Chouette Magazine

Olivier Mondo

Olivier Mondo

Les Proverbes d'Olivier

Catégorie : Autres

Chroniqueur depuis octobre 2013

"Soyez vous-même, tous les autres sont déjà pris..." [Oscar Wilde]

publiée le 30 mai 2017


Entre les authentiques héros, les improbables webstars et les divas d’une saison, les tentations de basculer vers un mimétisme de façade sont pourtant nombreuses.
Les exemples exemplaires sont légions et les tendances qui font audience se multiplient mettant nos egos sous haute pression.


Bien sûr, il faut continuer à s’adapter aux nouvelles situations, à s’ouvrir aux autres, à se nourrir des bonnes influences. Cette perméabilité indispensable nous construit et nous renforce.
Mais s’adapter ne signifie pas pour autant renoncer à être soi-même.
Notre identité est sacrée car unique.
Veillons sur elle jalousement, soyons-en fiers !


Redevenons aussi souvent que possible l’acteur principal de notre propre aventure.
Même s’il n’est pas toujours évident à tenir, c’est clairement le rôle de notre vie.
Un rôle sur mesure qui se joue sans cascadeur, ni doublure, sans scénariste ni souffleur mais qui vaut tous les « Césars ».


Etre soi-même, c’est s’accepter avec ses lacunes et ses faiblesses.
C’est croire en ses capacités et son talent.
C’est se faire suffisamment confiance pour ne pas laisser un autre prendre sa place.
C’est aussi résister à la tentation de prendre la place d’un autre.


Et comme aimait nous rappeler Louis XIV sur la terrasse de son pied-à-terre de Versailles: "Il est sans comparaison plus facile de faire ce qu'on est, que d'imiter ce qu'on n'est pas"...


Sacré Louis, toujours aussi perspicace!


"Il faut savoir résister au pessimisme des autres" [Guy Bedos]

publiée le 17 mai 2016


Surtout en ce moment !
Surmonter les péripéties, les contrariétés et les trop nombreuses épreuves continuellement mises en travers de notre chemin nous prend une énergie que nous ne sommes pas en permanence capables de fournir.


Même si nos ressources sont bien plus importantes que nous imaginons, nos réserves sont régulièrement dans le rouge!
Il suffit parfois de croiser la route de quelques pessimistes contrariés à la vision étroite pour que notre stock de vitalité positive fonde aussi lamentablement que la glace d’un congélateur mal fermé.


Dans ces moments, nous pourrions peut-être résister au pessimisme des uns en nous imprégnant de l’optimisme des autres ?


Mieux cibler nos personnes ressources. Celles qui, à un moment donné, consciemment ou pas, auront le mot, le geste ou l’attitude qui redonnera de l’élan à nos projets et de la confiance en nos capacités.


Comme le rire l’est au théâtre et la varicelle à la crèche, cette nouvelle énergie positive est particulièrement contagieuse, nous rendant à notre tour, foyer éphémère d’optimisme et de lumière pour d’autres….


Et de toute façon, comme aurait pu le rajouter Bedos : « A la fin le pessimiste aura peut-être raison mais l’optimiste aura mieux vécu ». Dès lors…


"Il faut remettre une fois par an son avenir en jeu" [Arthur Cravan]

publiée le 03 mai 2016


Pas obligatoirement aujourd’hui, pas nécessairement chaque année à une date précise.
Juste reprendre conscience de temps en temps que la réalité du jour n’est plus forcément celle de la veille.


Remettre son avenir en jeu prend du temps, de l’énergie, suggère une introspection courageuse, franche et honnête. Entre les réunions du boulot, les courses du samedi, les stages des enfants et l’entretien du jardin, trouver le moment approprié pour ce genre d’exercice est déjà, en lui-même, un singulier défi.


C’est pourtant l’opportunité d’oser une autre direction, pas fatalement opposée mais peut-être réorientée de quelques degrés ?


Mais c’est aussi la liberté de garder le cap qu’on s’est fixé quitte à redéfinir les moyens qu’on se donne pour l’atteindre. Parfois, remettre en question ses choix d’avenir, c’est simplement les conforter.


C’est reprendre possession d’une plus grande partie de son destin en augmentant le pourcentage de ses propres décisions.
C’est apprendre à apprendre de ses erreurs.
C’est redéfinir ses priorités.
C’est rehausser son capital confiance.


C’est surtout admettre que notre avenir reste en partie ce qu’on décide d’en faire aujourd’hui.


C’est peut-être finalement prendre pour soi la devise inspirée et toujours d’une inoxydable modernité du très sage Publillius Siryus : « Le lendemain s’instruit des leçons de la veille ».
L’inverse est évidemment beaucoup plus rare…



"Quand un cachalot vient de droite, il est prioritaire. Quand il vient de gauche, aussi... " [Olivier de Kersauson]

publiée le 02 juin 2015


Voilà bien une réalité maritime élémentaire et largement partagée par les navigateurs d’expérience.
Il n’est effectivement pas interdit d’imaginer que même le plus rapide des voiliers ou le plus hardi des chalutiers puisse se trouver en situation périlleuse face à la progression sans nuances des quarante tonnes de chair et de muscles de ces princes des océans.


Mais que ce soit en mer ou sur terre, se faire griller la politesse par les plus grands ou ceux qui parlent le plus fort ne devrait pourtant pas être une fatalité.
Les actes de bravoure et de résistance sont d’ailleurs plus nombreux qu’on ne le croit.
On a vu des lions, la crinière hésitante, reculer peureusement face à la détermination d’un phacochère de très mauvaise humeur, des chiens timides se faire sévèrement rappeler à l’ordre par des chats teigneux et souffleurs, des oies incommodes s’en prendre à d’inconscients bandits de grands chemins, des peuples opprimés renverser courageusement des dictatures d’un autre âge!


Ne sous-estimons pas donc pas trop vite notre capacité de réponse et de contre-attaque.
Choisissons avec patience et soin le moment de la riposte et souvenons-nous que reculer est souvent le moyen le plus efficace pour reprendre son élan.


Alors, la prochaine fois que vous croiserez un cachalot, faites-lui bien comprendre que vous n’êtes pas dupe et que sa vérité imposée par la force n’est pas forcément la vôtre !


"Ce que nous savons du monde n’est rien comparé à ce que nous ignorons" [R.J. Ellory]

publiée le 21 avril 2015


Tant mieux !
Ce serait particulièrement pénible et foncièrement ennuyeux d’avoir réponse à tout.
Que deviendraient nos croyances, nos fantasmes, nos légendes ?


Est-il seulement imaginable de ne pas laisser un espace de développement suffisamment vaste pour que notre imagination puisse déborder sans limites?


On a coutume de dire que là où la science s’arrête, le mystère commence.
Et ce qui est sympa, c’est que quand il commence, on ne peut plus l’arrêter !
De collectif, il devient individuel. Chacun de nous s’approprie une vérité qui lui est propre, une grille de lecture personnelle, une interprétation intime.


Jean Gabin, lunettes foncées, gilet gris et cheveux argentés nous avouait avec sa voix de stentor :
« Je sais, je sais, je sais qu’on ne sait jamais… » Il n’avait donc pas tort !


Et comme disait l’autre : « Celui qui sait qu’il ne sait pas en sait déjà beaucoup ! »
Et ça je le sais…


"Un bon interviewer n’est pas celui qui pose la meilleure question, c’est celui qui obtient la meilleure réponse" [Michel Drucker]

publiée le 31 mars 2015


Nous l’avons déjà évoqué dans ces colonnes, poser une bonne question n’est pas toujours évident et obtenir la meilleure réponse possible est plus périlleux encore!


Lorsqu’il s’agit de mettre ses invités sur la sellette, on imagine aisément que notre ami Michel, expert incontesté de l’interrogatoire feutré, en connait un sacré bout Et que sur les quelques trois millions de questions plus ou moins pertinentes qu’il a posées tout au long de sa prolifique carrière, certaines réponses ont dû le surprendre.


Mais au final, c’est quoi une bonne réponse?
Ne serait-ce pas, tout simplement, celle que notre interlocuteur n’avait pas l’intention de donner?
Celle qui lui échappe? Celle qui s’accompagne d’une lueur d’angoisse dans les yeux, d’un geste désespéré de la main posée sur la bouche, d’un juron intérieur?
En fait, celle qui anéantit toutes les justifications qui suivent.


Elle est évidemment difficile à obtenir car si on part du principe que si on pose une question que les gens ne veulent pas que vous leur posiez, on a de grandes chances de recevoir des réponses que l’on ne veut pas entendre… (Oui je sais, c’est une phrase que je dois aussi relire plusieurs fois !)


C’est un jeu subtil et peu évident, mais malgré tout, un bon interviewer, s’il est fin tacticien, opportuniste, diplomate, attentif, excessivement bien préparé et… un brin chanceux peut dans certains cas arriver à ses fins.


Bonne chasse !


"La vraie gentillesse, c'est de sourire aux aveugles" [Mère Thérésa]

publiée le 03 mars 2015


Mère Thérésa, qui assurément ne manquait ni de gentillesse ni d’humour, nous offre ici l’opportunité de nous pencher sur la dimension universelle et nécessaire du sourire.


S’il peut parfois marquer la suffisance, l’embarras ou la gêne, sous la plupart des latitudes, le sourire est plutôt annonciateur de plaisir et de convivialité.
Il agit comme un message direct et efficace en provoquant des réactions très diverses. Il réchauffe tout de suite l’ambiance, rétablit intelligemment les contacts, augmente sensiblement les pourboires de la serveuse et les conclusions du vendeur.
Il s’entend clairement au téléphone et se perçoit distinctement chez l’animateur radio de talent.


Exception faite des râleurs pathologiques et des frustrés maladifs, il agit comme un miroir en provoquant chez notre interlocuteur un sourire en retour.


Sportivement parlant, sourire n’est pas anodin non plus. En plus des célèbres zygomatiques, ce ne sont pas moins de 17 muscles qui se mettent harmonieusement en mouvement pour donner de la personnalité et du relief au visage !
Il redessine sensuellement la courbe des lèvres, révèle délicatement les rides d’expression, illumine les yeux, creuse les fossettes et pour les plus généreux d’entre nous, dévoile parfois une rangée d’incisives finement nacrées! Bref, il nous embellit!


Il peut être narquois, discret, fugace ou ravageur, mais quand il est sincère, il devient une arme puissante qui, au final, ne coûte pas grand-chose et peut rapporter beaucoup…


Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, vous aurez donc compris, amis lecteurs, qu’en conclusion de ce chouette proverbe, je ne peux que vous adresser mon plus franc et amical sourire!
À faire passer !


"Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction" [Francis Picabia]

publiée le 27 janvier 2015


J’aime assez l’image!
Se persuader que la ligne droite n’est pas systématiquement le chemin le plus intéressant pour aller d’un point à un autre, que la solution rapidement trouvée n’est pas toujours la plus intéressante, que l’endroit d’où on part ne doit pas obligatoirement définir l’endroit où on arrive.


Et puis la bonne direction envisagée au départ n’est pas forcément la bonne direction à l’arrivée !
En fonction des étapes, des écueils, des coups de pouces et des coups durs, notre boussole doit s’adapter en permanence.


Comme l’eau qui trouve toujours son chemin, notre pensée s’aventure, se hasarde, bifurque, hésite, ricoche, déborde sur l’idée suivante, revient parfois sur ses pas…
La seule chose qu’elle soit incapable de faire, c’est du sur place ! Une idée en amène toujours une autre, puis une autre, puis…. . C’est un mouvement continuel!


Même le sommeil qui met la plupart des corps au repos ne parvient pas encore à prendre le dessus sur nos esprits en constante ébullition.


Jean Rostand, en « penseur » averti, nous livrait déjà sa propre réflexion sur la question :
« Réfléchir, c’est déranger ses pensées ».
Il aurait pu ajouter que ce n’était ni douloureux, ni dangereux pour les autres….
Que du contraire !


"On ne peut donner que deux choses à ses enfants : des racines et des ailes"
[Proverbe Juif]

publiée le 04 novembre 2014


Et c’est déjà un sacré défi!


Suivant notre stade de paternité, étions-nous, sommes-nous ou serons-nous capables de bâtir des bases suffisamment solides pour apporter à nos têtes blondes les conditions idéales de stabilité et d’équilibre et leur permettre de s’envoler à leur hauteur et à leur rythme ?


Et comment? Quelles sont les méthodes et les pistes?
Ne pas forcément tenter de les façonner à notre image mais néanmoins gagner leur confiance afin de les orienter sur les valeurs auxquelles nous tenons.
Faciliter leurs recherches vers ce que nous estimons être les bons repères, les saines influences, les justes causes.
Leur donner surtout envie de savoir et de comprendre.
Prendre le temps de repérer, partager et profiter pleinement des moments importants.
Œuvrer avec énergie et constance, sans pressions excessives mais sans démission.
Expliquer d’abord pour oser déléguer ensuite.
Montrer sa fierté et expliquer ses déceptions, s’émerveiller des progrès et s’inquiéter des périls.
Se remettre régulièrement en question mais au bout du compte tenir bon et croire en l’avenir.


Enfin jouer, comme on peut, son rôle de parent, d’exemple et de guide.
Et pourquoi-pas, prendre un peu pour soi la devise éclairée de Montaigne :
« Eduquer, ce n’est pas remplir des vases, mais c’est allumer des feux »


En plus, c’est parfaitement de saison….



"On ne traverse pas un pont s'il n'est pas construit"
[JR Ewing - Dallas]

publiée le 04 novembre 2014


“Daaallas, ton univers impitoyaaableee,… !”
Ah oui pardon ! Je m’égare quelque peu, encore bercé par les souvenirs de cette saga texane des années 80 où argent, pétrole et trahison formaient un cocktail sulfureux et explosif !


Sous son élégant « Stetson » beige, l’infâme et détesté JR Ewing y tenait le rôle du plus beau des « salauds » de toute l’histoire des séries télévisées !
La trame y était souvent tirée par les cheveux et les dialogues ne volant pas toujours très haut laissaient peu d’espace aux réflexions profondes !?


Et pourtant, dans l’épisode 14 de la 7ème saison, à la18ème minute, le méchant héros nous livre ici cette observation aussi architecturale qu’inattendue…
Une version post-moderne et périlleusement adaptée de : « Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs » !


On s’aperçoit alors que cette logique implacable nous fait effectivement parfois défaut.
A trop vouloir brûler les étapes, on oublie trop souvent qu’on peut difficilement être :
Adulte avant d’être ado,
Expert avant d’être apprenti,
Habile avant d’être maladroit,
Savant avant d’être curieux,
Vaincu avant de combattre,
Certain avant de douter,…


Et JR n’est peut-être pas le seul à nous prodiguer ses judicieux conseils à travers le petit écran !
Dès demain, je vous suggère donc une relecture attentive et consciencieuse des dialogues de « Friends », « Starsky & Hutch » et « Ma sorcière bien aimée » !
On ne sait jamais que quelque chose d’important nous aurait échappé … ;-)


"Tout le monde savait que c'était impossible à faire. Puis un jour, quelqu'un est arrivé qui ne le savait pas, et il l'a fait" [Winston Churchill]

publiée le 21 octobre 2014


Comme quoi !
Pour tout amateur de bons mots et de petites phrases, Churchill est une remarquable source d’inspiration et d’influence.
En plus d’avoir été correspondant de guerre respecté, premier ministre au caractère bien trempé, chef militaire obstiné, il fût également un véritable homme d’esprit et de lettres, un auteur spirituel, adepte des envolées lyriques piquantes et incisives! Un brin misogyne, souvent caustique et irrévérencieux, il laisse en plus de ses mémoires, quelques phrases restées dans la petite histoire.


Celle-ci n’est pas sa plus célèbre, mais elle mérite assurément de s’y attarder un moment.


Partir du principe simple que, si dans certaines situations, pour certains projets, nous avons déjà le « non », alors pourquoi ne pas essayer le « oui » ?
Mettre de côté un instant ses certitudes, avancer à l’instinct, sans calculs compliqués, sans analyses paralysantes, sans questions inutiles, sans colonne des plus et des moins, sans tenir compte des avis des uns et des autres, sans peur des jugements hâtifs, sans stress oppressant, bref, sans trop réfléchir !
Avec enthousiasme, naïveté et sans doute une sévère dose d’inconscience ?
S’étonner soi-même de ce que nous sommes capables d’entreprendre, de surmonter et au final de réussir !


Sir Churchill d’ajouter avec aplomb, confortablement installé dans son Chesterfield rouge grenat, un verre de vieux Sherry à la main et légèrement masqué pas les volutes de son cigare xxl:
« Success is not final, failure is not fatal, it is the courage to continue that counts! »
« Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal, c’est le courage de continuer qui compte ! »


Indeed!


"Le soleil ne se lève que pour celui qui va à sa rencontre" [Henri Le Saux]

publiée le 07 octobre 2014


Chacun à son rythme, son heure, sa distance ! Et il ne faut pas obligatoirement se prendre pour un tournesol ou se prénommer Icare pour aller à la rencontre de l’astre divin, mais juste entrouvrir ce qu’il faut de rideau et de paupière pour laisser filtrer la quantité de lumière nécessaire!


Car c’est bien la clarté de l’aurore qui, la «plupart» des matins, illumine nos esprits, éveille nos consciences et nous alimente en énergie !


La lumière du soleil augmente nos capacités de récupération, de concentration, de réflexion (ne dit-on pas «réfléchir» sa lumière ?...) Elle nous réchauffe, éclaire le bon chemin et nous permet d’éviter les pièges invisibles dans la pénombre. Elle influence notre humeur, notre confiance, diminue de manière significative l’ampleur de nos problèmes dont les proportions prennent la nuit des dimensions alarmantes et fondent en grande partie au petit jour.


«Le soleil donne la même couleur aux gens», chante Laurent Voulzy, mais c’est par contre une perception bien différente qu’il donne des paysages, des moments, des situations. Sous le soleil, tout semble plus facile et agréable, plus accessible et rassurant. Le café matinal en terrasse parait plus onctueux et le petit rosé perlé de l’apéro plus savoureux.


D’après l’Institut Royal Météorologique de Belgique, qui ne rigole pas avec les chiffres et les statistiques, le taux d’ensoleillement de l’année dernière en Belgique fut de 1510heures ! C’est évidemment une moyenne bien timide et certainement insuffisante qui doit se situer quelque part entre l’Irlande et l’ile Maurice …


Alors, sur base de toutes ces observations, dès que les étoiles regagnent la cachette où elles se dissimulent chaque matin, ne serait-ce pas une bonne idée que de profiter davantage des quelques rayons qui gagneront leurs combats contre les nuages et arriveront victorieux jusqu’au sol ?


Bon sang ! Qui a encore planqué mes lunettes de soleil ?


"Ce qui reste à faire est plus important que ce qui a déjà été fait" [Michel Conte]

publiée le 23 septembre 2014


Cela ne veut pas dire que rien n’a été fait, mais ça signifie surtout qu’il reste du travail !
Il n’y a pas vraiment de fin dans ce qu’il reste à apprendre, à expérimenter, à maitriser.
C’est un mouvement perpétuel, une action permanente et continue qui nous mène vers l’infini et au-delà comme disait Buzz l’éclair.


Chaque nouvelle idée sera précieuse, chaque nouveau projet sera essentiel, toute nouvelle décision sera primordiale.


Vous me direz, ce qui est fait n’est plus à faire !
Oui, mais tout n’est pas encore construit, tous les rêves ne sont pas encore réalisés.
On a pu marcher sur la lune mais on ne visite toujours pas les autres galaxies.
On a vaincu la tuberculose mais on ne guérit pas encore du Sida.
On maitrise l’énergie solaire mais on n’empêche pas le désert de s’étendre.
On enregistre les conversations des baleines mais on peine à les traduire sans fautes….


En sciences comme ailleurs, tant que toutes les solutions ne seront pas trouvées, il existera toujours des chercheurs.
Et puis, parler de projets est généralement plus exaltant que d’évoquer un bilan pas forcément glorieux.


De toutes les façons, comme le précise Paulo Coelho :
« Quand on ne peut revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure façon d’aller vers l’avant. »


Alors les amis, au boulot !


"La plus grande erreur que puisse faire un homme est d'avoir peur d'en faire une" [Elbert Hubbard]

publiée le 26 août 2014


C’est peut-être ce qui nous fige par moments?
On admet pourtant communément que nous apprenons plus de nos échecs que de nos victoires, que notre expérience se forge autant sur nos bonnes que sur nos mauvaises décisions.


Et puis, heureusement, faire une erreur n’est pas obligatoirement se mettre en danger.
Il existe évidemment des circonstances où la peur paralyse et c’est alors notre 6ème sens, fidèle et inspiré, qui nous tiendra, dans la plupart des cas, suffisamment éloignés des périls.


Mais, il se peut aussi que nous confondions sagesse et prudence excessive!
La frilosité est quelquefois tétanisante et les freins parfois imaginaires.
La peur de commettre une bourde ne coupe-t-elle pas trop souvent nos élans?


Sans tomber naïvement dans les excès de confiance, il pourrait se révéler bien surprenant de déplacer d’un rien les barrières les plus proches, d’entrouvrir en douceur les portes qui résistent depuis trop longtemps, de soulever avec précaution les pierres à notre portée et on verra bien ce qui se passera.


Jacques Brel, qu’on ne peut pas vraiment soupçonner d’avoir mené une vie frileuse, disait :
« Parfois, je me casse la gueule. Eh bien, ça fait partie des sensations de la vie. »


Alors, même si demain on s’en prend une belle sur le coin de l’oreille, gardons à l’esprit la devise toute positive des joueurs aguerris de tiercé qui ne sont pourtant pas les derniers à faire des erreurs:
« Jour de perte, veille de gain ! ».


"Le moment présent a un avantage sur tous les autres : il nous appartient" [Charles Caleb Colton]

publiée le 1er juillet 2014


C’est pourtant vrai ! On peut en faire ce qu’on veut de ce moment ! Le présent est bel et bien un instant que l’on ne peut nous reprendre et comme disent les gens de bon sens : «ce qui est pris est pris» ! Mais qu’il nous appartienne ne signifie pourtant pas qu’il soit notre seule propriété, il est souvent collectif. Si c’est du plaisir, il doit en plus être largement partagé pour être multiplié.


Il navigue entre parenthèses. Une fois passé, il est trop tard, mais pas encore là, il est trop tôt. Entre les tendres souvenirs d’hier et la promesse des prochains beaux jours, gardons effectivement à l’esprit qu’il reste une période intermédiaire qui se nomme aujourd’hui !


Et c’est bien cette succession de petits et grands moments qui, au final, comme une recette efficacement maitrisée, ni trop salée, ni trop fade, suffisamment épicée et justement équilibrée donnera le ton général d’une journée réussie.


Il est clairement recommandé par la plupart des autorités influentes de santé publique de consommer un minimum de 5 fruits et légumes par jour ! Alors, en plus de notre ration quotidienne, et comme le préconise avec finesse Louis Chedid lorsqu’il chante «Chaque jour est une vie » n’oublions donc pas de :


« Croquer, croquer dans la pomme, La dévorer tant qu’elle est bonne» !


C’est pourquoi, après une prodigieuse semaine et avant de fabuleuses vacances, je vous souhaite surtout une… EXCELLENTE JOURNEE !


"L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi alors que c'est lui !" [Pierre Desproges]

publiée le 17 juin 2014


C’est surtout un petit clin d’œil à cet auteur et humoriste qui tenait avec une ironie féroce, pour ceux qui s’en souviennent, au début des années 80, une chronique télé improbable intitulée « La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède » qu’il est parfaitement nécessaire de redécouvrir !


Un prétexte idéal pour remettre à la place qu’il mérite cet impitoyable commentateur de son propre monde et de ses travers, un féru de la langue particulièrement caustique et généralement provocateur. Desproges, sans en avoir tout à fait l’air, nous balance avec perspicacité et une subtile dose de cynisme ses vérités qui résonnent comme des petits cailloux lancés sur la vitre de nos consciences.


Ne concluons donc pas trop rapidement que son propos soit ici un simple trait d’humour, une petite phrase jetée en l’air qui pourrait bien ne pas être aussi anodine qu’il y parait.


On pourrait imaginer qu’il attire ici à sa manière, l’attention sur l’absurdité de certains conflits et autres surenchères guerrières? Le besoin grandissant d’étendre ses zones d’influence militaires et politiques ne date pas d’hier. Mais peut-être qu’aujourd’hui, davantage encore, les ennemis des uns ou des autres sont moins précisément définis et ne viennent d’ailleurs pas forcément toujours de l’extérieur!


Et Desproge narquois d’ajouter : «On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde»….


C’est bien dommage... !


"Ce n'est pas tant l'intervention de nos amis qui nous aide, mais le fait de savoir que nous pourrons toujours compter sur eux." [Epicure]

publiée le 3 juin 2014


Et si le vrai luxe c’était ça?


Pouvoir compter sur un complice fidèle, un confident discret, un conseiller lucide, un allié bienveillant, un copain de virée,… Chacun de nous aura sa propre définition de l’amitié. Certaines notions semblent pourtant universelles: on aimerait un peu de son temps, de sa patience, de sa compréhension, de son écoute rassurante, mais surtout …. Qu’il soit là! Pas trop loin, si pas de la vue, au moins de la voix !


A nous aussi de rester attentifs à ne pas tomber dans le piège de l’égoïsme et de l’exclusif. Ce n’est pas tant la quantité mais bien la qualité de sa disponibilité qui compte. Et garder attentivement à l’esprit que le code de l’amitié n’est pas le code de la route, le sens unique n’existe pas!


Accepter encore qu’un ami ne soit pas un double mais plutôt un complément essentiel. Dans une vie, il sera donc fort improbable de ne pas passer par des prises de tête, de ne pas confronter ses propres personnalités, il peut même arriver de se perdre un moment. … Comme nous, il n’est pas toujours un super-héros sans failles et sans reproches! Il lui arrivera à son tour d’être maladroit, emporté, trop tranché ou lucide à notre goût, mais par définition, il conserve vis-à-vis de nous des droits que d’autres n’ont pas.


Malraux avait une définition rassurante de l’amitié: « L’amitié, ce n’est pas d’être avec ses amis quand ils ont raison, c’est d’être avec eux même quand ils ont tort ». Heureusement!


Alors, parce qu’ils nous sont extrêmement précieux, mais qu’on ne leur dit pas suffisamment souvent : « Chers amis, merci à vous d’être là! ».


"On a beau essayer d'enseigner les bonnes manières aux enfants, ils continuent de faire comme nous." [Anonyme]

publiée le 6 mai 2014


Mais Pourquoi ? Peut-être parce que nous enseignons de bonnes manières que nous ne sommes pas toujours en situation de pouvoir appliquer ? Et en supposant que l’exemple revêt autant d’importance que la bonne éducation, le notoire « fais ce que je dis mais pas ce que je fais » pourrait engendrer des réactions particulièrement redoutables dans les cours de récréation !


Mais c’est surtout arrivées à l’âge adulte qu’il sera intéressant de constater ce que nos têtes blondes auront gardé (ou pas) de nos propres valeurs. Respect, honnêteté, tolérance, solidarité, courage, curiosité, … que pourraient retenir nos bambins des exemples de la génération précédente ? Seront-ils plus sévères et intraitables avec leur propre progéniture ou au contraire, plus laxistes et patients? Ajoutons aussi quelques tics, tocs et autres défauts inévitablement compris dans l’héritage et voilà bien un peu de notre responsabilité considérable d’aujourd’hui aux conséquences imprévisibles de demain !


Il est vrai aussi que chaque époque a les bonnes manières qu’elle mérite. Certaines notions fondamentales de savoir-vivre traversent plus ou moins bien le temps alors que d’autres peinent à subsister. Mais en règle générale, même si certains principes usés, vieillissant mal, deviennent parfois utiles à transgresser, on pourrait considérer que le recul des bonnes manières n’est pas véritablement une avancée dans nos vies en société!


En tout cas, de bonnes manières toutes printanières revenant chaque année avec les hirondelles et le rhume des foins semblent particulièrement résister au temps qui passe… La célébration des parents!


Alors, entre la récente fête des mamans et celle toute proche des papas ! Bonne fête à vous!


"Ne craignez pas d'être lent, craignez seulement d'être à l'arrêt." [Proverbe chinois]

publiée le 22 avril 2014


Personnellement, en cette fin d’hiver qui coïncide cette année avec le début du printemps, je m’inscris volontiers dans cette logique asiatique pleine de bon sens!


Et je note avec intérêt que l’important est effectivement d’avancer ! Si possible dans la bonne direction, même si une bonne direction n’est pas toujours clairement définie au départ, mais surtout à son propre rythme. Accepter que le braquet que nous utilisons la veille n’est pas forcément le même que celui du lendemain… Admettre que notre capital énergie du lundi est parfois sévèrement altéré par les excès du dimanche et que notre dynamisme du vendredi est quelquefois efficacement boosté par la perspective du weekend qui s’annonce !


En clair, il y a bien des jours où nous sommes largement capables de réaliser le double de ce qu’on avait prévu et d’autres où on arrivera péniblement à la moitié… Mais au final, n’est-ce donc pas la moyenne qui compte ?


Prévoyons pour la journée, ou la semaine, voire le mois un objectif haut et un objectif bas ? Tâchons au moins de nous situer entre les deux. Chaque dépassement sera considéré comme un triomphal bonus !

Lorsque les objectifs « trop » ambitieux ne sont pas complètement atteints, il arrive que le moral prenne l’eau et la bonne humeur prenne le large, le découragement s’installe et la lassitude s’incruste. Pour ces moments- là, il n’est peut-être pas inutile de se laisser imprégner d’une juste dose de sagesse chinoise et se persuader que finalement, avancer lentement, c’est quand même avancer…


Moins oriental mais tout aussi inspiré, Pierre Dac avait également une théorie sur la question: « Rien ne sert de courir si l’on n’est pas pressé »….


"Les grands esprits discutent des idées, les esprits moyens discutent des évènements, les petits esprits discutent des gens" [Eleanor Roosevelt]

publiée le 8 avril 2014


Nièce et femme de président, Eleanor Roosevelt a dû en voir passer des esprits autour du bureau ovale. Et son observation laisse supposer qu’elle n’y a pas croisé que des grands! Serait-il donc possible que même dans un pays de la taille des Etats-Unis, il existe aussi de petits esprits?


Mais au fait pourquoi discuter des gens? Probablement parce que c’est plus facile? Le fait des parler des gens positivement, par amitié et admiration, ou négativement, par jalousie et envie est une activité de base dès lors que nous nous trouvons en société. Notre monde semble devoir se mouvoir en fonction des autres. Bavarder au sujet d’une relation commune nous rassemble. Un peu comme un réflexe inconscient qui nous rassure. Sommes-nous de petits esprits pour autant? Peut-être.


Il est vrai que discuter des évènements demande une énergie différente. Il faut être au fait des informations, suivre attentivement l’actualité, analyser, comparer, synthétiser les données, les restituer, si possible dans l’ordre. Bref, se documenter suffisamment pour tenir la distance et conserver un minimum de crédibilité.


Discuter des idées est encore plus périlleux: Défendre ses propres opinions, étayer ses propres thèses, tenter de démonter celles des autres! Justifier son avis, l’expliquer, argumenter, user de formules et parfois de mauvaise foi demande une implication considérable, une concentration soutenue. Un débat, s’il se veut utile, est animé, parfois vif, donne soif et n’assure en définitif aucune garantie de faire avancer les choses. Mais il est vrai que ce n’est pas toujours le but…


Alors, lorsque nous reparlerons des gens, et même si c’est peu flatteur, souvenons-nous de la réflexion éclairée du Comte de Belvèze : « Tout ce qui entre dans un petit esprit en prend les dimensions »


Prudence! C’est pareil pour les chaussures, les gants et les maillots…


"Et oui, le passé c'est douloureux... Mais à mon sens, on peut soit le fuir, soit tout en apprendre" [Rafiki]


Extrait du Roi Lion, Walt Disney

publiée le 25 mars 2014


Heu, oui, on n’est pas non plus toujours obligé de prendre les cadors de la littérature ou de la philosophie ancienne pour s’inspirer. Un peu de souplesse que diable!


Et sur les conseils avisés de ma fille, que j’écoute donc avec vigilance, me voilà en pleine revisite de ce grand classique où Rafiki, personnage emblématique mi-singe, mi-sorcier, fait office de sage de service.


Il est vrai que Disney, dans ses œuvres, a systématiquement utilisé une double lecture possible. Et s’il faut naturellement le remettre dans le contexte de l’histoire, son propos n’est ici pas complètement dénué de sens!


Nos mauvaises expériences sont d’office et assez logiquement classées dans la catégorie des souvenirs désagréables. Mais ils sont aussi et surtout une source inépuisable d’informations !


Même s’il est communément admis que nous apprenons davantage de nos échecs que de nos victoires, encore faut-il s’en persuader.


Cela ne veut pas dire non plus que chaque échec a une explication connue. De toutes les façons, nos expériences ne sont pas « supprimables », alors, même si certains souvenirs nous « piquent » un peu quelquefois, autant prendre le parti d’en tirer le maximum d’enseignement possible.


Une connerie reste une connerie, elle fera partie de nos bagages jusqu’au restant de nos jours, mais après coup restons simplement attentifs à ne pas la renouveler.


Ne perdons en effet pas de vue qu’une connerie à répétition, si on n’y prend garde, pourrait vite devenir une mauvaise habitude….


"Parfois, ne pas répondre... c'est une réponse" [Eric-Emmanuel Schmitt]


Extrait de Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran

publiée le 11 mars 2014


Mettons tout de suite de côté les questions dont nous ignorons les réponses. Celles-ci sont paradoxalement plus faciles à gérer. Notre savoir a des limites insoupçonnées, mais il a quand même des limites! Une question peut être sensée et à propos, sans qu’on n’y voit pourtant le début d’un semblant de réplique cohérente… Et répondre à côté est une option qui risque à terme de se retourner contre nous.


Mais les autres questions? Les imprécises, les inutiles, les inconvenantes, voire les agressives, méritent-elles toujours une réponse? Le fameux : « Et vous chère madame, ça vous fait quel âge maintenant? » n’est qu’un des exemples les plus flagrants. Et l’âge n’est évidemment pas le seul sujet délicat. Chacun de nos interlocuteurs réagira différemment aux questions relatives à son poids, à la hauteur de son salaire ou à ses opinions politiques. Certains y verront simplement un manque de tact et d’autres une intrusion intolérable dans leur sphère privée !


Ne pas répondre n’est pas toujours une marque de dédain ou de mépris, une distraction ou un oubli, une offense ou une peur de vexer ! C’est quelquefois aussi un service utile à rendre à son interlocuteur ! Je me souviens de Belmondo recommandant opportunément dans « L’inconnu dans la maison » au fiancé de sa fille qui se demandait ce qu’il pensait de lui, (je le fais avec sa voix): « Ecoute petit, je vais te donner un deuxième conseil, ne pose jamais une question dont tu n’aimerais pas connaitre la réponse… ».


En réalité, nous pourrions nous demander si dans certaines situations, le silence, n’est pas simplement une réponse claire à une question mal posée?


Comment vous dites?


"Qui sait déguster ne boit plus jamais de vin mais goûte des secrets" [Salvador Dali]

publiée le 25 février 2014


Dali, derrière ses légendaires moustaches, invente peut-être une nouvelle façon de voyager avec son verre, sa mémoire et son imagination comme seuls bagages. Oublier un moment l’étiquette et le prix, fermer les yeux et se laisser simplement guider par une dégustation forcément …. à l’aveugle!


Les autres sens en éveil, l’aventure peut commencer! Avec son lot d’interrogations. Sommes-nous au milieu des vignes de Nuits-Saint-Georges ou de Pommard? Cette fraîcheur minérale, est-ce celle des Pouilly ou celle des Sancerres? Ce fruité gourmand, vient-il du pinot blanc de Riquewihr ou du pinot gris de Ribeauvillé? Cet aplomb téméraire, me fait plutôt penser à Madiran ou à Cahors? Oui, mais cette fine pointe d’accent résonne-t-elle comme un Condrieu ou un Gigondas? Et puis, cette bouche effrontée me rappelle les vins jaunes du Jura ou les vins improbables de Savoie? Il est possible aussi que cette élégance raffinée nous mène rive droite ou rive gauche de la Gironde? Plutôt Saint-Julien ou plutôt Saint-Emilion?


En même temps, ce fleuve qui murmure goulument, est-ce bien la Gironde? Ne serait-ce pas plutôt la Loire indocile et ses Chinons, le Rhône majestueux et ses Côtes-Rôties ou l’Aude apaisante et ses Corbières?


D’ailleurs sommes-nous seulement en France? En quelle langue ce vin s’exprime-t-il? Est-ce l’italien des Chianti de Toscane ou celui des Montepulciano des Abruzzes? Me parle-t-il l’espagnol des Ribeiro de Galice ou celui des Mendoza d’Argentine?


Et cette chaleur sauvage, vient-elle des rayons d’un soleil sur la Napa Valley californienne ou sur le Stellenbosch sud-africain?


La première étape se termine lorsque le verre délicatement reposé, on reprend peu à peu ses esprits et chacun compare son voyage, ses émotions, sa lecture avant le prochain tour du monde à travers les vignobles!


Santé !


"Mon père m'a donné un coeur, mais vous l'avez fait battre" [Honoré de Balzac]

publiée le 11 février 2014


Balzac, au fait des histoires d’amour de son époque, s’illustre ici avec talent pour célébrer à sa façon la fête des amoureux.


Mais au fond, deux siècles plus tard, est-ce que nos méthodes sont réellement très différentes ? Sommes-nous aujourd’hui aussi adroits que lui quand il s’agit de déclarer sa flamme à l’élu(e) de son cœur ? Dans l’art subtil de la séduction, il y a toujours autant de techniques que d’individus et on risque donc de trouver entre-autres:


  • Les audacieux qui vont droit au but,
  • Les ambitieux qui visent plus haut,
  • Les timides qui s’engagent à reculons,
  • Les maladroits qui s’emmêlent,
  • Les entremetteurs qui s’en mêlent,
  • Les tenaces qui insistent,
  • Les matheux qui analysent,
  • Les romantiques qui en rêvent,
  • Les drôles qui amusent,
  • Les tristes qui émeuvent,
  • Les sinistres qui ennuient,
  • Les minutieux qui préparent,
  • Les vaniteux qui font fuir,
  • Les chanceux qui tombent à pic,
  • Les enthousiastes qui croient en leurs chances,
  • Les lents qui prennent leur temps,
  • Les ponctuels qui s’y prennent au bon moment,
  • Les naturels qui reviennent au galop,
  • Les beaux qui se taisent,….

Evidemment, ces catégories peuvent paraître un peu réductrices et méritent probablement des nuances. Encore que… Mais quels que soient nos tempéraments amoureux, nos expériences et nos déconvenues, nos médailles et nos blessures, ne perdons toutefois pas de vue que la chimie reste une science compliquée et qu’en amour, plus qu’ailleurs, c’est souvent le mystère qui prévaut !


Excellente Saint Valentin !


"Un sot qui ne dit mot ne se distingue pas d'un savant qui se tait" [Molière]

publiée le 28 janvier 2014


Il est vrai que les apparences sont souvent trompeuses! L’art subtil du camouflage n’étant pas à la portée de tout le monde, l’usage de la parole rétablit des vérités parfois insoupçonnées sur nos interlocuteurs. Les bonnes surprises y côtoient les effarements renversants!


Celui qui ne dit mot profitera toujours du bénéfice du doute. Mais celui qui s’élance de travers … verra instantanément son crédit fondre comme la glace d’un congélateur en panne.


Pourtant, donner un avis sur un sujet qui nous échappe est très courant. Et heureusement ! C’est bien le passionnant de l’exercice, comment vais-je me sortir de cette conversation, abordant des matières qui me sont étrangères, en perdant le moins de plumes possible?


Et puis, sur un même sujet, qu’il soit maîtrisé ou non, nous avons également des avis différemment argumentés en fonction du moment de la journée. Précis et tranchés en matinée, contestataires ou fatalistes à l’heure de l’apéro, ils peuvent frôler le lyrique et l’émouvant lors des soirées entre amis.


De toute façon, dans la mesure où sur la plupart des sujets, nous ne sommes ni parfaitement sots et ni complètement savants, quel intérêt aurions-nous à garder le silence?


Philippe Bouvard écrivait avec humour: «C’est déjà triste de n’avoir rien à dire, si en plus, il fallait se taire!»


Je suis bien de cet avis! La preuve…


"Il faut tenir une résolution parce qu'elle est bonne, et non parce qu'on l'a prise" [La Rochefoucauld]

publiée le 14 janvier 2014


Mais au fait, c’est quoi une bonne résolution? Il semblerait bien que la résolution à la mode ces dernières années, c’est justement…… de ne pas en prendre!


Alors pourquoi n’en prenons-nous plus? Sont-elles trop ambitieuses et donc inaccessibles? Sommes-nous simplement désabusés par le constat amer que malgré nos efforts considérables, trop souvent, nous n’arrivons même pas à tenir celles des années précédentes?


Une piste parmi d’autres serait peut-être de se poser la question : « Est-ce le juste moment pour nos résolutions ? »


En effet, comment être certain que le vélo que l’on redécroche crânement du mur en s’engageant à recommencer le sport, que la dernière cigarette écrasée avec défi en se jurant de cesser tout contact avec la nicotine, que l’ultime bouchée de crème brûlée engloutie goulument en s’imaginant déjà la future réconciliation pleine d’émotion avec notre balance,…. sont toutes des tentatives idéalement situées dans le temps?


Vous me direz, il faut quand même un repère, un point de départ. D’accord, mais en quoi le 1er janvier est-il mieux adapté que le 15 mai ou le 3 octobre?


Une bonne résolution prise à un mauvais moment hypothèque autant les chances de réussite qu’une mauvaise prise au bon….


Et même s’il ne faut pas la prendre à la légère, gardons à l’esprit qu’une résolution est au minimum une authentique convention morale que nous prenons avec nous-même. Rien ne nous empêche pourtant d’être plus indulgents avec les clauses du contrat et les indemnités de retards….


Sur ce, je vous souhaite donc de « judicieuses » résolutions 2014!


"Mes amis, mes amours, mes emmerdes..." [Charles Aznavour]

publiée le 17 décembre 2013


Oui, c’est vrai qu’il ne s’agit pas à proprement parler d’un proverbe.


Je m’égare, probablement déjà embrumé par les vapeurs naissantes des préparations des fêtes? Mais je dois bien avouer que ces quelques mots dans la chanson d’Aznavour résonnent dans ma tête depuis si longtemps que j’ai l’impression qu’elle fut aussi un peu écrite pour moi, pour nous?


Une description finement ciselée d’une tranche de vie, somme toute ordinaire mais terriblement universelle!


Alors à quelques jours du 14ème anniversaire de l’An 2000, ne serait-ce pas le bon moment pour un petit bilan de fin d’année ? Vérifier posément si l’équilibre entre les 3 fondamentaux de ce refrain a été proportionné avec justesse. Avons-nous utilisé en 2013 le dosage approprié?


En clair, suis-je bien certain de m’être fait suffisamment choyer par mes amours, fidèlement réconforter par mes amis, et pas trop décourager par mes emmerdes? Et puis, quelles influences mes amours ont-ils eues sur mes amis? Mes amis sur mes emmerdes? Mes emmerdes sur mes amours?…


Une saine analyse qui pourrait éventuellement participer à la remise en question de nos priorités de l’année prochaine?

Mais ces quelques lignes sont avant tout un prétexte, une envie de vous souhaiter sincèrement pour 2014 : Des amis bienveillants et compréhensifs, Des amours tendrement présents ou à découvrir, Des emmerdes gentiment reportées à …2015!


Excellentes fêtes de fin d’année!


"Quand tu t'adresses à une femme, il faut un sujet, un verbe et un compliment" [Pierre Dac]

publiée le 10 décembre 2013


En voilà une habitude sympa à renouveler! Attention, il n’est pas utile de tomber tout de suite dans la démesure! Un compliment, ce n’est pas forcément une demande en mariage ni un renouvellement de bail, mais juste un petit mot qui arrive opportunément, à propos, sans qu’on s’y attende vraiment. Une évidence parfois tue depuis longtemps, une réflexion à voix haute. La sincérité doit être l’évidence de ce genre d’exercices. Un minimum de discernement, mais un maximum de spontanéité!


Le moment adapté est aussi important que la personne adéquate. Nos filles, nos voisines, nos collègues ou nos boulangères préférées ne seront pas forcement sensibles ensemble à nos élans d’admiration! Alors après, que notre compliment rencontre un imperceptible mouvement de sourcils, une légère coloration des joues, une franche surprise ou…le vide absolu, c’est bien là le grand mystère de la vie !


Alors, si c’est à moi de commencer et puisque que vous êtes justement là, chères lectrices du « Chouette Magazine », des plus jeunes aux aînées, des plus timides aux plus téméraires, des plus fortes aux plus fragiles et des plus rêveuses aux moins distraites, chez vous ou ailleurs, à chaque saison, de la fine pointe de l’aube aux derniers rayons du soleil, je vous exprime avec un enthousiasme sans mesure:


« Vous êtes toutes admirablement uniques et mystérieusement irremplaçables! »


Chers lecteurs, à vous !


"Il n'y a que dans le dictionnaire que réussite vient avant travail" [Pierre Fornerod]

publiée le 3 décembre 2013


Même si ce n’est pas exact dans toutes les langues, on ne va pas chicaner.


Mais il faut bien admettre que nous avons une inclination naturelle à ne voir que le résultat. Quitte à prendre de périlleux raccourcis. Si on prenait davantage en compte les efforts, les privations, les sacrifices et les doutes de ceux qui affichent une réussite éclatante, la jalousie perdrait du terrain face à l’admiration et l’envie s’effacerait probablement face au respect.


Ayons la curiosité et l’honnêteté de nous intéresser à l’ensemble des données qui mènent au succès!


Si nous demandions à Roger Federer le nombre de balles qu’il a dû renvoyer lors de ses séances d’entraînement avant de sublimer le tennis moderne, à Eric Clapton le nombre de notes qui sont sorties de sa « Fender Stratocaster » avant de créer « Layla », à Richard Branson le nombre de jours de congés dont il n’a (pas) pu profiter avant de bâtir Virgin, …


Même les réels génies travaillent!


Bien entendu, un labeur, même acharné, ne se transforme pas automatiquement en réussite. Mais pourrait-on imaginer que le simple fait d’aimer son travail en constitue déjà une bonne partie?


« Le travail, c’est la santé, ne rien faire c’est la conserver » chantait Henry Salvador! Pas si sûr…


Allez, au boulot!


"L'utopie d'aujourd'hui, c'est la réalité de demain." [Victor Hugo]

publiée le 26 novembre 2013


Oui. Et pourtant, même un visionnaire tel que lui aurait sans doute eu du mal à croire qu’en ce matin ensoleillé d’août 1862, peaufinant avec soin le dernier chapitre desMisérables, son propre monde allait subir d’aussi extraordinaires bouleversements, et qu’en cet instant la réalité de son lendemain allait dépasser sa propre fiction! Un bond dans son futur et en 1876, imaginez notre héros lorsqu’il tombe brusquement de sa chaise en entendant retentir la sonnerie d’un appareil encore parfaitement inconnu à l’époque. Il se relève ébahi pour répondre alors au premier message téléphonique de l’histoire! Alexander Graham Bell himself, lui annonçant avec fierté qu’une nouvelle invention, bien utile à sa qualité d’écrivain, lui sera livrée douze ans plus tard par un certain Mister Waterman : Le porte-plume à réservoir!


Et que dire encore de ce 28 septembre 1895 quand il réajuste fébrilement ses lunettes en découvrant avec stupeur et admiration, les premières images des frères Lumières!


Ou encore carrément victime d’une crise cardiaque le 21 mai 1927 alors que, surpris par un vrombissement insolite, il lève les yeux au ciel pour apercevoir le « Spirit of Saint-Louis » de Charles Lindbergh atterrissant au Bourget et ramenant avec lui les encouragements enthousiastes des New-yorkais quittés quelques heures plus tôt.


Mais il ne serait pas mort pour autant, car avec un peu de patience et de bonne volonté, il profite en 1967 de la 1ère greffe de cœur réalisée sur l’homme par le chirurgien sud-africain Christiaan Barnard !


Et puis tout s’accélère, pas toujours dans l’ordre attendu et souvent d’un essentiel relatif: Les premiers pas sur la lune, le jokari, le micro-onde, la télé-réalité, la cuisine moléculaire,….. !


Et demain ? Elle va ressembler à quoi notre utopie d’aujourd’hui ?


"L'humanité se divise en trois catégories: ceux qui ne peuvent pas bouger, ceux qui peuvent bouger et ceux qui bougent." [Benjamin Franklin]

publiée le 12 novembre 2013


Entre sa participation active à la rédaction de la déclaration d'indépendance des États-Unis et l’invention du paratonnerre, pour ne citer que ces exemples, notre Benjamin siégerait sans doute et sans rougir dans la 3ème catégorie.


Mais pour les héros « ordinaires » que nous sommes, est-ce toujours aussi simple? Dans quelle catégorie dois-je me placer? Les réponses, et c’est bien là l’intérêt, sont moins évidentes que la question. D’abord, parce que nos catégories ne sont pas forcément identiques chaque jour, ensuite, parce que nos marges de manœuvres sont évidemment très différentes selon les sujets, nos implications, le contexte général. Notre énergie inégale selon les jours de la semaine et nos humeurs variables suivant la qualité de notre sommeil ou une digestion capricieuse compliqueront encore ces tentatives de hiérarchisation.


Quel déclic me fera basculer dans la catégorie des gens qui bougent? Ai-je besoin d’une juste cause à défendre, qu’elle soit écologique, sociale, politique? Ou l’étincelle viendra-t-elle d’un projet à développer, d’une idée à défendre, d’une injustice à réparer,…? Devons-nous absolument être provoqué pour réagir? Faut–il attendre un nouveau Stéphane Hessel pour s’indigner?


Soyons honnêtes. Notre capacité de révolte est souvent liée à nos intérêts du moment. Notre « Rebel Attitude » est encore largement guidée par la sauvegarde de notre bien-être.


Bouger pour soi est sans doute le premier pas, mais bouger pour le bien commun n’est pas forcément toujours hors de portée.


Hop, hop, hop!


"S'éloigner de tout rapproche un peu de l'essentiel." [Loick Peyron]

publiée le 29 octobre 2013


A la barre de ses différents multicoques, cet orfèvre de la voile, ce compétiteur ultra talentueux s’est suffisamment éloigné des côtes dans ses multiples transats et courses autours de notre vaste monde pour savoir de quoi il parle. Mais de quoi parle-t-il en fait ? Les marins n’ont pas forcément les mêmes critères que les aérostiers ou les cyclistes.


Les uns diront que s’éloigner, c’est prendre de la hauteur et donc profiter d’une vue d’ensemble. Les autres prétendront que s’éloigner, c’est relever un peu la tête du guidon pour mieux respirer et réoxygéner son cerveau saturé!


Et si s’éloigner, c’était simplement prendre le recul nécessaire? Sans vraiment le savoir, mon professeur de gymnastique, à l’école primaire nous distillait déjà les principes fondamentaux du bon sens moderne : « Monsieur Mondo, combien de fois dois-je vous le répéter?! Il est toujours plus facile de prendre un élan efficace quand on a pris assez de recul! ». 35 ans plus tard, j’y vois enfin un sens…!


S’éloigner de tout et surtout du futile, de l’inutile, du superflu. Ramener sa concentration et son énergie à l’utile, à l’important,… à l’essentiel.


L’essentiel est heureusement différent pour chacun de nous. Mon essentiel n’est pas le tien, même s’il lui ressemble parfois. Il y a des nuances, des degrés,… De plus, il n’est pas toujours clairement identifié, il évolue avec le temps, avec notre propre vie, nos déboires ou nos victoires, il peut changer en fonction des événements extérieurs, progresser avec l’expérience,…


Au fait, l’essentiel, aujourd’hui, pour moi, c’est quoi ?


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