Chouette Magazine

Silvestre Giovanni

Giovanni Silvestre

Fiscalité

Catégorie : Vie Quotidienne

Chroniqueur depuis janvier 2016

Comment la banque évalue-t-elle votre demande de crédit ?

publiée le 24 octobre 2017


La banque n’a rien à gagner à prêter de l’argent à une personne qui, en toute vraisemblance, ne pourra pas le rembourser. Mais sous quel angle votre demande de crédit et votre situation financière sont-elles analysées ? Jetons un coup d’œil dans les coulisses d’un prêt.


Toute banque qui fournit des crédits est légalement tenue d’effectuer des vérifications préalables sur ses futurs clients. Il est ensuite interdit d’accorder un crédit à toute personne dont la banque est en mesure d’estimer qu’elle ne sera pas en mesure de rembourser le prêt. Toute demande de crédit doit donc faire l’objet d’une enquête, plus spécifiquement concernant les possibilités de remboursement. Un formulaire spécialement conçu à cet effet aide le prêteur à récolter un maximum d’informations afin de répartir votre situation financière en différentes rubriques. Un entretien face à face permettra de finaliser la demande : le prêteur aura ainsi une image globale de votre situation financière.


Les trois rubriques dans lesquelles est répartie votre situation financière sont :
• Vos revenus. Évidemment, vos revenus jouent un rôle-clé dans l’évaluation de votre capacité de remboursement. N’ayez aucune crainte lorsque la banque vous demande de lui remettre une ou plusieurs fiches de salaire. Il est important de mentionner également vos autres sources de revenus comme les allocations familiales, les pensions alimentaires et les revenus de remplacement.
• Vos frais. Le prêteur doit avoir une vue concrète sur toutes vos dépenses mensuelles fixes. Pensez aux remboursements de vos différents crédits, mais aussi les frais du quotidien (alimentation, loyer…).
• Votre situation socio-économique. Il est important de pouvoir prouver que vous êtes dans une situation stable. Raison pour laquelle le prêteur vous posera des questions sur votre situation familiale, la stabilité de votre travail, etc.


Si l’honnêteté est importante lorsque vous postulez pour un emploi, c’est aussi le cas lors d’une demande de crédit. Vous êtes légalement tenu de répondre à toutes les questions pertinentes posées par le prêteur. Il n’y a pas d’intérêt à cacher des obligations de remboursement ou de gonfler vos revenus, car, une fois que le point sera dévoilé, vous serez le dindon d’une mauvaise farce. En effet, si les problèmes de remboursement ne sont pas agréables pour la banque, ils sont encore plus difficiles pour l’emprunteur.


En outre, votre historique de crédit sera passé à la loupe. Pour cela, la banque examinera votre dossier en interne, mais interrogera aussi la Banque centrale pour les crédits aux particuliers, un département de la Banque Nationale de Belgique aussi nommé la Centrale des Crédits. Cette base de données regroupe tous les crédits accordés à des particuliers, du crédit habitation au crédit à la consommation. Les situations dans lesquelles un retard de paiement est constaté sont reprises dans une Centrale des Crédits négatifs. Ces données offrent au prêteur une image précise de vos crédits. La banque est obligée d’examiner votre situation, mais aussi de l’interpréter.


Soyez honnête et transparent lors de votre demande de crédit, car gagner la confiance de sa banque est toujours une bonne chose.


Retirer de l’argent à l’étranger avec votre carte de crédit : ce à quoi il faut faire attention

publiée le 10 octobre 2017


Vous partez bientôt à l’étranger, mais vous n’avez pas envie de partir avec beaucoup de cash ? Pas de problème. Grâce à votre carte de crédit, vous pourrez retirer la devise locale en principe à tous les distributeurs automatiques. Quelques conseils pour vous éviter les mauvaises surprises.


1. Quelle carte utilisez-vous au sein de la zone euro ?
Si vous restez au sein de la zone euro, vous pouvez utiliser, même à l’étranger, votre carte Bancontact/Maestro aux distributeurs automatiques, et ce, gratuitement. Si vous y utilisez votre carte de crédit, des frais de transactions seront appliqués. Mais une carte de crédit peut s’avérer intéressante en certains cas. Le montant retiré avec votre carte de crédit ne vous est pas imputé immédiatement, mais seulement au décompte suivant.


2. Quelle carte utilisez-vous en dehors de la zone euro ?
Quelle que soit la manière utilisée, retirer de l’argent en dehors de la zone euro revient toujours à s’exposer à des frais supplémentaires, tant en Europe qu’en dehors et avec n’importe quelle carte. Vous avez plus d’une carte ? Il est intéressant de comparer les coûts qui y sont liés puisqu’ils sont différents en fonction des émetteurs desdites cartes. Vérifiez les cartes acceptées dans votre pays de destination et utilisez celle qui présente le plus d’avantages.


3. Pesez les avantages du cash
Il est facile de payer avec votre carte de crédit chez les commerçants de votre lieu de vacances. Mais attention : ces transactions en dehors de la zone euro ont également un coût. Vous devrez donc vérifier s’il n’est pas plus avantageux d’utiliser du cash. Vous payerez ainsi de préférence en cash pour une boisson ou une glace tandis que les montants plus importants seront payés à l’aide de votre carte de crédit. Si vous achetez des produits chers durant vos vacances, comme un appareil photo, vous penserez à vérifier si votre carte de crédit vous propose des avantages supplémentaires comme une assurance sur les biens achetés. Un argument de plus lorsque vous pesez le pour et le contre entre paiement en cash et paiement électronique.


4. Estimez vos besoins avec réalisme
Lorsque vous retirez de l’argent avec votre carte de crédit à l’étranger, un coût est calculé en fonction du montant demandé. Il est important de savoir que ces coûts connaissent un minimum et un maximum. Si vous avez besoin de 500 EUR pour votre semaine, il sera plus intéressant de retirer une fois 500 EUR que dix fois 50 EUR. Estimez donc à l’avance du montant dont vous pourriez avoir besoin afin de ne pas devoir retirer trop souvent de petits montants au distributeur automatique.


5. Attention au maxima
Chaque carte de crédit présente une limite, tant au niveau du montant que vous pouvez retirer par jour qu’en termes d’ouverture de crédit maximale. Il ne s’agit en général pas d’un montant important.


L’ouverture de crédit doit être, en certaines circonstances, sujet de préoccupation. Ici, toutes les transactions sont additionnées : l’argent retiré à un distributeur automatique et les paiements effectués avec la carte, mais aussi la garantie laissée au loueur de voitures. Vous pensez que votre ouverture de crédit n’est pas assez importante ? Vous pouvez soit demander à votre banque d’augmenter votre ouverture de crédit (sous réserve d’acceptation), soit vous pouvez verser de l’argent sur le compte de votre carte de crédit avant de partir en vacances.


6. Méfiez-vous des escroqueries
Voter carte a été avalée par le distributeur automatique ou vous n’avez pas reçu d’argent après avoir introduit votre code ? Si aucun message d’erreur n’apparaît à l’écran ou si vous pensez avoir été victime d’une tentative de fraude, appelez immédiatement la police locale et restez à proximité du distributeur. Contactez également directement Card Stop


Comment utiliser ses écochèques ?

publiée le 26 septembre 2017


Vous savez sans doute que vous pouvez les utiliser pour acheter des ampoules économes ou refaire votre jardin. Mais connaissez-vous les choses les plus surprenantes accessibles via des écochèques ? Nous avons sélectionné des possibilités pour chacun et chacune.


• Pour la reine (ou le roi) de la cuisine
Les personnes qui aiment cuisiner avec des produits frais ne devraient pas avoir de problème pour écouler leurs écochèques. Les aliments présentant le label bio européen peuvent intégralement être payés au supermarché avec ces chèques. En outre, vous pouvez aussi acheter casseroles, poêles, fours et autres réfrigérateurs avec vos écochèques. Votre cuisine sera ainsi tendance, verte et ne vous aura pas coûté trop cher.


• Pour les fous de gadgets
Utiliser des écochèques permet de vivre avec son temps : un frigo américain pour son côté pratique, le dernier éclairage en date ou même un téléviseur high-tech sont des exemples de leur utilisation. Unique réserve : la vérification de la consommation énergétique de ces appareils. Vérifiez sur le site Internet de la Commission européenne le label que votre appareil doit présenter. Un conseil : dans certaines chaînes de vente d’électroménagers, vous pouvez utiliser vos écochèques pour la quasi-totalité de l’assortiment. Effectuez une recherche approfondie.


• Pour ceux qui aiment voyager
Vous avez bien lu ! Vous pouvez utiliser vos écochèques pour payer un voyage en train ou en bus dans une agence de voyages. Des solutions optimales pour l’environnement et qui vous permettent de parfaitement profiter du voyage. Vous pouvez également les utiliser pour payer des livres de seconde main. Vous avez encore des écochèques ? Profitez-en pour séjourner dans un hôtel en Belgique ou visiter une attraction touristique portant l’écolabel européen. Et pour celles et ceux qui préfèrent l’action, il est possible de louer un vélo électrique ou un scooter avec des écochèques.


• Pour les mains vertes
Cette catégorie ne surprendra personne. Les possibilités de (re)travailler votre jardin sont infinies. Semer, planter des arbres, utiliser de l’engrais écologique, planter des fleurs et/ou de l’herbe, installer un réservoir d’eau de pluie ou un conteneur à compost… Nous pouvons vous donner des exemples à l’infini. Mais vous pouvez également payer vos meubles de jardin avec des écochèques. Pour cela, cherchez des meubles en bois présentant un label FSC ou PEFC.


• Pour les maniaques
Les personnes qui aiment que les choses soient toujours propres et bien organisées peuvent choisir parmi un gigantesque assortiment de produits de nettoyage. Du produit de vaisselle au détergent universel en passant par les mouchoirs… Avoir de l’ordre dans sa maison, c’est aussi avoir de l’ordre dans sa tête.


• Pour les fans de déco
Mettez une touche finale à votre déco grâce à vos écochèques. Meubles en bois ou de seconde main, peinture avec écolabel européen et même du parquet… Autant d’exemples qui pourront être payés avec des écochèques. Utilisez des spots à LED’s économes et vous rentrerez dans une maison d’autant plus confortable.


• Pour les fashionistas
Pour les amateurs d’élégance, de nombreuses possibilités de dépense des écochèques sont disponibles. On s’intéressera aux produits de soin et de beauté portant l’écolabel européen. Il existe même des chaussures qui le portent aussi. Prenez soin de vos vêtements avec une machine à laver ou un séchoir durables et n’hésitez pas à vous rendre dans un magasin de vêtements de seconde main.


Pour plus d'informations
• Vous trouverez plus d’information sur les écochèques sur le site internet de la Commission européenne : http://ec.europa.eu/ecat/ • Une liste des magasins acceptant vos écochèques est disponible sur le site : http://mkt.sodexobenefits.be/iframe/reseau/eco/index_fr.html


Il n'y a pas d'âge pour investir

publiée le 29 août 2017


Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas d’âge pour investir. Il y a juste un investissement différent. Pas besoin d’attendre d’être bien installé dans son activité ou son logement pour pouvoir envisager de prendre des risques, qu’ils soient faibles, modérés ou plus élevés. Et ce n’est pas parce que vous êtes à la retraite que vous ne pouvez pas commencer.


Investir pour augmenter son niveau de vie
Le compte épargne et l’immobilier n’offrent pas assez de rendement à vos yeux ? Vous souhaitez profiter de vos investissements et êtes même prêt à prendre des risques. Combiner des fonds d’actions à haut potentiel mais plus risqués avec quelques investissements à taux fixe peut vous aider à augmenter le potentiel de rendement.


Investir pour sa future pension
Il n’y a pas d’âge pour investir, il n’y a surtout pas d’âge pour commencer à penser à sa pension. A cause de l’inflation, laisser dormir votre argent sur vos comptes risque de diminuer votre pouvoir d’achat sur le long terme. Investir tous vos deniers n’est pas nécessaire, vous pouvez déjà commencer par de petites sommes et vous réserver un petit bas de laine que vous pourrez envisager d’injecter plus tard. Comme dans des fonds ayant une vision à long terme pour limiter la volatilité des marchés par exemple.


Investir pour profiter de sa retraite
L’heure de la retraite, bien méritée, a sonné ! Conséquente ou pas, vous pourriez être tenté(e) de la compléter par un petit extra, savamment placé dans des fonds. Il serait mal avisé de tout dilapider sur un coup de tête trop risqué. Une bonne diversification de votre portefeuille pour contribuer à réduire les risques encourus. Et avec ce petit extra, vous pourrez en utiliser une partie pour vos enfants et futurs petits-enfants, si vous le désirez.


Investir pour sa famille
Aider ses enfants et petits-enfants financièrement et leur offrir un bon départ dans la vie, c’est très noble. Malheureusement, leur ouvrir un compte épargne à leur naissance offre actuellement une perspective de rendement extrêmement limitée. Si vous voulez investir pour eux, il est préférable de démarrer au plus tôt car ce sont dans des investissements à moyen et long terme que vous pourrez placer une partie de votre argent pour maximiser le potentiel de rendement. Votre descendance s’en souviendra pendant longtemps.


Votre argent mérite aussi une vision d'avenir

publiée le 11 juillet 2017


Les modes de vie et de consommation ont évolué. Modifier drastiquement ses habitudes, c’est prendre des risques. Des risques nécessaires pour changer les mentalités. Pour votre patrimoine aussi !


On ne consomme plus aujourd’hui comme le faisaient nos parents et grands-parents. Face aux crises environnementales, écologiques et même économiques, une partie de la population a pris le risque de changer ses habitudes de consommation. On pense au bio mais aussi à la proximité. Les circuits courts sont privilégies. On investit aussi dans le durable et l’écologie avec les maisons passives, les voitures électriques, le zéro émission. Et aussi dans les gestes de tous les jours, du tri au compost en passant par le petit potager dans son jardin.


Le changement et l’évolution
Rome ne s’est pas faite en un jour. Les mentalités n’ont pas évolué en quelques mois. Elles ont changé parce que certains ont d’abord pris des risques. Parce que nous avons pensé au futur, à l’avenir. Parce que nous avons vu plus loin. Le bio, le photovoltaïque, les maisons passives, la voiture électrique… Elles sont le résultat d’une prise de risque pour ne pas rester dans l’immobilisme. Que se serait-il passé s si nous étions restés peu enclins au changement ? L’attentisme et le conservatisme n’ont jamais fait changer le monde. C’est grâce aux risques et aux idées que l’on pourra un jour nettoyer les océans, consommer moins d’eau et diminuer drastiquement les émissions de CO².


Et votre patrimoine ?
Nous avons évolué et pensé « plus loin » en évoquant le futur, le nôtre mais aussi celui de nos enfants et petits-enfants, qu’ils soient déjà nés ou pas d’ailleurs. Alors pourquoi ne pas voir autrement dans d’autres domaines également ? Comme avec notre patrimoine, par exemple. Pourquoi est-on autant immobile avec notre argent quand on a tellement fait évoluer nos modes de vie et de consommation ? Au lieu de le laisser dormir, gérer son patrimoine avec une vue à long terme et le sortir d’une certaine léthargie pour le faire fructifier, c’est investir dans des projets durables ou simplement envisager l’avenir avec des perspectives à plus long terme.


Oserez-vous investir sans poser les bonnes questions ?

publiée le 26 juin 2017


Investir est une solution pour faire fructifier son épargne mais il est important de vous poser les bonnes questions avant de vous lancer.


1. Quels sont vos objectifs ?
La première chose à faire est de déterminer le(s) objectif(s) que vous souhaitez atteindre et leur échéance. Investissez-vous pour votre retraite, pour augmenter votre niveau de vie ou pour réaliser le projet de vos rêves ? Répondre à ces simples questions permettra à votre conseiller de mieux cerner vos attentes et besoins pour entamer une relation de confiance avec vous.


2. Quel montant êtes-vous prêt à investir ?
Etant donné qu’investir implique des risques, il est également recommandé de constituer une épargne de réserve : de quel montant avez-vous besoin pour pouvoir faire face à un coup dur ? Vous devez également déterminer la partie de votre patrimoine que vous souhaitez protéger. Ce qui reste après ce décompte pourra être dédié aux investissements.

Mieux vaut le savoir, aujourd’hui, on peut estimer que les non investisseurs prennent également une forme de risque par rapport à leur capital. L’inflation s’élève à quasi 3% ce qui au regard du rendement des comptes épargne (0.11%) constitue un risque d’érosion du capital important.


3. Quel niveau de risque êtes-vous prêt à prendre ?
En fonction de leur nature, les investissements comportent tous une certaine part de risque. Avec des placements à terme, des bons d’état, l’investissement sera généralement moins risqué mais le rendement attendu sera plus faible. Les actions individuelles comportent quant à elles plus de risque pour le capital de départ, mais peuvent à terme engendrer plus de rendement. Pour mieux maîtriser le risque, privilégier les fonds aux actions individuelles peut être une option car ils présentent déjà une certaine diversification. Il existe par ailleurs des fonds qui présentent des stratégies d’investissement plus défensives ou plus offensives.

Une orientation intéressante est également d’étaler vos investissements dans le temps. En étalant les investissements, vous évitez par exemple d’investir tout votre capital au moment où les cours sont les plus élevés.

Avant toute chose, dressez votre profil de risque avec votre conseiller. Pour le montant que vous souhaitez investir, vous devrez donc évaluer le niveau de risque que vous êtes prêts à courir. Votre profil est-il plutôt défensif, équilibré ou spéculatif ?


4. Comprenez-vous les produits dans lesquels vous souhaitez investir ?
Investir n’est pas un acte banal car vous investissez une partie de l’épargne que vous avez peut-être mis des années à constituer. Il est donc important que vous compreniez les produits dans lesquels vous souhaitez placer vos économies. Les concepts suivants sont-ils clairs pour vous : la structure ou le mécanisme du produit, les risques ainsi que les frais qui y sont liés ? Votre conseiller vous expliquera en détail tous ces concepts pour les produits qu’il vous recommandera. Si nécessaire, n’hésitez pas à demander plus d'infos.


5. A quelle fréquence devez-vous suivre vos investissements ?
Investir est un acte sur le long terme. Pas besoin donc d’aller vérifier la valeur en ligne de votre portefeuille tout le temps pour voir si vous avez gagné de l’argent. Mais il est utile d’analyser son portefeuille de manière régulière pour pouvoir, si nécessaire, l’adapter de manière judicieuse en fonction de votre profil, de vos objectifs ou de l’actualité financière. Une revue annuelle de votre portefeuille est un minimum.


Comment payer son billet d'avion moins cher ?

publiée le 30 mai 2017


Ce city-trip à Rome et ce billet pour le Pérou vous font de l’œil depuis un bon moment. Malheureusement, les prix varient continuellement et ont même tendance à augmenter. A quel moment devez-vous réserver votre billet d’avion ? Nous vous disons tout.


Connaître le bon prix
Avant de savoir si vous faites une bonne affaire, il faut connaître le prix idéal pour ce voyage. Vous trouvez un Bruxelles-New York à 450 euros, est-ce un bon prix ? Le site algofly vient à votre rescousse en compilant les statistiques de prix en fonction des mois. Et vous verrez qu’un Bruxelles-NY n’est pas si exceptionnel à 450 euros. Vous êtes prêt à modifier votre ville de départ ? Regardez également les prix depuis Amsterdam ou Paris. Deux petites heures de train pour épargner 150 euros, cela en vaut la chandelle.


Soyez flexibles
Vous ne pouvez partir que du 15 juillet au 31 juillet ? Nous vous prévenons, cela risque d’être un peu compliqué. L’idéal pour diminuer le prix est de pouvoir partir selon l’offre. Un départ en milieu de semaine est sûrement plus avantageux que de partir du samedi au samedi. Si vous le pouvez, évitez également les périodes de vacances scolaires.


Réservez votre billet le plus tôt possible
Nous y sommes, quand réserver ? Cela dépend de plusieurs facteurs. Si vous souhaitez partir vers une destination prisée durant l’été, mieux vaut réserver six mois à l’avance. Les billets seront ainsi 5 à 6% moins chers en moyenne. Prenez donc de l’avance sur ceux qui reviennent du ski et qui pensent d’abord à ce qu’ils vont faire durant les deux semaines de Pâques. Vous partez en city-trip ? Des études ont montré qu’il est judicieux de réserver entre 50 et 70 jours avant votre départ. Mais ici aussi, la destination joue un rôle. Partir à Bratislava en novembre sera moins cher que s’envoler pour Rome en plein mois de mai.


Quel jour réserver ? Et à quelle heure ?
Le nœud du problème. Vous trouverez des articles expliquant qu’il faut réserver le mardi à quatre heures du matin (courage !), d’autres qu’il est plus judicieux de réserver le dimanche à 15h. Tout dépend ici aussi de la destination. Est-ce une destination prisée ou non ? Un long-courrier ? Même en réservant à 4h du matin un mercredi, il n’y a pas d’énorme différence de prix. Notre expérience nous dit que l’idéal et le plus important est d’effectuer une veille quotidienne des prix, à plusieurs moments de la journée et d’être prêt à saisir une occasion immanquable et réserver directement. Ne tergiversez pas.


Payez plutôt par carte de credit
« N’utilise pas ta Visa, ça coûte plus cher ». Un mauvais procès est régulièrement fait aux paiements en ligne par cartes de crédit. Pourtant, celles-ci offrent de nombreux avantages et réductions. Selon la carte de crédit, vous pouvez ainsi bénéficier d’assurances voyage et bagage ainsi que d’une assistance internationale. Cela peut contribuer à réduire la note finale.


Quelques astuces supplémentaires
Vous avez peur de l’IP Tracking ? Cette « technique », qui fait augmenter le prix chaque fois que vous le vérifiez, fait suer nombre d’internautes. Que vous y croyiez ou pas, vous pouvez la contourner en utilisant une fenêtre de navigation privée de Google Chrome (CTRL+shift+N), un autre réseau WiFi ou en commandant votre billet via un autre appareil. Guettez également les promos des compagnies aériennes et des voyagistes et inscrivez-vous à leur newsletter. Certaines lignes proposent ainsi des réductions uniquement par e-mail, ne les ratez pas !


Bonne recherche… et bon voyage surtout !


Instabilité des bourses : l'investisseur en cause ?

publiée le 16 mai 2017


Nos cerveaux ne sont pas bien équipés pour répondre efficacement à la volatilité des marchés ; il se pourrait même qu’ils la causent. En effet, la théorie classique, voulant que les cours reflètent la valeur fondamentale des titres, peine à expliquer les évolutions extrêmes des bourses mondiales. Les marchés boursiers réagissent de façon démesurée aux perturbations économiques. Est-ce de notre faute ?


Entre euphorie et sinistrose


Les bourses ont tendance à amplifier les phénomènes économiques. En période favorable, les investisseurs se montrent davantage confiants. Ils ignorent les risques qu’ils prennent, tablant sur une croissance éternelle : c’est l’euphorie. Un phénomène qu’on a clairement pu observer avec les valeurs technologiques à la fin des années 90 ou l’immobilier américain au début de ce siècle.
Régulièrement, l’aversion au risque pousse les investisseurs à réagir avec excès à toute menace. Le principal indice américain, le S & P 500, a ainsi connu une correction (recul d’au moins 10 %) tous les 18 mois en moyenne au cours des 50 dernières années. Alors que l’économie, par contre, connaît des cycles beaucoup plus longs de l’ordre de 8 à 10 ans entre chaque crise/récession.
Lorsque la conjoncture se détériore de manière effective, les marchés basculent dans la sinistrose. Entre octobre 2007 et mars 2009, par exemple, les principaux indices boursiers ont ainsi perdu plus de la moitié de leur valeur en raison de la Grande Récession. En comparaison, le PIB (Produit Intérieur Brut) des économies occidentales ne s’est contracté que de 3,4 % en 2009 alors que les pays émergents ont gardé la même croissance. La chute est traditionnellement assez rapide en raison de l’aversion au risque et de la propension des investisseurs à agréger leurs pertes - et dissocier leurs gains. En étalant leurs bénéfices, leur cerveau en retire le maximum de plaisir, tandis qu’en regroupant leurs pertes, elles leur apparaissent moins douloureuses. Lorsque les Bourses baissent, cela crée toutefois un afflux déstabilisant d’ordres de vente, augmentant l’ampleur de la chute. À noter que ce comportement des investisseurs découle de la théorie de comptabilité mentale mise en évidence par l’économiste Richard Thaler. Cette segmentation mentale implique également que l’on dépense différemment de l’argent "bonus" (loterie, cadeau…) et des revenus normaux (salaire…).
Ou que l’on investit différemment deux portefeuilles de placement catégorisés mentalement de spéculatif et de sûr.


Les marchés disjonctent


L’ampleur du plongeon dépasse souvent toute considération économique en raison de l’effet moutonnier. Plus les cours s’enfoncent, plus les investisseurs vendent. Robert Shiller, un économiste très influent sur les marchés, avait ainsi réalisé une vaste enquête auprès des investisseurs après le plongeon du 19 octobre 1987 qui avait vu Wall Street perdre plus de 20 % en une seule séance.
L’étude a notamment mis en évidence qu’aucune information n’a généré le courant de ventes. Il apparaît plutôt que la principale explication réside dans le repli des trois séances précédentes intervenues dans un climat tendu sur les marchés en raison de la hausse des taux.
Le Lundi noir, la baisse s’est accélérée, créant un véritable mouvement de panique. A la suite de ce krach, les bourses ont adopté des coupe-circuits permettant de suspendre les cotations en cas d’évolution trop importante.


Tentez de booster votre épargne

publiée le 02 mai 2017


Si on constate pour la première fois depuis 2008 une légère baisse des montants présents sur les carnets de dépôt ces deux derniers mois (-265 millions), l’épargne reste incontestablement le placement favori des Belges. Un produit qui a pourtant perdu de son attrait avec la chute des taux. Les épargnants belges acceptent ainsi de perdre chaque année des milliards en termes de pouvoir d'achat, les taux actuels étant loin de couvrir l'inflation.


Résistance au changement
Le biais de statu quo explique largement pourquoi la grande majorité des Belges se contentent des produits d'épargne classiques. Notre cerveau a tendance à percevoir tout changement comme apportant plus de risques et d'inconvénients que d'avantages. Les Professeurs William Samuelson et Richard Zeckhauser ont mis en évidence les nombreuses implications de cette résistance au changement, allant de la politique (théorie de la justification du système) à nos choix de consommation. Au niveau financier, ils ont également épinglé qu'une personne ayant reçu un héritage était influencée dans ses décisions financières par la composition initiale de son héritage. Concrètement, l'héritier préfère laisser son portefeuille tel quel plutôt que l'adapter à son profil et à sa situation. Dans le cas d'un héritage, l'obstacle psychologique du statu quo peut également être renforcé par l'aspect affectif.


La peur des taux bas
La chute des taux à des niveaux historiquement bas (voire négatifs) et les mesures exceptionnelles des banques centrales ont entretenu les craintes des épargnants et aiguisé leur aversion aux risques. Et contre toute logique, ce contexte les a amenés à se rabattre sur les livrets d'épargne et non à s'en détourner. La conjoncture mitigée a maintenu les épargnants dans le doute au travers du biais de confirmation. Celui-ci consiste à se focaliser sur les informations confirmant son propre jugement, biaisant ainsi les conclusions de son raisonnement.


Augmenter son rendement, pas les risques
Pour sortir de cette spirale de la peur, l'épargnant doit commencer par structurer son patrimoine. Dans le contexte actuel, un compte d'épargne doit ainsi récupérer son rôle de réserve d'appoint, recueillant l'équivalent d'au moins 3 mois de salaire. Un montant qui demeure ainsi inférieur à la garantie des dépôts de 100 000 euros par personne. Votre conseiller en placements pourra évidemment vous aider à vous y retrouver et à élargir progressivement vos horizons. Cela peut passer par un plan d'investissement, n'engageant qu'un placement périodique limité pour appréhender les marchés. Concrètement, vous optez pour des fonds de placement répondant à votre profil d'investisseur et y investissez chaque mois (ou autre périodicité) un montant prédéterminé. Cette solution permet ainsi de maîtriser les biais cognitifs et émotionnels liés aux investissements.


Investissements : 2008, crise émotionnelle?

publiée le 18 avril 2017


Près de 9 ans après, le souvenir de la crise financière de 2008 berne toujours une frange des investisseurs. Voici retracé le fil de cette crise sous l'angle des biais cognitifs et émotionnels.


Quand tout bascule
Dans une étude1, le Professeur Robert Grosse explique que la crise de 2008 puise ses origines dans un excès de confiance. Les investisseurs et ménages ont continué à acheter de l'immobilier résidentiel aux États-Unis alors que les prix avaient déjà plus que doublé en une décennie. Le sentiment d'euphorie qui régnait sur les marchés a également assuré le succès des titres adossés à des crédits hypothécaires (CDO, ou les fameuses " collateralised debt obligations ") malgré leur relative opacité.


« La crise de 2008 puise ses origines dans un excès de confiance et influence toujours certains investisseurs. »


Les premières tensions n'ont pas éveillé la méfiance en raison notamment de l'effet d'ancrage. Les investisseurs se raccrochent à leur première impression. Jusqu'au " moment de (Hyman) Minsky ", quand l'excès de pessimisme remplace l'optimisme aveugle.


Comportement moutonnier
Ce renversement est une manifestation du comportement moutonnier. Qu'il s'agisse de mimétisme intentionnel, c'est-à-dire quand un individu copie volontairement le comportement d'un autre (par exemple, un gourou), ou de mimétisme fallacieux, des investisseurs adoptent la même réaction à une information. La seconde option étant particulièrement marquée quand les titres de la presse égrènent les mauvaises nouvelles.
Ce sentiment de panique aiguise l'aversion au risque des investisseurs mais également de l'ensemble des intervenants économiques. Christian Jourquin, ex-Directeur général de Solvay, confessa ainsi en 2009 que ses clients ne passaient plus commande qu'au jour le jour à la fin de l'année 2008. En conséquence, le groupe chimique limitait à son tour les engagements. Un cercle vicieux qui eut pour effet d'aggraver la crise.


Une crise rémanente sauf si...
Neuf ans plus tard, les conséquences sont toujours bien visibles, surtout dans le comportement des investisseurs. Daniel Kahneman, un des pères fondateurs de la finance comportementale, avait mis en évidence cette propension à surpondérer les risques liés aux événements négatifs de faible probabilité.
Selon une étude d'UBS, la génération Y (personnes nées entre le début des années 80 et le milieu des années 90) détient ainsi deux fois plus de cash (livrets, etc.) et deux fois moins d'actions que les générations précédentes. Un choix justifié par les deux krachs de 2001-2003 et 2008-2009. C'est toutefois omettre que les Bourses américaines et européennes3 ont livré un rendement positif au cours de 16 des 20 dernières années.
En temps de crise, l'investisseur a donc intuitivement tendance à subir la chute tout en fuyant le redressement. Pour éviter ces erreurs et contrôler ses émotions, il doit se fixer des règles et rationnaliser son processus d'investissement (avec l'aide d'un conseiller professionnel).


La bourse n'est pas un casino

publiée le 28 mars 2017


Investir en Bourse, c'est comme jouer au casino". L'adage est régulièrement invoqué pour ne pas se lancer sur le marché boursier, même lorsque les produits d'épargne ne rapportent quasiment plus rien. Il recèle sans doute une part de vérité pour celui qui spécule à court terme en dessinant des chandeliers ou des courbes de Fibonacci sur les graphiques des cours. À plus long terme, la Bourse n'est toutefois nullement comparable au casino ou tout autre jeu de hasard à somme nulle. Le gagnant n'empoche pas l'argent du perdant mais tous les investisseurs profitent du développement de l'économie et des cours.


Rebond immédiat
Si l'épargnant lambda craint la Bourse, c'est avant tout en raison des importants soubresauts qui la secouent régulièrement. Cette volatilité tient toutefois davantage à la psychologie des investisseurs, basculant entre euphorie et sinistrose, qu'à la tenue réelle de l'économie et des entreprises.
Signe de cette volatilité, les périodes les plus sombres sont souvent suivies de hausses impressionnantes. Le terrible krach d'octobre 1987 à Wall Street a ainsi été suivi du plus long et plus puissant marché haussier de son histoire. Bis repetita après la crise de 2008-2009, l'indice Dow Jones, un des plus anciens indices boursiers créé en 1896, connaît sa deuxième plus longue hausse ininterrompue.


Entre cours et valeur
Ces montagnes russes peuvent évidemment laisser penser à un jeu dangereux. Mais en Bourse, l'acheteur n'a pas raison au détriment du vendeur, ni vice versa. Chaque intervenant a en effet ses propres motivations. Un pensionné aura ainsi atteint son objectif en vendant un titre pour disposer d'un complément à sa retraite, même si l'action continue de grimper. A contrario, l'acheteur n'a pas tout perdu si le cours de son action est emporté par une chute boursière. Sur le long terme, son portefeuille a en effet toutes les chances d'afficher quand même de beaux résultats.
Cette hausse perpétuelle s'explique par l'essence même de la Bourse. Acheter une action revient à vendre du temps, à confier son argent à une société pour qu'elle l'utilise pour générer des bénéfices. Ces profits représentent le rendement structurel, qu'ils soient reversés aux actionnaires sous forme de dividendes ou conservés au sein de l'entreprise. Dans le second cas, ils renchérissent la valeur fondamentale de la société et donc de l'action. "Le prix (ndlr : cours d'achat) est ce que vous payez ; la valeur est ce que vous obtenez" remarque ainsi le célèbre investisseur Warren Buffett. Dans les faits, le prix tend à connaître d'importantes oscillations autour de la valeur.


Un bon plan
Les risques d'un placement boursier peuvent donc être maîtrisés à la condition d'éviter le comportement du spéculateur qui concentre ses placements et/ou mise sur le court terme. En 1949, Benjamin Graham3, économiste et investisseur à succès, écrivait déjà: "le principal problème de l'investisseur -et même son pire ennemi - est probablement lui-même". Grâce aux plans d'investissement automatiques, il existe un moyen d'investir en évitant les mauvais conseils de ses biais cognitifs et émotionnels. Concrètement, vous décidez du montant à investir, de la périodicité (mensuelle,...) et du (ou des) fonds de placement correspondant à votre profil, ce qui vous permet d'obtenir une large diversification même avec un placement limité. Vous profitez ainsi de la volatilité des marchés puisque le montant placé permet d'acheter davantage de parts quand les cours chutent.


Comment booster votre pension?

publiée le 07 mars 2017


Mais tout d’abord, comment connaître le montant de votre pension ? Rendez-vous sur le site interactif de l’Office national des Pensions (ONP) pour accéder à votre dossier et obtenir une simulation de votre future pension. De plus, si vous êtes salarié, vous recevrez automatiquement une estimation de l’ONP à 55 ans. Si vous êtes fonctionnaire, ce sera à 57 ans et si vous êtes indépendant, vous pouvez vous adresser à l’Inasti 5 ans avant l’ouverture de votre droit à la pension. Une fois le montant de votre future pension légale à peu près connu – il peut encore évoluer en fonction de vos dernières années de carrière –, vous aurez une idée du montant nécessaire pour combler le fossé chaque mois afin de pouvoir maintenir votre niveau de vie. Voire de l’améliorer.


Optez pour des systèmes de pension complémentaire avec avantage fiscal. Différents systèmes ont été mis en place par les gouvernements successifs pour encourager fiscalement l’épargne investie dans les pensions complémentaires (2e et 3e piliers). Il y a l’assurance-groupe dont les primes peuvent être prises en charge en tout ou en partie par votre employeur et ses « équivalents » pour les indépendants, l’engagement individuel de pension (EIP) et la pension libre complémentaire pour indépendant (PLCI). Il y a aussi, bien sûr, la très populaire épargne-pension qui vous permet d’investir chaque année un montant plafonné (940 € en 2016) dont vous récupérez 30% en avantage fiscal (soit 282 €).


Investissez dans la brique. Les emprunts hypothécaires aussi vous donnent droit à des réductions d’impôts qui vous permettent d’alléger la charge d’intérêt. De plus, les taux hypothécaires étant actuellement très bas, le coût du crédit est avantageux. Si vous êtes encore relativement jeune, acheter votre propre maison n’a jamais été aussi abordable et c’est une façon rentable d’épargner puisque votre patrimoine augmentera au fur et à mesure du remboursement du capital emprunté. Sans compter que votre bien immobilier devrait acquérir de la valeur avec le temps. Si vous êtes déjà propriétaire, songez à investir dans un immeuble de rapport : vous pourriez être doublement gagnant puisqu’en plus, les loyers que vous percevrez couvriront en plus ou moins grande partie vos remboursements mensuels.


Investissez progressivement et régulièrement. S’il vous reste de quoi mettre encore un peu d’argent de côté chaque mois, optez pour un plan d’investissement périodique qui vous permet d’investir chaque mois dans un ou plusieurs produits d’investissement de votre choix. Même si cet investissement ne donne pas droit à un avantage fiscal, il permet au fil du temps de vous constituer un joli capital. Il existe de nombreux produits et formules d’investissement pour chaque type d’investisseur (d’averse au risque à dynamique). Et n’oubliez pas : plus tôt vous commencez à investir, plus le capital que vous aurez constitué à l’âge de la pension devrait être élevé.


Voyager pas cher = bien préparer le voyage

publiée le 21 février 2017


Tu peux voyager hors périodes scolaires ? C’est l’idéal car il y aura toujours moins de monde et moins de file à faire. Les prix de ton auberge ou de ton camping diminuent un petit peu aussi. Et avec nos conseils, tu pourras encore réduire ton budget voyage…


Voyager pas cher = bien préparer le voyage
1. D’abord préparer, puis réserver. Utilise des comparateurs intéressants comme Rome2Rio par exemple.
2. Devoir reporter son voyage est une mauvaise blague qui coûte cher. Pense donc à temps aux choses indispensables avant le départ comme ton passeport, tes vaccins,…
3. Sais-tu qu’il existe des cartes de crédit avantageuses pour les étudiants ?


¿Cuánto cuesta?
4. Un euro vaut bien plus dans certains pays que dans d’autres. Dans un post précédent, nous avions classé les pays les moins chers d’Europe. Ranker l’a fait pour le reste du monde.
5. Tu peux aussi être « extrême » : pourquoi ne pas tenter le stayvacation ? Redécouvre ta propre ville et ton quartier. Envoie-nous une carte de Balconie ou de Jardincity.


Prendre l’avion et le train à petit budget
6. Tu prends l’avion ? Sur Roundtheworldflights, découvre comment et quand réserver les billets les plus avantageux.
7. Traverser l’Europe en train ? Les Pass Interrail sont un classique, et à juste titre.
8. L’auto-stop est un peu plus aventureux. On lève le pouce pour Hitchwiki et Eurostop. Et comme toujours : sois prudent !


Hôtels bon marché
9. Dormir chez l’habitant ne coûte pas grand-chose. Le système Casa-Particular cubain a été une inspiration pour d’autres. Pense à Couchsurfing.com par exemple.
10. Plutôt seul ? Les auberges de jeunesse ne manquent pas dans le monde. Si tu préfères quelque chose de plus chic, tu peux aussi suivre les astuces de Bart.


WiFi gratuit !
11. Tu es sur place et tu veux surfer sans frais de roaming ? Voici 10 astuces pour obtenir du WiFi gratuit.


Entrée gratuite
12. Pour la plupart des attractions et lieux à visiter, il n’y a pas besoin de payer. Il y a assez de jolis endroits (cachés ou pas) hors des sentiers battus. Sur Pinterest, tu trouveras pas mal de listes selon les destinations. Il suffit d’effectuer une recherche sur 10 free things to do.


Les experts racontent…
13. Last but not least: va fouiner sur d’autres sites de voyages et surfe sur les meilleurs blogs de voyageurs.


4 changements positifs pour les indépendants en 2017

publiée le 07 février 2017


Bonne nouvelle, l’année 2017 sera enfin positive pour les indépendants. Versements d’impôts, cotisations sociales, et bien plus encore ! Voici 4 changements importants auxquels il va falloir être attentif cette année. Prenez-en bonne note.


1. Les cotisations sociales passent de 21.5% à 21%
A partir du 1er janvier 2017, les cotisations sociales sur le revenu imposable des indépendants passent de 21.5% à 21%, une baisse qui se poursuivra en 2018, puisque que les cotisations sociales passeront à 20.5%. Cette mesure a été prise pour soutenir le pouvoir d’achat des indépendants.


2. Majoration doublée pour les indépendants et sociétés qui n’effectuent pas de versements anticipés
A partir de 2017 la majoration d’impôt que vous évitez si vous effectuez des versements anticipés s’élèvera à 2.25%* (au lieu de 1.125%). Mais bonne nouvelle tout de même, les taux de bonification pour les indépendants sont également doublés. Plus tôt vous effectuez des versements vers le fisc, meilleur est le taux de bonification. Un contribuable averti en vaut deux.

Trimestre 1 = 10 avril
1.50% (Taux bonification 2016) — 3.00% (Taux bonification 2017)
Trimestre 2 = 10 juillet
1.25% (Taux bonification 2016) — 2.50% (Taux bonification 2017)
Trimestre 3 = 10 octobre
1.00% (Taux bonification 2016) — 2.00% (Taux bonification 2017)
Trimestre 4 = 20 décembre
0.75% (Taux bonification 2016) — 1.50% (Taux bonification 2017)


3. Moins de cotisations sociales pour les PME qui embauchent jusque 6 travailleurs
Vous êtes dirigeant de PME et songez à engager en 2017 ? Ceci pourrait vous intéresser.
Dans le cadre du tax shift, le gouvernement étend les réductions de cotisations sociales du 3ème au 6ème travailleur de 9 à 13 trimestres. Pour le premier travailleur, plus aucune cotisation n’est due, sans limite dans le temps. Une bonne nouvelle pour les entrepreneurs.


4. Des meilleures perspectives de pensions pour les indépendants en personne physique
Vous êtes en personne physique ? Vous devriez bénéficier prochainement d’une option supplémentaire pour préparer votre pension de manière fiscalement intéressante. Similaire à l’engagement individuel de pension (EIP) destiné aux personnes morales, la Convention de Pension pour Travailleurs Indépendants devrait vous permettre de vous constituer un capital pension selon les mêmes principes : montants supérieurs à la PCLI, primes déductibles… Ce projet devrait être officialisé en 2017.


La voiture autonome est presque là...

publiée le 24 janvier 2017


Tous les experts sont unanimes : dans un proche avenir, nos voitures seront autonomes et vous n’aurez plus besoin de conduire. Combien de temps faudra-t-il avant que ces véhicules soient disponibles ? Quels sont les systèmes qui existent déjà ? Et combien coûtent-ils ? Imaginez un instant : vous montez dans votre voiture, vous introduisez la destination dans le GPS et votre voiture vous conduit à destination de manière totalement autonome. Rouler, dépasser, s’arrêter aux feux rouges, se garer… tout se passe automatiquement. Sur la route, vous avez donc le temps de travailler un peu, de lire le journal ou de faire une petite sieste. Vous arrivez à votre destination un peu plus tard, parfaitement informé des dernières nouvelles (ou totalement reposé). Science-fiction ? Pas du tout ! Si les estimations varient concernant le temps qu’il faudra avant que cela ne devienne réalité, la plupart des experts s’attendent à ce que ce scénario se concrétise dans 10 à 15 ans tout au plus. En effet, quelques obstacles techniques et juridiques doivent encore être éliminés avant que les voitures complètement autonomes ne fassent leur apparition sur nos routes.


Pilote automatique
En attendant, de très nombreux constructeurs automobiles travaillent déjà sur des systèmes qui se rapprochent de plus en plus du concept de la voiture autonome. Surtout dans le segment supérieur, les modèles sont déjà équipés d’une batterie de caméras, capteurs et systèmes de radar qui leur permettent de prendre des décisions autonomes dans certaines circonstances, sans que le conducteur ne doive faire quoi que ce soit.
Le plus avancé à cet égard est probablement le constructeur américain Tesla, avec son système de pilote automatique. Celui-ci maintient lui-même la voiture sur la bonne voie et adapte la vitesse au trafic. En outre, il est également capable de changer lui-même de voie, sur actionnement du clignotant. On notera toutefois que, pour des raisons juridiques, le conducteur doit garder les mains sur le volant, sans quoi le système s’éteint de lui-même.


Système de radar
En général, ce type de technologie est tout d’abord proposé par les fabricants sur les modèles haut de gamme, puis étendu aux voitures un peu moins coûteuses. Le régulateur de vitesse adaptatif est l’un des systèmes qu’on retrouve d’ores et déjà sur des voitures de classe moyenne et compactes. Ici, le régulateur de vitesse est combiné avec un système de radar : si vous vous rapprochez trop du véhicule qui vous précède, il ralentira automatiquement votre voiture et gardera ses distances. Pour certaines marques, tout cela est déjà tellement sophistiqué que la voiture peut rouler de manière autonome dans un embouteillage. Lorsque les véhicules qui vous précèdent ralentissent, votre voiture ralentit elle aussi, et même jusqu’à l’arrêt. Et lorsqu’ils accélèrent à nouveau, votre voiture accélère elle aussi. Mais jusqu’à présent, ce système ne fonctionne que sur l’autoroute. Sur les routes ordinaires, il y a en effet trop de paramètres inattendus (circulation en sens inverse, feux rouges, intersections, etc.) auxquels les ordinateurs de bord ne sont pas encore en mesure de réagir.


Prix progressifs
Vous souhaitez ce type d’équipement pour votre prochaine voiture ? Sachez d’ores et déjà que le prix de ces systèmes est progressif : plus ils offrent de possibilités, plus ils sont chers. Le pilote automatique Tesla, par exemple, est une option qui revient à 2800 euros. Le régulateur de vitesse adaptatif « ordinaire » est généralement disponible pour moins de 1000 euros, sur les petites voitures également. Le système qui roule de manière autonome dans les embouteillages coûte plus cher, bien qu’il soit souvent proposé dans un pack offrant d’autres fonctions de sécurité, telles que l’assistance angle mort ou les systèmes d’assistance au maintien sur la voie.


7 astuces pour économiser sur votre facture d’énergie durant l’hiver

publiée le 10 janvier 2017


Les hivers rugueux peuvent augmenter votre facture mensuelle jusqu’à 100 euros. Comment limiter ces coûts ? Les 7 astuces ci-dessous vous permettront d’épargner pas mal d’euros. Et elles paraissent tellement logiques que vous vous demanderez pourquoi vous n’y avez pas pensé avant.


1. Bouchez les trous
Evitez les déperditions thermiques au maximum. Tous les trous et ouvertures de votre habitation laissent entrer l’air froid (et s’échapper l’air chaud).Ces espaces se trouvent la plupart du temps aux portes et fenêtres. – pensez donc à les boucher avec un isolant. Un bas de porte empêche le froid de se glisser par-dessous vos portes.

2. Mangez de la soupe
La plupart des systèmes de chauffage fournissent de la chaleur, mais assèchent l’air ambiant. Ce n’est pas idéal : l’air sec conduit moins bien la chaleur que l’air humide. Comment y remédier ? Pensez à faire de la soupe, si possible en grande quantité. La soupe offre un triple avantage : en plus de vous réchauffer en la mangeant, elle humidifie l’air et les ingrédients ne sont en général pas très coûteux.

3. Fermez vos rideaux…
… Sauf s’il fait ensoleillé. Les rideaux ont la faculté d’isoler du froid. Une étape de plus ? Installez un rideau aux escaliers, qui vous permettra de garder la chaleur dans la pièce, sinon elle s’échapperait par le haut…

4. Enfilez plus de couches !
Diminuer son thermostat d’un degré peut vous faire économiser jusqu’à 7% sur votre facture, mais pour tenir le coup, mieux vaut aussi enfiler un pull. Une couche d’air chaud se forme entre les couches de vêtements et vous permet de conserver votre température corporelle. Veillez bien à ce que la première couche (contre votre peau) ne soit pas humide, sinon vous prendrez froid.Et n’oubliez pas votre bonnet ! Plus d’un tiers de la chaleur de notre corps s’échappe par la tête.

5. Faites un gâteau
Il n’y a pas que la soupe qui réchauffe l’appartement. Si vous vous servez de votre four pour cuisiner, laissez la porte du four ouverte une fois que votre plat est servi. La chaleur du four pourra servir deux fois… économique.

6. Couchez-vous plus tôt !
Les journées courtes de l’hiver s’y prêtent, et cela vous permettra de n’avoir à réchauffer qu’une seule pièce – la chambre à coucher. Et pour que le choc thermique ne soit pas trop grand, pensez à investir dans un thermostat : programmez-le pour que le chauffage s’allume une demi-heure avant d’aller se coucher. Ne vous sentez pas obligé de dormir plus pour autant : il n’y a pas que le sommeil qui compte sous la couette…

7. Fermez la porte…
…quand vous quittez ou entrez dans une pièce. Ça vous évitera de réchauffer inutilement les espaces non habités. Et votre chaudière brûlera moins de carburant pour atteindre une même température.


Domiciliation et ordres permanents, comment ça marche ?

publiée le 20 décembre 2016


Un ordre permanent est un virement automatique au moyen duquel vous transférez un montant fixe, à intervalles réguliers. Cette formule s’avère particulièrement efficace pour le paiement de cotisations ou de loyers ou pour le remboursement de votre emprunt à la banque. Petite astuce : un ordre permanent vous permet aussi de virer chaque mois la même somme vers votre compte d’épargne. Toutefois, si vous utilisez ce moyen de paiement et que votre loyer ou prime d’assurance est modifiée, vous devez faire le nécessaire vous-même auprès de votre banque.


Une domiciliation est un moyen de paiement automatique par lequel vous autorisez le créancier à informer votre banque du montant à prélever. La banque exécute ensuite le paiement. Si la prime est modifiée (ex. indexation annuelle), votre banque prélèvera automatiquement le bon montant. Dans le cas d’une domiciliation, vous donnez pour ainsi dire « carte blanche » à un bénéficiaire de retirer à des moments fixes des montants variables de votre compte à vue, sans que vous deviez systématiquement donner votre aval. Pensez par exemple aux factures d’électricité ou de téléphone, aux primes d’assurance payées par domiciliation… Mieux vaut dès lors n’employer ce processus que pour des « créanciers fiables », des entreprises de bonne réputation, et vérifier systématiquement que vous n’ayez pas été surfacturé.


L’avantage d’une domiciliation ou d’un ordre permanent est qu’ils vous évitent tout retard de paiement. De plus, ils évitent les risques de factures impayées en cas d’absence, de surmenage ou d’oubli. À noter toutefois que les domiciliations et les ordres permanents ne sont pas effectués si le solde du compte à vue est insuffisant. Pour le refus d’une domiciliation suite à un solde insuffisant, les banques peuvent vous prélever des frais.


Les frais de roaming en Europe, où en est-on exactement ?

publiée le 13 décembre 2016


Les frais de l’itinérance téléphonique (roaming) d’un pays à un autre au sein de l’Union européenne (UE) seront-ils vraiment abolis un jour ? La Commission l’a promis pour le 15 avril 2017. Le Parlement a donné son feu vert en octobre dernier. Un premier pas a déjà été franchi au printemps.


Les opérateurs auraient convaincu la Commission d’offrir la suppression des frais de roaming pendant seulement 90 jours par an, avec un maximum de 30 jours d’affilée. Au-delà de trois mois d’utilisation d’un forfait national à l’étranger, les opérateurs proposent de facturer 4 centimes par minute de communication, un centime par SMS et 0,85 centimes par mégabit de données. « Trop cher » aux yeux de la Commission, qui pourrait pousser à une suppression totale de cette surfacturation, sans aucune limite de temps ou de consommation.


En réalité, deux groupes s’opposent entre les États sur le plafonnement du prix des données mobiles. Les pays du Sud, qui accueillent beaucoup de touristes durant l’été, souhaitent facturer le plus cher possible l’utilisation de leurs réseaux nationaux. Leur argument : la surutilisation touristique les oblige à investir énormément dans leurs réseaux, et cet investissement doit être rentabilisé. A contrario, les pays du Nord défendent la position inverse : en partant en vacances dans les pays du Sud (Malte, Chypre, Espagne, Portugal, Croatie…), leurs ressortissants participent déjà à l’économie locale. Alors pourquoi, en plus, être facturé plus cher pour des communications ?


Chez nous, les opérateurs ont pris les devants et offrent des abonnements variés qui intègrent les coûts du roaming pour les pays membres de l’UE. En revanche, ceux qui quittent l’Europe ont intérêt à rester vigilants. La facture grimpe vite sur certaines destinations comme les États-Unis, le Canada ou encore Israël et les pays du Maghreb.


Louer ou acheter ? 5 arguments malins auxquels vous n'avez pas encore pensé

publiée le 06 décembre 2016


Acheter ou quand même louer son habitation. C’est peut-être la décision financière la plus difficile de votre vie. C’est votre première fois ? Nous allons vous aider à trancher car il n’y a pas que l’argent qui entre en compte…


Le marché immobilier belge est terne. C’est ce que prétend tout au moins Erik Buyst, professeur d’économie de la KU Leuven :


“Et c’est une bonne chose. Nous n’avons jamais connu de fortes périodes d’augmentation suivies de grosses chutes de prix, comme en Espagne ou aux Pays-Bas”


Même si les prix de l’immobilier augmentent (légèrement) actuellement, le financement d’un achat est plus attrayant que jamais. Les crédits hypothécaires ont un taux historiquement bas. Un bon exemple : 1 étudiant sur 10 ne loue plus de kot, mais achète un appartement. Ou plutôt ses parents.


Pendant un moment, il a semblé que la légendaire brique dans le ventre des Belges allait disparaître. Surtout quand la Wallonie a décidé de supprimer le bonus logement. Et la Région Bruxelloise lui emboitera le pas en 2017.


Mais nous continuons à investir dans la brique. Une bonne décision… ou pas ?


Wikifin, un portail indépendant des autorités, est sans équivoque :
« Financièrement, devenir propriétaire de son logement est souvent beaucoup plus intéressant que d’être locataire ».


Louer, c’est jeter de l’argent pas les fenêtres ? Pas forcément. La location compte également des avantages. Et la Génération Y doit certainement y penser à deux fois avant d’acheter.


Cinq raisons de louer plutôt qu’acheter :
1. Moins de frais
En tant que propriétaire, vous avez chaque année des taxes et charges foncières à payer. Ce n’est pas le cas pour un locataire. Ce dernier ne devra jamais intervenir dans les frais de rénovation, comme le remplacement de la chaudière par exemple. Une autre solution pour réduire les coûts, c’est l’hôtel Maman. Les jeunes restent facilement chez leurs parents jusqu’à leurs 30 ans.
2. Se créer une expérience
Acheter, c’est se fixer à un endroit. Alors qu’en louant, on peut découvrir et tester différents quartiers et villes.
3. Moins de pression
Moins de soucis à se faire avec une hypothèque, la déclaration d’impôts, la paperasserie,… Le loyer est payé et on n’en parle plus. D’autant que les jeunes préfèrent investir en eux que dans la pierre.
4. Plus mobile
Imaginez, vous recevez l’offre du job de votre vie… à 200 kilomètres de chez vous. En tant que propriétaire, la porte se ferme. En tant que locataire, vous pouvez plus facilement la considérer. Dans un marché de l’emploi en constante évolution, les jeunes se rendent compte qu’ils doivent miser un maximum sur la mobilité. Dans de grands pays comme les Etats-Unis, cela joue un grand rôle mais chez nous aussi, cet aspect débarque.
5. Se faire des amis


Le house sharing, une nouvelle tendance pour les jeunes locataires. Louer ensemble une maison ou un appartement. Cette nouvelle forme d’économie partagée est déjà très populaire à New York [6]. Bientôt monnaie courante chez nous aussi ?


En bref…
• L’aspect financier prévaut ? Acheter est la meilleure des options.
• D’autres arguments en compte ? Louer est peut-être la bonne décision (actuellement) pour vous. Mais c’est toujours à vous de choisir !


Que se passe-t-il si je ne rembourse pas mon crédit à temps ?

publiée le 22 novembre 2016


En cas de retard, de suspension ou de cessation de paiement, il est important que vous preniez rapidement contact avec la banque. Si vous prenez l’initiative, le prêteur sera généralement plus disposé à trouver une solution à l’amiable, comme un octroi de facilités de paiement ou une prolongation de la durée du prêt.


Mais sachez que toute modification des conditions du crédit peut vous coûter de l’argent. Un taux moins avantageux pourrait vous être appliqué. Vous pourriez aussi être redevable de frais supplémentaires.


Comment la banque intervient-elle ?
Rassurez-vous : la banque ne peut pas mettre d’office votre habitation en vente. Son intervention est strictement régie – et limitée – par la loi.
1. Sans intervention de votre part, vous recevrez d’abord un rappel de l’existence des échéances impayées.
2. Dans les trois mois suivant l’échéance, le prêteur vous adressera une mise en demeure, par lettre recommandée, avec un rappel des conséquences du non-paiement.


Vente forcée
Un retard de paiement de quelques mois n’entraîne pas tout de suite la vente forcée de votre bien immobilier. Une telle action exige une procédure, qui passe d’abord après résiliation du crédit par une tentative de conciliation devant le juge des saisies, la désignation d’un notaire chargé de la vente, etc.


Risquez-vous d’être fiché ?
Si vous n’avez pas entièrement remboursé une mensualité dans les trois mois qui suivent son échéance, la banque sera obligée de le notifier à la Centrale des crédits aux particuliers de la Banque nationale qui l’indiquera dans son volet négatif (liste noire). Vous aurez alors davantage de difficultés à obtenir un nouveau crédit. Votre dossier reste affiché jusqu’à un an après le règlement du dépassement.


Votre banquier peut vous aider
Si votre capacité financière diminue suite à des circonstances imprévues, n’attendez pas qu’il soit trop tard : contactez votre banquier pour en discuter avec lui. Ensemble et dans un esprit de compréhension mutuelle, vous pouvez chercher une solution pour réduire votre charge financière mensuelle. Plusieurs solutions peuvent en effet être envisagées dans le cas d’un crédit hypothécaire. Il faut évidemment toujours une étude du crédit et il faut un accord du comité du crédit.
• Report du paiement du capital : la mensualité se compose d’une partie de capital et d’une partie d’intérêts. Pour réduire le montant mensuel, un report temporaire du remboursement du capital peut être envisagé. Le report des intérêts, lui, n’est cependant pas possible.
• Prolongation de la durée du crédit hypothécaire : il peut être intéressant de prolonger la durée de votre crédit. Le remboursement du capital sera alors étalé dans le temps, ce qui réduira bien entendu votre charge mensuelle.
• Remboursement (partiel) anticipé : si vos moyens financiers vous le permettent (épargne disponible), vous pouvez aussi envisager un remboursement (partiel) anticipé de votre crédit hypothécaire, ce qui fera baisser la charge mensuelle ou la ramènera à zéro.


Vous trouverez plus d’informations sur le site de www.febelfin.be !


Comment vos intérêts sont-ils calculés ?

publiée le 8 novembre 2016


Sur le compte d’épargne
Les titulaires d’un compte d’épargne bénéficient de deux taux d’intérêt : un taux de base et une prime de fidélité. Le taux de base est calculé en fonction du nombre de jours où votre argent reste sur le compte. Chaque jour compte, sans autre condition. La prime de fidélité, elle, est accordée sur les avoirs qui restent intouchés au moins 12 mois consécutifs. Si vous retirez votre argent avant cette échéance, seul le taux de base vous sera accordé.
En fin d’année, la banque calcule le montant précis auquel vous avez droit. Ce calcul détaillé est disponible gratuitement, sur simple demande. Il montre sur combien de jours les intérêts ont été calculés, à quel taux et sur quel montant, en fonction des mouvements que vous avez éventuellement effectués sur votre compte.
En pratique, le calcul de l’intérêt de base peut se faire au moyen de la formule suivante : [capital x taux d’intérêt x nombre de jours]/365. L’intérêt de base est versé sur votre compte début janvier.
Acquise au bout d’un an, la prime de fidélité est payée au début de chaque trimestre suivant. Soit quatre fois par an. À noter que le taux de base et la prime de fidélité ne sont pas garantis : ils peuvent être modifiés à tout moment.


Les intérêts d’emprunt
Lors d’un emprunt, les intérêts représentent le coût de l’argent emprunté. C’est la partie par laquelle la banque se rémunère pour le service rendu. Le montant des intérêts dépend bien évidemment du taux d’intérêt appliqué, du montant emprunté et de la durée du prêt. Concrètement, le coût du crédit s’exprime à travers le TAEG ou « taux annuel effectif global ». Cet indicateur intègre tous les frais liés au crédit et se calcule de la même manière dans toutes les banques pour permettre aux emprunteurs d’effectuer des comparaisons en toute transparence.
Pour calculer le montant des intérêts d’un emprunt et les mensualités à rembourser, la banque dresse généralement un tableau d’amortissement. Celui-ci indique, pour toute la durée du crédit et pour chaque mensualité, la part de capital qui est remboursée, la part d’intérêts qui est payée et le solde restant dû une fois la mensualité prélevée. Le montant total des intérêts est également précisé. Les intérêts étant toujours calculés sur le solde restant dû, la part d’intérêts se réduit au fur et à mesure de vos remboursements.
La plupart des banques proposent aujourd’hui des simulateurs en ligne qui vous permettent de calculer les intérêts et les mensualités à payer en fonction du type d’emprunt que vous sollicitez.


Le découvert bancaire, comment ça marche ?

publiée le 25 octobre 2016


Si vous disposez d’un compte à vue ouvert auprès d’une banque il y a plus de 6 ans, vous bénéficiez peut-être encore de la formule automatique du découvert bancaire qui vous autorise à afficher un solde négatif (jusqu’à 1.249,99 euros) pendant trois mois. Depuis 2010, les règles ont changé. Cette facilité n’est plus automatique et, si votre banque vous l’accorde, elle relève désormais du crédit à la consommation. En fait, c’est une ouverture de crédit : la banque met à votre disposition une certaine réserve d’argent dans laquelle vous pouvez puiser librement, sans plan de remboursement fixe, mais selon des modalités précises. Trois cas de figure peuvent se présenter.


1) Facilité de découvert pendant 1 mois
C’est l’héritage de l’ancienne formule. Première variante, la durée : le compte à vue affichant un solde négatif doit repasser en positif endéans un mois. Second changement : l’absence du plafond uniforme de 1.250 euros. La limite est fixée au cas par cas, en accord avec la banque. Si votre compte reste dans le rouge pendant plus d’un mois, votre banque vous en avertira et pourra vous proposer une solution pour régulariser la situation.


2) Facilité de découvert de trois mois
Avant d’accorder cette facilité, la banque doit consulter la Centrale des Crédits aux Particuliers de la Banque nationale de Belgique (BNB) pour vérifier si son client ne figure pas sur la liste noire des mauvais payeurs. La loi ne prévoit pas de plafond, chaque banque offre donc des possibilités différentes, assorties de taux d’intérêts variables. Le compte doit repasser en positif au moins une fois tous les trois mois.


3) Ouverture de crédit
La troisième possibilité est l’ouverture de crédit classique. La BNB doit être consultée avant l’octroi mais vous n’êtes plus obligé de repasser dans le vert après 3 mois : vous pouvez rembourser à votre rythme le crédit que vous utilisez avec néanmoins une obligation de zérotage qui dépend du montant de la ligne de crédit. C’est la formule la plus souple, proposée par Beobank (sous réserve d’acceptation de votre dossier). En fonction de vos besoins et de vos possibilités, nous analysons ensemble le montant dont vous pouvez disposer.


L’obligation de zérotage
La loi prévoit une obligation de remboursement intégral du montant utilisé au moins une fois tous les ans ou tous les 5 ans, selon le montant du découvert autorisé. C’est le « zérotage ». Si votre facilité de découvert est inférieure ou égale à 3.000 euros, il doit avoir lieu tous les 12 mois. S’il est supérieur, il ne doit avoir lieu qu’une fois tous les 5 ans. Des messages apparaissent sur vos extraits pour vous rappeler votre obligation de zérotage et le temps qu’il vous reste avant de « zéroter ».


Attention, emprunter de l’argent coûte aussi de l’argent.


Le mécénat, c'est déductible ?

publiée le 27 septembre 2016


Le mécénat en faveur des arts, de la culture et du patrimoine est une pratique ancienne. Il existe sous différentes formes : dons, legs, investissements… Seul souci : en Belgique, le mécénat n’a pas de cadre fiscal spécifique. Raison pour laquelle le code préfère le terme de « libéralité ». Outre les arts et la création, il est aussi possible de soutenir financièrement des associations et, depuis peu, des start-ups. Certains de ces mécanismes sont ouverts aux particuliers, d’autres uniquement aux entreprises.


La souscription populaire
Il arrive que les pouvoirs publics se tournent vers les citoyens pour restaurer leurs églises, parcs, halles, musées. Ce financement populaire est alors appelé « souscription ». Comme pour les dons aux organisations, ce parrainage est déductible fiscalement, à hauteur de 45 %, s’il atteint ou dépasse 40 euros par année civile. Toutefois, ce montant ne peut excéder ni 10 % de l’ensemble de vos revenus nets ni la somme de 376.350 euros (pour l’exercice d’imposition 2016-revenus 2015 et l’exercice d’imposition 2017-revenus 2016). Enfin, pour que vous puissiez bénéficier de la déduction d’impôt, la commune ou le pouvoir public qui fait appel à vos dons, doit vous délivrer une attestation fiscale.


Crowdfunding
À l’heure du financement participatif, le Fédéral a prévu une fiscalité plus avantageuse en matière de crowdfunding. L’investisseur-crowdfunder qui fournit jusqu’à 7.500 euros de capital et accorde jusqu’à 15.000 euros de prêts via une plateforme de crowdfunding réglementée bénéficie ainsi d’une réduction fiscale dans l’impôt des personnes physiques et d’une exonération de précompte mobilier sur les intérêts des emprunts. Et ce, à concurrence d’une première tranche de 9.965 euros.


Plan Start-up
Désormais, il est aussi possible de miser sur une jeune entreprise. Si vous investissez maximum 100.000 euros par an dans une micro-entreprise ou une « start-up », une réduction fiscale de 45 % vous est accordée. Si vous misez sur les nouvelles actions à émettre d’une PME débutante, elle est de 30 %. Dans les deux cas, la réduction fiscale est accordée via l’impôt des personnes physiques.


Mécénat d’entreprise
Pour les entreprises qui souhaitent soutenir le patrimoine culturel ou la création, ce type d’investissement est déductible jusqu’à 500.000 euros par an. Mais attention : un don peut être déductible uniquement s’il est fait envers une entreprise culturelle ou patrimoniale agréée ou désignée par la loi. En Belgique, il n’y a que 2.000 institutions qui bénéficient de l’agrément fiscal nécessaire à la déductibilité. Et ce, tous domaines confondus : qu’il s’agisse d’une association sportive ou d’un centre culturel.


La Centrale qui veille sur vos emprunts

publiée le 13 septembre 2016


Fin 2015, la Centrale recensait 6.231.065 emprunteurs et 11.248.748 crédits, selon les chiffres publiés par la BNB. Au cours de l’année, 1.671.074 contrats ont été enregistrés, une évolution marquée par la forte hausse des crédits hypothécaires vu les taux historiquement bas : 621.326 nouveaux crédits hypothécaires ont été enregistrés en 2015, soit 40 % de plus qu’en 2014 et deux fois plus qu’en 2013. A 596.621, les nouveaux prêts à tempérament ont connu une hausse de + 17,2 %. Le solde est constitué par des ouvertures de crédit et l’octroi de nouvelles cartes de crédit.


Organisée par la Banque nationale de Belgique, la Centrale des Crédits aux Particuliers enregistre tous les prêts. Les banques et autres organismes prêteurs sont obligés de lui communiquer tous les nouveaux crédits ou modification de crédits existants, qu’il s’agisse de prêts classiques ou de crédits flexibles permettant de payer avec une carte de crédit ou de descendre en négatif sur le compte à vue.


Vérification obligatoire
Avant de vous consentir un nouveau crédit, l’organisme financier que vous sollicitez doit examiner si vous avez la capacité financière de le rembourser et si vous n’êtes pas déjà engagé dans un nombre trop important de crédits par rapport à votre situation (patrimoine, revenus, etc.). Outre les informations qu’il vous demandera de lui fournir (fiches de salaires, avertissement extrait de rôle, titres de propriété, etc.), la loi lui impose de consulter la Centrale des Crédits pour obtenir la liste de vos emprunts existants. S’il soupçonne que vous ne pourrez pas rembourser un prêt supplémentaire, il doit vous le refuser. C’est un outil efficace de lutte contre le surendettement.


Défaut de paiement
La Centrale des Crédits enregistre également des informations sur les défauts de paiement. Lorsque vous ne payez pas 3 échéances de votre prêt ou que vous ne payez pas une somme due pendant 3 mois, votre banque le signale à la Centrale des Crédits. De même si vous restez en négatif plus de 3 mois sur votre compte à vue ou si vous ne payez pas l’échéance de votre carte de crédit. Au cours de l’année écoulée, 161.931 nouveaux retards de paiement ont été enregistrés à la Centrale.


Durée de l’enregistrement
Pour les contrats dont le déroulement est normal, les données enregistrées sont automatiquement supprimées 3 mois et 8 jours après la fin du contrat. Pour les défauts de paiement, l’enregistrement est de maximum 10 ans. Mais si vous régularisez votre contrat, c’est-à-dire si vous remboursez la totalité des arriérés, ce délai est réduit à 1 an. Chacun est libre de consulter à tout moment les données qui le concernent et de les faire rectifier si elles sont erronées. Pour plus d’infos, consultez le site web de la BNB.


Sources : Wikifin, BNB.


Comment se décompose le prix de l'essence ?

publiée le 30 août 2016


Le prix officiel des carburants est fixé par le gouvernement. Il est interdit de vendre à un prix supérieur à ce prix officiel, mais il est autorisé de vendre à un prix inférieur.


Le prix du pétrole brut
Pour le marché européen, le cours du Brent constitue la référence pour le prix du baril de pétrole brut. Mais si l’or noir reste la matière première, le prix de l’essence n’est pas directement lié au prix du pétrole brut mais au prix international du marché pour les produits dérivés du pétrole.


Le prix du raffinage
Pour être utilisé, le pétrole brut doit être transformé. Le coût du raffinage dépend de la capacité de raffinage dans une région donnée.


Prix produit ex-raffinerie
La plupart des raffineries d’Europe continentale se situent aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne. Par souci de proximité, c’est donc sur le marché de Rotterdam que sont côtés les produits finis issus du pétrole brut, comme le mazout, le kérosène, l’essence, etc.


Ces prix varient en fonction de l’offre, de la demande, de la consommation, du contexte politique, des influences saisonnières, de la disponibilité de ces produits et de la spéculation. On parle alors des cotations « Argus » de ces produits.


Ce « prix de revient » au litre est calculé tous les jours par le SPF Économie. Pour l’essence, il représente environ 26 % du prix à la pompe. À noter que, puisque ces produits s’achètent en dollar et se vendent en euro à la pompe, cela entraîne une augmentation mécanique du prix pour le consommateur.


Marge de distribution
Les frais de distribution de l’essence (transport, stockage, stations-service) du producteur au consommateur final sont fixés par une loi : le contrat de programme. Cette marge brute maximale de distribution se situe à présent autour des 11 % du prix final.


Cotisations
Des cotisations sont aussi prélevées pour la gestion des stocks stratégiques (APETRA) et l’assainissement des sols (BOFAS). Elles représentent 1 % du prix final.


Les taxes
L’État prélève plusieurs taxes sur le carburant. Les taxes sont soit fixes (accises), soit dépendantes du prix du produit (TVA de 21 %).


Actuellement, les taxes représentent 62 % du prix payé pour un litre d’essence et 55,4 % pour le diesel. Plus le prix à la pompe diminue, plus le pourcentage des taxes augmente.


Ce qu’il faut savoir sur la procuration

publiée le 28 juin 2016


Pourquoi donner procuration ?
De nombreuses situations peuvent justifier le souhait (ou la nécessité) de donner procuration sur son ou ses comptes bancaires. Permettre à votre conjoint d’accéder à vos comptes pour effectuer des virements en votre absence, gérer les comptes de vos parents âgés ou de vos enfants trop jeunes, etc. La personne qui donne procuration est appelée « mandant » et celle qui la reçoit est le « mandataire ».


Comment donner procuration ?
Il suffit de signer un document (une « procuration ») qui comporte :
• vos nom, prénoms et domicile fiscal
• l’étendue de la procuration (montants, durée, etc.)
• les nom, prénoms et domicile fiscal de votre mandataire
• votre signature et celle de votre mandataire.


La procuration peut être :
• générale ou limitée (en montant, en durée ou pour certaines opérations),
• annulée à tout moment, en écrivant à votre agence bancaire.


Chèques et cartes
• Votre mandataire peut faire fonctionner votre compte seul et vous restez juridiquement responsable de toutes les opérations effectuées. Si le mandataire met votre compte dans le rouge, c’est à vous qu’il revient de combler le découvert.
• Il peut faire des chèques : avec votre chéquier ou avec un chéquier à votre nom que vous lui aurez confié, si vous en avez décidé ainsi.
• Il peut, si vous le souhaitez, avoir une carte bancaire qui contrairement au chéquier, sera à son nom. Il aura alors accès aux distributeurs de billets et aux guichets automatiques de banque.


Bon à savoir : la procuration entre membres d’un couple reste valable après un divorce. Pour éviter tout problème, pensez à la retirer rapidement. En revanche, en cas de décès du titulaire du compte, la procuration prend fin automatiquement et le compte est bloqué.


Déclaration fautive ? Gare aux amendes !

publiée le 14 juin 2016


Que ce soit en version papier ou en ligne via tax-on-web, remplir sa déclaration fiscale n’est souvent pas une sinécure – surtout depuis qu’elle ne comporte plus que des numéros. Mais attention aux erreurs et omissions : depuis novembre dernier, le fisc a décidé de serrer la vis. Toute faute, même de bonne foi, pourra être frappée d’amende. Et si elle se répète, l’addition peut vite devenir salée.


Chaque année, selon l’administration fiscale, 5.000 contribuables « oublient » de remplir leur déclaration ou introduisent une déclaration fautive. Et 20.000 autres ne la rentrent pas à temps. Jusqu’il y a peu, le fisc faisait preuve d’indulgence avec les contribuables fautifs, mais de bonne foi. Désormais, l’heure des sanctions a sonné. A partir de cette année, toute erreur « non imputable à la mauvaise foi ou à l’intention d’éluder l’impôt » sera frappée d’une amende de 50€.


Si la faute se reproduit, l’amende pourra augmenter jusqu’à un maximum de 1.250 € au-delà de cinq erreurs ou omissions et le contribuable pourra en outre subir un accroissement d’impôt de 10 à 200 %, avertit le SPF Finances. Les compteurs seront cependant remis à zéro « si aucune infraction n’a été sanctionnée pour les quatre derniers exercices d’imposition qui précèdent celui pour lequel la nouvelle infraction doit être pénalisée », précise l’administration.


Quelles sont les fautes sanctionnées ?
A partir de janvier 2016, une amende et/ou un accroissement d’impôt seront systématiquement appliqués pour :
• absence de déclaration
• introduction incomplète de la déclaration
• défaut de paiement


Concrètement les sanctions sont :
• un accroissement d’impôt de 10 à 200 % maximum pour absence de déclaration ou pour déclaration incomplète ou inexacte, associée à un défaut de paiement ou un paiement inadéquat
• une amende de 50 à 1.250 euros maximum pour absence de déclaration ou déclaration tardive
• une amende de 10 % du montant non payé ou payé tardivement, avec un minimum de 50 euros et un maximum de 1.250 euros, arrondi au multiple le plus bas de 10 euros (0 euro pour une première infraction).


Bien entendu, ces amendes ne concernent pas les « infractions dues à des circonstances indépendantes de la volonté du contribuable » (erreur d’un organisme tiers, par exemple). Mais à l’inverse, « toute infraction due à la mauvaise foi ou à l’intention d’éluder l’impôt, y compris la remise de déclarations volontairement incomplètes ou inexactes », entrainera l’imposition d’une amende de 1.250€ !


Bon à savoir : même s’il n’y a plus de revenus imposables, le contribuable doit obligatoirement introduire une déclaration « néant » sous peine d’être également sanctionné par une amende.


Plus d’infos sur www.belgium.be/fr/impots/impot_sur_les_revenus/


Combien rapporte un job étudiant ?

publiée le 31 mai 2016


A l’occasion des prochaines vacances scolaires, votre enfant aura peut-être la volonté d’effectuer un job d’étudiant. À fonction égale, un étudiant a droit au même salaire brut que les autres travailleurs de l’entreprise où il est employé. Ce salaire doit être au moins égal à la rémunération minimale prévue dans la convention collective de l’entreprise. Si rien n’est prévu au niveau du secteur, sa rémunération est calculée sur la base du revenu minimum mensuel moyen garanti.


Ainsi, en tenant compte de son âge et de ses qualifications, un étudiant de 18 ans aura droit à un salaire minimal de 1.231,49 euros brut par mois ; un étudiant de 21 ans touchera 1.501,82 euros brut par mois. Les jours fériés qui tombent pendant la période d’occupation (comme le 21 juillet ou le 15 août) sont aussi rémunérés.


Cotisations sociales
Le travail des étudiants bénéficie d’un taux ONSS réduit, à condition de ne pas travailler plus de 50 jours par an. Cette cotisation de solidarité est de 2,71 % sur la rémunération brute.


Souvent, les étudiants ne travaillent que durant quelques heures par jour. Notamment dans l’horeca. Mais dans le système actuel, chaque jour compte. Peu importe le nombre d’heures prestées… C’est pourquoi, dès 2017, le système sera simplifié : les étudiants devraient pouvoir ainsi travailler durant 400 heures à un taux ONSS réduit au lieu de 50 jours par an.


Exempté d’impôt ?
Si, après déduction des cotisations de sécurité sociale, un étudiant ne gagne pas plus de 10.141 euros en 2016, sa rémunération n’est pas soumise à l’impôt.


Du côté de l’employeur, inutile de retenir un précompte professionnel si la rémunération n’est pas plus élevée.


Pour le jobiste, les frais professionnels forfaitaires s’élèvent actuellement à 2.721 euros. Ils sont déduits directement par l’administration fiscale. Au final, le montant imposable est donc de 7.420 euros (pour un revenu de 10.141 euros)


Comment calculer son salaire net ?
Si le job d’étudiant n’est pas soumis à l’ONSS, il suffit de retirer la cotisation de solidarité du salaire brut. Le salaire net est donc égal à : 100 % du salaire brut − 2,71 % cotisation de solidarité = salaire net


Bon à savoir : Un étudiant est obligé de rentrer une déclaration fiscale l’année qui suit celle où il a exercé un job, même s’il est exempté d’impôt.


Comment alléger votre addition fiscale ?

publiée le 17 mai 2016


Bientôt l’heure de remplir votre déclaration fiscale. Outres les cases consacrées à vos revenus, quelques unes méritent toute votre attention : celles qui concernent les dépenses donnant droit à une réduction d’impôts. Moins nombreuses que par le passé, mais tout de même : autant profiter de ce qui est encore possible !


Épargne-pension : 940 €
Le montant maximal que vous pouvez verser est fixé à 940 € par an (jusqu’en 2018). La réduction d’impôt correspond à 30 % du montant versé, soit 282 € maximum par contribuable.


Épargne à long terme : 2.260 €
La prime maximale de l’épargne à long terme (liée à vos assurances-vie) est calculée en fonction des revenus professionnels nets imposables. Pour 2016, le total est plafonné à 2.260 €. La marge disponible doit cependant tenir compte des avantages fiscaux éventuels liés au remboursement d’un crédit hypothécaire (bonus-logement).


Energie : 3.040 €
Depuis l’exercice 2014, les travaux réalisés chez soi dans le but d’économiser l’énergie ne donnent plus droit à une réduction d’impôts. Seule l’isolation du toit donne encore droit à une déduction fiscale, pour les immeubles occupés depuis plus de 5 ans : 30% de l’investissement peuvent être déduits, plafonnés à 3.040 euros.


Garde d’enfants : 11,2 €/jour
Les dépenses liées à la garde des enfants de moins de 12 ans en dehors des heures scolaires sont toujours déductibles, pour autant qu’elle ait été confiée à une institutions reconnues (crèche, garderie…). Jusqu’à 45% des dépenses sont déductibles, plafonnées à 11,20 euros par jour et par enfant.


Logement : 750 € à Bruxelles
Les avantages liés aux dispositifs de protection contre le vol et l’incendie ont été supprimés en Flandre et en Wallonie mais perdurent pour les résidents bruxellois. Systèmes d’alarmes, caméras, portes résistantes au feu, extincteurs, détecteurs… bénéficient d’une réduction fiscale de 30 %, plafonnée à 750 €.


Titres-services : 135 à 421,20 €
A Bruxelles, la déductibilité passe de 30 à 15 %, soit 1,35 € par titre-service de 9 €, pour un maximum de 155 titres. Avantage maximal par personne : 210,60 €. En Wallonie, la réduction d’impôt n’est plus que de 0,90 € par titre pour les 150 premiers. Soit un avantage fiscal maximum de 135 €. En Flandre, cette réduction grimpe à 30 % d’un montant maximum de 1.400 €, soit 2,7 € par titre. Avantage max : 421,20 €.


Frais réels ou forfaitaires ?
Véhicule, matériel informatique et de bureau, équipements divers… Tout contribuable peut déduire de ses impôts les frais engagés pour l’exercice de sa profession. Pour éviter à chacun de se lancer dans des calculs fastidieux et de collectionner les factures, le fisc a prévu un forfait légal à déduire de ses revenus imposables, relevé par le gouvernement Michel à 3.950 € pour l’exercice 2015. Si la somme de vos dépenses professionnelles dépasse ce montant, vous avez intérêt à passer aux frais réels. A vos calculettes !


Plus d’infos sur les dépenses déductibles ? Rendez-vous sur le site du ministère des Finances.


Crédit hypothécaire : quoi de neuf ?

publiée le 12 avril 2016


« Conclure un crédit hypothécaire pour l’achat d’une maison n’est pas une chose simple à cause du dédale de chiffres et de règles. Je veux que le consommateur soit mieux informé. Suite à la nouvelle réglementation, le consommateur pourra plus facilement comparer les conditions de différents prêts auprès de différentes banques », a expliqué le ministre de l’Economie Kris Peeters en présentant son avant-projet de loi approuvé par le conseil des ministres en décembre dernier.


Formulaire standardisé
Première nouveauté : l’apparition d’un formulaire standardisé que tout prêteur devra remettre au candidat emprunteur. Ce formulaire devra contenir une série d’informations personnalisées qui lui permettront de comparer les produits et les offres éventuelles émanant de plusieurs institutions, en tenant compte de ses besoins (montant du crédit), de sa situation financière (apport financier) et de ses préférences (formule). Il devra mentionner clairement le coût total du crédit.


Informations précises
Différentes informations devront ensuite être fournies de façon claire et précise, notamment :
• les conditions d’obtention du crédit
• le nombre, la périodicité et le montant des versements
• le taux annuel effectif global (TAEG), qui exprime en pourcentage annuel le coût total du crédit pour le consommateur
• les conséquences d’un remboursement anticipé
• le service auquel une plainte pourra être éventuellement adressée


Conclusion du ministre : « La transparence joue un rôle essentiel. Les banques auront l’obligation de communiquer aux consommateurs le coût total d’un crédit et de les informer des risques associés. Ainsi le consommateur peut choisir le produit qui lui convient le mieux », a précisé Kris Peeters. La nouvelle législation devrait entrer en vigueur courant 2016.


Ne laissez aucune chance aux escrocs

publiée le 29 mars 2016


Les escrocs développent constamment de nouvelles méthodes afin de soutirer aux gens le code de leur carte bancaire ou de l’argent. Voici deux techniques couramment utilisées et la meilleure manière de les gérer.


On ne peut pas dire que les escrocs informatiques et sur internet manquent de créativité ! Régulièrement, ils développent de nouvelles arnaques pour subtiliser de l’argent à leurs victimes. Une technique qui sévit depuis un certain temps déjà est « l’appel de Microsoft’ ». Dans ce cas bien précis, les victimes sont appelées par téléphone par un prétendu collaborateur de Microsoft, qui s’exprime généralement en (mauvais) anglais. Celui-ci explique qu’il y a un problème avec leur PC Windows et demande l’autorisation de prendre le contrôle de l’ordinateur afin de «remédier » à ce problème. Cette intervention peut prendre un certain temps, après quoi le «collaborateur » à l’autre bout du fil demande à être payé pour son aide, généralement quelques dizaines d’euros.


La transaction a échoué
C’est déjà suspect en soi, mais les escrocs vont même encore plus loin. Derrière le dos de la victime, des centaines d’euros sont en effet immédiatement transférés : habituellement, cela se passe via un service de transfert international, comme Western Union, qui permet de transférer de l’argent très facilement à l’étranger. Les escrocs vont même encore plus loin et osent parfois dire aux victimes que la transaction a échoué et leur demandent de réessayer. Ainsi, ils réussissent à encaisser deux voire trois fois le montant.


La meilleure façon de gérer cette situation est très simple : raccrochez immédiatement lorsque vous recevez ce genre d’appel. Microsoft et les autres grandes sociétés informatiques n’appellent jamais elles-mêmes leurs clients pour «corriger » des problèmes. Vous êtes déjà tombé dans le piège et avez transféré de l’argent ? Appelez immédiatement votre banque. Elle a généralement de bons contacts avec les sociétés de transfert et, si elle est avertie en temps utile, elle réussira parfois encore à stopper le transfert. Plus le client informe sa banque rapidement, plus les chances de succès sont grandes.


Recyclage des cartes bancaires
Une deuxième technique, un peu plus récente et qui prend de l’ampleur ces derniers temps, est le «recyclage de la carte bancaire ». Les victimes reçoivent un e-mail, prétendument envoyé par leur banque, leur demandant d’envoyer leur ancienne carte bancaire à une adresse spécifique afin de la faire recycler. Elles doivent alors introduire le code PIN correspondant sur un site Web contrefait. Elles reçoivent ensuite une prétendue nouvelle carte. Dès que les escrocs ont la carte et le code en main, ils ont le champ libre pour retirer de l’argent.


Ne donnez jamais suite à une demande vous invitant à envoyer votre carte de paiement à une adresse spécifiée. De même, ne communiquez jamais votre code à des tiers, ni par e-mail, ni sur un site Web, ni via SMS ou quelque moyen que ce soit. Les escrocs envoient des milliers de ces e-mails simultanément, en espérant que quelques personnes tomberont dans le piège. Les adresses auxquelles la carte doit être envoyée sont des maisons abandonnées ou des boîtes postales. Astuce en or : lorsque vous jetez votre carte bancaire ou la renvoyez à la banque, coupez-la en deux en vous assurant que la puce a également été coupée. De cette façon, votre carte devient complètement inutilisable.


Trucs et astuces afin de prévenir les escrocs
Vous souhaitez davantage d’informations sur la façon de vous protéger des escrocs ? Febelfin, la fédération belge du secteur financier, a créé à ce sujet un site Web spécial dispensant toutes sortes de conseils. Visitez https://www.safeonweb.be et apprenez comment ne laisser aucune chance aux escrocs.


Quels travaux pour économiser l’énergie ?

publiée le 15 mars 2016


Avec le salon Batibouw, qui s’est déroulé du 25 février au 6 mars, c’est l’occasion de s’intéresser aux travaux permettant d’économiser l’énergie. L’objectif est double : réduire sa facture de gaz, de mazout et d’électricité, tout en diminuant son impact sur l’environnement. Mais comment procéder ? Voici la bonne marche à suivre.


1. Définissez vos priorités
Par où commencer ? Chaque maison a ses spécificités et il ne sert à rien, par exemple, d’opter pour une chaudière à haut rendement si l’isolation fait défaut. Si vous êtes décidé à vous lancer dans d’importants investissements, pourquoi ne pas demander un audit énergétique à un expert ? Certaines sociétés proposent des services poussés, comme le calcul de l’efficacité et de la rentabilité des travaux économiseurs d’énergie. Il est également possible d’obtenir des audits gratuits, des conseils et/ou des primes auprès d’organismes régionaux : Guichets de l’énergie wallons (energie.wallonie.be), Vlaanderen is energie (www.energiesparen.be) ou la Maison de l’énergie à Bruxelles (www.maisonenergiehuis.be).


2. Pensez à l’isolation
La première priorité en termes de travaux économiseurs d’énergie concerne l’isolation. Mais il convient d’agir dans l’ordre. Commencez par le toit, où l’installation d’un isolant et d’une sous-toiture évitera les déperditions. Si le grenier est inutilisé, on peut se contenter d’isoler le sol de ce dernier. Viennent ensuite l’isolation de la façade, à effectuer par l’intérieur ou l’extérieur, selon la configuration des lieux. Enfin, songez au remplacement de vos châssis simple vitrage par des double voire des triple vitrages.


3. Choisissez le bon système de chauffage
Le remplacement de la chaudière dépend de son âge et de son rendement. Optez pour une chaudière à haut rendement et/ou à condensation. Vous pouvez également envisager d’autres systèmes comme une pompe à chaleur, et compléter votre installation par des panneaux photovoltaïques pour assurer la production d’eau chaude.


4. N’oubliez pas la ventilation
C’est un point à ne pas négliger : une maison bien isolée est rendue plus étanche et si l’on néglige ce poste, des problèmes d’humidité peuvent survenir. Une bonne ventilation naturelle, voire l’installation d’un extracteur d’humidité sont indiqués.


5. Songez aux petits détails
De petits travaux réalisables par vous-mêmes peuvent entraîner des économies substantielles d’énergie : étanchéifier une fenêtre ou une porte qui donne sur l’extérieur, isoler les tuyaux d’eau chaude, installer des panneaux réflecteurs derrière les radiateurs, s’équiper d’un thermostat programmable… Autant d’aménagements peu coûteux qui peuvent permettre d’économiser plusieurs dizaines d’euros par an.


6. Adoptez les bons gestes
Eteindre la lumière en quittant une pièce, ne pas laisser des appareils branchés en veille, cuisiner avec un couvercle sur les casseroles… Ces petits gestes a priori insignifiants peuvent réduire considérablement la consommation d’énergie d’une maison. A combiner avec l’achat d’appareils électroniques et d’ampoules à faible consommation.


Comment calculer votre capacité d’emprunt pour un prêt hypothécaire ?

publiée le 01 mars 2016


On entend souvent dire que le montant des mensualités consacrées au remboursement des prêts hypothécaires ne doit pas dépasser le tiers des revenus d’un ménage, sous peine de fragiliser sa situation financière. En théorie, c’est effectivement la norme généralement admise par les banques. Mais dans la pratique, le calcul est un peu plus subtil que cela. Au fond, tout dépend de votre situation financière réelle.


Le taux d’endettement
C’est le rapport entre vos revenus nets et vos charges fixes. Les revenus nets incluent le salaire, les allocations, la pension, les rentes et loyers perçus.


Par charges fixes, il faut entendre les crédits en cours (prêts hypothécaires et crédit à la consommation), les rentes et pensions alimentaires payées, etc. Mieux vaut compter large pour éviter tout risque de surendettement.


Pour calculer le taux d’endettement, on applique la formule : total des charges / total des revenus X 100. Si le résultat est supérieur à 33 %, cela signifie que vos charges excèdent le tiers de vos revenus et votre capacité d’emprunt sera théoriquement nulle.


Le reste à vivre
Les banques tiennent cependant compte d’un second élément : une fois vos charges fixes déduites de vos revenus nets, ce qu’il vous reste en mains chaque mois suffit-il à vivre « normalement », c’est à dire à couvrir vos dépenses mensuelles ? On pense ici aux charges du logement (eau, chauffage, électricité), aux frais de vêtements, d’alimentation, de transports, de scolarité des enfants, etc. Tout dépendra bien sûr de la situation de votre ménage et du niveau de vos revenus.


En Belgique, on considère généralement que le « reste à vivre » mensuel doit être d’au moins 800 € pour un isolé, 1.200 € pour un couple et 300 € par enfant à charge.


En pratique
Un couple avec deux enfants envisage d’acheter une maison. Les revenus mensuels nets cumulés atteignent 3.800 € et les charges 1.500 €, dont un loyer de 850 €.
1. Le taux d’endettement du couple est de 1.500 – 850 (puisqu’il n’y aura plus de loyer à payer) / 3.800 x 100 = 17 %.
2. Compte tenu de la règle des 33 %, la capacité de remboursement mensuelle du ménage est de 33 – 17 = 16 % x 3.800 € = 609 € par mois. Soit un emprunt hypothécaire sur 20 ans compris entre 100.000 et 150.000 €, selon le taux d’intérêt obtenu.
3. Une fois l’emprunt réalisé, les charges mensuelles fixes atteindront 650 + 609 = 1.259 €. Le « reste à vivre » du ménage est donc de 3.800 – 1.259 = 2.541 € / mois. C’est 741 € de plus que les 1.200 (couple) + 600 (deux enfants à charge) = 1.800 € théoriquement nécessaires. La banque est dès lors susceptible de consentir un prêt plus élevé au couple en question.


Le saut de génération : un avantage pour les petits-enfants et les enfants

publiée le 09 février 2016


Les petits-enfants ont souvent plus besoin de l’héritage de leurs grands-parents que les enfants qui, quinquagénaires ou sexagénaires, ont déjà accumulé un certain patrimoine. Le saut de génération offre une solution et permet de faire des économies sur les droits de succession.


L’espérance de vie en Belgique continue d’augmenter, ce qui a des conséquences sur la planification successorale. Souvent, les enfants qui héritent ont eux-mêmes déjà atteint un âge respectable et ne sont pas dans le besoin. La situation peut faire en sorte que l’on choisisse de transférer directement aux petits-enfants une partie de ses avoirs et de « sauter » la génération des enfants. Le « saut de génération », comme est appelée cette technique de planification successorale, couvre différents aspects, explique Anouck Biesmans, spécialiste en planification successorale chez EY. Les grands-parents peuvent ainsi transférer une partie de leur héritage à leurs petits-enfants via un testament ou une donation. Depuis 2013, un parent peut aussi refuser sa part de l’héritage après le décès du grand-parent. Sa part va alors directement à ses propres enfants (les petits-enfants).


Bien entendu, le « saut de génération » peut aussi être avantageux sur le plan fiscal. Lorsque l’héritage d’un grand-parent va directement aux petits-enfants parce que le parent l’a refusé, il ne faut payer qu’une fois des droits de succession. Si le parent accepte son héritage et qu’aucune autre mesure n’est prise, il/elle paiera des droits de succession et les petits-enfants aussi devront par la suite payer des droits de succession sur ce même héritage. Lorsque les petits-enfants héritent directement des grands-parents après refus du parent, ils paient autant de droits de succession que paierait le parent. L’avantage fiscal supplémentaire que génèrerait la répartition de l’héritage sur un plus grand nombre d’héritiers est donc exclu par la loi.


Cet avantage fiscal est cependant réel lorsque les grands-parents optent pour le « saut de génération » et transfèrent une partie de leur héritage à un ou plusieurs petits-enfants par le biais d’un testament et profitent donc de l’échelle tarifaire progressive en vigueur pour les droits de succession, explique Anouck Biesmans. À Bruxelles et en Wallonie, ces tarifs en ligne directe (enfants, petits-enfants) par héritier varient de 3 % à 30 %. Anouck Biesmans donne un exemple : « Imaginez qu’un grand-père seul, qui a son domicile fiscal à Bruxelles, ait un revenu mobilier de 800 000 euros. Il a deux enfants, qui ont chacun deux enfants. Sans arrangement contraire, les deux enfants héritent chacun de 400 000 euros et paient chacun 61 300 euros de droits de succession (122 600 euros au total). Si toutefois le grand-père rédige dans son testament qu’en cas de décès, chaque petit-enfant reçoit 50 000 euros, les 4 petits-enfants paieront chacun 1500 euros (3 %) de droits de succession. Les deux enfants recevront quant à eux 300 000 euros et ne paieront que 37 300 euros de droits de succession (80 600 euros au total). Si l’on compte le tout, le testament a créé une économie non négligeable de 42 000 (122 600 – 80 600) euros. Cette technique de planification avantageuse s’applique aussi en Flandre, mais les tarifs sont différents. Les tarifs en ligne directe (enfants, petits-enfants) par héritier varient de 3 % à 27 % (http://www.belgium.be/fr/impots/succession/calcul/).


En guise d’alternative, les grands-parents peuvent faire don d’une partie de leur héritage à leurs petits-enfants de leur vivant, explique Anouck Biesmans. Les donations mobilières (d’argent par exemple) sont, en Flandre et à Bruxelles, majorées d’un impôt sur les donations de 3 % (en Wallonie : 3,3 %), si la donation est enregistrée. Si elle n’est pas enregistrée, l’on risque encore de devoir payer des droits de succession si le donateur décède dans les 3 ans. En cas de donations de parts d’une entreprise familiale, ce délai a été prolongé à 7 ans en Flandre. Il est clair que dans ce cas, les économies sont plus conséquentes lorsque la donation dépasse les 50 000 euros. Si les petits-enfants sont mineurs, il suffit qu’un parent ou grand-parent accepte la donation à la place de l’enfant.


Si les grands-parents veulent rédiger un testament en faveur de leurs petits-enfants, il y a une condition sine qua non importante, prévient Anouck Biesmans. Ils ne peuvent disposer librement que d’une certaine partie de leur héritage pour cette donation, car ils ne peuvent pas toucher à la « réserve » ou part réservataire de leur(s) propre(s) enfant(s). Dans le cas d’un enfant unique, il s’agit de la moitié de l’héritage, dans le cas de deux enfants, c’est un tiers et à partir de trois enfants, c’est un quart. Si le testament ou la donation ampute la part réservataire des enfants, ils peuvent réclamer leur dû après le décès des parents. De plus en plus de voix s’élèvent cependant pour réduire la part réservataire de l’enfant, qui est également sous pression au niveau international.


Les pilliers de la pension

publiée le 26 janvier 2016


Le premier pilier de la pension est ce qu’on appelle la pension légale, à savoir le montant qui vous est versé par l’État à l’issue de votre carrière. Par année prestée, on peut prétendre à des “droits annuels” qui interviennent dans le calcul de notre future pension. La formule n’est pas compliquée : on divise le salaire brut annuel par 45 et on en retient 60 %. Supposons qu’en 2014 vous gagniez 40.000 €, si l’on divise ce chiffre par 45 et qu’on retranche 60 %, on obtient 533 €. Divisé par 12, cela donne pour cette année environ 44,42 euros bruts de pension mensuelle “constituée” pour plus tard.


Cette formule vaut tant pour les 4,5 millions de salariés que pour les 900.000 indépendants que compte notre pays. Les indépendants ne perçoivent toutefois qu’une pension plus modeste car son financement se déroule différemment. La réserve est tout simplement plus petite. Pour les fonctionnaires en revanche, le calcul est tout autre : la pension dépend de leur salaire des dix dernières années, raison pour laquelle leur pension légale est aussi élevée. L’État n’en a pas décidé ainsi sciemment, c’est le résultat historique des premières lois sur la pension datant de 1844. Mais n’oublions pas que le deuxième pilier n’existe pas pour les fonctionnaires, ce qui gomme partiellement la différence avec les autres catégories professionnelles.


Le deuxième pilier comprend la pension complémentaire constituée par l’employeur ou le secteur dans lequel on travaille : une assurance groupe, un fonds de pension ou une pension sectorielle. Près de 70 % des travailleurs bénéficient de ce deuxième pilier. Mais ici aussi, il existe de grandes différences entre les montants. Pour certains, l’avantage peut être considérable mais pour d’autres, il reste minime.


Les indépendants disposent de deux formules pour constituer ce deuxième pilier : la PLCI, ou Pension Libre Complémentaire pour Indépendants, ou l’EIP (Engagement Individuel de Pension). Toutes deux donnent droit à un avantage fiscal, mais l’EIP est une formule réservée aux sociétés, auxquelles elle permet de constituer un capital pension pour leur dirigeant. La PLCI, plus courante, est également accessible aux sociétés unipersonnelles et aux indépendants à titre complémentaire, pour autant qu’ils paient des cotisations sociales équivalentes à celles d’un indépendant à titre principal.


Le troisième pilier consiste en la pension que les travailleurs constituent eux-mêmes en épargnant pour leurs vieux jours de manière fiscalement avantageuse, via une épargne-pension et/ou une épargne à long terme. Il s’agit d’une façon intéressante de compléter votre pension. Vous profiterez non seulement d’un rendement, mais aussi d’un bel avantage fiscal. Un contribuable belge peut verser, pour l’année de revenus 2015, jusqu’à 940 € dans le cadre de l’épargne pension et 2.260 € pour l’épargne à long terme.


En ce qui concerne le quatrième pilier, attention aux confusions sémantiques : Selon votre interlocuteur, ce pilier peut couvrir des éléments différents. En principe, il s’agit du patrimoine propre que l’on a constitué par son épargne personnelle et qui ne donne droit à aucun avantage fiscal. Mais pour certains, ce pilier englobe aussi l’habitation propre, par exemple. Cette habitation propre constitue d’ailleurs un élément important. Comparée à celle de nombreux autres pays, notre pension légale est relativement basse. Heureusement, de nombreux Belges sont propriétaires et ne devront donc plus payer de loyer une fois pensionnés. En Scandinavie par exemple, même si les pensions sont plus élevées, l’État verse aussi des subventions de logement aux seniors, ce que nous n’avons pas ici, parce qu’une grande partie des pensions sont consacrées aux loyers. Si vous êtes pensionné et locataire en Belgique, il est d’autant plus important de se constituer une épargne complémentaire. Le risque de pauvreté est d’ailleurs bien plus élevé parmi cette catégorie de la population.


Quelle fiscalité immobilière dans quelle région ?

publiée le 12 janvier 2016


Le bonus-logement permettait aux propriétaires de bénéficier d’une réduction d’impôts liée à l’emprunt hypothécaire contracté pour l’achat de leur habitation. C’est devenu une compétence régionale le 1er juillet 2014. Dans la foulée, les Régions flamande et wallonne en ont revu le mode de calcul à la baisse. Nouveau changement ces dernières semaines : la Wallonie et Bruxelles ont décidé de le supprimer pour le remplacer par d’autres systèmes à partir de 2016 et 2017. En pratique, le régime qui s’applique est celui du lieu de résidence du contribuable.


En Wallonie
Dès 2016, le bonus-logement sera remplacé par un chèque habitat. Il s’agit d’une prime annuelle destinée aux Wallons qui contractent un emprunt hypothécaire d’au moins dix ans destiné à l’achat d’une habitation unique. L’avantage s’étend sur vingt annuités, quelle que soit la durée du crédit, mais il est divisé par deux à partir de la onzième année. Pour en bénéficier, le revenu net imposable doit être inférieur à 81.000 € par personne (ce qui concernerait 96 % des Wallons, selon le ministre Paul Furlan).


Comment la prime est-elle calculée ? Elle dépend à la fois du revenu du bénéficiaire et du nombre d’enfants à charge. Pour les revenus inférieurs à 21.000 euros par an, le montant de base s’élève à 1.520 euros par personne. Pour les revenus compris entre 21.000 et 81.000 euros, elle décroit de façon linéaire jusqu’à atteindre au minimum 755 euros. Dans tous les cas, il faut encore ajouter 125 euros par enfant à charge.


Les droits d’enregistrement restent fixés à 12,5 % du prix d’achat pour les deux premiers biens immobiliers. Ils grimpent à 15 % à partir du troisième.
http://www.wallonie.be/fr/actualites/cheque-habitat-le-nouvel-avantage-fiscal-lie-au-logement


A Bruxelles
La Région bruxelloise supprimera le bonus-logement à partir de 2017 mais augmentera l’abattement sur les droits d’enregistrement sur un premier achat immobilier pour encourager les ménages qui s’établissent à Bruxelles. Actuellement fixé à 60.000 euros, il sera porté à 175.000 euros si la valeur du bien ne dépasse pas 500.000 euros et qu’il s’agit de l’habitation propre.


Les droits d’enregistrement restent par ailleurs fixés à 12,5%. L’économie fiscale supplémentaire pourra donc atteindre au maximum 21.875 euros, soit 14.350 euros de plus qu’actuellement.


D’autre part, le précompte immobilier augmentera dès 2016, en moyenne, de 10 à 12 % selon les communes. Pour les propriétaires qui habitent leur domicile situé à Bruxelles, cette mesure sera compensée par l’octroi d’une prime de 120 euros par an (en 2016 pour les ménages les plus fragiles et à partir de 2017 pour tout le monde).


En Flandre
Le bonus-logement est maintenu mais revu à la baisse. Pour les emprunts contractés à partir du 1er janvier 2015, chaque contribuable peut déduire un maximum de 1520 € par an. Ce montant est augmenté de 760 € par an pendant les 10 premières années du prêt, plus 80 € pour les personnes ayant au moins trois enfants à charge. Un couple avec quatre enfants peut donc déduire au total 4640 € (1520 € x 2 + 760 € x 2 + 80 €) maximum pendant les 10 premières années, puis 3040 euros pendant les années suivantes. Ce bonus-logement régional n’est valable que pour l’habitation principale du contribuable.


Les droits d’enregistrement à acquitter lors de l’achat d’un bien immobilier sont quant à eux maintenus à 10 % du prix d’achat (5 % sous certaines conditions, si le revenu cadastral est particulièrement faible notamment). Atout supplémentaire : si vous vendez votre habitation pour en acheter une autre en restant en Région flamande, vous pouvez bénéficier d’un abattement plafonné à 12.500 € sur les droits d’enregistrement.


Sources : https://www.wikifin.be et https://www.notaire.be
Le contenu de cette publication est basé sur l’information qui est disponible actuellement. Le traitement fiscal est susceptible de changer à l’avenir.


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