu’ils ne mangent pas de légumes. D’autres qu’ils n’aiment rien, pire, qu’ils ne veulent même pas goûter! En fait, on dit tout et n’importe quoi et moi, je suis ravie de pouvoir crier ‘foutaises’! Je vous explique…


Ecole communale de Ramillies, par une nuageuse journée d’éclipse solaire. Une trentaine de paires d'yeux nous accueillent, votre Chouette chroniqueur fan de food et moi. Ils ont de 6 à 10 ans et nous attendent impatiemment, encadrés par leurs institutrices qui, inspirées par la mouvance ‘top chef’ et l'accent mis à l'heure actuelle sur l'alimentation, ont décidé d'en faire leur projet éducatif.


31 bambins en tabliers. Dans leurs yeux, l’envie d’apprendre, de découvrir. Il n'en faut pas moins pour donner l'envie de partager: c'est parti! Deux heures, quatre ateliers… Au programme, des fruits et des légumes. Un petit mot d'introduction tout d'abord pour bien comprendre la place des fruits et des légumes dans notre alimentation, l’importance de mélanger leurs couleurs. Puis, par petits groupes, s’exercer à reconnaître – les yeux bandés – toute une série de jus de fruits et de légumes, découvrir tout étonnés le céleri-rave en purée (avec une note de chocolat blanc s’il vous plaît, pour apporter plus de douceur à ces gourmets de demain), puis en petits bâtonnets marinés dans du jus d’orange. Faire tout l’alphabet pour trouver pour chaque lettre un fruit ou un légume, dresser le menu d’une semaine en n’utilisant que des produits de saison et locaux. Et puis, quand même, mettre la main à la pâte et préparer un apéro fait de bâtonnets de carottes, de céleri, de courgettes, de chou-fleur et de radis que l’on pourra tremper ensuite dans une petite sauce yaourt/ciboulette avant de dévorer des petites rondelles de courgette garnies de rillettes de maquereau ornés de graines germées ou de caviar d’aubergine. Et oui, Messieurs – Dames, vous avez bien lu! Vous pensiez que vos enfants n’aimaient pas ça? Détrompez-vous! Ils ont tous goûté de tout (et c’était là l’objectif), ont développé leur palais, découvert de nouvelles saveurs et… ils ont aimé! Dans la foulée, ils ont appris à éplucher les légumes, les couper, faire de la sauce, l’assaisonner, goûter, re-goûter (sinon ce ne serait même pas drôle), ils ont découvert la ciboulette (« qui goûte comme l’oignon » et qui réussi apparemment même à faire pleurer les yeux les plus sensibles), se sont resservis de céleri rave (vous savez, le même que celui que vous n’arrivez pas à leur faire avaler :-)), se sont régalés de chips de navet et de patates douces (ben oui, quand même, il y avait des chips!) et se sont délectés de jus en tous genres.


Un grand coup de chapeau en tous cas aux deux institutrices instigatrices du projet qui, avec zéro moyen mais à force de débrouille et d’imagination (et il en faut pour transformer des sacs batibouw en petits tabliers!), sont parvenues à donner corps à leur projet éducatif! Le mot de la fin, je le laisserai aux enfants, ravis d’avoir franchi une étape supplémentaire dans la réalisation de leur projet: « C'était super bien. Animation amusante et drôle. Les animateurs étaient gentils. Vous êtes les meilleurs cuistots. » En quoi ils n’ont pas tout à fait raison puisque ce sont eux qui ont tout fait ;-) Bravo les enfants, VOUS êtes les meilleurs cuistots!


Pleins feux sur… le skrei !

publiée le 17 mars 2015


Il est de ces produits saisonniers que l’on se réjouit de voir arriver dans nos assiettes. C’est le cas du skrei. Et comme la saison est déjà bien entamée, je me dépêche de vous parler de ce poisson tout particulier avant qu’on en soit à nouveau privés pendant de longs mois :-)


Avant de commencer, petit détour côté ‘dico’ pour un point terminologique: cabillaud, morue, skrei, ‘c’èst todi l’ min.me’ ou pas?? Frais, ce grand poisson qui vit dans les mers et océans froids se dénomme cabillaud. Séché et salé, on l’appelle ‘morue’. Qu’elle soit salée à bord aussitôt le cabillaud pêché, rincée et resalée ensuite (morue fraîche), salée mais non séchée comme au Portugal (morue verte) ou encore séchée en plein air selon la méthode norvégienne (stockfisch), pour la consommer, il faut la faire tremper dans de l'eau pour sortir le sel et la cuisiner. Quant au skrei, c’est un jeune cabillaud à l'histoire pour le moins particulière…


En effet, chaque année depuis la nuit des temps, de janvier à mars, le skrei qui a atteint sa maturité sexuelle entreprend une migration de plus de 1000 kilomètres. C’est ainsi que des millions de cabillauds migrent depuis la Mer de Barents jusqu’aux zones de frai des îles Lofoten, au Nord de la Norvège, pour s’y reproduire. C’est ce voyage dans des eaux situées au nord du cercle polaire qui est à l’origine du nom de ce poisson. Le mot skrei vient en effet de l’ancienne expression viking « å skreide fra » qui signifie une avancée rapide, « à grandes enjambées ». Et c’est ce voyage encore et son alimentation (au cours de son long périple, l’alimentation du skrei se modifie pour se composer essentiellement de capelan et de krill) qui vont développer les muscles de notre petit cabillaud pour lui offrir une texture particulièrement recherchée, une chair ferme, feuilletée et blanche comme la neige des glaciers. Le skrei est l’un des poissons les plus maigres car il stocke ses graisses superflues dans son foie et non dans ses muscles. Riche en protéines, vitamines (notamment la vitamine D), minéraux et oméga 3, il constitue un aliment sain et complet.


La pêche du skrei – particulière par son caractère artisanal – est surtout une pêche à la ligne. Depuis les années 90, elle fait l’objet d’une stricte politique de quotas qui permet une préservation efficace des ressources. Dans le cadre d’une démarche de qualité, l’Industrie de la Pêche norvégienne a mis en place depuis 2006 un label de qualité officiel permettant de garantir l’authenticité et la fraîcheur Premium des Skrei de Norvège commercialisés en Europe.


A en croire gourmets et chefs, c’est le « joyau » des cabillauds! Et justement, ces chefs, qu’en font-ils de ce trésor de la nature? Pour tenter de répondre à la question, j’ai demandé à Olivier Bourguignon, chef et propriétaire du D’Arville (Wierde), s’il acceptait de nous laisser jeter un coup d’œil à ses assiettes. Il a fait mieux encore... En exclusivité pour vous, voici la recette du « Cabillaud en voile de langoustine, beurre de poivrons pequillo, pomme de terre fondante, purée de passe-pierre et caviar de tomates ». Au menu durant tout le mois de mars…


www.ledarville.be
Le Darville
Rue D'Arville 94 | B-5100 Wierde


Pleins feux sur… les cuissons !

publiée le 03 mars 2015


Il ne suffit pas de dire qu’il faut faire attention à ce que l’on mange, de veiller à préserver un maximum les vitamines et minéraux de nos aliments, encore faut-il savoir comment les cuisiner. Petit coup d’œil sur les meilleurs modes de cuisson...


Histoire de commencer par le commencement, rappelons qu'à partir de 42°C, les enzymes sont détruits, que 75°C est la température préconisée pour la pasteurisation (qui détruit les bactéries) et qu’à 90°C, les protéines coagulent. A 100°C, les sucres caramélisent, donnant le jour à de nouvelles substances (les molécules de Maillard) recherchées pour le croustillant qu'elles offrent, mais toxiques et potentiellement cancérigènes. A 110°C, on parle de stérilisation, tandis qu'à 140°C apparaissent des goudrons (c’est également la température atteinte dans la cocotte-minute). Au-delà de cette température se retrouvent les grillades, la température de la poêle à frire, la cuisson des pâtisseries et du pain, le grille-pain, les fritures, le BBQ…


Largement en tête de notre classement, la cuisson à la vapeur. Ce mode de cuisson consiste à produire en abondance de la vapeur et d'y soumettre les aliments le temps nécessaire, sans pression. La vapeur douce permet une cuisson rapide ne dépassant pas 100°C. Les légumes gardent tout leur croquant et leur couleur naturelle. C’est la cuisson qui conserve le mieux les vitamines et les oligoéléments tout en gardant la finesse des aliments et l’intégrité des saveurs.


Intéressante également, la cuisson au diable (Römertopf). Dans ce cas, on veillera à utiliser une marmite en terre non vernie. Utilisée sans trempage préalable, on y cuira des produits entiers et peu aqueux. On commence à feu doux pour augmenter progressivement la température. Les aliments gardent presque toutes leurs propriétés car ils ont leur peau. On la fera tremper (pendant 30’) pour cuire des légumes épluchés. Attention à ne jamais mettre de matières grasses ou de détergents car cela obstrue les pores de la marmite.


Indispensable à la cuisine du pain, des gratins, des pâtisseries et des grosses pièces de viande, la cuisson au four peut atteindre des températures supérieures à 250°C, elle entraîne une dénaturation, en particulier des corps gras. Pour éviter le dessèchement, on placera une tasse remplie d’eau dans le four. Ce mode de cuisson est à réserver à la préparation de repas gastronomiques non quotidiens. Il dessèche et oxyde les aliments. Par contre, la cuisson lente à basse température (max. 85°) est une alternative intéressante. Evidemment, le look de votre pièce de viande est moins sexy, mais il faut apprendre à ruser et ne pas hésiter à utiliser les herbes aromatiques pour améliorer l’aspect final.


Si vous n’avez d’autre alternative que de cuire à l’eau, veillez à faire bouillir l’eau avant de plonger les légumes. Une partie de l’oxygène de l’eau disparaît ainsi et une enveloppe protectrice se forme autour du légume qui limite la fuite des vitamines. Pour récupérer une partie des vitamines et minéraux ayant fui dans l’eau de cuisson, on peut se servir de l’eau de cuisson pour préparer des sauces ou des soupes.


La cuisson à la poêle peut atteindre des températures de 150 à 190°C. A éviter donc, dans la mesure du possible. Attention aux poêles en téflon rayées car les particules de téflon qui se détachent sont nocives. Et tant qu’à (bien) faire, on choisira de préférence une poêle à fond épais par ex. en inox ou en fonte. Enfin, si vous êtes amateur de papillote, veillez à utiliser un papier alimentaire non gras car le papier aluminium présente un risque de migration de microparticules dans les aliments.


C’est là que vous vous dites que j’ai oublié plein de types de cuisson, que j’ai purement et simplement zappés: gril, BBQ, friture, cocotte minute ou encore micro-onde… Puis vous relisez ma toute première ligne et vous vous rendez compte que je n’ai choisi de vous parler aujourd’hui que de ce qu’il y a de mieux… :-)


Pleins feux sur… la fondue !

publiée le 10 février 2015


Avec le retour des grands froids et de la neige revient notre envie de plats qui tiennent au corps et au cœur. Ajoutons à cela une touche de convivialité, un petit verre et, pour les maladroits, un gage à la clé… l’ambiance de la soirée est assurée! Le tableau est planté: aujourd’hui, on va parler fondue.


Alors, de Suisse ou de Savoie? Le débat est ouvert et chaque 'clan' de fourbir ses arguments sur l’origine de ce plat. Une chose est sûre, les armaillis (bergers des alpages) qui vivaient relativement isolés dans les montagnes se nourrissaient en grande partie de produits laitiers et de pain. Ce sont eux qui créèrent, il y a plusieurs siècles, la fondue en utilisant le pain rassis et le fromage qui leur restaient. Plébiscité à l’époque pour son côté nourrissant et économique, ce plat s’est rapidement répandu dans les foyers.


La fondue est, comme on le dit souvent, « une bombe énergétique ». Un repas « fondue maison » composé de 200 g de fromage râpé et 100 g de pain (env. 15 morceaux) apporte plus de 1000 kcal, 63 g de protéines, 70 g de lipides et 75 g de glucides. L’apport calorique est impressionnant: plus de la moitié des besoins énergétiques journaliers d’une femme et presque la moitié des besoins d’un homme. Ces valeurs élevées en calories et en lipides sont dues au composant principal: le fromage. Pour une journée, les recommandations nutritionnelles sont de 30 g de fromage à pâte dure à l’un des deux repas principaux, or ce plat en apporte 200 g. Les glucides sont apportés par le pain. Le vin et éventuellement le kirsch ne figurent pas dans l’analyse car ils sont partiellement évaporés lors de la cuisson (on ne parle bien sûr ici que du vin mis DANS la fondue, pas de celui qui l'accompagne :-)).


Le problème avec ce genre de repas, c'est que le caquelon prend de la place sur la table… tellement de place que l'on a tendance à en oublier les légumes!! Alors, histoire d’éviter de vous ‘caler’ avec uniquement du fromage, du pain et de la charcuterie, n’hésitez pas à proposer de multiples salades, cela apportera en plus un peu de couleur dans les assiettes. Par ailleurs, pour alléger ‘l’attaque’ du gluten sur l’estomac, pourquoi ne pas remplacer le pain par des petites pommes de terre en chemise, directement trempées dans la fondue… Tant qu’à faire dans le ‘pas très light’, autant éviter le pire…


Un vieil adage dit que le vin aide à la digestion du fromage. Un autre préconise plutôt la consommation d’une boisson chaude, comme le thé, pour empêcher le fromage de «durcir» dans l’estomac. La question m’ayant toujours turlupinée, j’ai creusé un peu et déniché une étude réalisée par des chercheurs suisses de l’hôpital universitaire de Zurich qui se sont fait un plaisir de prêter leur corps à la science et ont publié le fruit de leurs efforts dans le British Medical Journal. L’expérience consistait à comparer les effets du vin blanc ou du thé noir sur la vitesse de la vidange gastrique. Les volontaires ont mangé chacun 200 g de fondue suisse (50 % gruyère, 50 % Fribourgeois) dans laquelle les chercheurs ont ajouté du carbone 13, une molécule inoffensive qui permet de suivre la vitesse de digestion. La moitié des participants buvait 300 ml de vin blanc (un Fendant du Valais bien entendu!) et l’autre du thé noir. Tous les quarts d’heure, un test d’haleine était effectué permettant de détecter le carbone 13. Le résultat? L’estomac se vide beaucoup plus rapidement lorsque la fondue est accompagnée de thé! Désolée pour les disciples de Bacchus, mais si vous vous plaignez d’avoir une boule dans l’estomac après un repas de fondue savoyarde, vous savez ce qu’il vous reste à faire! :-)


Et sinon, tout aussi conviviales mais nettement moins caloriques, deux variantes intéressantes de fondues: la fondue vigneronne qui présente le grand intérêt de conserver les morceaux de viande bien tendres et non gras, ou encore la fondue chinoise, riche en légumes de tous genres… Dernière précision quand même: ne vous rattrapez pas sur les sauces pour compenser!


Pleins feux sur… la choucroute !

publiée le 27 janvier 2015


Le 1er janvier, il est de coutume dans notre plat pays de manger en famille la traditionnelle choucroute. Pour avoir de l’argent tout au long de l’année nouvelle, il se raconte qu’il faut placer une pièce sous son assiette, dans sa main ou au fond de sa poche… Si les millionnaires sont plutôt discrets, la tradition n’en est pas moins tenace :-) Et si on en profitait pour vérifier si cet aspect financier n’est pas qu’une façade, si ce chou de saison ne nous réserve pas d’autres surprises?


Avant de prendre ses lettres de noblesse sous la forme de choucroute (en allemand Sauerkraut, littéralement ‘chou aigre’), le chou est un chou cabus (blanc/vert) ‘réveillé’ par le miracle de la lacto-fermentation. Jadis couramment utilisé pour conserver des légumes pendant de longs mois, sans cuisson, congélation ou agent conservateur tout en préservant leur fraîcheur et leurs vitamines, ce processus est aujourd’hui presque oublié, largement remplacé par la stérilisation. Si les légumes lacto-fermentés les plus populaires sont les cornichons et la choucroute, nos magasins s’ornent désormais également de miso (pâte fermentée à base de soja), shoyu (mélange de soja et de blé), nuoc-mâm (sauce fermentée à base de poisson), kéfir (lait fermenté très légèrement alcoolisé), yaourt, fromages et autres feuilles de vigne fraîches.


Mais revenons à notre chou cabus… Traditionnellement, il est débarrassé de ses feuilles externes et de son trognon, puis coupé en fine julienne avant d’être disposé par couches de vingt centimètres d'épaisseur séparées par des couches de sel dans un haut tonneau de bois ou de grès. Le récipient est ensuite fermé de manière à isoler le chou de l'air et les bactéries présentes dans le chou vont lancer la fermentation pour amener au final la teneur totale en acide lactique à environ 2,5 %. La durée totale du processus de fermentation varie de 6 à 8 semaines, selon la quantité de sel utilisée.


Entre autres avantages de la lacto-fermentation, épinglons la meilleure conservation des protéines et vitamines (et même l’augmentation de la teneur en vitamines C, B12 et PP), la protection contre les micro-organismes pathogènes grâce à l'acidification du milieu et la meilleure digestibilité qu’elle offre à la choucroute par rapport au chou. Les aliments lacto-fermentés constituent donc une excellente source de vitamines, surtout en hiver lorsque les légumes frais deviennent rares. Il est possible de faire lacto-fermenter la plupart des légumes et les agrumes (que l’on choisira bio).


Souvent accompagnée de viande, la choucroute s’assortit, dans d'autres variantes plus récentes, de poissons (choucroute de la mer) ou encore de saucisses de soja (choucroute végétarienne). Histoire de varier les plaisirs, je vous en propose une version crue, un vrai régal: la salade de choucroute crue et de chou rouge aux pommes et à la coriandre 200 g de choucroute crue (lavée et égouttée) - 200 g de chou rouge finement émincé - 2 pommes coupées en petits dés - un morceau de piment haché finement - 1 càs de miel - 1 càs de curry en poudre - 8 càs d’huile de sésame - un bouquet de coriandre fraîche ou de persil haché - quelques noix concassées - fleur de sel ou tamari selon le goût


Mélangez tous les ingrédients et laissez reposer une demi-heure. Servez avec un choix de salade et de graines germées. Laissez tout macérer pour que tout prenne le goût et savourez. Bon appétit!


Pleins feux sur… une tradition catalane !

publiée le 13 janvier 2015


Pour cette première chronique de l’année, je ne résiste pas au plaisir de vous partager cette tradition de Noël ramenée de Catalogne… Si, par chez nous, les marchés de Noël regorgent de babioles en tous genres, sont rythmés par les chants de Noël et embaument le Glühwein (vin chaud) et le cacao chaud, là-bas, d’étranges petits chalets ornés de centaines de petits santons ajoutent à l'ambiance. La coutume veut en effet que les Espagnols ajoutent un petit santon à leur crèche… mais pas n’importe lequel! Le 'caganer' (littéralement le 'chieur') est un petit paysan habillé en costume traditionnel catalan. Placé en retrait de la crèche, pantalon baissé et fesses à l'air, il fertilise la terre de ses excréments. Dans la culture catalane, il symbolise la chance et la prospérité...


Aujourd’hui, les caganers revêtent de plus en plus souvent les traits de personnages politiques, sportifs, stars du petit ou grand écran, chanteurs et même personnages de bandes dessinées. Pour les Catalans, les caganers sont comme un reflet de notre société, une parodie des grands de ce monde vus sous un angle insolite et quelque peu scatologique. Une façon comme une autre de montrer que nous sommes tous égaux, quel que soit notre statut ou notre condition sociale et – il faut bien l’avouer – de se payer une bonne tranche de rire. Quant aux dits ‘grands de ce monde’, loin de s’en offusquer, ils s’enorgueillissent d’avoir leur figurine, un peu à la façon des guignols de Canal.


A la crèche du plus chouette des magazines, je me suis donc empressée d’ajouter un petit caganer pour vous souhaiter à tous une année 2015 goûteuse et gourmande, savament épicée de chance et de prospérité et rehaussée sans modération de belles tranches de rire.


Pleins feux sur… la cannelle !

publiée le 16 décembre 2014


S’il est une odeur associée aux parfums de ce mois de décembre, c’est bien la cannelle. Entre pain d’épices et vin chaud, elle se répand partout dans les échoppes des marchés de Noël. En ces froides journées, que diriez-vous de vous pelotonner dans une couverture, une petite tisane agréablement aromatisée de cannelle à portée de main, et de vous installer confortablement pour découvrir ensemble tous ses bienfaits...


La cannelle est l’une des plus anciennes épices connues. Après avoir emprunté la route de la soie et des épices depuis l’Inde et la Chine jusqu’en Mésopotamie, puis vers les grandes villes de la Grèce antique et Rome, la cannelle est introduite par les Romains dans le reste de l’Europe mais son prix élevé la réserve aux riches. Il semble que l’habitude d’épicer un plat simplement dans le but d’en rehausser la saveur soit relativement récente, nos ancêtres du Moyen-Âge ayant surtout été soucieux de survivre aux intoxications potentielles provoquées par des aliments en voie de décomposition avancée (tout de suite moins appétissant ça, pas vrai ? :-)).


Partie de l'écorce du cannelier, la cannelle s'enroule sur elle-même en séchant. En bâton, elle parfume riz pilaf, curry, couscous, tajines, pastilla, mais aussi compote de pommes, poires et fruits secs. Si vous tenez un minimum à vos dents, vous n'oublierez pas de retirer le bâton avant de servir ☺. En poudre, c'est l'ingrédient idéal pour relever gâteaux, biscuits, riz au lait, tarte aux pommes, pain d'épices, mais aussi vin chaud et punch. Il est préférable de n’ajouter la poudre que vers la fin de la cuisson car, contrairement aux bâtonnets, elle devient amère lorsqu'elle cuit trop longtemps. Selon une étude parue dans l’American Journal of Clinical Nutrition en 2006, la cannelle moulue est classée au quatrième rang parmi les 50 aliments renfermant le plus d’antioxydants par portion de 100 g. Et même si 100 g de cannelle équivaut à 50 càc, la portion habituelle de cannelle (soit 1 càc) est tout de même assez concentrée en antioxydants pour apporter une contribution non négligeable à notre alimentation quotidienne. En outre, la cannelle est riche en fibres qui constituent plus de la moitié de son poids: 2 g de cannelle (1 cuillère à thé) renferme en effet 1,3 g de fibres. Par ailleurs, plusieurs études ont démontré que de petites quantités de cannelle peuvent augmenter la sensibilité à l'insuline et abaisser le glucose sanguin chez les personnes diabétiques. Il suffirait d’1 g de cannelle pour abaisser de 30% le glucose sanguin.


La ‘vraie’ cannelle (ou cannelle de Ceylan) est de couleur ocre et les bâtonnets – d’environ un millimètre d’épaisseur – sont facilement friables. Du fait de son coût élevé, elle est souvent remplacée dans les pâtisseries et sodas industriels par de la cannelle « cassia » (ou cannelle de Chine) qui est d’un rouge tirant sur le brun, et dont les bâtonnets sont plus grossiers, plus épais (quelques millimètres d’épaisseur), moins sucrés et un peu plus amers. Son inconvénient majeur: elle contient 63 fois plus de coumarine que la vraie, une substance potentiellement dangereuse pour le foie.


En surfant sur le net, vous ne manquerez pas de tomber sur le défi de la cannelle – aussi idiot que la plupart de ses congénères... et dangereux en plus! Le but en est d'avaler sans recracher une pleine cuillerée de cannelle en poudre en moins de 60 secondes sans rien ingérer d'autre. Outre la toux – supposément drôle – qui l’accompagne, les médecins mettent en garde contre les risques d’asphyxie, d’inflammation des poumons, d’étouffement et de crise d'asthme notamment. En cette belle période de Noël, je ne saurais que trop vous recommander d'en préférer des utilisations plus douces… Pour ma part, ce sera plutôt vin chaud et pain d’épices :-)


Passez de très belles fêtes!


Pleins feux sur… le calcium !

publiée le 02 décembre 2014


Comme pour beaucoup d'éléments nutritionnels, les autorités sanitaires mondiales et nationales ont fixé des normes de consommation qui s’érigent en référence: ce sont les apports journaliers recommandés (AJR). Dans le cas du calcium, l’OMS recommande d’en consommer 700 mg/jour (pour un adulte). Nos voisins français ajoutent même qu'il est conseillé de manger au minimum trois produits laitiers par jour. D’un autre côté, bon nombre de naturopathes et homéopathes conseillent de les éviter au maximum, de ne considérer le lait et ses dérivés que comme un aliment plaisir à consommer avec modération et de les supprimer complètement en cas d’infection ou d’allergie… Pour autant, notre organisme en a un besoin vital: le calcium intervient aussi bien dans la construction et la maintenance des os et des dents que dans la contraction musculaire, la libération de neurotransmetteurs ou encore la coagulation sanguine. Mais alors, où le trouver?


Si la croyance populaire veut que les produits laitiers sont considérés comme les aliments contenant le plus de calcium, sous la forme la mieux absorbée par le corps (on parle de biodisponibilité) et qu’ils aident à lutter contre l’ostéoporose, la réalité est quelque peu différente. En effet, le lait de vache et les yaourts, qui ne contiennent que 120 mg de calcium par 100 g, viennent loin derrière les graines de pavot (avec 1448 mg aux 100 g – mais on ne mange pas tous les jours 100 g de graines de pavot me direz-vous), l’algue kombu, le sésame, le soja, les amandes ou encore le chou frisé, qui contiennent tous plus de 150 mg de calcium aux 100 grammes. De plus, il a été prouvé que le calcium contenu dans les algues était beaucoup mieux absorbé, se classant en termes de biodisponibilité devant celui contenu dans les légumes verts foncés, les fruits secs, les graines oléagineuses, les céréales complètes et les légumes… devançant en cela largement les produits laitiers.


Zoom sur 5 sources intéressantes de calcium…
En tête de notre liste, épinglons les légumes vert foncé et à feuilles vertes: ce type de légumes représente l’une des plus importantes sources de calcium. C’est le moment ou jamais de faire le plein de choux sous toutes leurs formes, mais aussi de haricots, blettes et autres épinards. Viennent ensuite les fruits secs, avec en chef de file les amandes qui contiennent le plus de calcium, tout en apportant également de la vitamine E, de la vitamine B2, du manganèse et en participant à la réduction du cholestérol. Une autre bonne option dans la famille des fruits secs sont les noix du Brésil et les noisettes. Idéalement, on les fera tremper une nuit dans de l’eau minérale pour en éliminer les tanins et faciliter la digestion.
Après les fruits, les légumes secs. Ils constituent une excellente source de calcium puisque ce minéral représente 13% de leur composition totale. Les haricots blancs et noirs sont les légumineuses les plus intéressantes en matière de calcium, en plus d’aider à réguler la glycémie et la pression artérielle.
Encore peu présent dans nos assiettes, notre numéro 4 n’est pas à dédaigner pour autant: les algues sont en effet de formidables sources d’oligo-éléments, et notamment de calcium. Ainsi, la wakamé ou la dulse, algues largement utilisées en cuisine japonaise, dont le calcium est particulièrement bien assimilé.
Last but not least, s’il est bien un moyen très simple de s’approvisionner en calcium biodisponible, c’est de boire de l’eau minérale (Hépar, Contrex, Vittel, Badoit, San Pellegrino ou encore Perrier pour n’en citer que quelques-unes).


Précisons encore que, pour favoriser l’assimilation du calcium quelle qu’en soit la source, il est important de faire le plein de vitamine D, un élément dont 90 % des besoins sont couverts par l’exposition au soleil, mais dont 80 % d’entre nous manqueraient…
Alors, toujours convaincus que rien ne vaut un bon verre de lait pour avoir de bons os? :-)


Pleins feux sur… le 14 novembre !

publiée le 18 novembre 2014


Et bien non, on a beau chercher dans les éphémérides, si on y retrouve bien les dates du 1er et du 11 novembre, aucune trace du 14… pas question donc de jour férié :-( Il faut prendre le calendrier pour découvrir, coincée entre les dates de sortie des guides jaune ou rouge qui mettent en lumière les perles de notre gastronomie, cette journée entièrement dédiée au diabète. Un bien curieux hasard du calendrier qui, dans un même temps, met en vedette les meilleures tables du pays et fait le point sur une maladie pour laquelle il est impératif d’avoir une alimentation saine et équilibrée, privilégiant les fruits et légumes ainsi que les aliments riches en fibres.


La Journée mondiale du diabète a été instaurée en 1991 par la Fédération internationale du Diabète (FID) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en réaction à l’expansion alarmante du diabète à travers le monde. L’objectif de cette journée est d’attirer l’attention sur le diabète et de mieux le faire comprendre, à l’heure où cette maladie prend les proportions d’une épidémie mondiale non seulement parmi les adultes mais aussi les enfants.
On la fête le 14 novembre, à l’occasion de l’anniversaire de Frederick Banting, co-découvreur - avec Charles Best - de l’insuline en 1922.


Dans notre pays de fins gourmets et de petits et grands gourmands, qui dit ‘fête’ pense automatiquement à ‘belle table’. L’occasion était trop belle d’associer les deux. C’est pourquoi, Zucsu, cette association menée par le Dr. Christine Pelckmans, diabétologue, visant à conscientiser l’horeca à la problématique du diabète, a suggéré à ses partenaires du monde de la gastronomie de proposer le 14 novembre un repas pour les personnes souffrant de diabète. Il s’agissait au choix d’un menu ou d’un lunch, proposé uniquement ce jour-là ou durant toute la semaine. Plusieurs établissements ont répondu présent en Belgique et au Grand-Duché, acceptant de relever le défi et de modifier leurs habitudes.


Bien sûr, il ne s’agit là que d’un premier pas mais il a pour ambition d’être suivi de nombreux autres et de permettre aux diabétiques, de la même façon que les allergiques, intolérants et autres femmes enceintes, de trouver au restaurant un accueil et une réponse favorable aux exigences de leur maladie.


Merci à tous les chefs qui s’investissent, avides d’apprendre et de mieux faire, pour contribuer au bien-être de chacun afin que le bonheur attablé puisse être partagé par tous, sans exception !


Pour plus d’informations sur les restaurants soucieux du diabète mais aussi pour avoir plus d'informations sur cette maladie et sur la façon de l’appréhender, n’hésitez pas à vous plonger dans la lecture du guide Zucsu Gastronomie, disponible en librairie ou via www.zucsu.com.


Pleins feux sur… un moment détente !

publiée le 04 novembre 2014


Je ne sais pas ce que vous en pensez mais avec les journées qui raccourcissent et la pluie qui s’invite sans demander d’autorisation, les nuits ont beau avoir l’air plus longues, on n’en est pas moins exténués. Et qui dit fatigue, dit aussi immunité en berne et risque accru de se choper la moindre crasse qui rôde. Si les plus chanceux d’entre nous ont eu la chance de s’octroyer une pause durant les congés de Toussaint, d’autres devront encore ronger leur frein un peu avant de pouvoir souffler. A moins que… Parfois, un moment de détente judicieusement placé et hop, nous voilà reboosté! En général, c’est à ce moment-là que je me dis que je m’offrirais bien un bon bain chaud harmonieusement parfumé… Allez, on s’offre un peu de légèreté, de bien-être, place au moment cocoon (et toutes mes excuses d’avance à ceux qui n’ont pas d’autre alternative qu’une douche (sympa aussi mais moins cocoon ☺)).


L’idée de prendre des bains aromatisés pour se soigner ou se détendre n’est pas nouvelle. Hippocrate et Galien, pères de la médecine Antique, prescrivaient déjà des bains de plantes aromatiques dans un but thérapeutique. Quant à Cléopâtre, il se raconte que la reine d’Egypte affectionnait particulièrement les bains de lait…


Bien sûr, on peut tout à fait s’offrir un bon bain sans le parfumer, mais tant qu’à faire, pourquoi ne pas allier l’utile à l’agréable? En ajoutant quelques huiles essentielles, on fait d’une pierre deux coups, on plonge dans une odeur agréable tout en y ajoutant des bienfaits thérapeutiques.


Pour diluer des huiles dans l’eau, il faudra tout d’abord se choisir des excipients adaptés. Parmi les dispersants naturels les plus fréquemment utilisés, épinglons le miel. Il laisse la peau douce et hydratée, mais peut parfois être un peu collant sur les parois de la baignoire. On utilise en général deux à trois cuillères à soupe pour environ 20 gouttes d’huile essentielle. On peut y ajouter une cuillère d’huile d’argan pour le rendre moins collant et plus onctueux. On peut également utiliser du lait en poudre (une tasse pour 20 gouttes d’HE), de la crème fraîche (20 gouttes d’HE pour un berlingot de 125ml de crème fraîche), du lait entier (20 gouttes dans une tasse de lait) ou encore du sel de mer (riche en sodium, magnésium et calcium), excellent pour la reminéralisation de la peau (250 g de sels pour 20 gouttes d’HE pour pouvoir faire au moins 4 bains environ).


Voici, recueillies au hasard de mes lectures quelques recettes à tester au gré de vos envies. Si vous le souhaitez, vous pouvez également ajouter des herbes ou des plantes séchées pour donner de la couleur à vos sels de bain (romarin séché, thym ou encore pétales de roses ou la lavande séchée). L’ensemble est sympa, à vous de voir si vous aimez vous baigner avec des petits poissons… ☺


Sur le mode « je suis enrhumé, mais je me soigne », 8 gouttes de HE bois de rose, 8 gouttes de HE ravinstara, 4 gouttes de HE eucalyptus radié, 5 c. à s. de sel, 2 c. à s. de lait en poudre.
Pour un bain tonifiant, énergisant, équilibrant, anti fatigue : 240 g de sels de la Mer Morte, 5,3 g d’HE de pin sylvestre bio, 5,3 g d’essence de citron bio, 0,75 g d’HE de basilic exotique bio.
Pour un bain sensuel et exotique à la fois, on mélangera 10 gouttes d’HE d’ylang-ylang, 5 gouttes d’HE de géranium rosat et 4 c. à s. de lait en poudre.
Quelle que soit votre option, n’oubliez pas que les huiles essentielles sont des médicaments et sont à utiliser avec précaution.
Et maintenant, il ne vous reste plus qu’à allumer quelques bougies, couper le téléphone, et vous plonger dans l’eau chaude (37°) pendant 15 à 20 minutes pour un pur moment de bien-être! Bon bain!


Pleins feux sur… les couleurs d'automne !

publiée le 21 octobre 2014


Il suffit de mettre le nez dehors pour s’en rendre compte: l’automne est bien là! Les arbres ont revêtu leurs plus belles parures, les bois se décorent de champignons de toutes sortes, quelques mûres invitent encore à la cueillette tandis que la saison des raisins bat son plein. Quant aux châtaignes et noisettes, il suffit de se baisser pour les ramasser par poignées. De toutes les saisons, c’est peut-être bien l’automne qui nous offre la plus vaste palette de couleurs, que ce soit dans la nature ou dans l’assiette.


Et comme la nature est bien faite, l’idée n’est pas seulement de nous offrir des légumes et des fruits dignes de la plus belle palette d’un peintre, mais aussi d’offrir à nos organismes avant l'hiver de quoi s’armer contre les virus et autres bactéries qui ne manqueront pas de venir nous embêter. Les pigments qui colorent les fruits et légumes sont appelés flavonoïdes. Ils constituent la plus importante catégorie de polyphénols, des molécules réputées pour leurs vertus antioxydantes. On les trouve dans les fruits et légumes mais aussi dans le chocolat ou le vin (rouge, surtout). Depuis qu’on leur prête, notamment, des propriétés anticancéreuses mais aussi des effets dans le domaine cardiovasculaire, leur étude connaît un regain d’intérêt. On en dénombre à l’heure actuelle plus de huit mille.


Chaque jour, notre corps est agressé par des radicaux libres qui vont l’endommager, en accélérer le vieillissement. Ceux-ci sont induits par notre comportement alimentaire (alimentation trop carnée - aliments raffinés, additifs, stockage prolongé, cuisson trop intense...), par l’environnement (pesticides, méthodes articifielles de maturation/conservation des fruits/légumes…), le surmenage, le stress, mais aussi l’excès d’alcool, la cigarette, les médicaments ou encore l’exposition au soleil. Et oui, rien que ça!! C’est là qu’interviennent les antioxydants qui, en se liant à eux, vont les rendre inoffensifs. Il est donc impératif d’en apporter en quantité suffisante par l’alimentation pour permettre le processus de destruction des radicaux libres en excès.


Les antioxydants pourraient se comparer à une armée. A chaque couleur sa fonction, sa cible. Comme dans l’armée, il y aurait donc l’infanterie, la cavalerie mais aussi les parachutistes… Et comme une bonne armée est une armée complète, place à l’arc-en-ciel alimentaire! Le vert d’abord: devant nos yeux défilent en rang avocats, céleri, kiwis, concombres, choux, épinards, haricots, blettes. Ils sont riches en vitamines, en minéraux et en fibres. La lutéine peut aider à parer la dégénérescence maculaire, une cause majeure de perte de la vision et de cécité. En outre, brocolis et choux constituent de considérables sources de vitamine C - un antioxydant qui peut notamment baisser le risque de cancer et améliorer l’absorption du fer.


Dans notre revue des troupes arrivent ensuite le jaune et l’orangé. Le bêtacarotène, présent dans les carottes, se retrouve également dans les patates douces, les mangues, les potimarrons. Il aide à prévenir la carence en vitamine A et peut jouer un rôle dans la santé immunitaire. Dans cette courbe de l’arc-en-ciel, on fera le plein de vitamine C (pamplemousse, oranges, ananas, citrons). Passe ensuite le rouge, signe de lycopène, un antioxydant puissant qui peut aider à prévenir un grand nombre de cancers. Dans ses lignes, tomate, betterave, pastèque, papaye, goyave ou encore pamplemousse rose. Le lycopène peut également ralentir l’épaississement de la paroi des artères et la croissance des tumeurs.


Arrivant au pas de charge, voici le bleu et le violet. Mûres, figues, prunes, pruneaux, aubergines et raisin. Faibles en calories, riches en vitamine C et en fibres alimentaires, ils doivent leur couleur à l’anthocyanine, un antioxydant qui intervient dans la lutte contre le cancer tout en soutenant le système vasculaire.


Pour clore le défilé, voici les blanc, marron et brun clair. Sous leurs dehors plus discrets, ne négligeons pas pour autant les navet, panais, ail, gingembre, topinambour, chicon et autre céleri-rave. Ces légumes blancs renferment de l’allicine dont le bienfait, croit-on, réside dans l’abaissement du cholestérol et de la pression artérielle.


Lors de vos prochains achats, pensez donc à panacher, que votre caddie soit riche en couleurs qui se déclineront sur les assiettes!


Pleins feux sur… l'entomophagie !

publiée le 07 octobre 2014


Taboue en Occident, l’entomophagie – la consommation d’insectes par les humains – peine à s’implanter dans notre alimentation. Pourtant, cette pratique existe. Dans certaines cultures, c’est même un mets d’exception. Si, chez nous, les insectes finissent plus souvent écrasés ou asphyxiés plutôt que dans l’assiette, cette forme d’exotisme culinaire ne s’arrête désormais plus aux seuls aficionados de Koh-Lanta.


Depuis 2008, la FAO (Food and Agriculture Organization) recommande de consommer des insectes plutôt que de la viande, pour des considérations à la fois économiques et écologiques. La constante augmentation de la population mondiale conjuguée à la diminution des surfaces arables (liée notamment au réchauffement climatique) n’est pas compatible, sur le long terme, avec la consommation généralisée de viande. Il est donc temps de lui chercher des alternatives: si on connaît le soja et les œufs, on connaît bien moins la nourriture à base d'insectes.


Présents partout, les insectes ont des taux de croissance élevés. Ils fournissent des protéines et des nutriments de haute qualité. Riches en acides gras (comparables au poisson), ils contiennent également nombre de fibres et d’oligo-éléments. Quand on sait en outre que l’élevage d’insectes nécessite beaucoup moins de ressources alimentaires (la production d’un kilo d’insectes ne demande, au plus, que 2 kilos de végétaux alors qu’il faut en compter 10 pour un kilo de viande de bœuf), cela commence à faire beaucoup de bonnes raisons pour se pencher sur la question…


Ce n’est pas demain la veille que je mangerai des insectes pensez-vous… Et pourtant, peut-être en avez-vous déjà mangé sans le savoir, sous forme de colorant alimentaire par exemple (le fameux colorant rouge à base de cochenille). Ou chez Wittamer… En décembre 2011, titillé par Philippe Lambillon, le célèbre bourlingueur, Wittamer n’a en effet pas hésité à relever le défi et a proposé une praline à base de ganache au poivre de Madagascar sur laquelle était posé un criquet d’élevage belge, enrobé dans une feuille d’or. Un projet qui avait connu son petit succès!


Cependant, vu le frein psychologique indéniable que l’on rencontre en Occident, la solution consiste peut-être à transformer les insectes pour les rendre invisibles dans notre nourriture. C’est ce que se sont dit les sœurs Goffard (Géraldine et Sophie) qui ont sorti début de l’année leur premier produit, l’Aldento: des spaghettis enrichis à la farine d’insectes, le tout 100% bio. Les pâtes sont fraîches et réalisées à base de farine de blé, comme des pâtes traditionnelles. La seule différence, c'est qu'on y ajoute de la farine de ténébrions (ou vers de farine). Accompagnées de légumes, cuisinées au pesto, à l’arrabiata, on n’y voit – paraît-il – que du feu. Même conclusion pour la société Green Kow qui commercialise aujourd’hui des tartinades – élaborées avec le concours de Sang-Hoon Degeimbre – contenant des vers de farine. Celles-ci sont de deux types: salées (tomate-ténébrion et carotte-ténébrion – on aime plus ou moins en fonction des saveurs mais présentées sur toasts à l’apéro, il n’en est pas resté) et sucrées (pâte à tartiner au chocolat noir ou chocolat au lait et ténébrion). Oh, bien sûr, ce ne sont pas les 5 à 10% de vers de farine utilisés dans les 190 g de produit qui vont révolutionner le monde, mais il n’empêche que la démarche y est.


Pour avoir eu l’occasion de goûter ces bêbêtes frites, je ne peux m’empêcher de penser qu’elles représentent davantage une démarche écologique qu’un intérêt gastronomique véritable. Si les vers de farine sont tout à fait acceptables si l’on arrête 30 secondes de penser à eux comme des petites bestioles grouillantes, les ailes et les pattes du criquet ont une fâcheuse tendance à coller aux dents qui les rend tout de suite moins sympathiques. Quoi qu’il en soit, vous savez ce qu’il vous reste à faire: faire fi de vos idées reçues, ouvrir grand la bouche (fermer les yeux si nécessaire :-)) et savourer votre premier criquet! Bon appétit!


Pleins feux sur… les moches !

publiée le 09 septembre 2014


Ce n’est un secret pour personne, nous vivons dans une société ultra formatée qui impose à tous de correspondre à des normes définies. Il en est ainsi pour nous, mesdames, qui nous comparons sans cesse à ces images de mannequins aux formes idéales (photoshopées ou non) qui ornent tous les magazines, mais aussi pour vous, messieurs, qui avez une fâcheuse tendance à vous enrober au fil des ans et ne pouvez vous empêcher d’envier ces stars vieillissantes qui conservent leur allure de jeunes premiers. Heureusement, quelques initiatives intéressantes voient le jour qui tendent à casser ces images stéréotypées. Par exemple, cette marque de vêtements qui avait eu l'idée d'installer dans ses magasins de lingerie des mannequins plus réalistes, aux formes généreuses. Ou encore, l'association suisse Pro Infirmis qui a incité plusieurs magasins zurichois, à l’occasion de la journée internationale du handicap, à exposer des mannequins handicapés en vitrine. Son slogan? « Qui donc est parfait?». Autant d’initiatives qui n’ont pas manqué d’interpeller, de séduire… parce que non, nous ne sommes pas parfaits!


Et nous ne sommes pas les seuls! Ainsi, dans l’alimentation: tomates, courgettes, pommes, poires… A tout moment, nous nous attendons à ce qu’ils soient disponibles, toujours les mêmes, cosmétiquement parfaits. Et tous les autres alors? Ceux qui ne répondent pas au standard de ‘beauté idéale’? Ceux dont le look peu engageant nous fait nous en détourner illico? Quand on pense à tout le travail et au temps qu’il faut pour produire un fruit ou un légume qui, si l’on reste sur nos positions très formatées, risque de finir à la poubelle… Un fameux gaspillage tout ça, sans parler de l’impact considérable que cela engendre sur l’environnement. Mais il ne tient qu’à nous de changer, de refuser de prendre ce fruit aux couleurs éclatantes pour s’arrêter devant cet autre, au physique moins attrayant. Il ne tient qu’à nous, consommateur, de devenir consom-acteur! Et dans cette démarche, les petits producteurs et magasins ont un beau rôle à jouer. Certains l’ont d’ailleurs bien compris. Comme ce magasin d’alimentation biologique qui n’hésite pas à placer une petite affichette devant une caissette de Délices d’or (une pomme qui n’a d’attirant que son nom): « Oyez passants, vous me voyez fatiguée, vous me voyez fripée, mais goûtez-moi, vous verrez, je suis bonne à croquer! » Et ça marche! Du coup, on s’arrête, amusé, et on regarde ce fruit devant lequel on serait sinon passé 100 fois sans lui jeter le moindre regard. Et de fait, une fois passée la première impression d’avoir acheté un fruit un peu ‘limite’, les saveurs s’imposent comme une évidence au point, la fois suivante, de filer directement vers cette petite pomme jaune, au physique un peu plus ingrat que d’autres. Bien sûr, il est important de consommer des fruits et des légumes, en quantité même… mais si l’on parle de qualité, de saison, de local, personne n’a dit pour autant qu’il fallait qu’ils soient beaux. Alors osons! Osons goûter cette pêche très moche ou cette carotte biscornue et tant pis si la courgette est siamoise et ne sera jamais plébiscitée dans les grands magasins, faisons confiance à nos petits producteurs locaux, jouons la carte des saveurs et de la saison… Osons le moche, on pourrait bien y prendre goût!


Vous voulez en apprendre plus sur les fruits et légumes, moches ou non, oubliés ou pas? Pour humer quelques conseils et astuces pour allier santé et plaisir de cuisiner, contactez-moi à info@saveurs-essences.be.


Pleins feux sur… de bonnes bases !

publiée le 26 août 2014


A l’heure qu’il est, pour la majorité d’entre nous, les vacances sont finies. J’espère qu’elles ont été pour vous l’occasion de vous reposer, de vous ressourcer et de profiter des petites joies de la vie. Parce que les vacances, c'est fait pour ça aussi quand même non? Que seraient les vacances sans la joie d’un petit apéro, du farniente au bord de la piscine, des barbecs en veux-tu en voilà (pas que je sois fan mais si je vous avais parlé de petites salades colorées, je ne suis pas certaine que cela vous aurait branchés ☺)? Le seul souci, c’est le retour, quand on découvre que les chiffres sur la balance se sont ‘un peu’ arrondis, à l’image du tour de taille ☹ Bouh, c’est reparti pour un régime… A moins que?


Pour perdre du poids, il n’y a pas de secret: il faut que le corps dépense plus d’énergie qu’il n’en reçoit. Pour cela, 3 options: diminuer les apports alimentaires en conservant le même niveau d’activité physique; garder la même alimentation en augmentant la dépense énergétique quotidienne ou diminuer les apports caloriques et augmenter les dépenses. C’est évidemment cette dernière option qui est à favoriser. Facile à dire, mais comment faire? Pour cela, un petit détour s’impose du côté des « 3 M » comme les résume le professeur Henri Joyeux, chirurgien cancérologue, spécialisé en nutrition. « 3 M », comme dans Miam, Miam, Miam ou Manger, Mieux & Meilleur! Tout un programme! L’idée en effet n’est pas tant de perdre du poids à tout prix (les régimes drastiques sont généralement suivis de reprises de poids spectaculaires) mais plutôt de se pencher sur son assiette, de passer au crible ce que l'on mange sur une journée et de rééquilibrer le tout.


Petit condensé des bonnes bases qu’il faudrait faire siennes pour repartir du bon pied…

  • Augmenter les légumes et les fruits colorés (bio de préférence) qui nettoient le corps et ont un effet antioxydant... à condition bien sûr de les manger frais, mûrs et de saison. Crus et/ou cuits, on en consommera à chaque repas (+/- 400 g/jour recommandés).
  • Diminuer les protéines animales (riches en graisses saturées) et intégrer les protéines végétales riches en vitamines, minéraux et fibres. Opter de préférence pour du poisson (surtout les petits) plutôt que de la viande rouge car il contient peu d’acides gras saturés mais beaucoup de graisses polyinsaturées. De même, à choisir, autant prendre de la viande blanche (poulet, dinde, pintade,…), moins acidifiante.
  • Privilégier les aliments crus et les cuissons douces (à la vapeur ou au four à basse température (max. 85°)
  • Utiliser des huiles vierges de première pression à froid que l’on consommera crues. Seules exceptions: l’huile d’olive (210°C max) et l’huile d’arachide (220°C max) qui peuvent se chauffer.
  • Favoriser les graines germées, riches en vitamines, minéraux et nutriments
  • Eviter autant que possible les voleurs d’énergie (sucre, café, produits laitiers et pain blanc) qui ont une fâcheuse tendance à affaiblir le système immunitaire et puiser dans les réserves de minéraux et de vitamines.
  • Diminuer la consommation de sucre raffiné qui acidifie le corps, entraîne un déséquilibre de la glycémie et une fermentation alcoolique au niveau des intestins. Ce n’est pas pour autant qu’il faut supprimer tous les glucides, importants fournisseurs d’énergie. On optera donc de préférence pour des céréales complètes ou semi-complètes ou légumineuses.


Soulignons encore quelques points essentiels: pour bien assimiler les nutriments, il faut bien les digérer et la digestion commence par une bonne mastication. Pris de préférence dans une ambiance détendue, un repas dure au moins 20 minutes, le temps nécessaire pour que le corps comprenne qu’il a eu à manger. Bien entendu, prendre ses repas à heures fixes, avoir un sommeil réparateur et pratiquer une activité physique régulière sont des atouts non négligeables.
Le sujet vous intéresse, vous voudriez en savoir plus mais ne savez pas par où/quoi commencer? Pourquoi ne pas venir humer quelques conseils et astuces pour allier santé et plaisir de cuisiner dans un cadre détendu alliant essences théoriques et saveurs pratiques? Pour en savoir plus, contactez-moi à info@saveurs-essences.


Bonne reprise à tous!


Pleins feux sur… les poptails !

publiée le 15 juillet 2014


Ça y est, c’est l’été et avec lui, soleil et chaleur, du moins on l’espère… Que vous soyez du style à lézarder des heures sur la plage ou près de la piscine ou plutôt du genre bourlingueur-sac au dos, il arrive toujours bien un moment où une pause est bienvenue. Et parions qu’à ce moment-là, glaces et sorbets reprennent tous leurs droits :-) Le temps des vacances, pourquoi ne pas allier ce plaisir rafraîchissant à une gourmandise qui a le vent en poupe: les poptails!


Combinaison de «pop » et «cocktail», le poptail désigne des bâtonnets de glaces à l’eau, version cocktail. Le concept de bâtonnet de glaces à l’eau a été développé par Frank Epperson (Californie) qui en a déposé le brevet en 1923. A ceux qui s'interrogeaient sur le «comment» de cette invention, Epperson expliquait avoir créé accidentellement son premier bâton de glace en 1905, alors qu’il n’avait que 11 ans, en laissant dehors un verre contenant un mélange d'eau et de soda en poudre ainsi qu'une baguette à mélanger. Cette nuit-là, San Francisco connut des records de froid et, à son réveil, Frank découvrit son mélange collé à la baguette… Un nouveau dessert glacé était créé! Si l’idée est séduisante, sa mise en œuvre industrielle et les couleurs artificielles arborées par ces bâtons de glace le sont nettement moins à mes yeux. Alors, pourquoi ne pas profiter de l'été, des fruits savoureux et de leurs couleurs éclatantes pour faire des réalisations maison? Vous manquez d’idées? Voici une recette de glace à la cerise, préparée avec 250 g de cerises dénoyautées, 200 ml de lait d’amande, 10 ml de crème de soja et 80 g de sirop d’agave. Il suffit de mixer les cerises avec le lait d’amande, la crème de soja et le sirop d’agave, de verser le mélange dans des récipients avec bâtonnets et de les mettre ensuite au congélateur au moins 4 heures. Ou encore, selon vos envies du jour, ces sucettes glacées aux fruits frais :.que vous optiez pour de l’ananas (1 petit), des fraises (1 ravier) ou des fruits de la passion (6 à 8), commencez par préparer les fruits, les laver si nécessaire, avant de les mixer et de les passer au chinois pour n’en garder que le jus. Ajoutez ensuite du jus d'orange fraîchement pressé (1/3 de jus d'orange pour 2/3 de jus de fruits). Il ne vous reste plus qu’à verser chaque mélange dans un moule avec bâtonnet, patienter et déguster.
Mais dites, on avait parlé de poptails, non? Voici donc quelques versions «adults only» :-)


Pour un poptail au sirop de sureau/citron vert/menthe/vodka, il vous faut: 25 cl de vodka - 20 cl d'eau gazeuse - 7 cl de jus de citron vert - 13 cl de sirop de sureau - des feuilles de menthe - 1 citron vert - 30 g de myrtilles


Dans un verre gradué, mélangez les ingrédients liquides. Coupez de très petits morceaux de citron vert, disposez-en 2 à 3 dans chaque verre, ajoutez 3 feuilles de menthe et 4 à 5 myrtilles. Versez le cocktail sur les fruits. Placez le bâton en bois au centre et mettez au congélateur 4 heures minimum.


Si vous êtes plutôt «mojito», ceci devrait vous plaire:
- pour le sirop de menthe: une vingtaine de feuilles de menthe - 25 cl d’eau – 175 g de sucre - pour la base: 40 cl de rhum blanc – 30 cl d’eau (ou de limonade, selon les goûts) - 10 cl de jus de citron vert frais


Versez le rhum blanc dans une casserole et faites chauffer jusqu’à ébullition. Baissez le feu, laissez frémir pendant 2 min avant d’enlever du feu et de laisser refroidir.


Pendant ce temps, préparez le sirop de menthe. Faites chauffer l’eau, le sucre et les feuilles de menthe jusqu’à ébullition. Après une minute, baissez le feu et laissez frémir pendant 3-4 min. Enlevez le sirop du feu et laissez infuser une demi-heure. Passez ensuite le sirop au chinois et réservez au frais. Mélangez le rhum, le sirop de menthe, l’eau (ou la limonade) et le citron vert. Versez la préparation dans vos moules à bâtonnets et placez au congélateur au moins 24 heures.


Très bonnes vacances à tous!


Pleins feux sur… les huiles essentielles de l'été !

publiée le 1er juillet 2014


Et voilà, les examens sont finis, la pression retombe… Tandis que les uns se préparent pour leur camp, d’autres trouvent des trésors d’imagination pour tenter de faire rentrer la moitié de leur garde-robe dans leur valise (pas facile hein? :-)). Une période idéale pour vous parler de mon top 5 des huiles essentielles à emporter avec vous.


Le fiston part en camp dans quelques jours et vous craignez qu’il ne soit – comme chaque année – infesté de tiques? Voici un petit mélange ultra simple dont vous me direz des nouvelles: 1. Mettez 1 dose d'huile essentielle de tea tree pour 2 doses d'eau dans un spray. 2. Pulvérisez sur le bas des pantalons, les chaussures et les chaussettes. (Bien agiter avant l’emploi sinon huile et eau ne se mélangeront pas).


Votre peau attire irrémédiablement les moustiques? Quelques gouttes d’eucalyptus citronné sur un coin de l’oreiller et éventuellement 2-3 gouttes directement sur la peau, et vous voilà protégé(e)! Cet anti-moustique de premier ordre fonctionne aussi bien comme répulsif qu’en curatif (on ajoutera alors la même proportion de lavande aspic pour apaiser le feu). Cette même lavande aspic qui fournit une très belle huile essentielle «d’urgence»: remède miraculeux, elle soulage et guérit de manière quasi instantanée les brûlures sévères et les piqûres de guêpe. (Appliquer très régulièrement jusqu’à atténuation de la douleur).


Dans le registre «plus embêtant», il y a bien sûr les allergies et autres rhumes de foin qui se déclenchent tout d’un coup en présence d’une végétation à laquelle vous n’êtes pas habitué et qui menacent de vous pourrir les vacances… à moins que vous ne testiez deux gouttes d’HE d’estragon sur un sucre, 3-4 x/jour. Cela devrait vous aider considérablement à mieux vivre ce désagrément. On peut également l’utiliser en préventif, à raison de 2 gouttes matin et soir, une semaine avant l’exposition.


Si vous êtes du style voyageur sac au dos, souvent confronté à des conditions hygiéniques difficiles, ne manquez pas d'emporter de l’HE d’origan. Au quotidien, il existe des capsules oléoaromatiques contenant cette huile essentielle d’origan compact. Avalées à raison d’une capsule matin et soir, elles agiront en prévention. Mais pas seulement… L'origan est en effet un véritable antibiotique à lui seul. Pour éviter les relents désagréables, mieux vaut prendre la gélule (conservée au frigo c’est encore mieux) avec une boisson froide pendant les repas.


Je m’en voudrais de terminer sans parler du ravintsara (Cinnamomum camphora). Cette valeur sûre de l’aromathèque familiale vous viendra en aide pour toutes les affections virales, dans tous les problèmes respiratoires. D’une redoutable efficacité pour tous, c’est un modèle de douceur, même pour les enfants. Elle peut être utilisée pure ou diluée. Un régal en massage dans de l’huile végétale (jojoba ou amande douce par exemple) pour traiter toutes les affections bronchiques. Un mot encore pour rappeler que ces petits trésors de la nature sont des médicaments, ne peuvent être utilisés purs sans un avis médical, ne peuvent pas être mis en contact avec les muqueuses et seront utilisés avec la plus grande prudence chez les enfants et femmes enceintes/allaitantes. Bon, si vous avez bien suivi, vous vous serez rendu compte que le top 5 est devenu un top 6… Plutôt que de vous dire que je ne sais pas compter, on dira plutôt que c’était ‘cadeau’ :-) Pour en savoir plus sur ces huiles et bien d’autres, n’hésitez pas à m’envoyer vos coordonnées pour être tenu(e) au courant de mes prochaines formations.


Pleins feux sur… les fraises !

publiée le 17 juin 2014


Chaque année, c’est la même chanson: dès février (si pas avant déjà), les premières fraises font leur apparition dans les grands magasins. Pâlottes et sans goût, elles nous rappellent que le proverbe n’a pas tort : tout vient à point à qui sait attendre…


Depuis Amédée Frézier, l’officier du génie maritime qui ramena d’une expédition au Chili en 1713 la fraise du pays (dont les fruits étaient blancs et gros), les fraises ont bien évolué. Un grand nombre de variétés ont été créées. Les premières à entrer en scène sont les fraises espagnoles. Proposées à bas prix sur les marchés et en grandes surfaces dès février-mars, elles souffrent d’un bilan écologique déplorable. Comme en atteste une étude réalisée par le WWF, outre leur mode de production très gourmand en énergie, en eau et en pesticides qui détruit la microfaune et «siphonne» littéralement les nappes phréatiques, l’Espagne, pour produire des fraises hors saison, place en plein été des plants produits "in vitro" dans des frigos pour simuler l'hiver afin d'avancer la production. Sans parler des 1.500 à 2.000 km que ces fruits à peine mûrs vont parcourir en camion avant de finir dans nos assiettes. Nous voilà bien loin des produits locaux et de la production raisonnée :-(


Sous nos latitudes, il faut attendre le mois de mai (hé oui, avant ça, ce ne sont que de pâles copies des fruits juteux que l'on pourra avoir en saison!) pour se régaler de l'une des variétés les plus hâtives: la gariguette. La saison des fraises s'étale de mai à juillet pour la pleine saison et du mois d'août au mois d'octobre pour la moyenne saison. En culture à ciel ouvert, les fraises belges ne sont mûres que vers la fin du mois de mai. Avant cette date, elles sont produites sous tunnel plastique (non chauffé) ou sous serre chauffée. En passant, juste une petite remarque pour signaler que nos belles fraises de Wépion sont issues des cultures de fraisiers proches de Wépion mais que l’appellation d’origine « fraise de Wépion » ne fait l'objet d'aucune protection géographique.


Quant aux fraises des bois sauvages, elles se ramassent en juin-juillet en plaine, en août-septembre en montagne. Elles sont petites (moins de 12 mm), rouge foncé et très parfumées. Particulièrement fragiles, on en privilégiera la consommation immédiate car elles ne supportent pas le réfrigérateur (amusant tiens, voilà bien une précision qui n’a jamais été utile de donner aux enfants qui n’hésitent pas à s’asseoir dans l’herbe pour les picorer, en direct du jardin ;-))


Riches en eau et très pauvres en calories, les fraises bien mûres n’ont nul besoin de sucre pour en rehausser les saveurs. Elles sont particulièrement riches en vitamine C et constituent une bonne source de manganèse. La fraise fait partie des aliments qui font se libérer de l'histamine dans l'organisme, provoquant des allergies chez les personnes prédisposées. Parmi les principaux composants de la fraise, épinglons les flavonoïdes qui lui donnent sa belle couleur rouge et contribuent le plus à sa capacité antioxydante. La fraise est un fruit fragile qu'il faut manier avec douceur. Pour les garder plus longtemps (2-3 jours au réfrigérateur), il est conseillé de les étaler sur du papier absorbant ou un essuie propre dans un large plat creux et de les recouvrir. On évitera de les laver au préalable car elles s'oxydent et perdent leur saveur.


Plus souvent utilisées dans leur version sucrée, les fraises se risquent néanmoins parfois en version «salée». Marinées quelques heures dans un peu de vinaigre balsamique et du sucre, elles vous étonneront servies assaisonnées d'un peu de poivre du moulin. En version sucrée, les possibilités sont légion: en accompagnement de glace à la vanille pour tenir compagnie à des copeaux de chocolat par exemple ou encore en coulis, glaces ou confitures. Elles apprécient la compagnie de la menthe qui en rehausse la saveur, ou encore celle de la rhubarbe pour décorer une tarte. Pour terminer, épinglons encore cette recette de mousse de fraises. Ultra facile à réaliser, elle vous permet d’utiliser du tofu soyeux : 200 g de fraises bio - 200 g de tofu soyeux - Un peu de sirop de lavande, de sirop de sureau ou de sirop d’agave. Mixer le tout, laisser reposer quelques heures au frigo… Une merveille sans lait à savourer tout en douceur… Bon appétit!


Pleins feux sur… Influences végétales !

publiée le 3 juin 2014


C’est un fait, on a beau entendre partout qu’il faut manger des fruits et légumes, qu’il faudrait même arriver à en manger 400 g par jour, de différentes couleurs et variétés, bien peu d’entre nous y parviennent. Souvent même, les légumes sont encore considérés comme cet aliment qu’il faut manger parce qu’ « il paraît que ça fait du bien à l’organisme », mais qu’on ne sait pas trop comment accommoder…


Soirée « Grand buffet végétal, bio, local et de saison », des recettes faciles à refaire chez vous, dégustation de vins belges produits dans le respect de la Nature et de notre santé… C’est clair, dans l’invitation que m’envoie Sylvie (fidèle lectrice du Chouette), il y a largement de quoi susciter mon intérêt. Le principe de la soirée? L’auberge espagnole! Le fil conducteur: les végétaux…


Quand j’arrive, c’est à peu près tout ce que je sais de l’asbl… avant de rencontrer Sylvie (une deuxième) et Xavier, les instigateurs d’Influences-végétales. Soucieux de trouver un moyen d’action concret et accessible pour améliorer notre alimentation, parce que pour eux, la façon de se nourrir est déterminante, parce qu’ils souhaitaient vivre en harmonie avec notre biosphère, ils ont voulu aller au bout de leur rêve. C’est dans ce contexte qu’est née au printemps 2013 l’asbl Influences-végétales. Son objectif: sensibiliser le public à une alimentation de meilleure qualité s’articulant autour des végétaux, créer un cadre - en réseau avec d’autres acteurs - pour parvenir à faire changer les habitudes alimentaires en proposant des solutions simples et accessibles. Pour ce faire, aucun moyen n’est oublié: tables végétales, conférences, ateliers, rencontres avec les maraîchers, formations... Ils invitent d’autres acteurs à les rejoindre, à être ‘Végétaplus’, c’est-à-dire à avoir en commun l'envie d'une nourriture saine, en privilégiant le végétal de qualité comme base. Ici, place au bio, au local, au circuit court, aux produits variés, de saison, tout en étant positif, ouvert et en se faisant plaisir.


C’est ainsi que, depuis sa fondation, leur petite asbl s’entoure d’acteurs prêts à s’investir, comme eux, pour stimuler l’utilisation des végétaux. Ainsi, cette éco-conseillère de Rixensart dont le but est de réaliser des actions auprès de la population et de toucher plus spécialement des jeunes. Ou ces nombreux animateurs de tables végétales, ces chefs et ces traiteurs qui se font un plaisir de partager leurs expériences. Ou encore, notre Chouette Sylvie, maman particulièrement active au sein de l'école de son fiston, qui n'a pas hésité à frapper à la porte de la direction pour se faire entendre et organiser une quinzaine assiette-santé qui a rencontré un franc succès.


Après les bulles de l’apéro (Domaine du Ry d’Argent "Rosée d’Audrey") et maintenant que les présentations sont faites, Sylvie et Xavier ouvrent le buffet qui s’orne notamment de mousse de carotte aux graines de tournesol, de taboulé de chou-fleur cru, de quiche aux orties, de différents houmous, d’une étonnante galette du randonneur aux champignons, noix, haricots ou encore de lamelles de carottes crues-shoyu-huile sésame grillé mais aussi… de desserts (hé non, je n’ai pas résisté à l’envie de surprendre avec la mousse au chocolat au tofu soyeux dont je vous ai déjà parlé dans ces colonnes :-)). Des assiettes colorées, des saveurs étonnantes dans des associations qui le sont tout autant. Si l’idée était d’offrir un petit aperçu des 1001 façons d’accommoder les légumes, on peut dire que le pari était réussi, et à voir les mines réjouies des participants (et leur nombre!), on ne peut que constater avec bonheur que le mouvement est bien en marche… Un petit jus de légumes pour fêter ça? ;-)


Pour plus d’infos : www.influences-vegetales.eu


Pleins feux sur… le gingembre !

publiée le 20 mai 2014


Une silhouette qui rappelle un cactus, une fine peau de couleur beige et un goût citronné et piquant… Aujourd’hui, je vais vous parler du gingembre. Ce tubercule, né en Asie, est cultivé depuis plus de 3000 ans. Fraîches, les racines de gingembre, poivrées et citronnées, assaisonnent de leur saveur piquante les marinades, soupes, currys, plats de céréales et légumes sautés, mais aromatisent aussi, pourquoi pas, les glaces ou les infusions. Râpées, elles rehaussent le goût des fruits pochés et donnent un petit ‘kick’ bien agréable aux jus de fruits frais. En poudre, le gingembre agrémente les pâtisseries et, confit dans un épais sirop de sucre, il se sert en dessert. Enfin, coupé en fines lamelles, on le trouve également mariné au vinaigre dans une utilisation typiquement japonaise… entre deux bouchées de sushi.


Le gingembre se conserve au réfrigérateur (où on peut le garder quelques semaines) ou encore au congélateur. Il suffit alors de sortir un morceau de rhizome et de le râper tandis qu'il est encore gelé (sinon il devient vraiment trop mou).


S’il est utilisé dans nos contrées comme épice, le gingembre est surtout l'une des plus vieilles valeurs médicinales. Ces dernières décennies, les études et les recherches se sont multipliées et ont permis de lui découvrir une quarantaine de composés antioxydants. Certains d’entre eux pourraient même être libérés pendant la cuisson, ce qui pourrait expliquer l’augmentation de l’activité antioxydante du gingembre cuit.


Les propriétés curatives du gingembre sont surtout le fait des gingérols qu’il contient. Tant leur formulation chimique que leur action antalgique et fluidifiante sanguine rapprochent les gingérols de l’aspirine, ce qui explique pourquoi les Chinois la désignent comme leur 'aspirine naturelle'. Outre leur action antalgique et la prévention des problèmes stomacaux et intestinaux, ils freinent l’agrégation plaquettaire (thrombocytes) et préviennent la formation de caillots sanguins pouvant mener à une thrombose. Par ailleurs, le gingembre n’a pas son pareil parmi les plantes et aromates pour combattre la nausée (également chez la femme enceinte), le mal de voiture ou de mer. Le rhizome de gingembre contient en outre des antioxydants puissants qui aident à éviter les symptômes de vieillissement prématuré et protéger nos cellules du cancer et d’autres maladies dégénératives. Autant d’effets exceptionnels qui ont convaincu même les instances officielles: le vade-mecum pharmacothérapeutique de 1921 parle du Rhizoma Zingiberis (la racine de gingembre) comme remède stomacal et comme épice tandis que les pharmacopées belge, hollandaise et allemande reprennent officiellement le gingembre comme plante médicinale.


Au rang des petites recettes qui peuvent venir bien à point, je vous ai épinglé celle-ci, efficace dans la prévention du mal des transports: on prépare une infusion de gingembre (1 g en poudre ou 5 g fraîchement râpés dans 150 à 250 ml d'eau) avec un peu de miel ou de jus de citron pour, éventuellement, en atténuer le goût piquant. Préparée une heure avant le départ, on boit cette infusion toutes les 4 heures ou tant que le malaise dure.


Je sais, depuis ma première phrase, vous m'avez lue avec impatience en attendant que j'aborde LE sujet croustillant entre tous: ses vertus aphrodisiaques! Alors, comme je m'en voudrais de vous laisser sur votre faim, voici - recueillie au hasard de mes lectures - la recette de la "boisson des amoureux", une boisson qui tient - paraît-il - chaud au corps... :-)


3 c. à c. de gingembre moulu - 2 c. à c. de réglisse moulue - 1 c. à c. de graines de coriandre moulue - 2 c. à c. de curcuma en poudre - jus de citron non traité fraîchement pressé - 1 œuf cru (en option) - 1 verre d’eau chaude – miel // Mélangez tous les ingrédients et remuez bien. Sucrez selon le goût avec du miel. Buvez un verre du breuvage tous les matins à jeun.


Note: je tiens à signaler que je ne pourrai en aucune façon être tenue responsable des dérapages éventuels que l’ingestion à forte dose de cette boisson pourrait occasionner :-D


Pleins feux sur… l'asperge !

publiée le 6 mai 2014


Surnommée tour à tour « l'or blanc » ou « la Reine des légumes », l’asperge pointe le bout de son nez dès le printemps. Une apparition, courte mais remarquée, que nous allons mettre à profit pour en apprendre plus sur cette fine demoiselle.


Plante vivace de la famille des Asparagacées, elle est cultivée au potager pour ses jeunes pousses tendres: les turions. Celles-ci se développent à partir d'une souche appelée ‘griffe’. Il faut 3 à 4 ans avant de pouvoir récolter les premières asperges. La récolte peut atteindre 500 à 600g par pied.


Originaire du bassin méditerranéen, on trouve des représentations de ce légume sauvage en Egypte ancienne. Utilisée par les Grecs comme médicament pour ses qualités diurétiques et pour soigner les diarrhées, il fallut attendre les Romains pour que ses qualités gustatives soient enfin appréciées… avant de retomber dans l’oubli après la chute de l’Empire romain. La culture des asperges n'a vraiment commencé dans nos contrées qu'au XIXe siècle. En Belgique, la surface totale des cultures d'asperges est d'environ 200 hectares: peu d’espace donc, pour une récolte considérable (1.680 tonnes). Spécialité plutôt flamande, l’asperge est principalement cultivée dans les provinces du Limbourg et d’Anvers. Si la production wallonne se compose presque uniquement d'asperges vertes du fait de la lourdeur de son sol, la Flandre quant à elle produit également des asperges blanches grâce à son sol sablonneux et léger pour lequel ce légume dit fragile marque sa préférence. En pleine terre, la saison de la récolte démarre dès l’apparition de la première tête (début avril) pour se terminer à la Saint-Jean (fin juin).


Blanche, violette ou verte (selon qu’elle ne voit pas du tout, un peu ou beaucoup la lumière qui la colore), on la cuit idéalement à la vapeur pour en garder toute la délicatesse et la saveur. On épluche les asperges blanches du dessous de la tige jusqu’à la partie dure que l’on élimine. Préparée traditionnellement à la flamande, elle agrémente également à merveille le risotto, les salades, plat de pâtes et se magnifie en velouté.


Peu calorique (tout dépend évidemment de l'accompagnement :-)), l'asperge est un trésor de vitamines et minéraux. Son taux de fibres, bien équilibré entre les fibres solubles et insolubles, en fait un bon aliment régulateur du transit (futés les Grecs, ils le savaient déjà !). Ces fragiles tiges se consomment le plus rapidement possible après l’achat. Pour les conserver, il est recommandé de les envelopper d’un essuie humide dans le bac à légumes du réfrigérateur.


S’il est bien un légume à faire découvrir absolument aux enfants, c’est celui-là! Ce n’est pas tous les jours qu’ils peuvent manger avec les doigts! :-)


Bon appétit !


Pleins feux sur… l'activité physique !

publiée le 22 avril 2014


Tous les magazines un tant soit peu orientés ‘santé’ vous le diront: le printemps, c’est la période par excellence pour prendre soin de son organisme, le décrasser de tout ce qu’on a amassé pendant l’hiver. Entre cure de bouleau, jus d’herbe de blé, monodiète et autres cures détox, les possibilités ne manquent pas de remettre son organisme à neuf.


Mais c’est aussi l’occasion d’insister sur les autres piliers indispensables à une vie saine et équilibrée: outre le sommeil auquel il convient de rendre la place (de roi) qui lui revient, c’est-à-dire un moment primordial pendant lequel notre organisme récupère et se ressource, il en est un autre que l’hiver a souvent tendance à faire disparaître: l’activité physique!


Il suffit de penser au bambin qui ne tient pas en place, tout à son plaisir d’aller de découverte en découverte, pour s’en rendre compte: le corps humain n'est pas fait pour vivre assis; il n’est d’ailleurs pas rare qu’il crie son mécontentement par des douleurs de tension. Mais on a souvent tendance à oublier que l'exercice ne fait pas qu'aider à perdre du poids ou à se muscler. Non, une activité physique régulière, c’est aussi bon pour la tête! Vous souriez? Les symptômes de l'anxiété (bouche sèche, accélération du rythme cardiaque, augmentation de la tension artérielle, etc.) sont attribuables à une activité excessive de la branche sympathique du système nerveux, aussi appelée « l'accélérateur ». Or, l'activité physique stimule et renforce la branche parasympathique du système nerveux, « le frein ». L’exercice physique est donc un bon moyen de se ‘vider la tête’ et ainsi de diminuer le stress, soulager la dépression, l'anxiété, les brûlures d'estomac et la constipation. Outre une condition physique améliorée, cela permet dit-on d’augmenter son bonheur et d’améliorer sa vie amoureuse. Si l’on ajoute à cela qu’il permet de prévenir le diabète, les maladies cardiaques, la prise de poids, l'ostéoporose ou encore le cancer, les arguments commencent à peser lourd, pas vrai? Aujourd’hui, tout est fait pour nous faciliter la vie et nous apporter toujours plus de confort (transports, ascenseurs). On en viendrait même à ronchonner de ne pas trouver de place de parking juste devant le magasin où l’on voulait aller… Du petit confort à l’excès de sédentarité, il n’y a qu’un pas… que nous ne franchirons pas :-) ! Si vous aimez ça, vous pouvez bien entendu faire du footing, de la marche à pied, de la natation, du yoga ou tout autre sport (souvenez-vous quand même que l’excès nuit en tout). Mais on a récemment découvert qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une activité ininterrompue pendant 30 ou 40 minutes; trois périodes de 10 minutes dans la journée procurent autant de bénéfices qu'une période unique de 30 minutes. De plus, si un minimum de 10 minutes d’affilée est nécessaire pour des bienfaits à long terme, des activités courtes demeurent efficaces pour des bienfaits à court terme (renforcement des muscles, souplesse, etc.).


Vous manquez d’inspiration, vous voudriez bien vous bouger un peu plus mais ne savez pas comment? Qu'à cela ne tienne: courir à quatre pattes avec un bambin, presser le pas pour attraper l'autobus, jouer à la balle avec les enfants, danser, monter les escaliers plusieurs fois par jour, se garer un peu plus loin et achever son trajet à pied, faire le ménage, pousser le chariot dans le magasin, jardiner et même se brosser les dents, c'est de l'activité physique.


Un dernier mot pour nos chères têtes blondes, ces geeks en puissance (une activité particulièrement sédentaire qui s'accompagne malheureusement souvent de grignotages)… Vous aussi, vous avez besoin de bouger, et même plus que les adultes (plus d’une heure par jour). Alors si vos parents vous demandent de sortir ou de les aider au jardin, dites-vous que c'est pour votre bien! ;-)


Pleins feux sur… le diabète !

publiée le 8 avril 2014


Même si l’on estime à environ un million le nombre de Belges souffrant du diabète (un chiffre qui devrait encore augmenter dans les années à venir), même si la maladie n’est pas neuve, force est de constater que, dans la pratique, elle est encore fort mal connue et comprise. Un (très) petit mot d’explication sur la maladie tout d’abord. Le diabète est une maladie chronique qui apparaît lorsque le pancréas ne produit plus suffisamment d'insuline ou quand le corps ne parvient plus à utiliser efficacement l'insuline qu'il produit. L'insuline, c’est cette hormone produite par le pancréas et dont le rôle est d'ouvrir la porte de nos cellules. Ce «Sésame ouvre-toi » agit comme une clé en permettant au glucose présent dans le sang de pénétrer dans les cellules qui pourront alors l'utiliser comme source d'énergie. Si la porte reste close, le glucose reste en circulation dans le sang et la mécanique s’enraie.


On distingue principalement deux types de diabète: le diabète de type 1 (± 10 % des cas), une maladie auto-immune dans laquelle notre système immunitaire produit des anticorps qui détruisent les cellules bêta du pancréas productrices de l'insuline. Ce type de diabète apparaît le plus souvent chez des personnes jeunes. Dans le langage courant, on l'appelle souvent "diabète sucré" ou encore "diabète juvénile". Les personnes qui en sont atteintes ont donc besoin d'injections quotidiennes d'insuline pour survivre: ce diabète est dit "insulinodépendant". Quant au diabète de type 2 (concerne 85 à 90 % des personnes diabétiques), il se caractérise par une diminution de la sensibilité des cellules à l'action de l'insuline, comme si celles-ci "résistaient" à son action. Ce type de diabète apparaît généralement après 40 ans ("diabète de la maturité") et est fortement lié au surpoids. Outre le suivi des recommandations du diabétologue, il importe aux personnes souffrant de diabète de suivre des règles de vie saine, c’est-à-dire veiller à avoir une alimentation saine et équilibrée, privilégiant les fruits et légumes ainsi que les aliments riches en fibres, à pratiquer une activité physique régulière (l'exercice physique contribue en effet à l'entretien d'un poids idéal et favorise l'utilisation du glucose par les tissus) ou encore à arrêter de fumer.


Mais une « alimentation saine et équilibrée» n’impose pas pour autant de rester cloîtré chez soi sans jamais oser s’aventurer au restaurant. Pourtant, comme l’affirme la diabétologue Christine Pelckmans, plus de 50% des personnes diabétiques ne se rendent jamais au restaurant, craignant de devoir attendre trop longtemps leur plat, rechignant de devoir faire part de leur maladie au personnel et frileuses quant à la façon dont l’information sera traitée. C’est là que Zucsu intervient! Zucsu (dont les syllabes évoquent Zucker, Zucchero, Azucar, Suiker, Sucre, Sugar, Sukker), c’est une association mise sur pied par Christine Pelckmans et visant à promouvoir une meilleure connaissance du diabète auprès des restaurateurs. Pour cela, elle n’a pas hésité à solliciter (et obtenir!) le soutien d’un certain guide jaune… C’est ainsi que Zucsu entend former et informer les restaurateurs mais aussi éditer dans les mois à venir un guide «Restaurants diabétiques admis». Ici, pas question de points ou d’étoiles. Tous les restaurants et brasseries qui le souhaitent sont invités à participer (et seront même accueillis à bras ouverts :-)). Ils se verront octroyer un, deux ou trois sucres, selon qu’ils ont des connaissances de base de la maladie (un sucre) ou qu’ils proposent des plats spécialement à l’intention des diabétiques (deux sucres). Le troisième sucre est quant à lui réservé aux établissements mentionnant le nombre de glucides dans leurs menus. Une idée innovante et une première mondiale… De quoi pousser un cocoricoooo et souhaiter que cette initiative rencontre un franc succès !


Pleins feux sur… une 'mauvaise herbe' : l'ortie !

publiée le 25 mars 2014


Ça y est, c’est le printemps! Et qui dit printemps, dit aussi grand nettoyage, que ce soit de la maison ou du jardin… L’occasion pour ceux qui sont dans mon cas et dont la pelouse tient moins du jardin anglais que du champ (ou même de plaine de jeux pour les taupes !!!) de se rendre compte avec horreur qu'il est à nouveau envahi par les mauvaises herbes... «Mauvaises », dites-vous? C’est à voir! Laissons de côté les pissenlits, encore timides pour l’instant mais qui déploieront bientôt leur tapis jaune sur toute la pelouse, pour nous concentrer sur la plus piquante de toutes: Madame l’Ortie!


Plante médicinale extrêmement nourrissante, l’ortie est une plante-aliment qui agit sur l’ensemble du métabolisme. L’ortie piquante est particulièrement alcalinisante, reminéralisante et nourrissante. Elle a une action détoxifiante douce. Particulièrement riche en protéines, c’est une plante de choix pour les sportifs, les personnes affaiblies et les convalescents. Outre sa richesse en vitamines et minéraux facilement assimilables, on lui reconnaît une concentration en vitamine C nettement plus importante que la plupart des fruits, plantes et légumes (elle est 5x plus riche en vitamine C qu'un citron). Si la feuille d'ortie contient beaucoup de chlorophylle (qui lui donne sa belle couleur verte), l’ortie est également riche en silice qui assure la vigueur des ongles, des cheveux, des os et des dents.
Considérée de longue date comme LA plante par excellence contre l'anémie, l'ortie est donc particulièrement une alliée des femmes qui ont des besoins supérieurs en fer mais aussi de toute personne ayant subi une importante perte de sang.


Ce trésor de la nature se protège bien: l’ortie a en effet été dotée de petits poils urticants qui vous empêcheront de la manger telle quelle sans douleur. Même si certains affirment qu’il est possible de les cueillir sans se faire piquer, Dame Prudence qui me conseille m’invite en général à enfiler une paire de gants avant d’aller à la cueillette. Au printemps, on consommera les jeunes pousses fraîches, en smoothie, soupe ou encore lasagne. Par contre, il faut les cuire avant de les manger, car la chaleur détruira l’acide formique contenu dans les petites aiguilles. Il est également possible de sécher les feuilles au déshydrateur et de les broyer pour faire de la poudre d'ortie qui enrichira alors nos plats, même pendant la «morte » saison.
Et si vous vous êtes quand même fait piquer, n’hésitez pas à utiliser une autre mauvaise herbe – que l’on trouve généralement à proximité (la nature fait bien les choses) – et froissez des feuilles de plantin entre vos mains pour en extraire le jus que vous frottez sur les piqûres. Attention : l’ortie aime se développer partout où l’homme met ses déchets, de préférence dans des lieux humides. Comme ce formidable éboueur des sols a tendance à absorber tous les polluants et métaux lourds, on veillera à la cueillir en dehors de lieux pollués (certains vont même jusqu’à la cultiver :-))


Soupe aux orties pour 4 personnes :
2 petites courgettes, 1 oignon, 2-3 poignées d'orties
Faire cuire les courgettes et l'oignon au cuit-vapeur, deux minutes avant la fin de la cuisson, ajouter les feuilles d’orties soigneusement lavées (et seulement les feuilles, sinon vous risquez d’avoir une soupe filandreuse). Mettre le tout dans le blender, ajouter du bouillon de légumes et mixer le tout. Ajoutez une cuillère de purée d’amandes et… savourez!


Pleins feux sur… Creativa Cook !

publiée le 11 mars 2014


Né à Bruxelles en 1998, le salon Creativa s’adresse à tous ceux qui veulent se détendre à travers une activité manuelle, utiliser leurs mains pour réaliser, créer, personnaliser. Il allie explications et démonstrations de techniques, initiation ou perfectionnement au sein d’ateliers, mais propose également une galerie de savoir-faire dans quantité d’activités manuelles créatives ainsi que la vente de produits. Cinq zones thématiques y sont représentées: les arts du fil, les beaux-arts, les activités manuelles où l’on retrouve, aux côtés du scrapbooking, le rempaillage, le cannage ou encore la vannerie, un espace enfants/hobby où maquillage, déguisements et éveil musical ont la part belle ou encore la décoration florale.


Quel rapport avec cette chronique «nutrition» pensez-vous? J’y arrive :-) ! Cette année, les organisateurs du salon innovent. C’est ainsi que ce ne seront pas cinq mais six zones thématiques qui seront représentées et qu’aux côtés des aquarelles, des pochoirs ou du modelage se dressera un espace cuisine créative baptisé ‘Creativa Cook’! Cet espace de plus de 1000 m² au sein du salon sera entièrement dédié au monde de la cuisine. On y retrouvera des produits culinaires, du matériel spécialisé mais également une partie animation et conseils avec des ateliers donnés par des chefs et des experts « Cakedesign » venant de différents pays, des magazines spécialisés et des concours…


Au milieu de toutes ces sucreries aux nappages colorés, entre macarons, cuberdons et autre pâte à chocolat, un atelier s'érige en « intrus ». Son thème: de la douceur... sans gluten ni produits laitiers. Allergies et intolérances ont largement crû avec l’industrialisation qui a promu le lait et ses dérivés au rang d’incontournables de notre alimentation et fait du gluten l’élément «indispensable» qui se retrouve dans quantité de préparations (même là où on l'attend le moins). Elles sont aujourd’hui tellement courantes qu’il devient difficile d’organiser un goûter d’anniversaire sans devoir faire attention à l’un ou l’autre de ces ingrédients.


Heureusement, les solutions deviennent nombreuses, tant en grandes surfaces qu’en magasins bio, pour pouvoir proposer aux enfants (et aux adultes aussi d’ailleurs) des produits sans gluten et/ou produits laitiers, des en-cas qui donnent quand même envie de manger et ne classent pas les enfants d'office du côté des « pas comme les autres». Le sujet vous intéresse, vous voudriez en apprendre plus sur le gluten, sur la raison pour laquelle certains organismes le supportent moins bien (voire pas du tout), sur ce lait que le programme national nutrition santé promeut au point d’en conseiller la consommation 3 à 4 fois par jour? Vous voudriez avoir des idées de goûters sains et sympas pour vos têtes blondes? Vous aimeriez pouvoir proposer des desserts «maison» qui respectent les régimes alimentaires de chacun? Alors, je vous y donne rendez-vous les vendredi, samedi ou dimanche après-midi! Pour me retrouver, c’est facile: je suis derrière le tablier :-)


Salon Creativa :
Du jeudi 13 au dimanche 16 mars 2014 de 10h à 18h
BRUSSELS EXPO - Palais 6
Place de Belgique 1
1020 Bruxelles


Pleins feux sur… l'orthorexie !

publiée le 11 février 2014


« L’ortho-quoi » dites-vous? L’orthorexie (du grec orthos, « correct », et orexis, « appétit ») est considérée comme un trouble du comportement alimentaire. Elle a été décrite pour la première fois au début des années 2000 par un médecin américain, le docteur S. Bratman. « L’orthorexique se fixe une éthique alimentaire rigoureuse, composée de règles strictes qu’il s’astreint à respecter quotidiennement: concernant le choix et le rituel d’achat des aliments, leur préparation, leur cuisson... Il ne cesse de planifier, sur un terme plus ou moins long, ce qu’il va manger et dans quelles conditions. Ce comportement conduit les orthorexiques dans un enfermement qui les prive d’une bonne partie de leur vie sociale. Il leur est impossible d’envisager un repas chez des amis ou au restaurant. C’est une véritable souffrance. »


Au rang des ‘symptômes’, il semble que l'orthorexie se manifeste notamment par des phobies alimentaires avec exclusion des aliments trop salés, sucrés ou gras, des aliments contenant des agents artificiels, des conservateurs et pesticides (même en faible teneur), des produits non issus de l’agriculture biologique, une fixation sur la sélection et la préparation d'aliments dits « sains » (les légumes notamment), une attention obsessionnelle portée à la méthode de préparation des aliments (leur cuisson) et le matériel utilisé (pour la découpe p. ex.), des préoccupations excessives concernant les aliments qui seront mangés au cours de la journée et le lendemain (excès de planification) ainsi qu'une mastication excessive des aliments. Waouw, rien que ça?


Intriguée, je décide de jouer le jeu et de faire le test élaboré par le Dr. Bratman (Test de Bratman - http://www.sge-ssn.ch/fr/toi-et-moi/tests/test-de-lorthorexie/) permettant de détecter les signes de la maladie. Ce test reprend dix grandes questions concernant les pratiques et habitudes alimentaires. Au terme du questionnaire, j’apprends donc que « l'orthorexie me guette » ce qui, au vu des questions, ne m’étonne guère. C’est clair que si je m’inquiète de la qualité de ce que je prépare, si j’opte pour des farines complètes au lieu de produits raffinés, si j’utilise de bonnes huiles de 1re pression à froid pour assaisonner mes salades (misère, en plus, je mange des légumes!!!), que je favorise les cuissons à la vapeur et à basses températures et que je rappelle régulièrement à mes enfants de mâcher plutôt que d’avaler, visiblement je suis à la limite du comportement alimentaire déviant.


Comme quoi, tout est question de point de vue j’imagine, parce que moi je considère cela plutôt comme du bon sens, un retour à un mode d’alimentation plus sain et local (semblable à celui de nos grands-parents, des orthorexiques en puissance aussi je suppose), une réaction face à la malbouffe ambiante et à l’hyper industrialisation. Quant à passer 3 heures à se demander de quoi sera fait le repas du soir, franchement non, même si mes têtes blondes n’hésitent pas, à peine levés, à me poser la sempiternelle question 'qu'est-ce qu'on mange ce soir?'.


Bien entendu, l’excès nuit en tout et prendre un repas doit rester un acte de convivialité et de partage, mais prendre du recul par rapport à son alimentation et redevenir maître de son assiette me semble plutôt une attitude responsable qu’une maladie à soigner. Aujourd'hui, l'orthorexie n’est pas scientifiquement reconnue comme trouble du comportement alimentaire et aucune donnée exacte n’existe, mais des études rapportent que le nombre de personnes atteintes serait de plus en plus important. Ah bon, vous aussi? :-)


Pleins feux sur… les hydrolats !

publiée le 28 janvier 2014


Au détour d’un chemin, la vie nous réserve parfois de belles surprises. Ainsi, cette formation aux huiles essentielles que j’avais décidé de suivre pour approfondir encore mes connaissances en la matière et dont je suis rentrée, les bras chargés… d’hydrolats! Je vous explique… Tout d’abord, un hydrolat, qu’est-ce que c’est? Bon, arrêt sur image, on fait un petit rewind pour reprendre tout depuis le début: pour obtenir une huile essentielle, on a recours à la distillation à la vapeur d’eau. Imaginons un alambic (du même genre que ceux utilisés pour faire le whisky) dans lequel se trouvent de grandes quantités d’un végétal aromatique. L’eau, portée à ébullition, se charge en essences aromatiques au contact du végétal. Cette vapeur d’eau est refroidie et le mélange d'eau et d'essence est recueilli dans un récipient. L'eau et l’huile n’ayant pas la même densité, l’eau de distillation et l’essence aromatique (l'huile essentielle) se dissocient dans le vase. Cette eau, chargée des substances hydrosolubles de la plante et de ses molécules aromatiques, est appelée hydrolat.


Surtout connus pour leur utilisation en cosmétique (l’hydrolat de rose de Damas est réputé pour son action antiride, régénérante, tonifiante), les hydrolats se retrouvent également dans la sphère du bien-être (en spray d'ambiance ou dans des bains par exemple). Certains d’entre eux sont bien connus des petits - et grands - gourmands pour leur utilisation culinaire (l'hydrolat de fleur d'oranger est un incontournable des pâtisseries orientales et parfume à merveille le thé à la menthe).
Ce que l’on sait peut-être moins par contre, c’est qu’ils peuvent également être utilisés pour leurs vertus thérapeutiques. En effet, l’eau de distillation a une teneur en principes aromatiques suffisante pour garantir de réels effets sans pour autant devoir craindre les risques liés aux huiles essentielles. C’est ainsi que les jeunes parents fatigués pourront avec bonheur calmer les coliques de bébé en ajoutant de l’hydrolat de fleur d’oranger dans son biberon (bonne nouvelle ça non ? :-)).


On les utilisera par voie orale (2 -3 càs 2 à 3 fois par jour (adultes) dilués dans de l'eau durant en moyenne trois semaines), par voie rectale (en lavements – 2 càs dans 1 l d'eau) ou vaginale (pur ou dilué dans l’eau en cas d’infections gynécologiques) ou encore par voie cutanée, appliqués directemment (purs ou dilués), en compresses, en spray.


Ma présentation ne serait pas complète si je ne vous parlais pas de leur utilisation comme boisson aromatique… Cette fois-ci, plus d’excuses pour ne pas boire de l’eau :-) ! En effet, il suffit d’ajouter deux à trois cuillerées à soupe d’hydrolat dans un litre d’eau pour l'aromatiser agréablement. Votre boisson aromatique sera tour à tour drainante (romarin), rafraîchissante (menthe) ou encore immunostimulante (sarriette et ravintsara). En ce qui me concerne, je suis littéralement tombée sous le charme du petit goût de litchee du géranium rosat.
Une si faible dillution serait donc efficace pensez-vous? Je vous laisse juger du test ‘in vivo’ réalisé sur mon chauffeur contraint de rouler toute la nuit sans fermer l’œil avec pour seul réconfort (en plus des doux ronflements de ses voyageurs) deux gourdes remplies d'eau aromatisée de menthe poivrée et de romarin à verbénone. A l’arrivée, l’œil toujours bien alerte (et le pied aussi :-)), une sensation de fraîcheur, de pureté qu’est loin d’apporter le coca (sic). Tant et si bien que le ‘breuvage miracle’ a été adopté au retour également, avec toujours autant d’efficacité!


Seul défaut de l’hydrolat: sa durée de vie assez courte (on parle de quelques mois quand même), mais quelques gouttes d'extraits de pépins de pamplemousse permettront facilement d'en augmenter la conservation.


Un tout grand merci à André Bitsas (Bioflore) pour sa documentation et ses conseils dans la rédaction de cet article.


Pleins feux sur… les raisins de la chance !

publiée le 14 janvier 2014


Si les douze coups de minuit signifiaient pour Cendrillon la fin d’un beau rêve, pour tous les Espagnols, le soir du 31 décembre, ce décompte est synonyme de fête et de liesse… La tradition des ‘Uvas de la Suerte’ semble remonter au début du XXe siècle (1904 ou 1909), une année particulièrement faste pour les viticulteurs de toute l’Espagne dont les récoltes furent tellement abondantes qu’ils ne savaient qu’en faire! Des viticulteurs de la région d’Alicante ont donc pensé à lancer une nouvelle tradition: à chaque coup de minuit, manger un grain de raisin. Chance et prospérité devaient accompagner toute l’année ceux qui réussiraient à manger les douze grains (cette prospérité qui était la leur cette année-là, ces gentils viticulteurs – des petits génies du marketing J– la partageaient bien volontiers). Cette nouvelle coutume ne tarda pas à se répandre à travers l’Espagne au point de s’afficher comme un incontournable aujourd’hui. Douze raisins pour les 12 coups de minuit évidemment, mais également pour les 12 mois de l’année. Cependant, certaines références font remonter plus loin les origines de cette tradition – jusqu’à l’époque romaine. On croyait en effet que les raisins avaient des vertus bénéfiques et donc prendre un grain pour chacun des mois à venir assurait une bonne année.


Quoi qu’il en soit, ces petits grains ronds, plus ou moins allongés, ont une pulpe juteuse et délicieusement sucrée. Selon les variétés, ils se déclinent dans les tons vert, rose ou noir. Originaires de France, d’Espagne, d’Afrique du sud et du Chili, on en picore du mois d’août presque jusqu’à la fin de l’année!


Réputé pour ses propriétés anti-oxydantes, le raisin consommé en jus (j’ai bien dit ‘jus’ et pas ‘vin’ J) a prouvé, lors de plusieurs études, son effet positif sur la prévention des maladies cardiovasculaires. Outre une amélioration de la fonction endothéliale (élasticité ou capacité de la paroi des vaisseaux sanguins à se dilater et à se contracter), la consommation de jus de raisin rouge pourrait également diminuer le mauvais cholestérol (LDL) et augmenter le « bon » (HDL).
Par ailleurs, sa richesse en flavonoïdes serait à l’origine de l’effet protecteur enregistré face à certains cancers (colon et leucémie p. ex.), mais ces études réalisées chez le rat et in vitro devront être poursuivies pour déterminer dans quelle mesure ces effets pourraient se manifester chez l’humain. Epinglons encore le resvératrol, présent principalement dans la peau du raisin, qui a révélé in vitro un effet cardio-protecteur, entre autres par ses propriétés antiplaquettaire et anti-oxydante. L’effet préventif qu’exerce le raisin contre le cancer lui serait aussi en partie attribuable. Mais ici encore, des études ultérieures seront nécessaires.


Riche en manganèse, en cuivre, en vitamines B1, B2, B6 et en vitamine C, le raisin contient une proportion de glucose importante. Mais ce n’est pas tant son index glycémique que la portion consommée qui interpelle. Qui n’a jamais « picoré » les grains de raisins posés sur la table de la cuisine? Sans s’en rendre compte, c’est tout le kilo de raisin qui y passe, soit 650 kcal et 150 g de glucides (25 morceaux de sucre)... Pas question pour autant d’en interdire la consommation, juste de la limiter un minimum ou d’associer les raisins à une belle poignée d’oléagineux qui contribuera à ralentir la montée de la glycémie.


A l’heure où j’écris ces lignes, les raisins attendent sagement dans leur verre les 12 coups de minuit et, à vue de nez, ce n’est pas gagné… J’ai malencontreusement opté pour des raisins ‘à pépins’, effet ‘joues de hamster’ garanti! Bonne année 2014 à tous!


Pleins feux sur… un bête pari !

publiée le 17 décembre 2013


Il est de ces discussions dont on ne sait plus trop comment elles ont débuté mais dont la conclusion résonne encore dans l’oreille des heures plus tard: concocter un menu à base de légumineuses pour le réveillon… Alors, cap' ou pas cap’?
C’est sûr, il y a sûrement plus ‘sexy’ comme thème à décliner pour les fêtes mais tout compte fait, pourquoi pas? Les légumineuses, je connais mal, j’ai toujours tendance à cuisiner les mêmes et, au final, même si le goût y est, il faut beaucoup d’imagination pour penser que cela pourrait tenir le haut de l’affiche pour une soirée ‘classe’… Une chose est sûre: il va falloir ruser, essayer des nouveautés et surtout faire preuve d'imagination pour titiller les papilles de mes cobayes. Bon, c'est dit, je relève le défi!


Tout d’abord, les légumineuses, qu’est-ce que c’est?
Les légumineuses, souvent appelées « légumes secs », désignent les graines comestibles présentes dans les gousses. C’est une très vaste famille comprenant plus de 13000 espèces dont les lentilles, haricots, fèves, sojas et arachides. Parmi leurs atouts, épinglons leur richesse en fibres (connues pour améliorer le transit intestinal et excellents coupe-faim naturels) ou encore leur faible index glycémique.
Entre autres conseils d’alimentation plus saine, il est recommandé de modérer la consommation de viande rouge. Dans ce contexte, les légumineuses constituent une alternative intéressante grâce à leurs protéines et à leur faible teneur en gras comparativement à la plupart des sources de protéines animales. Mettre plus de légumineuses au menu est donc une belle façon de réduire sa consommation de gras saturés… et ce n’est pas votre cœur qui vous en voudra J Par contre, leurs protéines sont dites incomplètes car elles n’apportent pas tous les acides aminés essentiels. Qu’à cela ne tienne, on les complètera par des céréales, riches en méthionine qui leur manque, pour rétablir l’équilibre. Autre bienfait - et non des moindres -, les légumineuses renferment une foule d’éléments nutritifs importants comme le magnésium, le phosphore, le manganèse, le cuivre, les vitamines B1, B2, B3 ou encore le calcium. Pour profiter au mieux des légumineuses, on les plongera durant 12 heures dans de l’eau de manière à ce qu’elles gonflent, se réhydratent et qu’un processus de prégermination s’amorce. Leur cuisson sera ainsi plus rapide et leur digestibilité en sera grandement améliorée. Selon l’humeur du jour, on les consommera en salades, en sauces, en coulis, en terrines, mixées, écrasées, incorporées dans une soupe, une vinaigrette, transformées en purées…


Bon, et ce pari alors…
Pour l’apéro, outre un houmous dans lequel on plongera avec plaisir des bâtonnets de carottes ou de courgettes, je vous propose des toasts de tempeh que l’on garnira, au choix, de tapenade ou encore de caviar d’algues. Le tempeh est fabriqué à partir de graines de soja jaune, cuites, écrasées puis mises à fermenter. Présenté sous la forme d’un saucisson, j’en ai coupé des tranches d’1/2 cm que j’ai fait frire pour obtenir des 'toasts’ croustillants.
En entrée, des filaments de daïkon mariné dans des agrumes accompagnés de verdures hivernales finement détaillées et escortés de petit épeautre et lentilles. Quant au plat, que pensez-vous d’une vapeur d’espadon au fenouil, crème de poivron au safran et flan de légumes multicolore… Mwouais, et la légumineuse me direz-vous? Je vous ai dit que j’allais ruser J Ici, c’est dans le flan de légumes qu’elle se cache, sous la forme de flocons de pois chiches.
Au final, même si je doute franchement proposer ce genre de menu pour les réveillons, l’ensemble tient la route et pourra être présenté sans honte à vos convives. Alors, gibier ou légumineuses? Qu’importe, passez de belles fêtes et à l’année prochaine!


Pleins feux sur… le miel !

publiée le 10 décembre 2013


Aujourd’hui, je vous emmène dans un lieu à l'écart, loin de la pollution, de la circulation et du bruit des motos qui pétaradent, un lieu où les fleurs abondent et où la quiétude n’est troublée que par un doux bourdonnement… Direction, la ruche et plus précisément son produit, le miel. Car s'il est un produit qui reprend toutes ses lettres de noblesse en ces temps froids où rhumes et vilaines toux sont monnaie courante, c’est bien celui-là! Et cela tombe bien: la récolte est terminée et le miel est maintenant prêt à être consommé pour le plus grand plaisir de tous.


Qu’il soit d’acacia, de sapin, de fleurs ou de montagne, le miel se décline en d’innombrables variétés et offre ainsi aux yeux et aux palais des couleurs et des goûts très variables selon son origine.


Aliment naturel par essence, le miel passe encore volontiers pour un aliment noble aux intéressantes vertus thérapeutiques, le tout pour un prix qui n’a rien de rédhibitoire. Alors pourquoi résister? Edulcorant naturel, le miel a un pouvoir sucrant bien supérieur à celui du sucre, ce qui permet d’en mettre moins pour plus de goût. Que cela ne nous fasse pas oublier pour autant qu'il s'agit d'un sucre et qu'à ce titre, il convient de l'utiliser avec modération.


En outre, le miel est une mine de nutriments. Riche en minéraux, en oligoéléments et en vitamines, il contient également des antioxydants, des protides et des enzymes qui faciliteraient la digestion.


Son effet anti-inflammatoire et antibactérien, en particulier dans le cas d’affections de la gorge, est très apprécié. Dilué dans une tasse de lait chaud ou une tisane au thym par exemple, il devient un remède souverain pour apaiser la toux… et pour améliorer la qualité du sommeil. On évitera cependant d’en donner aux enfants de moins d’un an. Leur flore intestinale étant encore immature, l’ingestion de miel pourrait favoriser l’infection par une bactérie - Clostridium botulinum - naturellement présente dans le miel, risquant ainsi de provoquer un botulisme infantile.


Menées au CHU de Limoges depuis 25 ans, des études sur le pouvoir antibactérien et cicatrisant des miels ont montré combien les pansements et les soins au miel pouvaient réduire grandement le temps de cicatrisation, sans infection ni effets secondaires.


Par ailleurs, le miel se révèle un ingrédient de choix en cosmétologie. A tester, le gommage du visage au miel (1 c.-à-s. de miel liquide, 1 c.-à-s. d'huile d'olive et 1 c.-à-s. de poudre d'amande. Appliquez la préparation sur le visage en massant délicatement puis rincez à l’eau claire) ou encore le masque au miel pour cheveux abîmés (4 c.-à-s. de miel et 2 c.-à-s. d’huile d’olive. Appliquez, laissez poser une heure puis rincez). Simple comme bonjour pour un résultat très doux…


On murmure également qu’il est un bon remède contre la gueule de bois. En effet, sa forte concentration en fructose accélère l'oxydation de l'alcool dans le foie et donc la vitesse de disparition de l’éthanol dans le sang. Cela dit, ce n’est pas une raison pour faire le test… A l’aube des fêtes, il est temps de se rappeler que la modération est la meilleure des précautions!


Pleins feux sur… les mandarines !

publiée le 3 décembre 2013


Ça y est, à cette heure-ci, le Grand-Saint doit avoir reçu toutes les lettres des enfants sages et, en regardant le ciel se parer de rouge en ces froides fins de journées, on ne peut qu’être tenté de croire à cette histoire qui veut qu’au crépuscule, lorsque les nuages et le ciel sont presque rouges, c’est que Saint-Nicolas est en train de cuire ses spéculoos… pour un peu, on en sentirait même l’odeur ;-) Parmi les présents que découvriront les enfants le 6 décembre, tellement émus qu’ils en oublieraient presque de balbutier un ‘merci’, un fruit, incontournable et de saison: la mandarine.
Petit coup d’œil au dictionnaire pour en apprendre plus sur ce fruit qui accompagne la fin d’année: « Agrume plus petit que l'orange, doux et parfumé, produit par le mandarinier ». Mmmm, voilà qui est explicite tiens! Allez, ratissons plus large, on commence en douceur par un clin d'œil historique avant de plonger avec délices dans la nutrition, l'aroma et... la cuisine!


La dénomination de mandarine pour désigner ce petit agrume semble liée aux mandarins, ces fonctionnaires puissants de l'Empire du Milieu. Selon les versions, ce serait parce que les mandarins l'appréciaient tout particulièrement, parce que ce fruit était de la couleur de leur robe d'officier ou encore, parce qu’il rappelait la forme de leur visage. Quoi qu'il en soit, le mot est apparu dans notre langue en 1773.


La mandarine est un agrume de l’espèce Citrus reticulata. Comme tous les agrumes, c’est une bonne source de vitamine C et d’antioxydants. Son contenu en fibres solubles aide à réduire le cholestérol sanguin. De nombreuses études ont ainsi démontré que la consommation d’agrumes en général serait reliée à la prévention des maladies cardiovasculaires. Même si elles possèdent un goût acide, les mandarines ne sont pas acidifiantes. Au contraire, après leur digestion, elles laissent des résidus alcalins dans l’urine. Bien qu’il soit possible d’en trouver pratiquement à longueur d’année, ces fruits sont surtout proposés en hiver, particulièrement autour de la période des Fêtes.


En aromathérapie, l’essence de mandarine (comme pour tous les agrumes, on parle ici d’essence car elle est le résultat d’une expression à froid… il suffit de peler une mandarine et de se prendre pleins de petits ‘spiiiittch’ dans le visage pour se rendre compte qu’il s’agit-là des poches à essence qui explosent) l’essence de mandarine, disais-je donc, est utilisée pour son aspect calmant et relaxant.
Cette grande amie du système nerveux est idéale pour éliminer le stress, les angoisses et pour se préparer à un sommeil réparateur. On l’utilisera en diffusion atmosphérique, en onction sur le plexus solaire, la face interne des poignets et le long de la colonne vertébrale ou encore dans un bain (15 gouttes dans un verre de lait entier ou de crème fraîche). En dilution dans de l'huile d'amande douce, on peut également masser un mélange de 3 gouttes de lavande fine et de 2 gouttes de mandarine sur les plantes des pieds et sur le dos. Il suffit de voir les enfants enlever à vitesse grand V leurs chaussettes et vous présenter leurs pieds pour comprendre: ils adorent!


Si vous souffrez d’insomnie, vous pouvez également sucrer votre tisane du soir (tilleul, passiflore, lavande, camomille) avec une cuillerée de miel additionnée de 2 gouttes d’essence de mandarine.
Outre leur utilisation en parfumerie, les essences de mandarine (zeste) et de petit grain (feuilles, rameaux et fruits immatures) sont également employées dans l'industrie agroalimentaire pour aromatiser les confiseries, gélatines, crèmes glacées, gommes à mâcher, pâtisseries, boissons gazeuses et autres liqueurs. Si vous êtes féru de desserts, pensez à parfumer pâte à crêpes, crèmes, flans, gâteaux avec 2 à 4 gouttes d’essence de mandarine. Epinglons également ces petits cristaux d’huiles essentielles qui existent aujourd’hui et rendent la vie plus facile aux cuisinières.
Du fait de leur mauvaise conservation, la mandarine et ses agrumes cousines sont généralement traitées chimiquement après la récolte et absorbent donc partiellement le produit chimique. Dans nos pays, si une étiquette indique parfois que les agrumes ont été traités après la récolte, elle ne signifie pas pour autant l’absence de traitement avant la récolte qui n'est garantie que par la mention 'bio'. Un consommateur averti en vaut deux! Bonne Saint-Nicolas à tous!


Pleins feux sur… les noix !

publiée le 26 novembre 2013


Lorsque le ciel veut bien arrêter de pleurer et laisser la place au soleil pour mettre en lumière les teintes magnifiques de l’automne, force est de constater que tout, en cette saison, invite à la promenade. L’occasion est trop belle de s’aérer, de profiter des rayons du soleil et de s’abaisser pour ramasser noix et noisettes. D’ailleurs, nous ne sommes pas les seuls à le penser… Comme chaque année, un petit écureuil roux vient nous saluer et se régaler de noisettes juste sous notre nez… Un spectacle si mignon qu’on s’en voudrait de l’en priver!


Une introduction très ‘nature’ pour en arriver à vous parler d’un fruit de saison: la noix!


Fruit à coque oléagineux, la noix, tout comme ses cousines les amandes et les noisettes, se caractérise par une proportion élevée de lipides. Cependant, contrairement aux autres fruits à coque, la noix est riche en acides gras polyinsaturés, oméga 3 notamment. La noix est particulièrement riche en vitamine E et vitamines du groupe B, ainsi qu’en minéraux et oligo-éléments: potassium, phosphore, magnésium, calcium, fer. Par ailleurs, elle présente un taux élevé en antioxydants et constitue également une bonne source de protéines.


Parfois laissées de côté en raison de leur richesse en calories et en gras, les noixont aujourd'hui démontré leurs atouts santé: plusieurs études associent en effet une consommation régulière de fruits à coque notamment à une baisse du cholestérol sanguin (du fait de sa quantité importante en fibreset en phytostérols, substances à l’effet prouvé sur la réduction du LDL cholestérol); une diminution du risque de maladies cardiovasculaires ou encore du diabète de type 2.


Léger bémol pour ce fruit aux nombreuses vertus: lui et ses congénères à coques constituent l’une des principales causes d’allergies alimentaires. On évitera donc leur introduction avant un an pour limiter les risques d’allergie chez le jeune enfant (et même 3 ans dans les familles ‘à risque’).


Si les étals proposent des noix toute l’année, les meilleurs mois pour les consommer restent septembre, octobre et novembre. On conseille de ne pas excéder une dizaine de noix par jour, en complément d’une alimentation équilibrée riche en fruits et légumes frais. Pour choisir des noix aux cerneaux bien charnus, n’hésitez pas à les secouer! Vous éliminerez ainsi facilement toutes celles dont on entend l’amande, desséchée, bouger dans sa coquille. Une fois devenue sèche, n’hésitez pas à plonger la noix 12h minimum dans l’eau pour la réhydrater. Changez plusieurs fois l’eau de trempage pour enlever les tanins du fruit, elle n’en sera que plus digeste et retrouvera toute sa fraîcheur.


Si les noix sont tout indiquées pour accompagner une pomme p.ex. dans un en-cas sain, elles se mêlent tout aussi harmonieusement aux salades auxquelles elles ajoutent du croquant. A tester également: des noix mixées avec du pain et une herbe aromatique telle que la coriandre par exemple pour en faire une chapelure maison qui offrira aux poissons ou autres escalopes une panure de roi. Vous m’en direz des nouvelles!


Pleins feux sur… le tofu !

publiée le 12 novembre 2013


Inodore, incolore (enfin si, il est blanc), et j’aurais tendance à dire insipide, voici le tofu. De tous les aliments que j’ai appris à goûter, s’il en est un qui me laissait particulièrement de marbre, c’est bien celui-là… jusqu’au jour où je me suis lancée, un petit pas après l’autre. Si je ne peux toujours pas dire que j’en sois une grande fan, il m’arrive pourtant plus régulièrement de l’intégrer dans mes recettes.
Apparu en Chine il y a plus de 2000 ans, le tofu trouve ses racines étymologiques dans deux termes: TO qui signifie "fève" et FU "prendre en masse". Il est produit à partir du lait de soja que l'on fait cailler puis que l'on presse afin de lui retirer son eau. Largement représenté dans l'alimentation asiatique, le tofu existe en de nombreuses variétés. Les deux principales sont le tofu soyeux - originaire du Japon - et le tofu moelleux, originaire de Chine. Si le tofu soyeux est particulièrement indiqué dans les garnitures pour le pain, les soupes ou les desserts, le tofu moelleux, plus ferme, est particulièrement adapté à la cuisine. Conditionné dans de l’eau, il faudra l’égoutter et l’éponger avant de le couper en dés, lamelles ou rondelles. Il peut être frit ou revenu à la poêle.


Mais alors me direz-vous, pourquoi accorder tant d'importance à un aliment au goût si neutre? Pourquoi a-t-il la cote auprès des végétariens qui le substituent à la viande ou au poisson? Il faut savoir que le tofu est une source de protéines à faible teneur en acides gras saturés. En outre, il ne contient pas de cholestérol. C'est pourquoi il est fortement recommandé pour prévenir les maladies cardio-vasculaires ainsi que le cancer. Bonne source de magnésium, de phosphore ou encore de zinc, son apport en fer est important et sa teneur en calcium contribue à prévenir l'ostéoporose. Le tofu est également un allié naturel de la ménopause en raison de sa teneur en phytoestrogènes (hormones de source végétale). Sa consommation réduit la fréquence et la sévérité des symptômes de la ménopause (bouffées de chaleur).


Tout ça, c’est bien beau, mais cela ne vous explique pas comment le préparer pour qu’il soit apprécié de tous, pas vrai? Jouons tout d’abord la carte de la facilité en coupant de petits cubes qui agrémenteront avantageusement soupes ou salades. Place à l’onctuosité ensuite avec du tofu soyeux utilisé en alternative à la crème aigre dans des rillettes de sardines ou de maquereaux par exemple. Et pour ceux qui se laisseraient bien tenter par une note sucrée (avant qu’ils ne se plaignent que je ne parle jamais de desserts J), voici deux recettes très simples. Tout d’abord, en mousse de fruits: 200 g de fruits frais pour 200 g de tofu soyeux, un peu de sirop de sureaux pour la note sucrée, on mixe et on laisse reposer un peu au frigo (je vous avais prévenus, difficile de faire plus simple!). A moins que vous ne soyez plus chocolat (tiens donc, tout à coup, je vous vois plus attentifs pas vrai?) et vous ne résisterez pas à l'envie de tester cette mousse au chocolat (sans œuf, sans produit laitier, une véritable aubaine pour les allergiques!). Dans ce cas, il vous faudra 100 g de chocolat noir pour 400 g de tofu soyeux. Faites fondre le chocolat au bain-marie, puis mettez avec le tofu dans un blender. Pour une petite note exotique, vous pouvez également y ajouter une goutte d’huile essentielle d’orange ou de menthe. Mixez puis versez dans des ramequins et laissez reposer au frigo quelques heures. Pour une touche de fraîcheur supplémentaire, j’y ajoute des navets coupés en fines tranches, marinés dans du jus de pamplemousse et roulés avec une fine tranche de mangue… Il donne tout de suite plus envie comme ça le tofu, pas vrai?


Pleins feux sur… les courges !

publiée le 29 octobre 2013


Ça y est, déguisements et maquillages sont ressortis pour le plus grand plaisir des enfants, ravis de perpétuer cette tradition tout droit venue de chez nos voisins celtes… enfin, surtout ravis de se remplir les poches de bonbons ☺. Très populaire en Irlande, en Ecosse et au Pays de Galles, la fête d’Halloween a été introduite en Amérique du Nord où elle a gagné en popularité à partir des années 1920. C’est là que sont apparues les lanternes confectionnées à partir de citrouilles, d'origine locale, en remplacement des rutabagas utilisés en Europe. La citrouille d’Halloween dont l’image est connue de tous n’est pourtant que l’une des nombreuses courges qui nous sont proposées en ces temps automnaux. Petit coup d’œil sur nos étals, histoire de remplir le panier de courses…


Très bonne source de béta-carotène, antioxydant puissant, mais aussi source de potassium, de vitamine C, de fibres et d’acides foliques, les courges sont des légumes excellents pour la santé! Sur assiette, on les sert toujours cuites car, en plus de leur conférer un meilleur goût, la cuisson permet de libérer les caroténoïdes qu’elles contiennent. Les courges poussent pendant l’été et sont récoltées vers la fin de la belle saison. Leur peau épaisse leur permet de se conserver bien plus longtemps que leur cousine, la courgette.


Devant l’éventail de couleurs et de formes qu'elles offrent, on est parfois bien en peine de choisir. Ainsi, le potimarron, dont l’aspect fait penser à une grosse figue orange, a une chair jaune foncé dont la saveur s’apparente à celle de la châtaigne. On le mange aussi bien sucré que salé. Avantage majeur pour les cuisinières un peu fainéantes ou très pressées (ou les deux ☺): sa peau est comestible, inutile donc de vous échiner à la peler.


Côté esthétique, le butternut se la joue plutôt ‘poire’. Sa chair dorée/orangée ne contient pas beaucoup de graines et a un agréable goût de beurre. C’est le légume parfait pour les soupes, gratins, gâteaux, tartes et autres desserts.


Il se décline en blanc, vert pâle, vert et blanc ou encore orange: voici le pâtisson. De forme aplatie, formant une bosse en son centre, il a une chair blanche, peu sucrée… Idéal farci, il ajoute une petite note festive au plat.


Souvent utilisée pour remplacer les pâtes dans le cadre de régimes amaigrissants ou sans gluten, la courge spaghetti, jaune et ovale, joue la carte de l'originalité: lorsqu'elle est cuite (entière au four ou au bouillon durant 40 minutes), sa chair fait de longs fils, pareils à des spaghettis.


Egalement utilisé en chutney ou en confiture, ce délicieux légume a encore d’autres atouts. Par exemple, sa fleur magnifique qui fait le bonheur des restaurateurs tout contents d’avoir l’occasion d’exercer leurs talents d’artistes et de laisser s’exprimer leur créativité: farcie ou en beignet, c’est un régal pour les yeux… et les papilles!


On en vient enfin à ce que l'on délaisse, ce que l'on jette, ce sur quoi on pestelle quand il faut tout nettoyer: les graines... Fini de tout jeter, dès demain, vous les mangez! Mesdames, n’hésitez pas à les mixer dans la soupe ou à en ajouter, sèches, en assaisonnement pour donner du croquant à vos salades, vos maris vous diront merci ☺! En effet, la Commission européenne et l’OMS reconnaissent l'usage médicinal des graines de citrouille pour soulager les symptômes de la vessie irritable (ou vessie hyperactive) et les troubles de la miction associés à l’hypertrophie bénigne de la prostate. Alors, s’il est si facile de se faire du bien, pourquoi hésiter?


Pleins feux sur… le sel !

publiée le 8 octobre 2013


A l’heure où j’écris ces lignes, la Semaine du Cœur bat son plein, l’occasion d’analyser d’un peu plus près un facteur d’hypertension et de maladies cardio-vasculaires: le sel.
Aujourd’hui, les denrées alimentaires fabriquées en Belgique contiennent nettement moins de sel qu’il y a quelques années. Cette diminution est le résultat d’une concertation réussie entre l’industrie alimentaire belge, la grande distribution et le SPF Santé publique dans le cadre du Plan Fédéral Nutrition Santé. Flashback sur les raisons de cette mobilisation…


Complément alimentaire indispensable à l’Homme, conservateur des aliments et des peaux, au fil de l’histoire, le sel devient très vite une denrée précieuse et une monnaie d’échange (les soldats romains étaient d’ailleurs payés en sel – le « salarium » dont sera plus tard issu le mot « salaire »).
Lorsqu’on évoque les excès de sel (dont nos besoins journaliers s’élèvent à peine à 5 g), on pointe bien souvent la salière du doigt. Pourtant, plus de 80 % des apports viennent d’ailleurs. Le sel blanc commun (sel de cuisine), qui se compose essentiellement de chlorure de sodium (NaCl), est complètement transformé par le raffinage qui lui enlève quasi tous ses composants nutritionnels. C’est lui que l’on retrouve caché dans les plats de restaurants (surtout fast-food), les produits industriels (repas tout prêts, soupes en brique ou conserves, cubes de bouillon...), les viandes préparées (charcuterie), les fromages... Les raisons en sont multiples: il permet d’abord de rehausser le goût de plats qui parfois manquent cruellement de saveur. Il retient également l’eau dans les produits, augmentant ainsi leur masse et donc… leur prix! Enfin, il a un pouvoir assoiffant qui n’a pas échappé aux grands groupes agroalimentaires commercialisant aussi bien produits salés que boissons.


Reste néanmoins le choix du roi: le sel marin non raffiné. Récolté à la main selon des méthodes ancestrales, le gros sel gris (de Bretagne p. ex.) est le résultat des effets du vent, du soleil et de la mer, simplement égoutté et séché au soleil. Le paludier (un bien joli mot pour désigner celui qui récolte le sel dans les marais salants) récolte aussi les cristaux qui se forment en surface: « la fleur de sel ». Aujourd'hui encore, le sel gris non raffiné reste un moyen naturel et très intéressant de conserver des aliments. C'est, en outre, un véritable aliment qui jouit de données nutritionnelles intéressantes. On y retrouve, en effet, une bonne quantité de minéraux (sodium, magnésium, calcium, potassium, soufre) ainsi que des oligo-éléments, du fer, du manganèse, du zinc, du cadmium, de l'iode, du fluor et du cuivre.


Mais comment diminuer sa consommation en sel, me direz-vous? Tout d’abord, en utilisant des aromates (laurier, thym, persil, ciboulette, …) ou des algues (en paillettes p. ex.) pour donner du goût à vos plats, salades et soupes. Non contents d’être d’excellentes sources de minéraux indispensables, ceux-ci ont en outre des propriétés antioxydantes et contribuent ainsi à la protection du système cardiovasculaire et cérébral. D’une pierre deux coups donc! Ensuite, en goûtant toujours la saveur naturelle des aliments avant de les saler (de bonnes pommes de terre cuites à la vapeur n’ont nul besoin de sel, elles ont une saveur qui leur est propre et mérite d’être redécouverte). Exit la salière à table, cela empêche les mauvaises habitudes de s’installer! Enfin, en limitant la consommation d’aliments particulièrement riches en sel, les chips par exemple.


Bon appétit!


Pleins feux sur… les acides gras !

publiée le 24 septembre 2013


Graisses, lipides, acides gras, oméga 3-6-9… Difficile de passer une journée sans en entendre parler. Mais de quoi s’agit-il vraiment? Faisons le point!


Un petit tour par la case ‘théorie’ s’impose pour aborder ce gras sujet… Avec 9 kcal/g, les lipides sont les macronutriments les plus énergétiques de l’alimentation. S’ils sont indispensables pour nos activités quotidiennes, leur rôle ne s’arrête cependant pas là: ce sont également eux qui constituent la structure des membranes de nos cellules et conditionnent leur bon fonctionnement (et donc celui de nos organes), contribuent à la régulation de la température corporelle ou permettent l’absorption des vitamines liposolubles.


Les lipides sont des molécules composées d'acides gras. Ceux-ci sont des chaînes de carbone que l’on distingue notamment en fonction de leur nombre de doubles liaisons. Lorsqu’un acide gras ne comporte aucune double liaison, il est dit « saturé » (AGS). Qu’ils proviennent du règne animal (beurre, crème, saindoux, viandes rouges) ou végétal (huile de noix de coco, huile de palme), les AGS se présentent sous forme solide à température ambiante. Ils sont généralement moins fragiles que les acides gras insaturés, supportent mieux la chaleur et sont moins susceptibles de rancir. Ils traînent derrière eux une mauvaise réputation parce qu’on les associe à la formation du cholestérol sanguin. On les consommera avec modération.


Selon qu’il possède une ou plusieurs doubles liaisons, l’acide gras sera mono- ou polyinsaturé (AGMI ou AGPI). Et c’est là qu’intervient la classification en oméga 3-6-9. Côté monoinsaturé, on salue l’oméga-9 (ainsi dénommé car sa double liaison se trouve sur le carbone n°9) dont la source la plus connue est l’huile d’olive. Noix, arachides et avocat en renferment aussi de bonnes quantités. Liquides à température ambiante, les oméga 9 supportent bien la chaleur: on peut donc les utiliser pour la cuisson. Considérés comme de « bons gras », ils ont des effets bénéfiques reconnus sur la fonction cardio-vasculaire.
Côté polyinsaturé, on retrouve les oméga 3 (double liaison sur le carbone n°3) et les oméga 6 (dont la double liaison se trouve, vous l’aurez compris, sur le carbone n°6). Ces gras sont dits « essentiels », car l'organisme ne peut les synthétiser par lui-même. Les besoins doivent donc être comblés par l’alimentation. Les principales sources sont les huiles végétales. Ces gras, liquides à température ambiante, sont fragiles à l’oxydation. On les choisira donc en bouteilles foncées que l’on conservera au frais (vive les frigos aux grandes portes permettant les multiples bouteilles!). Les oméga 3 (huiles de lin, noix, cameline et huiles de poisson) sont les plus fragiles et ne peuvent être chauffés. Quant aux oméga 6 (huile de soja, de maïs, de tournesol…), moins fragiles que les oméga 3, on les réservera également à une utilisation crue (en veillant à choisir des huiles de première pression à froid).


Les AGPI sont de bons gras, car ils protègent la fonction cardio-vasculaire. Cependant, dans l’alimentation occidentale, le rapport oméga 6/oméga 3 est beaucoup trop élevé (30/1 au lieu des 4/1 recommandés), ouvrant ainsi la porte aux inflammations, allergies et autres problèmes cardio-vasculaires.


Au quotidien, on veillera donc à corriger ce déséquilibre en mangeant régulièrement des poissons (de préférence des petits poissons des mers froides) et en alternant les huiles d’assaisonnement de type oméga 3. Alors, demain, sardine ou maquereau?


Erratum


Heureusement que certains lecteurs attentifs sont plus matheux que moi... Il semble que je me sois trompée de quelques zéros dans mes proportions pour la recette du choco: il faut donc 200 g (et non 200 mg) de chocolat pour 200 ml de crème. Toutes mes excuses à ceux qui ont déjà fait le test et ont dû se demander si je n'essayais pas de les intoxiquer ;-)


Pleins feux sur… le choco !

publiée le 10 septembre 2013


Ça y est, ‘ils' sont rentrés! Finis les stages, les horaires en décalé et la glandouille devant la télé, il va falloir s’y remettre... Place aux horaires réguliers, aux activités extrascolaires, aux collations à préparer pour la journée, au goûter sur lequel ils vont se ruer comme s'ils n'avaient plus mangé depuis des lustres... Il faut croire que l'école, ça creuse!


Dans le top 5 des aliments ‘pour enfants’, il y a bien sûr… le choco! ‘Sur du pain, au petit déjeuner ou au goûter, il accompagne toute la famille pour de réels moments de plaisir’ affirme la pub d’une certaine marque plus que connue. Loin de moi l’idée de pointer du doigt cette pâte à tartiner qui assure des goûters (trop) sucrés et onctueux aux 3/4 des enfants de notre pays, il n’en reste pas moins que l’Union européenne a attiré l’attention sur sa composition déséquilibrée, dangereuse pour la santé. Même si, comme l’affirme la pub, le produit est composé de bon lait, de bon chocolat et de bonnes noisettes, au final, il contient quand même 60% de sucre et d’huile de palme! (Pour le fun, je vous invite à jeter un coup d’œil sur cette petite vidéo www.youtube.com/watch?v=NO0mapch8mw).


D’ailleurs, cette huile, parlons-en! Huile végétale naturelle, issue du palmier à huile Elaeis guineesis, elle est très riche en acides gras saturés (50%), accusés de s’accumuler dans les artères et de favoriser le cholestérol. « Pas de souci, pensez-vous, je n’en consomme pas ». Et c’est là que le bât blesse: en effet, l’huile de palme joue les timides: sur les étiquettes, elle se cache bien souvent sous la mention «huile végétale», dont la connotation positive a tendance à rassurer le consommateur. Elle entre dans la composition de plats cuisinés, biscuits, brioches, biscuits salés et sucrés, et j’en passe. Cependant, non raffinée telle qu’elle est utilisée dans des plats traditionnels en Afrique, au Brésil ou encore en Indonésie, elle est particulièrement riche en carotènes (elle est rouge) et en tocophérols (vitamine E), un antioxydant important. Autant de bienfaits qu’elle perd lors du raffinage – qui la fait virer au blanc – afin de pouvoir être utilisée dans l’industrie agro-alimentaire. Par contre, raffinée (ou hydrogénée) ou non, elle reste très riche en acides gras saturés.


Oui mais, le choco, c'est tellement bon me direz-vous... D’accord, mais pas d’accord de manger n’importe quoi, alors le choco, il est désormais fait maison! Pas de panique, c'est ultra simple et rapide: 5 minutes, chrono en main. Ce qu’il vous faut? 200 ml de crème d’avoine ou d’épeautre (ainsi pas de problème de lactose), 200 mg de pépites de chocolat noir (déjà sucrées) et… c’est tout! ;-) Faire chauffer la crème. Avant ébullition, couper le feu et rajouter les pépites de chocolat. Mélanger, c'est prêt! En fonction de vos envies, vous pouvez également rajouter des noisettes ou des amandes concassées, histoire d’avoir un peu de croquant, ou encore y insérer des zestes d’orange pour utiliser le tout en ganache sur un dessert. Il se conserve au frigo une dizaine de jours, mais parions que le pot sera fini bien avant cela!


Bon appétit !


Pleins feux sur… les camps !

publiée le 27 août 2013


Ouhhh, cette odeur à nulle autre pareille, mélange de pieds, de transpiration, d'humidité et de feu... pas de doute: ça sent le retour de camp! Sales, dépenaillés, avec de-ci de-là un short déchiré, les jambes souvent ‘entaillées’, mais le visage heureux et épanoui de ceux qui 'l'ont vécu'… voici nos loulous de retour!


Ils ne tarissent pas d'anecdotes et de récits de veillées, de jeux de nuit, de grands jeux, de hike, et pour les plus grands, de traques, de sueur mêlée de fierté devant leurs constructions… C’est clair, pendant 24 heures, pas besoin de lancer une discussion, cela vient tout seul tant ils en ont des choses à raconter, à partager. Pour un peu, on retirerait bien la prise, mais chance, comme ils sont généralement crevés, ils tombent tout seuls


D’accord, ce sont encore un peu les vacances, mais pour quelle raison aborder pareil sujet dans cette chronique me direz-vous? Tout d’abord, pour remercier à ma façon tous ceux qui encadrent baladins, nutons, louveteaux, lutins, guides ou scouts, qui se mobilisent et s’impliquent pour les animer durant toute l’année et rendre ces camps possibles, pour les ouvrir à cet apprentissage de la vie, leur apprendre à se débrouiller seul, les faire grandir encore pour qu’ils soient demain des adultes responsables et ouverts aux autres. Mais aussi… pour aborder la question de la nourriture durant les camps.


Houlàààà, avec quoi je viens moi? Tout le monde le sait: au camp, c’est tambouille, c’est spaghetti-bolo, hamburger, saucisses-compote-purée. Quand on a des couverts, c’est bien, sinon, les mains, ce n’est pas mal non plus. On fait ce qu’on peut avec les moyens du bord et il serait utopique de chercher à en vouloir plus. Quoique… Là, je me permets quand même une petite remarque: effectivement, ce n’est pas très facile de faire une cuisine sympa dans des gamelles et sur des feux (même si les candidats de Top Chef nous ont prouvé que tout était possible). Par contre, les camps sont généralement situés dans des régions où il y a pas mal de petits marchés ou des fermiers à proximité qui seraient probablement ravis de proposer leurs récoltes à tous ces estomacs affamés, le tout à des prix pas nécessairement prohibitifs. Une façon comme une autre de consommer local, même si cela donne un peu plus de boulot aux cuistots de bonne volonté qui sont là pour ça (aussi)


Cette année pourtant, j’ai eu le plaisir d’entendre un autre son de cloche, de ceux qu’il me plaît de relayer pour qu’il fasse des émules. Ainsi, dans ce camp dourbien retranché peuplé d’irréductibles brabançonnes, les menus du soir auraient pu s’inscrire sur un tableau noir comme ‘suggestion du chef’: omelette aux tomates, couscous-merguez-légumes, poulet-boursin-poire et riz, crêpes salées sauce béchamel-jambon-champignons, pains surprises, poulet curry ananas et riz, hamburgers ‘maison’, pâtes carbonara à la sicilienne... Et pour orner les baguettes du midi, on ne parle pas ‘bêtement’ d’une tranche de jambon ou de fromage, mais bien de rata de légumes recouverte de fromage râpé, de fromage de chèvre-miel-pomme ou encore de fromage de chèvre-tomate séchée. Le tout, pour un prix de camp tout à fait normal.


Quand bonne volonté et inspiration culinaire s’allient, il ne reste qu'à faire comme eux: ‘saaaaluer’!


Pleins feux sur… la respiration !

publiée le 9 juillet 2013


Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, je trouve qu’elles ont volé, ces dernières semaines… Entre les activités des enfants - blocus et examens puis leur mode ‘délibé’ (synonyme du mode ‘escargot, surtout ne pas me brusquer’☺) qui vire au mode ‘vadrouille’ - et le boulot (parce que ça doit se faire aussi), on n'a pas vraiment eu l'occasion de les voir passer, le nez dans le guidon, tellement pris dans le rythme qu’on en oublierait presque de respirer… et pourtant!


Quand on pense respiration, on se représente immédiatement le trajet de l’air qui passe par les narines, la cage thoracique qui se gonfle, les poumons qui se remplissent, le diaphragme qui se soulève et s’abaisse tel un soufflet… Ce à quoi on pense moins, c’est à l’impact de l'oxygène - et donc de la respiration - sur la nutrition. A ce stade, un petit retour dans le cours de biologie s’impose… En effet, en respirant, nous inspirons de l’oxygène qui se dirige dans les poumons puis dans les alvéoles pulmonaires avant de passer ensuite dans le sang. A ce moment, l’oxygène va se fixer à l'hémoglobine et être transporté jusqu'aux cellules de l'organisme. Pour produire de l'énergie, les cellules ont besoin de nutriments (venant de la digestion) et d'oxygène (venant de la respiration). C’est l'oxygène qui va permettre l'oxydation des nutriments, la respiration cellulaire et finalement la production d’ATP qui permet de libérer l'énergie utilisable par la cellule et nécessaire à son fonctionnement. Donc, sans respiration, pas d’oxygène (jusque là, c’est assez logique ☺) et sans oxygène, impossible de dégrader les nutriments nécessaires à l’organisme.


Par ailleurs, l’allongement de la respiration a pour effet de calmer le cœur, de ralentir le pouls, d’amplifier les mouvements péristaltiques de l’intestin (les contractions musculaires qui permettent la progression du bol alimentaire de la bouche à l’anus) et de favoriser l’oxygénation cellulaire. Tout bénef donc au moment de se mettre à table! Avant de se ruer tête baissée sur son assiette et d’enfourner vite fait son contenu, il est donc important de prendre le temps de souffler un moment, de s’arrêter pour se consacrer à cette activité tellement banalisée mais pourtant si importante: manger. Curieux détour de l’esprit, à l’instant où j’évoque l’idée de s’arrêter pour prendre le temps avant de manger, l'image me vient de ces repas qui commençaient par une prière... Le bénédicité cacherait-il un double objectif?


Voici venu le temps des vacances… Le moment idéal pour s’accorder du temps pour s’oxygéner, faire du sport, se reposer et se consacrer, consciemment pour une fois, à cette activité à temps plein qu'est la respiration, afin de profiter d’autant mieux de ce que nous mangeons. Le temps de mettre sur pause, de respirer à pleins poumons le bon air, et je vous retrouve à la rentrée! Respirez à fond et profitez bien de vos vacances!


Pleins feux sur… les boissons de l’été !

publiée le 25 juin 2013


D’après le calendrier, l’été approche à grands pas. Même si un rapide coup d’œil par la fenêtre aurait de quoi nous laisser franchement dubitatif, on se prend à rêver de grand soleil, de chaleur, de transat et de boissons fraîches... Justement, parlons-en de ces petits rafraîchissements qui nous font de l’œil dès les premiers rayons de soleil!


Notre corps est constitué d’environ 65 % d’eau et, pour compenser notre perte hydrique journalière (respiration, transpiration, fonction urinaire), nous devons apporter à notre organisme au moins 1,5 litre d’eau chaque jour. Sans eau, nos cellules se déshydratent, nos organes fonctionnent mal. Une bonne hydratation assure le transport des nutriments et de l’oxygène mais aussi des déchets organiques. Elle est assurée par l’alimentation (d’où l’importance des végétaux) et les boissons. L’important, c’est de boire… mais pas n’importe quoi!


A éviter, le coca et toutes les boissons sucrées qui n’apportent que des calories vides à l’organisme et n’ont aucun intérêt nutritionnel sinon celui de vous rendre dépendants du sucre. N’abusez pas non plus des boissons allégées contenant de l’aspartame pauvre en calories car, malgré leur légèreté, elles entretiennent aussi l’attirance pour le sucré.


Seule boisson indispensable à la vie, l’eau devrait être la boisson de base de chaque repas car elle permet de nettoyer l’organisme. Histoire d’alterner un peu, n’hésitez pas à l’aromatiser avec quelques feuilles de menthe fraîche ou encore quelques zestes de citron bio ou d’orange bio.


Pour varier les plaisirs, vous pouvez également opter pour les jus de fruits. A vous de choisir, en fonction de vos envies, le mélange du jour. Pour cela, une centrifugeuse ou un extracteur de jus (qui présente l’avantage de ne pas ‘chauffer’ le jus) est l’outil idéal. Et pour les amateurs de smoothies (à rallonger selon le goût avec de l’eau ou un lait végétal), un blender (ou éventuellement un mixeur plongeant) fera parfaitement l’affaire. A tester: banane-lait de riz au chocolat, mmmhhh… Au rang des jus, épinglons le jus de citron pressé et ses nombreuses vertus: très riche en vitamine C, il apporte peu de fructose, est peu calorique, très tonique et désaltérant lorsqu’il fait chaud. Diluez-le avec de l’eau et, si vous le trouvez trop acide, sucrez-le avec un peu de miel ou de sirop d’agave. Pour un petit ‘kick’ supplémentaire, n’hésitez pas à rajouter un peu de gingembre râpé.


Autre possibilité encore, les tisanes. Désaltérantes, calmantes, digestives ou encore drainantes, elles offrent une large palette de variétés: de quoi satisfaire les attentes de chacun pour étancher sa soif en variant les parfums.


Enfin, si vous avez la chance d’avoir un jardin arboré, voici une recette qui pourrait vous inspirer… A consommer avec modération bien sûr (sucre oblige)!


Pour un litre de boisson aux fleurs de sureau:
1 l d'eau - 5 à 6 fleurs de sureau - 70 g de sucre de canne (une quantité qu’on pourra encore réduire avec du sirop d’agave) - 1 citron en rondelles - un filet de vinaigre blanc. Mettre les fleurs de sureau dans l'eau avec le sucre, un filet de vinaigre et le citron. Remuer. Laisser macérer une journée, filtrer et consommer très frais. Tchin-tchin!


Pleins feux sur… les aide-mémoire !

publiée le 11 juin 2013


Voici revenue la sympathique période des blocus, et avec elle, la nécessité d'ingérer des quantités importantes d'informations et surtout... de les retenir! Ah, si seulement il existait un remède miracle! Malheureusement, bosser est et reste la seule solution à ce jour. Par contre, rien n’interdit de venir en aide à nos petits neurones. Focus sur les ‘aide-mémoire’.


Comme tout l’organisme, les neurones dépendent du carburant qui leur est fourni.
Côté fruits & légumes, un seul mot d’orde: « le plein svp! ». En effet, ils contiennent de grandes quantités de vitamines et de minéraux, indispensables au cerveau. Ainsi, les vitamines B protègent les neurones et luttent contre la fatigue tant physique qu’intellectuelle. On les retrouve aussi dans les produits animaux (viande, poisson, laitages) et dans les céréales complètes. Quant à la vitamine A, qui booste les connexions neuronales, on en fera le plein grâce aux légumes à feuilles et aux légumes de couleur orange. On ajoutera de la vitamine C (qui agit également comme stimulant et favorise l’assimilation de certains minéraux) et E pour protéger les acides gras de l’oxydation, améliorant ainsi leur utilisation dans l’organisme. On les trouve dans les fruits et légumes frais. La vitamine E est aussi présente dans les poissons gras et les huiles végétales. Voilà qui tombe à pic car, pour qu’une belle machine telle que le cerveau tourne bien, il faut que les rouages soient bien huilés: (petits) poissons gras, huiles végétales crues, avocat, noix, amandes viendront habilement apporter les acides gras indispensables. Côté protéines, on optera en alternance pour des œufs, de la viande (canard, caille p.ex.), du poisson ou encore des légumineuses.


Par ailleurs, nos neurones sont très gourmands en glucides. On les choisira de préférence complexes plutôt que simples. Leur structure plus compliquée (d’où leur nom) assure une transformation plus lente dans l'organisme, permettant ainsi une diffusion plus longue de l'énergie. Contrairement aux glucides simples, très rapidement digérés et transformés en énergie qui est brûlée aussitôt, laissant l'impression 'd'avoir les batteries à plat'... On ajoutera donc dans le caddie céréales, féculents et légumes secs.


Si l'on a du mal à pointer précisément les aliments qui boostent la mémoire, on connaît très bien, en revanche, ceux qui sont nocifs. Exit donc le café (et la caféine en général) qui, même s'il donne l'impression de réveiller, est en réalité facteur de stress, ennemi de la mémoire s'il en est. Idem pour le tabac qui prive le cerveau d'une partie de son oxygène, ce qui n’aide pas pour réfléchir...
Voilà qui m’amène à parler des autres amis du cerveau: l’hydratation, le sommeil et le sport. Vous le savez, le corps humain est composé essentiellement d'eau et le cerveau n’y fait pas exception. Lorsqu'elle vient à manquer, toute la machine s'enraye, cerveau compris. D’où l’importance de boire régulièrement de l’eau (et non de l’alcool, diurétique et déshydratant qui, à fortes doses, endommage les neurones). Le sport contribue à améliorer l'oxygénation du cerveau et à stimuler le réseau de communication interneuronale. Quant au sommeil, il permet de récupérer tout en consolidant les informations emmagasinées la journée.


En conclusion, dormez bien, oxygénez-vous, buvez de l’eau et mangez varié…


Ah oui, n’oubliez pas d’étudier quand même! Bonne m… !


Pleins feux sur… La Fabrique à menus !

publiée le 28 mai 2013


Peut-être en avez-vous entendu parler: le 15 avril dernier, l’INPES (Institut français de prévention et d’éducation pour la santé) a lancé une nouvelle application permettant de composer des menus sains, équilibrés, respectant les saisons. Le nom de ce concept? La fabrique à menus. De quoi s’agit-il exactement? A qui s’adresse-t-il? Quels en sont les points positifs? Autant de questions que je vous propose d’aborder aujourd'hui.


Dès les premiers clics, il apparaît évident que le site s’adresse à M. & Mme Tout-le-Monde, du pressé qui n’a pas nécessairement envie de passer des heures en cuisine à la mère de famille en panne d'idées à la fin de la semaine. L’objectif est de permettre d’instaurer des menus variés tout en équilibrant son alimentation. Par ailleurs, prévoir à l'avance ses menus permet de préparer une liste de courses, de gagner ainsi du temps lors des achats et surtout d’éviter d’être tenté par autre chose, ce qui n’est parfois pas plus mal.


Concrètement, après avoir précisé le nombre de convives, le type de repas (entrée – plat – dessert ou plat – dessert), le temps dont vous disposez (option: ‘repas express’, c.-à-d. prêt en 20 minutes chrono) et indiqué la durée pour laquelle vous souhaitez des propositions de menus (de 2 à 7 jours), l'application vous sort toute une série de menus (pour le déjeuner et le dîner). Si vous souhaitez modifier une proposition, il vous suffit d’indiquer que vous avez ‘envie d’autre chose’. Ensuite, il ne vous reste qu’à imprimer la liste des courses qui s'y rapporte et le tour est joué. Super simple, il faut l’avouer…


Parmi les points positifs, soulignons le choix de légumes et de fruits de saison (un calendrier des produits de saison est d’ailleurs disponible) et la variété des menus proposés. J’ai souri devant la possibilité de modifier le nombre de convives d’un jour à l’autre, ce qui vient parfois bien à point quand on a, comme moi, des enfants en vadrouille ou qui ramènent l’un ou l’autre, même si c’est le genre de chose que je sais rarement plus de 3h à l’avance; donc en l’occurrence, ça ne va pas m’aider beaucoup pour l’élaboration des menus d’une semaine.


Par ailleurs, si l’application permet d’activer l’option ‘sans porc’, il est très dommage qu’elle ne propose pas d’opter pour le ‘sans gluten’, ‘spécial diabétique’ ou encore ‘sans produits laitiers’, des problèmes qui touchent une partie toujours plus importante de la population. Ici, on est clairement dans les recommandations ‘3 (voire 4) produits laitiers par jour’ (d’ailleurs repris dans la liste des 9 repères du programme national nutrition santé… là, j’avoue qu’un cri d’horreur m’a échappé!) ainsi que du pain à tous les repas (cocorico, nous sommes au pays de la baguette!). Exactement ce que l’on essaie d’éviter dès que les allergies et autres problèmes intestinaux pointent le bout du nez. De la même manière, alors qu’il est possible d’opter pour un plat avec entrée ou non, il n'est pas possible de faire de même pour le dessert. Difficile dès lors de convaincre qu’il n’est pas indispensable de terminer un repas par une note sucrée.


Les amateurs de technologie apprécieront probablement que l’application soit disponible pour i-phone et autres Android, pratique au moment de faire vos courses.


http://www.mangerbouger.fr/bien-manger/la-fabrique-a-menus.html, une idée innovante, pratique et qui peut être utile lorsque l’on est en panne d’inspiration. Espérons juste qu’une version 2 vienne rapidement lui apporter les filtres manquants.


Pleins feux sur… le vin !

publiée le 7 mai 2013


Certains messieurs, lecteurs attentifs de ma chronique, rouspètent un peu: « Quoi? J’ai osé critiquer les BBQ et même les repas d’affaires? Mais à ce rythme-là, que nous reste-t-il alors? Du pain sec et de l’eau? » Bien loin de moi cette idée! D’ailleurs, ceux qui me connaissent un peu savent bien qu’à la maison, le repas en famille ou entre amis revêt toujours une importance toute particulière… Alors, puisque c'est bientôt votre fête, chers papas, je vous propose de plonger dans un sujet aux arômes parfumés ou floraux, boisés ou minéraux. Aujourd’hui, messieurs, je lève mon verre à votre santé!


Avec une moyenne de 70 kcal par verre, le vin – qu’il soit rouge, blanc ou rosé - présente-t-il un intérêt ou un danger pour la santé et le poids? Faut-il le bannir de table ou de sa vie sociale? Pour répondre à ces questions, on va se la jouer façon avocat de la défense tout d’abord…


Tout est parti d’un constat: malgré une alimentation riche en graisses saturées, les Français ont moins de maladies coronariennes que leurs voisins des pays nordiques ou des Etats-Unis. C’est le fameux French paradox. Selon une récente étude publiée dans le New England Journal of Medicine, l'effet antiradicalaire recherché par le régime méditerranéen est présent uniquement si le vin rouge fait partie intégrante du régime et est consommé au cours du repas, un résultat qu’il conviendra bien entendu de reproduire dans d’autres études à plus grande échelle. Côté antiradicalaire, saluons les polyphénols du raisin qui, associés à l’alcool issu de la fermentation, confèrent au vin des vertus intéressantes, en particulier pour le système cardiovasculaire. La combinaison des deux a des effets vasodilatateurs, anti-agrégeants et anti-oxydants. Parmi ces polyphénols, le resvératrol suscite un intérêt énorme pour la santé. En laboratoire, il bloquerait la prolifération des cellules malignes dans certains cancers chez la souris. Et, in vitro, il ralentirait la mort cellulaire dans les maladies neurodégénératives de type Alzheimer. Dans le vin, les teneurs en resvératrol varient selon le cépage notamment, le vin rouge en contenant le plus, car il fermente avec la peau du raisin, là où se concentre le resvératrol.


Place maintenant à l’accusation…
Tout le monde le sait, l’alcool consommé en excès peut mener à la dépendance et, selon les statistiques, il serait impliqué dans 30 % des accidents mortels sur la route. De nombreuses études ont montré que, même en faible quantité, il augmente le risque de cancers (bouche, œsophage, foie…), une affirmation à nuancer pour le vin rouge pour lequel une consommation modérée et régulière serait associée à une diminution du risque de mortalité par cancers. Une chose est sûre, tous les alcools sont toxiques pour le fœtus. Futures mamans, c’est donc le moment d’opter pour les cocktails sans alcool! Parmi les autres ‘trouble-fêtes’, mentionnons également le dioxyde de soufre (SO2), additif chimique qui aide à la conservation du vin, qui peut déclencher des manifestations d’intolérance (maux de tête, nez qui coule, démangeaisons…). Ou encore, les pesticides, souvent utilisés pour lutter contre les maladies de la vigne et soupçonnés d’être cancérogènes et toxiques pour la reproduction et le système nerveux. Les vignobles consomment 20 % des produits phytosanitaires alors qu’ils ne représentent que 3 % de la surface agricole. Fatalement, on en retrouve la trace dans le vin… sauf dans le bio!


D’ailleurs, parlons-en du bio! En moyenne, votre bouteille contient les résidus de quatre pesticides différents, c’est du moins ce que démontre une étude de 2008 coordonnée par Pesticide Action Network Europe menée en France, en Allemagne et en Autriche. Quarante vins ont été testés dans ces trois pays, trente-quatre vins conventionnels et six vins bio. Tous les vins conventionnels contiennent des résidus de pesticides dont certains sont cancérigènes possibles ou probables, toxiques pour la reproduction, perturbateurs sur le plan endocrinien ou neurotoxiques! Seul vin exempt de tout soupçon: le vin bio! Précisons-le de suite: ce n’est pas le vin qui est bio, mais le raisin dont il est issu. Il n’existe pas, pour l’instant, de cahier des charges fixant des règles de vinification. Les vins Demeter et Biodyvin respectent des normes privées, basées sur les principes de la biodynamie. Si tout le monde est d’accord pour dire qu’il y a d’excellents vins conventionnels et de mauvais vins bios et biodynamiques, les avis divergent sur une hypothétique supériorité générale des vins biodynamiques sur les conventionnels et sur les vins bios, pourtant, selon Pierre Guigui, auteur du guide Gault et Millau des vins 2009, « les vins bio représentent moins de 2 % du total de la production, mais ils sont en tête de classement dans tous les guides ».


En conclusion de cette plaidoirie, on pourrait avancer que la balance bénéfice/risque penche en faveur du vin. Sans aller jusqu’à recommander de se mettre à la boisson, on peut dire qu’on tire le meilleur parti du vin lorsqu’il est rouge, si possible bio, et surtout, consommé à doses raisonnables! L’Organisation mondiale de la santé considère qu’au-delà de deux verres de 10 centilitres par jour pour une femme, trois verres pour un homme, les effets négatifs l’emportent. Donc, buvez peu, buvez bien et sachez savourer chaque gorgée. Tchin-tchin!


Pleins feux sur… les fleurs !

publiée le 23 avril 2013


Plus que quelques fois dormir et les mamans seront à la fête… Vive les mignons petits poèmes qui font chavirer le cœur et monter les larmes aux yeux, les bouquets de fleurs cueillis à la hâte dans le jardin ou dans les champs et les colliers en petites pâtes, quand ce n’est pas en coquillages… Vous souriez, ça vous rappelle quelque chose, pas vrai? Pour les plus grands, à condition de casser un peu leur tirelire, on aura peut-être droit - en plus du super gros bisou du jour (perso, j’adooore, j’en veux bien un deuxième ☺) - à une rose ou même un beau bouquet (mais non mes amours, je n’essaie pas de faire passer un message… enfin, quoique ☺). Aujourd’hui, moi, le bouquet, j’ai bien envie de l’offrir dans l’assiette... C'est parti!


Pour commencer, je verrais bien une crème Dubarry à ma façon: je cuis d’abord chou-fleur et oignon à la vapeur avant de les mixer avec un bouillon de légumes que je ponctue d’une belle cuillère à soupe de purée d’amandes blanches pour l’onctuosité (et hop, voilà contournée la question des produits laitiers!). Pour la déco, je rajoute au moment de servir quelques morceaux de chou-fleur pour donner à mâcher et je parsème de ciboulette ciselée et de ses petites clochettes bleutées.


Ensuite, que diriez-vous d’une petite salade thaï où se retrouveraient pêle-mêle de la salade finement ciselée, des graines germées ou du cresson, des asperges crues en lamelles, une carotte râpée, des mange-tout émincés, le tout surmonté de quelques belles tranches de bœuf juste cuit comme il faut et assaisonné d'une sauce soja-sésame-nuoc nam? Au moment de dresser sur assiette, une jolie fleur de capucine viendrait apporter une belle touche de couleur et quelques graines de sésame disposées comme des points de suspension inviteraient à découvrir la suite.


Pour le plat, j’irais sur un beau bar sauvage trouvé chez mon poissonnier. Il devrait faire merveille cuit à la vapeur, juste assaisonné de gros sel et de paillettes d'algues. Pour l’accompagner, j’ai bien envie de préparer une caponata qui jouerait les duettistes avec un couscous aux fleurs. Ce mélange tout prêt qui associe à la semoule fleurs (hibiscus, rose de Damas, bleuet, lavande) et paillettes d'huiles essentielles d'agrumes est un vrai régal. Vite prêt, il est apprécié du plus petit au plus grand et sera du plus bel effet, présenté en tourelle sur l’assiette.


Pour le dessert, je tenterais bien un sorbet à la lavande, dont un brin élégamment disposé inviterait aux vacances, rappellant les senteurs de la Provence et ses criquets. Mais si vous voulez accompagner de fleurs vos salades de fruits, mousses ou gâteaux, la pensée, la violette, la mauve et le coquelicot devraient faire merveille également.


Pour conclure, je verrais bien une tisane de fleurs de sureau agrémentée d’une rondelle de citron. Et s’il faut (vraiment) y apporter une touche de sucre, pourquoi ne pas rajouter un peu de sirop de pissenlit?


Mmmmmhhhh, et bien maintenant, il ne reste plus qu'à goûter et à souhaiter "bonne fête maman!"


Pleins feux sur… les protéines végétales !

publiée le 8 avril 2013


Pour ne rien avoir entendu des divers scandales alimentaires qui ont émaillé toutes les conversations ces dernières semaines, il faut probablement avoir vécu en ermite, sans aucune connexion avec le monde extérieur. Les réseaux sociaux n’ont pas été en reste, relayant avec parfois beaucoup d’humour le scandale de certaines lasagnes à la viande de cheval ou celui des boulettes retirées de la vente par ce géant suédois du ‘meuble en kit’. Et si nous profitions de ces ‘désordres’ du côté des protéines animales pour nous intéresser d’un peu plus près aux protéines végétales?


Pour commencer, un petit détour s’impose du côté de la biologie. Eléments indispensables au fonctionnement de l’organisme, les protéines interviennent dans la formation osseuse et dans la constitution et le maintien de la masse musculaire. Elles participent également à la défense de l’organisme. Enfin, elles se révèlent bénéfiques pour les ongles et cheveux, qui gagnent en vitalité et en force. Une protéine est une grande molécule formée de l'union en chaîne de plus petites, les acides aminés. Si une protéine était un train, les acides aminés en seraient donc les wagons. Toutes les protéines sont construites à partir de 20 acides aminés différents. 8 d’entre eux, les acides aminés dits essentiels, ne peuvent être synthétisés par l'organisme alors qu’ils sont essentiels à sa croissance et son entretien. Il nous faut donc les trouver dans notre alimentation.


Si chacun sait que les protéines animales se retrouvent - comme leur nom l’indique - dans la viande, la volaille, les charcuteries, les abats, les œufs, les produits laitiers ou encore les poissons, crustacés et coquillages, les sources de protéines végétales sont souvent moins connues. On trouve dans leurs rangs les légumineuses (lentilles, haricots blancs et verts, pois chiches, fèves, pois cassés, soja…), les céréales (blé, avoine, maïs, millet, orge, seigle, sarrasin, quinoa, riz, épeautre), les noix (amandes, noix, cacahuètes, noisettes, pignons de pin, pistaches), mais aussi les graines (colza, sésame, tournesol, arachide, citrouille, lin, courges, melon…) ou encore les algues.


Si les qualités nutritionnelles des protéines animales sont excellentes car elles contiennent en général tous les acides aminés indispensables, elles apportent également beaucoup de lipides (ce qu’on appelle les graisses cachées) et du cholestérol. En outre, elles sont riches en déchets (urée, acide urique) dont l’accumulation peut être nuisible à la santé et seraient à l’origine de nombreuses maladies cardio-vasculaires et de certains cas d’obésité.


Dans ce contexte, les aliments riches en protéines végétales peuvent s’avérer une bonne alternative car ils contiennent également des glucides complexes et des fibres. Les premiers apportent de l’énergie, les seconds facilitent le transit intestinal. En outre, les protéines végétales offrent une excellente source de vitamines, de minéraux, de bons glucides, de fibres alimentaires et d'antioxydants. Malheureusement, aucune source de protéines végétales (à l’exception du soja) ne peut à elle seule couvrir tous nos besoins: il manque aux légumineuses la méthionine et aux céréales la lysine… c’est donc dans l'association des deux que se trouvera l’équilibre, si important à notre corps.


Mais comment les utiliser pensez-vous? De petites touches régulières devraient pouvoir vous aider à les intégrer petit à petit dans votre alimentation. Pourquoi ne pas rajouter une poignée de lentilles dans vos soupes maison avant de les mixer, utiliser certaines légumineuses sous forme de farine, manière pratique d’apporter de la variété dans leur consommation, tester les flocons de céréales en galettes avec quelques herbes aromatiques ou légumes, tenter un risotto d’orge aux algues, se hasarder au tofu soyeux en soupe miso ou même, soyons fous, en mousse au chocolat? Je vous sens encore un rien hésitant et pourtant, voilà une magnifique occasion d’ouvrir nos esprits à ‘autre chose’, d’être gourmand de nouveautés, d'ouvrir les portes de nos armoires et d’y apporter un zeste d’innovation! Le sujet vous intéresse mais les idées vous fuient? N’hésitez pas à consulter le site de Valérie Cupillard http://biogourmand.com/ qui fourmille de suggestions. Et si vous êtes comme Saint Thomas et préférez goûter d’abord, n’hésitez pas à m'envoyer un mail à info@saveurs-essences.be, je vous ferai parvenir les dates de mes prochains ateliers dès qu'elles seront connues.


D'ici là, à vos fourchettes!


Mmmmmhhhh, et bien maintenant, il ne reste plus qu'à goûter et à souhaiter "bonne fête maman!"


Pleins feux sur… la sève de bouleau !

publiée le 26 mars 2013


Youpiiiee! La météo nous annonce un temps plus printanier, ensoleillé même (et nous, bien sûr, on ne demande qu’à le croire) et la fin des gelées nocturnes. Il est temps de sortir les foreuses! Oups… là, le raccourci a été plutôt rapide je vous l’accorde. Je reprends...


Pour rester en bonne santé, le corps doit en permanence éliminer les toxiques (polluants apportés de l’extérieur) et les toxines engendrées par son activité propre (digestion, renouvellement cellulaire permanent). Pour cela, le corps est pourvu d’émonctoires qui jouent un rôle de filtres épurateurs: foie et intestin, rein, poumon et peau. Mais alimentation dénaturée, inadaptée ou excessive, sédentarité, pollution et stress impactent l’activité de tous ces émonctoires et ce processus de « nettoyage » s’essouffle. S’ensuivent un encrassement et un ralentissement métabolique particulièrement perceptibles à la sortie de l’hiver avec, comme premier symptôme, la fatigue souvent ressentie à cette période. A l’instar de la ménagère qui entame son grand nettoyage de printemps, le moment est donc venu de faire le ménage en nous. Pour cela, deux grandes règles: éliminer les sources d’intoxication et stimuler les fonctions d’élimination naturelles.


Pour éliminer les sources d’intoxication, chouchoutons notre organisme: c’est le moment ou jamais d'opter pour une alimentation légère et équilibrée, un mode de vie plus sain avec des plages d’exercice physique et d’oxygénation quotidiennes (vive la marche à pied!) et de belles périodes de repos (ne dit-on pas que le sommeil est 'réparateur'?). Au menu, fruits et légumes à volonté (peu caloriques, ils sont rassasiants, bourrés d’antioxydants et riches en fibres qui facilitent la digestion). Exit les aliments trop riches en graisses ou en sucres simples (en particulier les aliments industriels), on se tourne vers de bonnes huiles crues en assaisonnement de salades et vers les poissons gras (sardine, maquereau, saumon, thon). Et pour parfaire la touche de couleur, on ajoute pêle-mêle des herbes aromatiques aux vertus détoxifiantes.


Parmi les nombreux moyens de stimuler les fonctions d’élimination naturelles, épinglons le jus de citron dans un grand verre d’eau qui, pris au saut du lit, stimule l’activité rénale mais également les eaux, tisanes, bouillons de légumes, le thé vert ainsi que… la sève de bouleau. Récoltée exclusivement au printemps (juste avant la pousse des bourgeons), la sève de bouleau nettoie l’organisme des déchets accumulés. Elle est réputée pour ses vertus reminéralisantes: en effet, par son passage dans l’arbre, la sève de bouleau est dynamisée et se charge en minéraux et en oligo-éléments. Cette eau biologique vivante va régénérer l’organisme.
Le principe est simple: à l’aide d’une foreuse (justement celle dont je vous parlais plus haut), on fore un trou de faible diamètre (5 mm) dans le tronc de l’arbre, sur 5 à 8 cm de profondeur, selon la taille du tronc. On insère dans le trou un tuyau de plastique souple (comme celui qu’on utilise pour les cathéters, vous voyez?) dont l’autre extrémité plonge dans le bouchon perforé d’une bouteille (de préférence en verre, pour éviter les échanges avec le plastique sous l'effet du soleil). Avant cela, il se murmure dans les milieux avertis qu’il est de bon ton de demander à l’arbre sa permission… qu’on y croit ou non, un peu de politesse n’a jamais fait de tort à personne! ☺
Il ne reste plus qu’à récolter (1 à 3 litres par jour). Aucun risque d’épuiser l’arbre, il ne vous donnera que ce dont il n’a pas besoin. La sève récoltée près du sol (+/- 0,80m) est dite minérale et apportera plus de bienfaits que si elle est récoltée à 2 m de hauteur. A l’état frais, la sève de bouleau est limpide et claire, avant de devenir trouble. Cette modification normale est due à la formation naturelle de maléate de calcium et de phosphate calcique. Sa faible teneur en sucre provoque une fermentation qui rend l’eau acidulée. Pour ralentir ce phénomène, on conservera la sève au réfrigérateur pendant toute la durée de la cure. Il est également possible de bloquer la réaction chimique par l’adjonction de clous de girofle ou d’alcool (il existe dans le commerce des mélanges ‘tout prêt’, alcoolisés et parfois même enrichis, mais là, je me limite à la nature à l’état brut). On conseille de faire des cures de 21 jours de sève pure, à raison d’un verre par jour (on commence par une petite dose qu’on augmente au fil des jours), le matin, à jeun.


Pour terminer, pas question d’oublier de soigner l’arbre: après le prélèvement, on rebouchera à l'aide d'une cheville de bois de diamètre un peu supérieur, extraite d’une branche de l’arbre, ou d’un morceau de bouchon de liège qu’il suffit de chasser dans le trou de forage. Voilà un bien beau cadeau que nous offre la nature pour nous faire du bien… Alors, si vous avez la chance d’avoir un jardin arboré, au bouleau!


Pleins feux sur… le pamplemousse !

publiée le 6 mars 2013


Qui ne connaît ce fruit qui orne tous les étals en cette période? Consommé idéalement de décembre à mai, le pamplemousse est intéressant à bien des égards. Mais comme souvent, toute bonne chose a son revers… Faisons le point!


Reconnaissable à sa peau lisse et brillante, jaune ou rosée, et à sa chair plus ou moins amère, le pamplemousse est l’allié des cuisiniers: préparé en jus, en entrée, dans des plats cuisinés ou encore en desserts, il est de toutes les fêtes. Mais au-delà de sa dégustation culinaire, cet agrume possède des propriétés nutritives et médicinales extrêmement bénéfiques pour l’organisme.


Réputé pour sa haute teneur en vitamine C qui protège contre les infections et vient à point nommé en cette période de rhumes et autres joyeusetés de l’hiver, le pamplemousse renforce le système immunitaire et aide l’organisme à se battre. Par ailleurs, sa richesse en flavonoïdes conférerait au jus et à la pulpe du pamplemousse un potentiel anticancérigène. Associés à la vitamine C, les flavonoïdes offrent à cet agrume de remarquables vertus antiseptiques. Côté vitamines, on note encore qu'il est une source de vitamine A (impliquée dans la croissance et la vision) et B. Côté minéraux et oligo-éléments, il est riche en potassium (qui diminue la pression artérielle et joue un rôle dans la prévention des maladies cardio-vasculaires), magnésium, calcium (primordial pour la qualité des os), cuivre et fer, un antifatigue reconnu. Des tests récents ont même montré l’efficacité de l’extrait de pépins de pamplemousse contre certaines maladies virulentes touchant la peau et les muqueuses.


Autre aspect non négligeable, le pamplemousse est très peu calorique (60 calories pour 100 grammes), ne contient ni lipide, ni sodium, ni cholestérol. Il présente un indice glycémique modéré et un fort indice de satiété, ce qui en fait un allié idéal pour qui souhaite voir la balance infléchir sa courbe. En outre, il contient des fibres solubles, dont la pectine, qui favorise le transit et diminue l'absorption intestinale du cholestérol. Rien que du bon donc, ou presque...


Là où le bât blesse, c’est que la consommation de pamplemousse, de jus ou d’extrait de pépins de pamplemousse peut entraîner une augmentation ou, moins fréquemment, une diminution des effets de certains médicaments. Je vous résume: lorsque l’on avale un médicament, celui-ci passe dans le sang puis il est utilisé par l’organisme: des enzymes vont ‘digérer’ le médicament pour le transformer en substances utilisables par les cellules, avant de rejeter les déchets par les urines.
Le problème est que le pamplemousse contient des produits actifs (les furanocoumarines) qui bloquent de façon irréversible un de nos enzymes, le cytochrome P450 3A4 - ou CYP3A4 de son petit nom (précisément celui qui sert à assimiler de nombreux médicaments). Il en résulte une augmentation de leur concentration dans le sang, pouvant ainsi causer des réactions indésirables graves, parfois mortelles. Nombreux sont les médicaments susceptibles d’être concernés par cette interaction: ils traitent le cancer, la dépression, l’hypercholestérolémie, l’hypertension artérielle, les reflux gastro-intestinaux ou encore les problèmes cardiaques. Dans certains cas, la consommation de 250 ml de jus peut entraîner des effets qui peuvent persister durant 3 jours ou davantage.


Mais alors me direz-vous? Si vous ne prenez aucun médicament, pas de problème, aucune raison de vous priver de ce fruit délicieux. Si vous prenez des médicaments, vous n’êtes pas pour autant forcé d'arrêter le pamplemousse (mais vous pouvez vous tourner sans souci vers d’autres agrumes). En effet, le risque ne concerne que les médicaments pris oralement et métabolisés par l'enzyme CYP3A4. En cas de doute, je ne saurais que trop vous conseiller de lire attentivement la notice (elle est même faite pour ça ☺!) ou de demander conseil à votre médecin ou pharmacien. Un consommateur averti en vaut deux!


Si vous souhaitez obtenir une liste des médicaments concernés, n’hésitez pas à me contacter par mail à info@saveurs-essences.be ou à me retrouver sur la page FB Des Saveurs et d’Essences, je me ferai un plaisir de vous la faire parvenir.


Pleins feux sur… le ventre !

publiée le 3 février 2013


Petit bidou, bedaine, gros bedon, petit bouddha, bide, estomac, panse ou encore abdos surgonflés (si si, on entend de tout! ☺), les dénominations sont nombreuses pour désigner cette partie de notre anatomie. Que ce soit la petite fille désespérée de garder son ‘gros ventre de bébé’, la future mère de famille à l’affût de la première vergeture ou le quarantenaire qui voit s’arrondir ses coussinets d’amour, on ne peut pas vraiment dire que notre centre de gravité soit le cadet de nos soucis. Pour autant, nous préoccupons-nous vraiment de ce qui se passe ‘à l’intérieur’? Après les orgies de fin (et de début) d’année, il serait peut-être bon de s’inquiéter un peu de nos intestins…


Le tube digestif d'un adulte s'étend sur environ 8 m de la bouche à l'anus tandis que la surface d’absorption de l'intestin est estimée à environ 200 m2, soit à peu près la surface d'un court de tennis. Pas mal pour un organe qu'on a trop tendance à oublier, à considérer comme un long tube au fonctionnement mystérieux, voire même à ranger du côté des tabous. Evidemment, si au lieu de demander à quelqu'un comment il va et obtenir une réponse pour le moins évasive du style 'bien et toi?', vous lui demandiez tout de go ‘comment sont tes selles?' 'Pas trop ballonné aujourd'hui?', on vous regarderait certainement de travers... C’est pourtant la question qu’il conviendrait de se poser car l’état de cet organe est particulièrement révélateur de notre santé (physique mais aussi mentale) et quand les intestins ne fonctionnent pas bien, c’est tout le corps qui trinque.
La fonction de l’intestin est essentiellement de participer à la digestion des aliments et d’assurer une absorption sélective par l’organisme des substances digérées. Sa flore bactérienne, extrêmement abondante, vit normalement en symbiose avec "l'hôte" humain. Elle joue un rôle essentiel dans l’organisme: elle participe au bon fonctionnement du système immunitaire, protège le tube digestif et l’organisme contre l’implantation et la multiplication de bactéries potentiellement dangereuses, participe à la synthèse de certaines vitamines et peut neutraliser certaines substances toxiques, les toxines, fabriquées par les germes à l’origine d’infections intestinales. A lui seul, notre intestin représente 85% de notre immunité. On comprend dès lors l'importance d'une flore intestinale suffisante et adaptée à ces fonctions.
Cependant, plusieurs facteurs peuvent déstabiliser la flore intestinale: les traitements médicamenteux, les germes infectieux, les modifications du transit mais aussi, entre autres, le déséquilibre alimentaire, l’hygiène de vie ou encore le stress. On s’accorde aujourd'hui à dire qu'un déséquilibre de cette flore pourrait contribuer à une sensibilité accrue aux infections, aux troubles digestifs et aux allergies alimentaires.


L’intestin grêle est l’un des premiers organes à subir l’agression d’aliments inappropriés dans leur composition: trop sucrés, acides, salés ou encore une alimentation riche en molécules non appropriées pour l'organisme (gluten ou protéines de lait animal pour ne citer qu’eux). Dès lors, la muqueuse de l’intestin – qui dans son état ‘normal’ est imperméable - est agressée et devient poreuse, laissant passer des macromolécules que le corps ne parvient pas à gérer. Ces aliments inappropriés et intrus créent des anticorps dans le sang et seront responsables de l’apparition de maladies chroniques.
Il est donc grand temps de se mettre un peu plus à l’écoute de son corps, de s’inquiéter de l’état de ses selles (qui doivent être bien moulées, ni molles, ni plates) et d’arrêter de considérer comme ‘normaux’ les maux de ventre, ballonnements, gargouillis et autres gaz. Grand temps aussi de s’inquiéter de ce que l’on mange, de ce qui nourrit ces bactéries intestinales qui nous protègent… Grand temps de s’intéresser vraiment à ce qui se passe ‘dedans’.


Il est grand temps, mais il n’est jamais trop tard! ☺


Pleins feux sur… les réseaux sociaux !

publiée le 22 janvier 2013


Fin novembre dernier, le Journal of Consumer Research publiait une étude de la Columbia University et de la Pittsburgh University relative aux réseaux sociaux. Objectif de l’étude: évaluer les effets de la pratique des médias sociaux avec des amis proches sur l'estime et la maîtrise de soi et, dans le cas d’une baisse de « self-control », voir quel en était l’impact sur les choix alimentaires.
Leur conclusion est sans appel: les réseaux sociaux sont des facteurs de troubles du comportement alimentaire!


Je ne vous apprends rien: on risque moins de grossir en faisant du sport qu’en restant à traîner sur Facebook ou autre Tweeter. Par contre, ce qui est plus nouveau, c’est qu’outre les nombreuses heures passées devant l’écran, un autre facteur viendrait renforcer ce phénomène: celui de la confiance en soi. Ainsi, si surfer sur un réseau social renforce l'estime de soi (poster des expériences positives a un effet plus positif sur le renforcement de l’estime de soi), ce renforcement de l'estime de soi pourrait avoir un effet néfaste sur la maîtrise de soi.


Concrètement, cela se traduit par des comportements plus négligents, de mauvaises habitudes alimentaires, comme le « snacking » ou encore le non-respect des horaires des différents repères de la journée. La tendance aux multiples collations serait ainsi largement répandue parmi les surfeurs assidus. Une pratique intense du réseautage social avec de proches contacts sociaux est également associée à un IMC plus élevé et pourrait également encourager d’autres comportements comme la boulimie et l’anorexie, affirment les chercheurs.


Si 29% des consommateurs en ligne avouent surfer sur les réseaux sociaux pendant qu’ils déjeunent, ce pourcentage monte jusqu’à 47% chez les 18-32 ans. Des chiffres qui ne manquent pas d’interpeller. En effet, si manger seul sur un coin de table n’a rien de particulièrement réjouissant, ce n’est pas pour autant que l’ordi doit devenir notre meilleur ami. Je m’explique: regarder la télévision ou être actif sur Internet stimule le système sympathique, nous amenant à être attentif, vigilant, en d’autres termes, à rester en alerte. Par contre, pour profiter au mieux de son repas et favoriser la digestion, notre corps a besoin que soit stimulé le système parasympathique. Il suffit de penser au lion se repaissant de son antilope, il est clair qu’il est plus tranquille que lorsqu’il lui faisait la chasse une heure plus tôt! Nul besoin de vous faire un petit dessin pour comprendre que la guéguerre que se livrent nos deux systèmes à l'heure du repas est absolument déconseillée si nous voulons tirer un quelconque bénéfice de ce que nous mangeons. Rien d’étonnant non plus dès lors à ce que l’internaute qui vient d’achever son repas ait la sensation de ne pas avoir mangé, la dernière bouchée à peine avalée…


Par ailleurs, Internet semble largement plébiscité lorsqu’il s’agit de chercher une recette ou des avis sur un restaurant. On choisirait donc de plus en plus souvent les recettes, les nouveaux produits à tester et le dernier restaurant à découvrir en fonction de ce que nos « amis » postent sur les réseaux sociaux. Moralité: choisissez bien vos ‘amis’, surfez moins et mangez mieux!


Bon appétit!


Pleins feux sur… les tisanes !

publiée le 8 janvier 2013


A l’heure où j’écris ces lignes, chacun se prépare à fêter dignement les réveillons… Partout, on nous parle de foie gras, de dinde farcie, d'huîtres ou de Saint-Jacques, quand ce n’est pas de gibier et de sauces. Et ces messieurs de chercher le vin qui accompagnera le mieux toute cette abondance de nourriture... Un calendrier de festivités qui pousse à s’interroger sur les méandres par lesquels mon esprit a vagabondé pour en arriver aux tisanes, à moins que justement… ;-)


Même si nos voisins d’Outre-Manche, réputés être des « buveurs d’eau chaude avec un nuage de lait », l’appellent herbal tea, la tisane n’est pas un thé. Alors qu'à l'origine, le thé est à base de feuilles de plantes, les tisane, infusion et décoction incluent également des racines, bois, fleurs, fruits ou encore des baies que l'on fait infuser, bouillir ou macérer. Si le terme ‘tisane’ est plutôt générique, il regroupe des réalités assez différentes. Ainsi, pour une infusion, on verse de l'eau chaude sur le végétal (surtout fleurs et feuilles), puis on le laisse tremper pendant quelques minutes pour que les vertus et saveurs des plantes puissent pleinement s’exprimer. Entre autres exemples, on peut faire infuser la verveine, le tilleul, la badiane ou encore le thym.
La décoction consiste à faire bouillir pendant 10 minutes dans de l'eau les plantes séchées ou fraîches (surtout racines et tiges) coupées en petits morceaux. On peut ainsi faire une décoction de queues de cerises, de prêles… La décoction contient toujours une plus grande quantité de principes actifs de la plante que l'infusion. Pour préserver les principes actifs de certaines plantes médicinales qui ne supportent pas la chaleur, on fera macérer la plante dans l'eau froide plusieurs heures. On pourra ainsi parfumer de l'eau à la menthe, à la mélisse, au citron ou encore à l'orange.... Quelle que soit l’option choisie, la préparation, une fois prête, doit être filtrée avant d’être bue. On peut éventuellement l’adoucir avec un peu de miel ou de sucre.


Habituellement considérée comme un remède de grand-mère, la tisane a pourtant des vertus non négligeables, en fonction des plantes infusées. Outre le côté réchauffant qu’elles ont en commun, les infusions n'ont pas toutes les mêmes effets: aux vertus antioxydantes ou astringeantes de certaines, d’autres répondent par une action stimulante, défatigante ou encore digestive. Au rang des grands classiques, la menthe est tout indiquée après un repas copieux. Utilisée en cas de nausées dues à une mauvaise digestion, de ballonnements, de crampes d'estomac et de coliques, elle sert aussi en cas de maux de tête et de migraines. Les infusions de tilleul, de verveine et de passiflore sont considérées comme les alliées d'un sommeil réparateur. Idem pour l’infusion de fleurs de camomille qui offre une boisson calmante et sédative pouvant aider à combattre l’insomnie. Après le repas, elle favorise la digestion. Utile en cas de nausée, de vomissement ou de maux d’estomac provoqués par le transport, le gingembre facilite la digestion. En cas de rhume, on fera mijoter un morceau de gingembre frais pendant 10 à 15 minutes auquel on ajoutera du jus de citron frais et du miel pour mieux combattre les germes. Le rooibos quant à lui offre une tisane d’un rouge profond et est riche en vitamine C et en minéraux.
Quant à la mélisse, idéale pour lutter contre les coups de blues de l’hiver, elle prévient les cauchemars si elle est prise avant d’aller au lit. On peut la servir comme un thé glacé et l’assaisonner de citron ou d’un peu de miel.


En infusion, le Chardon-Marie ou le pissenlit sont des nettoyants légers pour le foie.
Certaines de ces plantes ayant des effets relaxants, favorisant la digestion et le sommeil, on aura tendance à les consommer en fin de soirée. Il n’empêche qu’on peut les boire tout au long de la journée sans pour autant perdre de vue que les tisanes ont des vertus drainantes. Si l’on veut profiter d’une belle nuit ininterrompue, on veillera donc à éviter d’en boire trop en fin d’après-midi. Par ailleurs, comme toutes les substances actives, utilisées en très grandes quantités, les tisanes pourraient avoir des effets secondaires. Avant de débuter une ‘tisanothérapie’, il est donc recommandé de consulter un spécialiste qui prescrira les plantes les plus adaptées ainsi que la meilleure posologie. Bon, ma tisane, ce sera sans nuage… et je vous souhaite une année 2013 qui le soit tout autant!


Pleins feux sur… le Glühwein !

publiée le 18 décembre 2012


Ça y est, voici la neige et avec elle, heureux hasard du calendrier, les échoppes des marchés de Noël se sont ouvertes, répandant d’agréables odeurs de spéculoos, de hot dogs et surtout de vin chaud…


En cette période de l’Avent, la tentation est forte de s’intéresser de plus près à cette boisson très saisonnière. Je vous en sers une lampée?
Originaire de Scandinavie et d’Europe de l’Est, où on le nomme Glög ou Glühwein, le vin chaud est une boisson qui remonterait au XVe siècle. C’est LA boisson par excellence lorsqu’il est question de ravigorer les corps engourdis par le froid et de réchauffer les esprits. Si, en Allemagne, le vin chaud est de préférence rouge, les régions plus au sud et l'Autriche sont plutôt adeptes du vin blanc. Que l’on aime ou non son goût, il dégage un parfum épicé qui laisse rarement indifférent. En effet, au vin sont rajoutés sucre mais aussi épices et même fruits.


Côté épices, on retrouve, en fonction des recettes, clou de girofle, cannelle, cardamone, poivre, anis étoilé et parfois aussi gingembre… Waouw, un beau mélange d'épices! Ce cocktail aurait-il un but inavoué? Essayons de décrypter tout cela… En plus de nous réchauffer, il serait tentant d’imaginer que les propriétés des ingrédients de ce breuvage s’additionnent pour nous rendre plus résistants. Ainsi, au pouvoir antiseptique du clou de girofle, on ajouterait les propriétés antibactériennes, expectorantes et anti-inflammatoires de la cannelle, une des plus anciennes épices connues et dont le pouvoir antioxydant n’est plus à démontrer. En ces temps de rhumes, laryngites et autres bronchites, cela pourrait peut-être aider effectivement…


Prenons ensuite la cardamone. Surtout utilisée jadis pour lutter contre les maux d'estomac et faciliter la digestion lors des copieux repas romains, elle vient donc à point nommé dans un contexte de fêtes et de plantureux repas. Il en va de même pour l’anis étoilé, apprécié pour ses propriétés diurétiques, réputé pour soulager les migraines et les vomissements ou encore pour le gingembre, un antioxydant puissant qui facilite la digestion. Dernière touche épicée, celle du poivre, considéré comme tonique, stimulant et antibactérien. A en juger par ses ingrédients, le Glühwein serait donc un formidable cocktail digestif. Pas étonnant qu’il fasse fureur entre les cougnous et autres hot dogs! Côté fruits, place à l’orange et au citron, tous deux riches en vitamine C qui renforce l’immunité. En outre, le goût acidulé du citron stimule les papilles gustatives, ce qui est excellent pour la digestion. Malheureusement, le processus de chauffe du vin a pour conséquence la destruction de la vitamine C. On peut donc en conclure que leur utilisation a plutôt un but gustatif, voire visuel et éventuellement digestif, plutôt que réellement protecteur.


Par ailleurs, le vin chaud a la réputation de ne pas contenir d’alcool, car ce dernier est censé s’évaporer à une température s’élevant à 80°C. Méfiance cependant! Tout le monde ne prépare pas son vin chaud de la même façon et à en juger à l’état avancé de certains ‘piliers d’échoppes de Noël', on a du mal à croire que leur nez rouge est le seul fait du grand froid. Certes, il s’agit d’une délicieuse boisson chaude à l’arôme envoûtant et aux vertus réchauffantes incontestées, mais gare à son effet pervers, d’autant que le vin chaud est généralement servi dans de gros gobelets ou des mugs… Vous voilà prévenus!


Je profite de l’occasion pour lever mon verre à votre santé et pour vous souhaiter de très joyeuses et digestes fêtes de fin d’année et vous retrouverai avec plaisir en 2013!


Pleins feux sur… le grignotage !

publiée le 11 décembre 2012


Ennui, coup de stress, contrariété, envie de faire une pause au boulot, gourmandise sucrée pour agrémenter une petite soirée tranquille devant la télé... On ne compte plus le nombre de situations propices au grignotage. Que la faim soit réelle ou imaginaire, les occasions ne manquent pas de faire un petit tour du côté de l’armoire ou de plonger la main dans la boîte à bonbons tellement tentante qui orne le bureau. Et c’est bien là le problème!


Le grignotage ne touche pas que les enfants, les mères de famille qui picorent en préparant le repas ou les adultes qui compensent ainsi un rythme de travail effréné sont également aux prises de ce fléau.


Mais devant l'importance que prend le grignotage dans nos vies, il convient de souligner le rôle loin d’être anodin qu’il joue dans l’apparition du surpoids et de l’obésité. D’une part, parce que les en-cas sont des aliments généralement peu sains: morceau de chocolat, cookies, paquet de chips, petit bout de saucisson pris sur le pouce… (quitte à craquer, on craque en général bien). Et d’autre part, parce qu’en multipliant les prises alimentaires entre les repas, le grignoteur augmente ses apports caloriques sur la journée, un excès énergétique que l’organisme ne tardera pas à transformer en masse grasse.


Par ailleurs, les dentistes le confirmeront: le grignotage n’est pas très bon pour les dents! A la moindre prise alimentaire, des sécrétions acides présentes dans la salive attaquent l'émail dentaire et augmentent le risque de caries. En tête du top 5 des aliments ‘à carie’, citons les aliments "collants", sucrés et/ou gras. Bref, nos ‘péchés mignons’ quand on craque!


A ce stade, il est donc important d’agir à trois niveaux:
- tout d’abord, la qualité de nos repas traditionnels. Le « petit creux » est en effet l’une des principales raisons évoquées par les grignoteurs. L’occasion de rappeler qu’il est important de prendre un petit-déjeuner copieux (même si ce n'est pas juste au saut du lit), de ne pas passer de repas, d'avoir des repas sains, variés et équilibrés et de prendre son temps pour manger sans oublier de mâcher correctement.
- ensuite, la qualité de nos en-cas. Quand les envies de grignoter deviennent incontrôlables, mieux vaut les prévoir dans la journée et préparer des collations plus adaptées qui vous éviteront de vous ruer sur la première friandise venue. Pomme, radis, carotte, tomates, mendiants ou tout simplement de l’eau (éventuellement agrémentée d’un peu de citron) ou du thé auront le même effet coupe-faim sans pour autant charger l’organisme en calories;
- enfin, la cause de nos grignotages. Au rang des causes les plus fréquentes du grignotage: le stress, mal du siècle. Alors, plutôt que de s’attaquer à l’une de ses innombrables conséquences, la fringale, pourquoi ne pas essayer de s'attaquer au problème lui-même et se planifier des pauses 'oxygénation': un petit quart d’heure de marche entre l'heure du midi, un cours de yoga, un petit footing, une séance de squatch, mettre la musique à fond et se défouler en dansant… Les possibilités sont nombreuses de faire le vide et d’évacuer ainsi la tension, à chacun de trouver la ‘soupape’ qui lui convient et de tâcher de s’y tenir.


Par ailleurs, si les collations de « dix heures » ou de « quatre heures » peuvent constituer des compléments de repas utiles à une alimentation équilibrée pour les enfants, le grignotage devant la TV est à déconseiller.


Et si vos enfants sont taxés de lapins parce qu’ils mangent une carotte à 10h, ils n’auront qu’à répondre que les lapins passent pour avoir de bons yeux… et de très bonnes dents!


Pleins feux sur… une escale hautement gastronomique !

publiée le 4 décembre 2012


Bon, je l’ai promis, pas question maintenant de me dégonfler. Aujourd'hui, ce sera donc une journée 'spécial enfants' avec, pour démarrer en beauté, une escale dans un ‘resto’ réputé pour sa cuisine rapide... Je n'en dirai pas plus. Les portes poussées, on cherche ce qui constituera le menu du jour et, après quelques minutes de file, on s'installe à table pour savourer ce qui restera à n’en pas douter LE repas de l’année.


Un rapide coup d’œil autour de moi me permet de constater qu’à l’entour, la grosse majorité des tables sont occupées par un parent seul avec sa marmaille. A croire que tout le monde s’est dit la même chose, 'on va faire plaisir aux enfants ce midi’… Ah non, deux exceptions quand même: ce couple de pensionnés et une table d’une vingtaine de hockeyeurs probablement en quête d’un repas sain et reconstituant après l’effort


Si eaux et salades sont généralement laissées pour compte (je note au passage le bel effort des enfants qui n’ont probablement pas voulu trop heurter les principes de maman…), pour le reste, les tables sont rapidement envahies de giga-méga hamburgers et de plus ou moins ‘grandes frites’, sans oublier bien sûr les sodas hors normes (à boire à la paille pour être bien certains de l’efficacité des bulles ☹). Le regard amusé de ma fille quand j'ai la bêtise de lui rappeler de bien mâcher me rappelle qu'ici, même sans dent, le problème ne devrait pas être trop aigu... mis à part évidemment, si vous avez opté pour une salade!


A ce niveau, il faut quand même applaudir l’efficacité de cette ‘machine’ : d’un côté, les plus curieux ont un aperçu détaillé des calories qu’ils ingèrent, des AJR par rapport à leur âge, de la quantité d’acides gras saturés de leur plat (il manque juste encore la quantité d’omégas 3, mais là, à mon avis, on doit friser le zéro). De l’autre, les plus jeunes s’extasient sur leurs petits jeux, leur super glace italienne, sur le plaisir de manger avec les doigts, de tremper ses frites dans la sauce, le tout en avalant ce fabuleux hamburger juste poivré à souhait et qui appelle les papilles à… aller en recommander un autre. Génial quand même, non ?


Si, chez moi, ce genre d’escale fait vraiment figure d’exception et que les enfants la savourent à ce titre, je tremble à l’idée de tous ces enfants dont c’est le quotidien. Il est clair qu’entre la surcharge en acides gras saturés et trans, le manque total de légumes et de fruits (oh, pardon, il y a quand même parfois une feuille de salade qui orne le hamburger) et l’overdose en sucres et en protéines, leur organisme doit avoir bien du mal à trouver les vitamines et les minéraux dont il a besoin pour bien grandir.


Pas étonnant dès lors que nos chérubins aient tendance à nous regarder de travers lorsqu’on ose leur présenter autre chose que de la compote pour accompagner le poulet et la purée maison (non, pas les frites ! ☺). Rien de surprenant non plus à ce qu’entre ce type de menu et les heures passées devant un écran, les calories ingérées aient bien du mal à s’éliminer. D’autant que si, comme moi, ils terminent leur repas avec cette énervante sensation de ne pas avoir assez mangé, nul doute qu’ils ne tarderont pas à se ruer sur l’une ou l’autre friandise pour combler le manque en attendant le repas suivant.


En attendant, ce genre de ‘cantine’ existe et fait fureur, et c’est à nous, parents, qu'il incombe d’éduquer nos enfants aux saveurs des vrais fruits et légumes, au goût de l’eau, à l’importance de la mastication, au plaisir de ‘touiller' dans le potage avant de l’amener à table ou, pour les plus grands, de préparer une partie du repas, à prendre le temps de manger et de profiter pleinement de ce temps de partage. Comme ça, ils profiteront d’autant plus du bonheur que constitue cette escale (annuelle) dans un fastfood


Sur ces entrefaites, la dernière bouchée est avalée, le tout en une demi-heure chrono (quoi, même toi ma chérie ? ☺), leur plaisir a fait le mien et, pour le reste, on compensera demain!


Pleins feux sur… les cadeaux de fin d’année !

publiée le 27 novembre 2012


Mmmmm, ça commence à sentir la fin, vous ne trouvez pas? Entre les châtaignes qui jonchent les pelouses, les couleurs de l'automne qui nous offrent des paysages magnifiques et les marchés de Noël et leur Glühwein qui ne vont plus tarder, la fin de l'année s’annonce doucement... et qui dit fin d'année, dit fêtes et donc... cadeaux!


Une fois de plus, elle aura filé cette année! Voici déjà le mois de décembre et avec lui, la Saint-Nicolas, les listes de cadeaux pour Noël qu’on ne sait pas où trouver… quand on a la chance d’avoir une liste d’ailleurs, sinon c’est la course aux idées qui ne trouvent rien de mieux que de se faire la malle juste à ce moment critique… Ça y est, la tension monte, devient palpable… C’est là qu’on dit STOOOOOP! Il est grand temps de s’offrir une pause, un moment détente pour soi, de s’imprégner – à sa façon – des odeurs de fête… Car c’est bien de cela dont il s’agit: aujourd’hui, nous allons nous offrir une petite détente aromatique!


Commençons par un petit gommage du visage : dans un bol, mélangez à parts égales amandes en poudre (mais la noix de coco en poudre convient parfaitement aussi), miel d’acacia et huile d’olive/d’amande ou encore d’argan (une cuillère à soupe de chaque devrait suffire). Au choix, on peut également ajouter à ce mélange 2 gouttes d’essence de citron ou de pamplemousse pour parfumer et augmenter le pouvoir nettoyant. Massez délicatement le mélange obtenu sur le visage humide par des mouvements circulaires, du milieu du visage vers l’extérieur, puis rincez. Et si, de prime abord, l’idée du miel collant avait de quoi vous rebuter, quand vous retrouverez votre peau nette et aussi douce que celle d’un bébé, il ne restera plus qu’à dire ‘merci les abeilles!’.


Ensuite, préparons nos sels de bain pendant qu’il coule. Pour cela, il faudra un bocal hermétique en verre, du gros sel (de Guérande p.ex.), une huile végétale (d'amande douce ou d’avocat pour la peau) et trois huiles essentielles, par exemple de lavande vraie, de petit grain bigarade et de géranium rosat. Dans 5 grosses cuillères à soupe de gros sel, creusez un petit puits dans lequel vous verserez un peu d’huile végétale, puis 10 gouttes de chaque huile. Mélangez bien pour répartir les huiles dans le sel et mettez le tout dans votre bocal en verre. Avant de plonger dans les délices de votre bain, il vous suffit de mettre une poignée de sels dans la baignoire et… de vous détendre.


Et puis, si cette pause vous a fait du bien, elle vous a peut-être donné l’idée d'en faire profiter d’autres et, pourquoi pas, d’offrir un beau pot de sels de bain faits maison à un proche, heureux propriétaire d’une baignoire (petit détail qui a toute son importance ☺). Voilà, il ne vous reste plus qu’à chercher un beau papier d’emballage, votre premier cadeau est prêt!


Pleins feux sur… les essentielles de l’hiver !

publiée le 13 novembre 2012


Voilà, ça y est! A force de chauds et froids, de magnifique ciel bleu par des températures quasi polaires suivi de lendemains pluvieux, vous l’avez choppée, cette saleté de rhume: nez qui coule, tête dans un étau, gorge qui pique, bronches qui peinent à prendre l’air… Pas de doute, vous êtes atteint! Dans ce cas, pour autant que votre état ne nécessite pas d’entrée de jeu une visite chez un spécialiste, vous avez le choix entre rester devant une bonne flambée à attendre que ça passe ou avoir recours à quelques trésors de l’aromathèque. En ce qui me concerne, mon choix est vite fait: je vais me doper à mes petites huiles... ET profiter d'une bonne flambée!


Ça y est? Vous êtes bien emmitoufflé? Alors, on peut commencer! Par une bonne inhalation d’abord: quelques gouttes d’eucalyptus radié dans un bol d’eau très chaude. On couvre le tout avec un essuie (attention de bien vous protéger les yeux) et on inspire profondément pendant quelques minutes.


Ensuite, ce fichu mal de crâne qui persiste, on va l’attaquer à coup de menthe poivrée. Quelques gouttes suffisent, appliquées au choix sur le ‘troisième œil’ ou en suivant la ligne de la douleur. Une fois encore, prenez garde à vos yeux et n’oubliez pas de bien vous laver les mains ensuite. Bémol avec la menthe poivrée pour les personnes souffrant d’hypertension car cette huile a tendance à tonifier tout… et le cœur ne fait pas exception!


Pour suivre, cette douleur à la gorge qui persiste, suit le larynx et arrive jusqu’aux bronches… Là, pas de quartier, 2 gouttes de ravensara aromatica sur ¼ de sucre à sucer 3x/jour (en cas de douleur, on peut également ajouter une goutte de menthe poivrée pour son effet antalgique) et 2-3 gouttes diluées dans de l’huile végétale (d’amande douce par exemple) - éventuellement associées à autant de gouttes d’eucalyptus radié - et appliquées en massage sur le torse et/ou le dos. Vous l’aurez compris, cette saleté de rhume, on va l’attaquer de tous côtés, sans répit.


Lorsque l’artillerie lourde s’impose, l’origan, véritable antibiotique de l’aromathèque, s’avère un allié incomparable.


Et puis, pourquoi ne pas ponctuer votre journée de tisanes de thym avec un peu de miel… Un remède de grand-mère dites-vous? Peut-être, mais qui a largement fait ses preuves et est nettement plus agréable à boire qu’un sirop.


D’ailleurs, en parlant sirop… Les huiles essentielles peuvent faire des merveilles quand elles sont maniées avec discernement (suivant les recommandations de votre thérapeute) et prises bien à temps. Mais pas question de jouer avec le feu: si votre état ne montre aucun signe d’amélioration après 24 à 48h de traitement, une visite chez votre médecin s’impose.


Sur ce, je vais me faire une petite tisane… Portez-vous bien!


Pleins feux sur… un produit naturel et de saison : l’huître !

publiée le 30 octobre 2012


En cette période de l’année qui voit fleurir les potirons décorés aux fenêtres tandis que butternut et autres Jack Be Little s’invitent dans les assiettes, j’ai une soudaine envie d’iode, d’embruns et d’algues… C’est dit, aujourd’hui, on va parler d’huîtres!


On a tendance à dire qu’il faut consommer les huîtres durant les mois en R: de septembre à avril. Or, si les festivités de fin d’année sont effectivement l’occasion idéale de mettre ce mets de qualité sur le devant de la scène, on peut très bien les consommer toute l’année, du moins si l’on apprécie la saveur plus laiteuse qu’elles développent l’été.


Il semblerait que nos ancêtres préhistoriques se soient spécialisés dans la ‘cueillette’ des huîtres bien avant de se mettre à chasser ou à pêcher, dans les régions côtières du moins. En effet, pour les récolter, nul besoin d’outil sophistiqué: il suffit de se pencher pour les ramasser. Par ailleurs, dans l'Antiquité grecque, le peuple avait pour coutume de voter l'exil des indésirables en inscrivant leur nom sur une coquille d'huître, ou ostrakon, d'où le terme « ostracisme » qui nous est resté. Ça, c’est pour la petite touche ‘culture’…


Ce petit mollusque présente une belle palette de minéraux et oligo-éléments: très riche en fer (deux fois plus que dans la viande), il est également bourré d’iode, phosphore, calcium (hé non, le lait n’est pas LA source de calcium par excellence), magnésium, potassium, cuivre, zinc ou autre sélénium aux propriétés antioxydantes. Véritable concentré d’énergie, il nous fournit notre quota de vitamines: A, B, C, E, D et PP. Autre avantage et non des moindres: les huîtres sont très pauvres en lipides. Des graisses qui sont par ailleurs pour la plupart des oméga 3, vous savez ces fameux AGPI (acides gras polyinsaturés) qui permettent d'abaisser le taux de ‘mauvais’ cholestérol et protéger ainsi des maladies cardio-vasculaires. Avec tous ces avantages, on aurait vraiment tort de passer à côté... Attention cependant: l'huître est très nourrissante du fait de sa haute teneur en protéines (6 g/100 g). Alors, si vous tenez à ce que vos convives gardent une petite place pour la suite, veillez à en limiter la quantité à l’entrée.


Pour en finir avec la liste de ses bienfaits, ce mollusque exquis passe pour être doté de vertus aphrodisiaques. Selon la légende, Casanova en consommait une quarantaine par jour. Cependant, avant de vous ruer sur ce mets de roi, il convient d’apporter un léger bémol à cette affirmation: si la haute teneur en zinc des huîtres (huit fois les besoins quotidiens avec six huîtres) contribue à la production de testostérone, nécessaire à la libido, manger des huîtres ne se répercute pas pour autant par une hausse immédiate de testostérone (le corps humain est une belle machine, mais quand même…). Idéalement, l’huître se mange 30 minutes après son ouverture, après avoir jeté sa première eau. Elle en fabrique en effet une seconde, bien plus goûteuse. On la consommera crue, nature pour profiter un maximum de ses saveurs, rehaussée d’un peu de citron ou de poivre, ou encore en tartare… Mmmmh, il me revient l’image d’un sympathique petit tartare d’huîtres et de saumon à se pourlécher les babines. Elle se déguste aussi chaude, avec ou sans champagne. On la cuira, au choix, à la vapeur, au four ou, pourquoi pas, sur la braise.


Hé bien, je ne sais pas vous mais écrire cet article m’a donné faim. Alors vos huîtres, creuses ou plates?


Pleins feux sur… les soupes !

publiée le 15 octobre 2012


Brrrr, ça y est, l’automne s’est bien installé, entraînant avec lui une chute des températures. Il n’aura pas fallu longtemps pour que cols roulés et autres écharpes viennent prendre le relais des T-shirts colorés qui fleurissaient en été. Les bottes font leur grand retour, reléguant escarpins et sandalettes au placard pour quelques mois. Et si on parvient encore à éviter de remettre le chauffage en route, c’est souvent qu’une petite flambée est venue en appoint. Bien, maintenant que nous avons chaud ‘dessus’, il serait peut-être bon de se réchauffer un peu ‘dedans’ non? Voici le moment idéal pour penser ‘soupe’.


Plat ancestral, la soupe a plus d'un atout: outre qu’elle revigore et réchauffe, elle est également riche en eau, en fibres, en vitamines et minéraux. Elle présente l’avantage de pouvoir se faire aussi bien en entrée qu’en plat principal (et même en zakouski dans des verrines, pourquoi pas?), elle est peu énergétique mais rassasiante, elle se décline à l'infini et se consomme facilement.
Pour obtenir une soupe aux apports variés en micronutriments, mieux vaut donc y mettre une large palette de légumes, associant différentes couleurs et mélangeant les « familles » (feuilles, racines, tiges et fruits). En général, je profite de l’occasion pour y ajouter une grosse poignée de graines germées, sans les cuire, juste avant de mixer. Véritables bombes énergétiques, elles viendront en rehausser la saveur et vous éviteront ainsi de devoir saler.


Pour préserver au mieux la qualité nutritionnelle de la soupe, choisissez des légumes aussi frais que possible, ne les faites pas tremper et cuisez-les juste le temps nécessaire, de préférence au cuit-vapeur avant de les mixer ou à la casserole (préférez alors les légumes bios) pour garder l’eau de cuisson dans laquelle fuient vitamines et minéraux. Quitte à m’inscrire en porte-à-faux avec les méthodes de nos grands-mères (et de nos mères aussi d’ailleurs), pour conserver encore un minimum de vitamines, on évitera la casserole à pression qui monte à plus de 100°C et tue donc vitamines et minéraux au passage. Dans le même ordre d’idée, on consommera de préférence la soupe fraîche et on évitera les multiples réchauffes. Pour augmenter la valeur nutritionnelle de votre soupe, n'hésitez pas à y ajouter une cuillère à soupe de purée d’amandes qui la rendra agréablement onctueuse et à la saupoudrer de levure ou de germes de blé.


Autre atout incontesté de la soupe: elle est bonne pour la ligne. Non pas qu’elle fasse maigrir, mais prise en début de repas, elle permet de limiter la quantité d’aliments que l’on va manger ensuite. Ajoutons à cela que sa densité énergétique est faible et tout le monde aura compris que c’est un plat particulièrement intéressant si l’on s’inquiète de ses courbes.


Ah, et pour ceux qui ont besoin de quelque chose de chaud qui tient au corps pour commencer la journée, pourquoi ne pas essayer une soupe miso au petit déjeuner? Vous y ajouterez à l’envi algues et légumes finement hachés et l’agrémenterez pourquoi pas, d’un œuf battu.


Et voilà, la soupe est servie! Bon appétit!


Pleins feux sur… les plantes sauvages !

publiée le 4 octobre 2012


Aujourd’hui, on sort un peu des sentiers battus (c’est le cas de le dire) et c’est bottes aux pieds et revêtus de K-way (on ne sait jamais) que je vous emmène avec notre petit groupe découvrir les plantes sauvages de la forêt de Soignes en compagnie de François Couplan, grand spécialiste en la matière. Durant toute la matinée, cet ethnobotaniste passionné nous entraîne d’une « mauvaise herbe » à l’autre, attirant notre attention sur la forme de telle ombelle ou la découpe de telle feuille.


Sous sa houlette, nous apprenons à utiliser nos sens pour différencier les plantes: la vue, mais aussi le toucher, l’odorat… et enfin le goût. Après la berce au goût surprenant de mandarine et de noix de coco, voici l’épicaire des bois, à l’arôme – paraît-il - de cep mais qui gardera pour moi une infâme odeur de pipi de chat. Vient ensuite le lierre terrestre dont on peut, nous dit-il, faire un punch agréable s’il est accompagné de vin blanc, de jus de pomme, de jus de citron et son zeste avant d’être mixé, puis laissé à reposer au frais pendant au minimum une heure. Dommage qu’il ne nous ait pas donné les proportions, on va être obligé de faire pleins d’essais ;-)


Il nous fait ensuite découvrir la bardane dont la tige au goût d’artichaut peut se manger crue en carpaccio. Au passage, il nous raconte comment un ingénieur suisse, passionné de nature et de chasse, rentrant toujours des bardanes accrochées à ses vêtements, s’est inspiré du fruit de la bardane pour inventer le velcro. Oh, c’est qu’il en a des choses à raconter… Toujours entre deux avions (il rentrait tout juste de Sibérie), il ne tarit pas d’anecdotes, s’amusant de nos grimaces en le voyant se pourlécher les babines après avoir avalé un chapelet de pucerons, s’abaissant tout à coup pour déraciner une benoîte urbaine, curieux de voir à quoi ou à qui nous fera penser l’odeur de sa racine (vous avez bien lu ‘à qui’: la racine de la benoîte urbaine exhale en effet un parfum de clou de girofle qui n’est évidemment pas sans rappeler les visites chez le dentiste).


Je garde un petit faible pour la cardamine (cresson des bois) que l’on goûtera par la suite sur une tartine de fromage blanc accompagnée de poivre d’eau (le tout remplaçant admirablement les habituels radis et ciboulette) ainsi que pour l’oxalis dont la feuille n’est pas sans évoquer le trèfle et dont le jus, légèrement acidulé, se marie à merveille avec une petite tranche de foie gras égayé de baies de sureau.


Au final, après plus de deux heures à sillonner les bois en sa compagnie, on retrouve les voitures avec une certitude : plus jamais nous ne foulerons les sentiers sans regarder où nous mettons les pieds, sans avoir envie de toucher cette feuille, de sentir cette racine, mais aussi… d’épater nos prochains invités ;-) Ce petit homme passionné aura réussi à nous rappeler que Dame Nature fait des merveilles qu’il ne tient qu’à nous de découvrir.


Quand balade et bonne table se mettent à rimer, il n’y a plus de raison de ne pas aller s’aérer!


Pleins feux sur… les légumes !

publiée le 20 septembre 2012


Si vous suivez quelque peu les activités du monde de la gastronomie, vous savez probablement qu’un concours bat son plein pour l’instant, organisé pour les restaurateurs, sur le thème ‘eet meer groenten/mangez plus de légumes’. Une chouette initiative qui a le mérite d’exister et de mettre l’accent sur un élément souvent ‘un peu’ oublié, même sur de très belles assiettes. L’occasion pour nous de plonger ensemble dans un monde passionnant, aussi coloré que varié : celui des légumes !


On nous le chante sur tous les tons, il faut manger 5 fruits et légumes par jour mais concrètement, qu’est-ce que cela représente?? Faut-il considérer chaque fruit ou légume comme une unité (mais qu’en est-il alors d’une myrtille par rapport à une banane p. ex.) ou plutôt comme une portion? Faut-il en manger 5 de chaque? Pour répondre à ces questions, précisons qu’il existe à l’heure actuelle un consensus pour définir une portion comme l’équivalent de 80 g de fruits ou de légumes. Il nous faut donc consommer 400 g de fruits et légumes par jour.
Mais pourquoi donc un tel engouement pour les végétaux? Tout simplement parce que ce sont de véritables trésors: vitamines, minéraux, fibres alimentaires, antioxydants, la nature les a dotés de toutes les qualités. Chacun de ces nutriments remplit des fonctions qui lui sont propres et qui s’intègrent à l’ensemble comme les rouages d’une belle machine. Une seule vitamine vient à manquer et c’est tout l'équilibre qui s'écroule. Il est donc très important de les manger aussi frais que possible (plus la cuisson est longue et à l’air libre (en contact avec l’oxygène), plus la détérioration sera importante) et d’éviter de les cuire à hautes températures – privilégions la cuisson à la vapeur et le cru (les légumes ont alors une teneur maximale en micronutriments). Le trempage peut également faire perdre des micronutriments. Un simple rinçage à l'eau courante et de faible pression suffit.


De façon générale, plus le fruit/légume est foncé, plus il est riche en antioxydants. Plus l’assiette est colorée, plus large sera donc la palette des antioxydants ingérés. Ainsi, manger 3 pommes sur une journée, c’est évidemment très bien, mais ce n’est pas idéal en termes d’apport en antioxydants car ce sont toujours les mêmes qui sont ingérés… Or, ce sont leurs actions coordonnées qui nous protègent efficacement contre le développement de maladies cardiovasculaires et de cancers. En plus d’une pomme, si vous buvez un jus de tomate ou mangez une carotte crue pour éviter les petit creux, vous aurez augmenté d’autant vos sources d’antioxydants. En matière de légumes, un seul conseil à retenir donc: osez la variété ! Jonglez entre le cru et le cuit, variez les goûts et les textures, alternez croquant et moelleux. Tel un peintre, présentez sur les assiettes une véritable palette de couleurs, créez vos œuvres d’art… Ne dit-on pas qu’on mange aussi avec les yeux?


Bon appétit!


Pleins feux sur… la rentrée !

publiée le 4 septembre 2012


Ça y est, c’est la rentrée... Qu’elle soit maternelle, primaire, secondaire ou universitaire, tout le monde y passe. Nouvelle classe, nouveaux copains, parfois même nouvelle école... La liste du matériel est en ordre, le cartable est prêt à trimballer des kilos pendant les prochains mois, les bouquins sont commandés mais quelque chose cloche… Maux de ventre incompréhensibles, envie de vomir… Ça y est, c'est la crise de larmes. Il fallait s’y attendre, ça fait beaucoup. Faire un grand plongeon dans l’inconnu, être observé/jugé par d'autres, essayer de s'insérer dans les clans déjà bien en place... Pas facile quand on est enfant/adolescent (et même après d’ailleurs), même si on s'en remet toujours.


Que faire alors, sinon attendre que ça passe?
Pour les maux de ventre, on diluera 3 gouttes d’huile essentielle de basilic dans une huile végétale que l’on massera sur la peau en regard de l’endroit douloureux. Remarquable antispasmodique, cette huile ne tardera pas à faire de l’effet. Reste qu’il faut s’accomoder de son odeur ;-)


Pour la gestion du stress, il y a bien l’exercice physique mais, curieusement, c’est toujours à ce moment-là qu’on a le moins envie de sortir pour faire un jogging ou piquer une tête dans la piscine. Autre possibilité, se faire couler un bon bain chaud avec quelques gouttes de lavande vraie dans un peu de lait, le tout sur un petit fond musical… Avant de se coucher, une petite tisane à la camomille ou au tilleul aidera à l’endormissement.


Le top du top, c’est évidemment le petit massage (avec une crème onctueuse – bio de préférence pour éviter de mélanger (al)chimie et nature – enrichie de deux gouttes d’essence de mandarine ou d’huile essentielle de lavande vraie). L’important, ce n’est pas qu’il dure des heures mais bien l’atmosphère dans laquelle il se passe. Si vous êtes le masseur, faites le vide dans votre tête pour être tout à fait ‘dans vos mains’. Tel le courant électrique, elles ont pour sale manie de tout transmettre, et donc vos soucis personnels aussi, ce qui n’est probablement pas l’effet recherché. Fortes et douces à la fois, c'est d’elles que dépendra la détente du massé. 5 minutes de massage sur le front et les tempes permettront de chasser les vilaines pensées comme autant de gros nuages d’orage et assureront une nuit paisible.
Et quand ça y est, c’est le moment, plus moyen de reculer, deux gouttes d’huiles essentielles de laurier noble sur la face interne des poignets, on met les mains en cathédrale et on inspire profondément… Le laurier passe pour être l’huile des champions, l’huile à utiliser avant d’aller au combat. Tressé en couronne, il récompensait les vainqueurs. Le Grand Jules lui-même l’arborait fièrement d’ailleurs. Alors, pourquoi pas vous?


Bonne rentrée à tous!


Pleins feux sur… le soleil !

publiée le 23 août 2012


« Olàlà, vous avez vu ce ciel, comme il est bouché? On ne peut pas dire qu’on soit gâté cette année! » « Que voulez-vous, Madame, c’est la Belgique ça! » Je vous épargne le reste de cette conversation typique des salons de coiffure ou de tout autre petit commerce en ce mois de juillet. C’est vrai qu’à l’heure où j’écris ces lignes, on ne peut pas dire que le soleil ait été particulièrement généreux. D’impressionnants orages et de gros nuages alternant bien vite avec les quelques jours de grand bleu… C’est bien dommage d’ailleurs, parce que même si l’on nous rappelle souvent que le soleil peut être dangereux et qu’il convient de se méfier et de se protéger, il n’en reste pas moins qu’il a des bienfaits incontestés.


Pour commencer, le soleil, c’est bon pour le moral! Et pour cela, il ne faut pas nécessairement qu’il soit associé à la plage et à la mer, même si ça peut aider… Ainsi, dans les pays où le rayonnement solaire est limité (chez nous donc ☹), l’hiver est souvent propice à l’apparition de dépressions saisonnières. A contrario, lorsque le soleil pointe le bout de son nez, on a plutôt tendance à voir la vie en rose et à trouver que tout va mieux. La lumière du soleil entraîne en effet la production d'endorphines, des hormones qui engendrent un sentiment de bien-être tout en réduisant le stress et l’anxiété. En outre, le soleil agit sur la mélatonine, l’hormone du sommeil, qui joue sur notre rythme biologique et intervient dans notre équilibre psychique. En faisant baisser le taux de mélatonine le jour, il permet d’être actif et dynamique et de mieux dormir la nuit.


En plus de cet aspect ‘bien-être’, le soleil est également bénéfique pour la santé. Grâce aux ultraviolets, notre corps parvient en effet à synthétiser naturellement la vitamine D à partir d’un dérivé du cholestérol présent dans l’organisme. Outre son action dans l'absorption du calcium et du phosphore, la vitamine D joue un rôle essentiel dans la formation et la minéralisation des os, permettant ainsi d’avoir des os plus solides, de diminuer le risque de fractures et de lutter contre l’ostéoporose notamment. De plus, la vitamine D présente des vertus immunitaires et a une activité anticancéreuse. Il faut au moins 15 à 20 minutes de soleil trois fois par semaine sur le visage, les avant-bras et les mains pour avoir un stock suffisant en vitamine D. Et si le soleil continue de nous bouder? Qu’à cela ne tienne, mettons du soleil dans nos vies! Optons pour toutes ces petites choses qui font du bien, offrons-nous un soin, une virée cinéma, une balade iodée ou prenons un verre entre amis, histoire de se soigner le moral. Quant à la vitamine D, chargeons-en nos assiettes! On la retrouve principalement dans le règne animal: les poissons gras (saumon, maquereau, sardines, thon,...), les œufs, les boissons de soja enrichies. Alternons ces produits, accompagnons-les de légumes riches en couleurs, soignons la présentation de l’assiette, saupoudrons d’un sourire, dressons une jolie table et vous verrez, les mines de vos convives seront tout de suite nettement plus réjouies. Ce sera toujours ça de pris… en attendant l’été indien!


Pleins feux sur… l'hydratation !

publiée le 9 juillet 2012


Ça y est, c’est l’été! Si, sous nos latitudes, le soleil a tendance ces derniers temps à jouer à cache-cache avec les gros nuages (et parfois même avec les orages), nombreux sont ceux qui ont décidé d’aller le chercher là où il sera moins facétieux. En route pour les pays chauds, à nous les maillots, la mer et le sable chaud! Attention cependant: si l’on nous rappelle régulièrement qu’il faut se protéger des coups de soleil, éviter les heures chaudes, s’enduire de crème solaire, ne pas hésiter à mettre un chapeau, on oublie plus souvent à quel point il est important de s'hydrater correctement, surtout pour les plus petits qui ne se rendent pas toujours compte qu’ils ont soif.


Le corps a besoin d’eau pour bien fonctionner, pour hydrater cellules et tissus. Quand la quantité d’eau éliminée correspond à celle absorbée, l’équilibre hydrique du corps se maintient. Lorsque ce même équilibre est mis à l’épreuve, les complications apparaissent.
Pour éviter ça, il suffit donc de boire? Mais ce n'est pas un problème me direz-vous, on a réservé en all-in et il y a un super bar qui propose de délicieux cocktails... Et bien non, même s’il nous en donne l’impression, l’alcool est loin de désaltérer. Bien au contraire! Les reins, pour chasser les toxines introduites par l’alcool, produisent une grande quantité d’urine, poussant à aller fréquemment au petit coin. En consommant trop d’alcool, l’organisme élimine plus d’eau qu’il n’en absorbe, entraînant inévitablement sa déshydratation. Résultat: étourdissements, sécheresse de la bouche et du nez ou encore évacuation réduite d'urine. Des symptômes qui peuvent n’être que bénins s’ils sont pris à temps mais peuvent également nécessiter une intervention médicale urgente. Avouez que ce serait dommage de se pourrir comme ça les vacances alors qu’il suffit de boire en suffisance. Bon, on l’aura compris, l’alcool n’est pas la panacée (les sodas pour les enfants non plus d’ailleurs). On alternera donc un verre de cocktail avec deux verres d'eau, histoire de pouvoir se faire plaisir aussi. Après tout, ce sont les vacances quand même! Pour le reste, n’attendons pas d’avoir soif et privilégions les petites quantités fréquentes, bien plus facilement assimilées par l’organisme.


Vous allez finir par penser que je ne pense qu’à boire? Hé bien non, à manger aussi! ☺ Veillez à varier vos sources d’eau: pomme, orange, tomate, concombre, melon, pastèque… Pourquoi se priver alors que Dame nature a tout prévu! Fruits et légumes, en salade ou nature, sont riches en eau et apportent les nutriments nécessaires à l'organisme. Priviligiez donc les entrées 'crudités': quelques tomates, une carotte râpée, un chicon finement émincé, du concombre en lamelles, quelques feuilles de salade, des herbes aromatiques, une petite vinaigrette maison et hop, le tour est joué. Et pour les petits creux de 10h ou à quatre heures, pourquoi ne pas avoir le réflexe fruit et légumes? Consommés en entrée ou en collation, ils auront le mérite de vous rassasier, d’augmenter votre portion d’eau, de vous apporter des fibres et des vitamines en quantité, le tout sans trop de calories… Un détail qui vaut la peine d’être souligné à l’heure de rentrer dans son maillot


Pleins feux sur… la pharmacie aromatique !

publiée le 22 juin 2012


Allez zou, encore une dernière ligne droite et puis, ce seront les grandes vacances. Cool, à nous le soleil, les apéros à rallonge, le farniente… Mais ça, c’est sans compter les embêtants moustiques, les plaies et bosses des enfants, leur surexcitation au moment d’aller dormir, les lendemains difficiles quand le repas de la veille a été trop riche et/ou trop arrosé, le sale virus qu’on n’attendait pas… Et non, les vacances, ce n’est pas forcément le moment idyllique dont tout le monde rêve!


Voici quelques huiles essentielles qu’il serait bon d’ajouter à votre pharmacie avant le départ pour accompagner vos vacances au mieux.Déjà bien utile après le premier virage, quand votre petit loulou va vous dire qu’il ne se sent pas bien dans la voiture, l’huile essentielle de menthe poivrée. La solution, une goutte d’huile sur un quart de sucre à avaler… Ou encore, en olfactif, une goutte sur la face interne des poignets (sur un mouchoir, c’est bien aussi), joindre les mains, couvrir le nez (en mettant les mains en forme de cathédrale) et respirer à fond quelques fois. Cette huile sera votre alliée en cas de mal de transport, de problèmes digestifs et même… en cas de gueule de bois!! Attention cependant, elle est interdite aux femmes enceintes et a une fâcheuse tendance à provoquer de la tachycardie chez les personnes sensibles.


Votre peau attire irrémédiablement les moustiques? Quelques gouttes d’eucalyptus citronné sur un coin de l’oreiller et éventuellement 2-3 gouttes directement sur la peau, et vous voilà protégé(e)!Dans la série des petits malheurs du quotidien, citons encore la tendinite ou l’entorse de votre fils, décidemment incapable d’éviter les ‘blessures de guerre’. Utilisez de l’hélicryse italienne, pure, directement sur la zone touchée (3 à 5 gouttes /5 à 6 fois par jour). Plus rapide sera l’intervention, plus vite il sera guéri !


Ou encore la piqûre d’insecte dont viendra à bout sans souci la lavande aspic. Agissez tout de suite après la piqûre, en appliquant par touches régulières (toutes les 30 secondes pendant 5 minutes) 2 gouttes de lavande aspic, puis 3 applications locales par jour pendant 24 heures.Surexcités, vos enfants ont du mal à s’endormir? Hop, quelques gouttes d’essence de mandarine sur l’oreiller ou sur la face interne des poignets avec inhalation profonde ou 2-3 gouttes ajoutées dans une cuillère à soupe d’huile végétale (olive, tournesol, amande douce, c’est tout bon!) pour masser le plexus, la voûte plantaire ou le dos… Le massage à lui seul, c’est déjà à moitié gagné, si l’on y ajoute l’essence de mandarine, le résultat est garanti!Dans le registre ‘plus embêtant’, il y a bien sûr les allergies et autres rhumes de foin qui se déclenchent tout d’un coup en présence d’une végétation à laquelle vous n’êtes pas habitué. Deux gouttes d’HE d’estragon sur un sucre, 3-4 x/jour devraient vous aider considérablement à mieux vivre ce problème. On peut également l’utiliser en préventif, à raison de 2 gouttes matin et soir, une semaine avant l’exposition.


Viennent ensuite les inconvénients style ‘tourista’: en la matière, l’HE d’origan utilisée en gélules se révèle une aide incomparable. L’origan est également idéal contre les cystites ou les sinusites… Un antibiotique à lui seul. Pour éviter les relents désagréables, mieux vaut prendre la gélule (conservée au frigo c’est encore mieux) avec une boisson froide pendant les repas. On conseille de prendre de 3 à 6 gélules par jour en fonction de la gravité. Veillez à suivre les recommandations de votre médecin !


Je m’en voudrais de terminer sans parler du ravensara aromatica. Cette valeur sûre de l’aromathèque familiale vous viendra en aide pour toutes les affections virales, dans tous les problèmes respiratoires. D’une redoutable efficacité pour tous, c’est un modèle de douceur, même pour les enfants. Elle peut être utilisée pure ou diluée. Un régal en massage dans de l’huile végétale pour traiter toutes les affections bronchiques.Dans tous les cas de figure, ne jamais oublier que les huiles essentielles sont des médicaments, ne pas les utiliser pures sans un avis médical, ne pas mettre en contact avec les muqueuses. Bonnes vacances !


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