Chouette Magazine

Valérie Segers

Valérie Segers

Mon Joyeux Bazar Organisé

Catégorie : Autres

Chroniqueuse depuis janvier 2017

Un matin étrangement savoureux !

publiée le 26 septembre 2017


Il est 6h ...Le réveil sonne. Mon cerveau s'active et commence doucement à se mettre en marche.
Je sais que ce dernier veut (déjà) me piéger et me voir courir, comme une poule sans tête (à cette heure-là, cette image est véridique au sens propre comme au sens figuré) mais je ne me laisse plus avoir. Depuis quelques jours, c'est décidé, le verre du « 6-8h » est à moitié plein. J'ai dès lors appris à apprécier le moment présent du petit matin, ce moment à moi et rien qu'à moi, prolongeant les secondes qui deviennent vite des minutes dans mon lit. Mes sens sont en éveil ; l'odeur du café, les premiers rayons du soleil, la douche senteur mangue-ananas et surtout ce calme ! Sans oublier l'échange « philosophique » avec ma moitié concernant un nouvel achat : la boite à banane ! Sa fonction étant d'éviter la purée-compote dans le cartable, une vraie invention ! Mes batteries se chargent petit à petit.


Vers 6h34 le «Maman ? Mamaaan ? MAMAN !! » strident du premier loustic de 3 ans émoustille mes oreilles ; il fait aussi office de réveil aux 2 autres. On est parti pour une première tournée de câlins où chacun me garde et me serre un peu plus longtemps que le précédent, les choses sérieuses commencent. Entre jumeaux (et à 3 ans), la jalousie entre frères est présente ; gagnera la partie à qui rusera de manière la plus intelligente. L'un se plaint d'un bobo à peine perceptible sur le bout de son petit doigt, il faudra sans doute le lui couper, l'autre m'appelle au secours car il a enfilé son pantalon (à l'envers) et ne trouve plus le bouton. J'arrive à détendre l'atmosphère avec l'aîné ; un bon fou rire parce que notre chat « kamikaze » dort dans le couloir en plein passage, les 4 fers en l'air. La bonne humeur est contagieuse.


Mon cerveau me réclame de plus belle de m'activer lorsque mon regard est tourné vers l'horloge. Il est temps de secouer tout ce petit monde en criant « GROUILLEZ-VOUS les gars, GO GO GO, VIIIIITE » ! Mais je ne suis pas dupe, c'est là que je m'arrête net. Je me pose, je respire, ZEN ! Je sais qu'il ne s'agit pas d'une course où les premiers arrivés reçoivent une médaille ou un trophée. Il n'y a rien, juste moi, ma famille et le temps présent.


Une fois à table, tout se corse, ce n'est plus mon cerveau qui veut me faire la peau mais ma petite tribu d'Amour. Entre 2 pipis-pot, 8 tartines à la confiture, 3 aller-retours frigo-micro-onde-table, un gobelet de lait renversé, un changement de pull, j'arrive à boire ma gorgée de café (sans trop m'étrangler). S'assurer que ce beau monde ait toutes ses affaires avec mes éternelles mêmes inquiétudes : «ça va? Vous avez votre manteau ? Il est fermé ? Vos bouches sont propres ? Etc » et se rendre compte dans la voiture, à mi-chemin, que l'un d'entre eux a laissé ses pantoufles, je me dis que... ce matin fut savoureux !


Un moral dans les chaussettes !

publiée le 26 juin 2017


L’éternel mystère des…chaussettes perdues ! Vous connaissez ? Pour ma part, cela est une énigme.


En parlant de ce sujet ô combien « intellectuellement passionnant » autour de moi, je me rends compte que ce phénomène touche un grand nombre de familles.


Cet après-midi, j’ai craqué, seule devant cette manne à chaussettes maltraitées, avec un exercice mathématique me semblant perdu d’avance : regrouper quatre tailles de ces chaussettes et une dizaine de couleurs différentes. Cette manne allait me bouffer au mieux, 30 minutes de mon temps et à peine 50% de celles-ci seront sauvées. Les autres se retrouveront, comme souvent, dans cette autre manne austère, cachée en-dessous de mon meuble de chambre, prête à recueillir les chaussettes orphelines.


J’ai beau retourner cette question dans tous les sens, comment est-ce possible d’en arriver là ?


Analysons : un panier à linge « presque » unique placé dans notre salle de bain (oui, j’avoue il y en a également un dans chaque chambre des jumeaux (il faut bien avouer que ce sont eux qui battent les records de vêtements sales à la journée), un autre dans la cuisine…ce qui fait au total 4 paniers. Avec aucune perte sur le chemin vers la machine à lessiver, une machine scellée, une manne à nouveau sécurisée vers le séchoir transparent, source de confiance. Le parcours semble SAFE et pourtant une faille existe.


Serait-ce notre chat, le « serial chaussettes-killer » ? Ou notre machine à laver qui, affamée, décide de dévorer de temps à autre l’une d’entre-elles ? Mais je crains sérieusement que le problème soit en début de chaine ; trop de paniers, de linge sale, de mannes, de lessives et le tout expédié trop rapidement.


Ceci dit, comme ils sont encore jeunes et qu’ils se laissent relativement faire, j’ai testé sur mes enfants la mode des chaussettes orphelines à chaque pied. Plutôt amusant et original me direz-vous mais sérieusement, je trouvais mes enfants « chelous », « bizarroÏdes », « olibrius », « ridicules » … Bref, j’ai abandonné.


Je profite donc de ma chronique pour chercher activement un consultant, expert en chaussettes perdues, c’est plutôt urgent ;)


Opération Commando : le sport !

publiée le 16 mai 2017


N’étant pas une grande sportive dans l’âme, j’essaie de me convaincre que ma vie de femme active peut combler le manque de sport.


Car nous, les Super-parents, sommes de vrais marathoniens. Nous courons dès notre saut du lit.


Pour ma part, habiller 2 marmots à 6h30 du matin, peu réveillés (style poupées de chiffons de 12 kilos), dévaler 8X mes rangées d’escaliers, m’abaisser, me relever et ce 18x, les placer sur les sièges-autos et une fois au volant, souffler ! En les déposant à l’école, je dois encore courir derrière eux car ils confondent route et trottoir alors OUI, arrivée à mon boulot, j’ai déjà cette impression d’avoir perdu 2 kilos ;)


Il y a quelques semaines, mon médecin a « osé » me poser cette question : « Faites-vous du sport ? ». Non mais il m’a vue, il souhaite ma mort celui-là !


Monsieur le docteur doit savoir que je joue aussi au foot, à cache-cache, à cherche et trouve les affaires des autres, à la course poursuite 3 garçons « remontés à bloc » contre maman « crevée » (en général, le quart d’heure précédant le coucher), à touche-touche plus haut et plus bas… Alors ? Ça n’est pas du sport ça ? Et S’il voyait mes biceps à force de les câliner, les soulever et les bercer (et oui, ce sont toujours mes bébés).


Mais rien à faire, malgré cette vie de marathonienne, je ne sentais pas cette plénitude de l’après-journée « sportive ». Car il paraît que faire du sport ne sert pas qu’à se muscler et à rester en bonne santé physique.


Parent ou non, tout le monde devrait avoir une routine « d’exercices », régulière pour rester en forme. Le maintien d’un poids sain et rester tonique est nécessaire pour tous. Mais pour les mamans en particulier, les avantages vont bien au-delà du physique. Voici cinq avantages inattendus que chaque maman peut obtenir en faisant de l’exercice :


- Déstresser et décompresser. Le moment où les bénéfices de la libération d’endorphines dans l’organisme se fait sentir, intervient, en général, après 30 à 40 minutes d’exercices.
- Le gain de confiance en soi L’exercice rend plus fort et vous aidera à avoir plus d’assurance, vous aimerez ce que vous voyez dans le miroir. Lorsque votre confiance en vous brille, vous définissez un excellent exemple pour vos enfants.
- Donne la pêche, des études montrent que faire de l’exercice peut effectivement aider à stimuler votre énergie tout au long de la journée. Pourquoi ? Car l’activité physique améliore l’efficacité cardiovasculaire et fournit de l’oxygène et des nutriments dans tout votre corps.
- Est une échappatoire pour l’esprit, qu’il est bon de rêvasser en courant ou en se donnant un objectif de réussite.
- Aide à mieux dormir.


Pour ma part, l’essentiel de cette pause sportive est qu’elle me fasse bouger et me plaise avec un besoin de varier. Il n’est pas obligatoire de s’inscrire dans une salle de sport, on peut aussi aller chercher son pain à vélo, se lever 30 minutes plus tôt pour un running ou faire une marche Adeps en famille le dimanche. L’important est de se détendre, pour pouvoir enfin ressentir la délicieuse « bonne fatigue ».


« Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre. » Pierre de Coubertin


Lâcher prise

publiée le 18 avril 2017


Il y a des matins où je me sens comme Hulk, forte et déterminée face à mes missions du jour, en mode « perfection ». Vous aussi ;-) ?


Et pourtant, au plus les heures passent, au plus je suis déçue car je me rends compte que ces missions ne sont que « mirages », impossibles à réaliser, soit à cause d’imprévus, soit parce qu’on ne peut pas tout contrôler ou parce qu’une journée c’est 24h et non 36 !


Début 2016, après avoir porté 24h/24 ma cape de Superwoman (plutôt lourde sur mon dos engourdi), le pédiatre de mes enfants m’a mise en garde. J’avoue qu’à cette consultation, j’avais réussi à lui poser une vingtaine de questions avec le profil type de la maman poule, pieds et poings liés à ses poussins. Il m’a dit droit dans les yeux : « Madame, vous devriez vraiment lâcher prise … ».


Car, plutôt que de vivre mon présent, je subissais l’angoisse du futur. Du style : et s’ils attrapaient une bronchiolite ? qu’ils ont attrapée. Et si mon ainé souffrait de sa nouvelle fratrie ? Il en a souffert. Et si ma maison ressemblait à un souk ? Ce fut un souk. Et s’ils avaient un retard de langage ? et si… !!!


Car un parent qui lâche prise, c’est en fait un « vrai » défi. Dans ma tête, à ce moment-là, lâcher prise rimait avec « cataclysme psychodramatique interne… » , je ne pouvais pas.


Avec le recul, des moments de solitude, quelques bons livres et de bons conseils, j’ai compris que j’avais tout faux, le pédiatre, lui, était la voix de la sagesse.


Lâcher prise, ça n’est pas abandonner ni démissionner de sa vie de parent. Au contraire, c’est une action dynamique. C’est continuer à agir sans s’inquiéter du résultat, s’occuper de l’avenir sans s’en préoccuper, c’est renoncer à tout contrôler.


J’ai donc sérieusement revu mes exigences à la baisse, en me mettant en mode « relax » plus souvent. En collaboration avec mon mari, j’ai retiré ma cape de Wonderwoman et j’ai enfilé mon bikini, bien plus léger ;-)


En tant que parents, lâcher prise c’est :
Moins surprotéger afin que l’estime de soi de l’enfant se construise à force d’efforts, d’échecs et de réussites.
Ne plus craindre le pire et se faire confiance, abandonner l’habitude de vouloir tout contrôler et de culpabiliser lorsque quelque chose de difficile se produit.
S’octroyer du temps pour soi ; un parent vidé, épuisé, sera moins épanoui, il est donc sain de se replacer au cœur des priorités, et ce, sans culpabiliser.
S’octroyer du temps pour son couple (ou amis). Il est important de sortir de l’équation travail-parent, de cette routine infernale, afin de partager des moments, même simples, avec son conjoint.
Déléguer. Dans l’absolu, on voudrait tout faire seul et en même temps être ultra performant, partout, tout le temps. Impossible ! Nous n’avons pas de tentacules. Une solution : aller chercher de l’aide, qui peut d’abord venir de ses propres enfants, de son/sa conjoint(e)et s’organiser.
Etre conscient de ses attentes, souvent irréalistes, celles qui proviennent de la société mais aussi celles que nous nous sommes créées de toutes pièces. Acceptons nos limites.
S’accorder le droit de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur et de craquer.


« Accepter, ce n’est pas se résigner, mais rien ne vous fera perdre plus d’énergie que de résister face à une situation que vous ne pourrez changer. » Le Dalai Lama.


Le Salon

publiée le 07 mars 2017


Lieu central, pièce à vivre à part entière, cocoon, cosy, douillet, où l’échange et la détente règnent en Maitre ! Vous en rêvez ?...


Avant toute chose, dans mon salon, il y a :
- Des vitres et des baies vitrées qui, à moins d’un mètre du sol, proposent une multitude de traces suspectes.
- De temps à autre, un petit pipi sur notre plancher ; pas le choix, nos pin’s sont en pleine période « propreté ».
- Des murs (récemment rafraichis) qui, dans des coins reculés et cachés de la pièce (logique, bêtises = discrétion), contiennent des œuvres d’art de type « scraboutchas ». Certains apprécieront peut-être le talent de nos enfants.
- Des miettes et autres petites choses dont je ne saurais vous dire ce que c’est. La nourriture a des tendances à se déplacer seule (ou pas), à se reproduire, entre la table et notre salon ! Sinon, pour ceux qui l’ont, est-il bien cet aspirateur « Irobot » ?
- Etc.


Bon, J’espère quand même qu’en me lisant, vous vous reconnaitrez aussi un peu, histoire que je ne me sente pas complètement idiote ;)


A contrario, je suis très heureuse de vous annoncer que, mis à part, cette hygiène pas toujours clean (famille nombreuse d’enfants en bas-âge oblige), notre salon ressemble vraiment à un salon et qui plus est, à notre goût, convivial et REPOSANT ! …Et oui, avec un peu d’effort, notre vie de parents n’est pas que désespoir ;)


Lors de ma dernière chronique je vous parlais d’un petit déjeuner positif et organisé. Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de cette pièce importante, le salon et ô combien souvent submergée d’envahisseurs (pas les miettes non), LES JEUX ! Les bruyants, les multiples et poussiéreux que l’on retrouve partout, jusque dans les recoins du fauteuil.


Première chose à accomplir pour lutter contre l’invasion : Créez l’espace dédié à vos enfants. Dessinez la zone en jouant notamment avec les revêtements de sol pour démarquer cet espace du reste de la pièce. Au mur, des étagères avec de grandes boîtes transparentes et étiquetées qui contiendront les trésors de vos marmots et plus spécifiquement les jeux contenant des petites pièces. Cela délimitera visuellement l’univers de l’enfant. Quelques exemples sympas : Une cabane en bois, une mini cuisine avec petits meubles, un Tipi en tissu (le net regorge de superbes idées), un tapis intelligent (je vous conseille les 2 en 1 car ils font sacs et peuvent emballer les jouets), un matelas, un grand panier à coussins, etc. Optimisez l’espace et rendez-le convivial, douillet. Vos enfants doivent également avoir leurs jeux à portée de main pour permettre l’autonomie et ranger leurs affaires, le soir venu.


Dans un second temps, triez et rassemblez les jeux qui ont vraiment leur place dans un salon, selon leurs caractéristiques fonctionnelles, privilégiez les jeux calmes et collectifs, toujours dans un esprit de pièce à vivre partagée. Préconisez les jeux de société, jeux symboliques et livres avec lesquels on peut s'amuser à plusieurs pour créer l'échange.


On est tous capables d’entreprendre ce cheminement vers un « mieux vivre ensemble », seuls ou accompagnés. Aujourd’hui, des personnes compétentes sont aussi là pour vous : Les Home Organiser ! Leur objectif : vous accompagner tout au long de ce processus de désencombrement, de remise en question avec des infos pratiques mais surtout des solutions adaptées à vos besoins ! Un investissement oui mais ô combien utile (pour l’avoir testé) !


Les meilleures Home et Office Organiser du coin : Caroline Thomas, collaboratrice d’Elodie Wery & Co (0484/389323) et Ann Van den Hautte, La Psy du Logis (0477/707526)


Nos rituels

publiée le 07 février 2017


Avant, chez nous, les matins ressemblaient à une zone de guerre, avec cris et hurlements. Entre allers-retours incessants allant de la table au frigo, du frigo au cartable, du cartable à la table (car mon ainé a renversé sa tasse ou que la tartine du 2ème a atterri dans l’assiette du 3ème), je pense que plusieurs fois, j’ai cru devenir dingue. Mes twins (pin’s pour les intimes) et l’aîné confortablement assis me regardaient, petits sourires en coin, moi, maman « poule » sans tête, gérant logistique et disputes, espérant pouvoir m’asseoir 5 minutes pour engloutir mon café… Mon mari déjà sur la route des embouts avait la belle vie !


Une ambiance de course folle avec des parents déjà au bord de la crise de nerfs à 7h15 du matin ! Ce sujet vous parle ?


Aujourd’hui, nous avons appris de nos erreurs …on ne va pas se mentir, chez nous c’est toujours le branle-bas de combat mais avec quelques changements organisationnels qui nous ont été bénéfiques.


En réalité, tout commence le soir. Une soirée faite de quelques rituels.


Voici un petit florilège de ce que nous pourrions anticiper et préparer afin de nous rendre la vie du matin plus sereine.
• Le cartable prêt (cahier de correspondance « checké », collations ok, mot signé, etc.).
• La table du petit-déjeuner apprêtée et accueillante
• Le petit-déjeuner regroupé (le tout placé dans un panier, avec des aliments simples et rapides à déguster)
Collations et gourdes préparées
• Les chaussures et vêtements de nos marmots, chacun posé dans un panier nominatif (oui, tellement logique mais en réalité, qui le fait vraiment ?)
• Les chaussures et vêtements de papa et MAMAN ;-) Oui, oui, les vêtements de maman car si comme 90% des femmes, vous êtes tétanisées devant votre armoire car vous n’avez RIEN à vous mettre…
• Les manteaux accrochés sur un porte-manteaux accessible et bien à hauteur des enfants avec paniers nominatifs composés chacun d’accessoires en fonction de la météo (ce dernier point est évidement utile pour les enfants en bas-âge = autonomie)


Ces rituels nous permettent de contrôler notre journée. C’est nous qui prenons les commandes au lieu de nous mettre à la merci des événements. Cela doit devenir un acte régulier et machinal, le fruit d’une habitude ; plus besoin de se motiver pour passer à l’acte.


Dès 4 ou 5 ans, l’enfant peut participer : faire son lit, débarrasser la table, ranger le panier de nourriture, etc. N’oubliez pas d’impliquer chaque membre de la famille et ainsi répartir les tâches en fonction des âges, planifiez à l’aide d’un tableau (internet regorge d’idées ludiques) et exécutez.


Notre manière d’aborder les choses est essentielle au climat ambiant. Bannissons certains mots déclencheurs de stress comme les fameux « dépêche-toi », « vite », « allez ». Invitons la Slow Live au petit-déjeuner, levons-nous quelques minutes plus tôt et RI-TU-A-LI-SONS tout en douceur !


Chronique d'une maman et de son joyeux bazar organisé !

publiée le 24 janvier 2017


En ce début d’année 2017, ce dont je souhaite vous parler c’est de mon Joyeux Bazar Organisé.


Avant toute chose, je me présente : Valérie, institutrice et Maman de 3 adorables « Pin’s » (un grand et deux mini doublons) ; je les prénomme comme cela car chacun s’accroche à moi comme il peut. Bien sûr, mes petits Pin’s varient de formes et d’humeur selon leur public et le moment de la journée. En général, dans l’intimité familiale, surtout après 17h, ce sont 3 terreurs (pour être gentille et ne choquer personne) puis, en public, ils se transforment en Joyeux « Bisounours » que l’on aimerait croquer à pleines dents (je préfère laisser mon entourage rêver). Mon mari, lui, est l’homme « presque » parfait qui, à l’instant où mon aîné voyait le jour, s’est transformé en un vrai papa « Gâteau » des temps modernes ! Ah oui, j’oubliais un maillon important : notre chat « Figaro », une pauvre bête à poils roux qui ne manque pas d’amour des siens, subissant des massages à 6 mains et arrachage de touffes, souvent retrouvé enfermé dans l’un ou l’autre placard au milieu d’un tas de Lego !


Mais revenons à mes moutons…
Avant, lorsque mon mari et moi n’étions que 2, j’étais plutôt du style « Borderline », c’était bien, c’était chouette, … panier à linge qui déborde « youhouuu », courses non effectuées « Oups », sorties à gogo et sans montre SVP, bref, que demander de mieux, une vie rêvée, non ?!?


Après quelques années à deux, nous avons passé le cap, nous nous sentions prêts et allions entreprendre la grande aventure familiale.


A l’instant où mes twins (N°2 et 3) sont arrivés, j’ai découvert que j’étais devenue une « maniaque bordélique » … qui connait ? Du style :
• Je range mais le désordre revient de manière exponentielle dans l’heure qui suit.
• Nos livres de la bibliothèque sont à leur place mais je mets quand même 3 jours pour les retrouver.
• Le plus gênant pour mes enfants, je suis incapable de retrouver les doubles de chaque chaussette (j’avais d’ailleurs une fameuse manne à chaussettes perdues)
• Mon frigo, attention danger, un article sur deux est périmé !
• Puis tout le reste dont je vous épargne les détails !


Pour remédier à ce cahot interne, j’ai eu le temps de me soigner, j’ai appris à lâcher prise, à prendre de la hauteur, d’avoir de l’autodérision et je me « zénifie » comme je peux ; c’est là que mon chat intervient, il m’est d’une grande utilité, j’aime le pétrir à n’en plus finir, le soir, devant l’émission The Voice !


Ce qui me fut le plus utile, c’est sans doute de me rendre, un beau jour d’automne, dans la famille des « tout est parfait » ! Une maison sentant bon le propre où tout semblait être à sa place ; tellement clair et logique et où la maitresse de maison, « Home Organiser » de profession, (maman de 3 enfants) a préféré épurer plutôt qu’amplifier !


Le choc ! CE choc, après plusieurs mois de réflexion et de réorganisation (et beaucoup d’allers-retours à la Maison du cœur de Hannut), je me le suis approprié, chez nous.


Vous me lisez et vous vous dites, « mais de quoi veut-elle nous parler, au fond ? ». Mais c’est pourtant clair, non ;-) ?


J’aimerais vous faire partager mes aventures familiales dans l’autodérision la plus totale et vous donner quelques trucs et astuces pour sortir la tête de l’eau, pour que vous aussi puissiez connaitre ce petit choc fait de petits changements internes mais qui au fond, facilitent tellement de choses. Car ce déclic, la remise en question, je l’ai eu, c’est MA victoire ! Non pas que je sois devenue une femme psychorigide, ni une super Woman mais nous avons simplement « enfin » trouvé notre pilier familial : L’organisation (pas la rébarbative mais la Joyeuse, l’heureuse) !


Ritualiser, ranger, trier, donner, préparer, organiser, tout au long de mes chroniques, le fil conducteur sera celui-là.


La pression du temps fait obstacle aux tâches intellectuelles et créatives, cela nous fait perdre de vue l’essentiel de notre vie !


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