Chouette Magazine

Noémie Vukasinovic

Noémie Vukasinovic

Arts & Culture

Catégorie : Arts & Culture

Chroniqueur depuis septembre 2012


Historienne de l'art

Guide & Rédactrice freelance

@Noch_Vuka

www.lapommepolychrome.wordpress.com

Antica Namur

publiée le 02 décembre 2014


Le dimanche 16 novembre était le dernier jour du salon Antica à Namur. Pour ceux et celles qui n’auraient pas eu l’occasion de se rendre à ce bel événement, en voici ce que mes yeux ont retenu pour vous. Cette année, 120 antiquaires belges et étrangers occupaient les quelques 13.000 m² de Namur Expo. De quoi satisfaire amplement notre soif d’objets rares, insolites, précieux, ou exotiques. Les organisateurs avaient choisi pour thème la gastronomie, laissant Gérald Watelet imaginer le menu du restaurant de la foire. Invité d’honneur, il était présent dans un stand délicieusement décoré par ses soins.


Avant de se mettre à table, les amateurs d’argenterie auront été comblés en traversant le stand de Jean Scalabrino. On y trouvait de l’orfèvrerie française de style Art Deco, notamment un service en argent massif et en bois de l’artiste Jean Puiforcat. On pouvait admirer les lignes pures de ces pièces authentiques, leurs formes géométriques simples, caractéristiques de ce courant marquant le début du 20ème siècle. (www.argenterie-scalabrino.com)


Une fois le service déniché, il était question de continuer mentalement le majestueux repas. Spécialiste en verrerie depuis plus de vingt ans, Eric Joly nous proposa l’un ou l’autre verre à pied en cristallerie du Val Saint-Lambert. Que d’éclats, de transparence et de couleurs chatoyantes illuminaient son stand ! Sa galerie namuroise « Joly antiquités » peut vous ouvrir ses portes sur rendez-vous. (www.antiques-belgium.com)


Mon regard s’est ensuite posé sur de superbes fauteuils Empire, dans le stand de Pascal et Adrien Denoyelle, deux antiquaires luxembourgeois. Ces pièces ont été créées par l’ébéniste français Pierre-Benoît Marcion, un artiste qui honora au début du 19ème siècle beaucoup de commandes pour Fontainebleau. Ces fauteuils, imposants et finement décorés de motifs floraux et de dorures, étaient synonymes de confort et d’élégance. (www.denoyelle-europe.com)


Non loin de là, je rencontre Yves Mattart devant son stand. Il me raconte l’histoire d’une jardinière du 17ème siècle en acajou massif et en marbre, inspirée des rafraichissoirs de Pompéi. D’autres meubles anciens habillent la pièce et côtoient chaleureusement la grande tapisserie qui ouvre l’espace vers une nature sauvage. Cet antiquaire peut vous accueillir à la Ferme d’Arnelle à Longueville, un lieu très approprié pour l’organisation d’événements tel qu’un mariage, par exemple. (www.fermedarnelle.be)


Ainsi se termina ma visite au salon Antica. Cette édition des plus gourmandes ne m’aura pas laissée sur ma faim !


En-dehors de l'école...

publiée le 09 septembre 2014


Et voilà, l’école a bel et bien recommencé ! L’horaire reprend son rythme de croisière, il est temps de trouver des activités extra-scolaires. Les enfants passent le mercredi après-midi chez papy et mamy ? Pas de soucis, car j’ai une idée d’activité intergénérationnelle à la fois ludique et éducative à vous proposer…
À quelques pas du lac de Genval, je vous invite à la découverte du Musée de l’Eau et de la Fontaine. Par beau temps, vous pourrez commencer votre visite en observant l’écosystème des mares bordant le bâtiment. En entrant dans ces anciennes volières au charme d’antan, vous aurez ensuite la possibilité d’entraîner les enfants dans un jeu de piste afin de visiter le musée de manière interactive. Les enquêteurs en herbe devront retrouver des objets de la collection permanente et réaliser de petits défis. Si le cœur vous en dit, des ateliers de musique aquatique d’environ une heure, vous sont proposés tous les mercredis à 14h30. Les mains dans l’eau, une animatrice vous fera découvrir des instruments insolites. Ces ateliers coûtent 5€ par personne (les adultes accompagnent les enfants) et ne demandent pas d’inscription préalable. Le jeu de piste est inclus dans ce prix. Cette excursion au musée vous permettra aussi de conscientiser votre enfant aux problèmes liés à l’eau en le confrontant aux usages quotidiens d’autres civilisations ou d’autres époques. Il pourra par exemple essayer de faire fonctionner une machine à laver datant du début du siècle dernier ou créer sa propre tornade !


Si vous recherchez déjà des activités pour les prochaines vacances, le musée propose aussi pour les enfants de 6 à 12 ans, une journée « Hall’Eau-Ween » le lundi 27 ou le mercredi 29 octobre, de 9h30 à 16h30. Le prix est de 20€ par enfant, goûter compris, avec une possibilité de garderie dès 8h30 et jusque 17h30. Plongés dans les profondeurs abyssales des océans, à la rencontre d’épouvantables créatures, vos petits monstres pourront s’adonner à la réalisation d’expériences maléfiques.


Pour plus d’informations, n’hésitez pas à vous rendre sur le site internet du musée : www.lemuseedeleauetdelafontaine.be, ou sur leur page Facebook : www.facebook.com/Lemuseedeleauetdelafontaine.


Renseignements et inscriptions au 02/654.19.23.
L’adresse du musée : 63 avenue Herbert Hoover (lac) à 1332 Genval.


'Museomix'

publiée le 26 novembre 2013


Bientôt un an que le Louvre-Lens a ouvert ses portes dans la région du Nord-Pas-de-Calais et pourtant, je n’y avais encore jamais mis les pieds. Ce n’est pourtant pas si loin (environ deux heures de route), l’entrée y est gratuite, et son nom plein de promesses. Lorsque j’ai entendu parler de l’organisation d’un « museomix » en ce lieu, je m’y suis directement inscrite.


Arrivée sur place, accompagnée de deux autres Belges, nous nous sommes d’abord un peu questionnées sur l’emplacement exact du musée … Le parking étant à l’extérieur du parc, il faut traverser ce dernier avant de se retrouver face à une gigantesque paroi vitrée. Dans le hall d’entrée, les différents espaces composant le musée (cafétéria, shop, …) sont isolés dans des capsules de verre. Ainsi, tout est entièrement transparent et s’intègre parfaitement dans le paysage extérieur. Dans la Galerie du Temps, vaste hangar métallique reflétant les silhouettes des visiteurs, les plus belles pièces issues de notre Histoire. Vases canopes, statuettes votives, athlètes nus, et tableaux mondialement connus, structurent l’espace sans le cloisonner. Ainsi, le parcours est chronologique, tout en restant libre. À l’étage inférieur, un espace découverte rend visible les réserves, ainsi que l’atelier de restauration des œuvres, dans le but pédagogique d’expliquer au visiteur le fonctionnement d’un musée.


La visite s’arrêtant là, il était temps pour nous de « museomixer » ! Mais qu’est-ce qu’un museomix ? C’est un événement de trois jours réunissant dans un musée entre 50 et 100 personnes issues de disciplines différentes ; le but étant de remixer le musée en 72h. Le premier jour, les équipes se constituent. Chacun choisit la thématique qu’il souhaite exploiter et lorsqu’un thème réunit un responsable communication, un historien de l’art, un programmateur, un graphiste, un bricoleur et un médiateur, l’équipe est créée. Avec l’aide d’un coach, les « museomixeurs » planchent sur une idée en partant des frustrations liées aux musées. Pour exemple, notre équipe travaillait sur le thème de la parole. Notre frustration découlait du fait que le spectateur ne pouvait pas s’exprimer et être entendu. Nous avions ensuite très peu de temps pour concrétiser cette idée et la rendre attractive. Le dispositif que nous avions imaginé portait le nom de « Blablamix ». Il avait pour but de rendre la parole au visiteur à travers une sculpture de Marc-Aurèle placé dans la position d’orateur. La personne souhaitant s’exprimer pouvait le faire en parlant dans un micro, en complétant un début de phrase courte tel que « Je porte une barbe car… », « Je vous promets que… ». Sa phrase était ensuite retranscrite de manière écrite sur le mur placé derrière Marc-Aurèle et automatiquement retranscrite en tweet sur le compte Twitter de Marc-Aurèle : @MarcAureleMix. Le dernier jour, nous avons pu tester notre prototype sur le public et les visiteurs s’y sont pris au jeu avec beaucoup d’enthousiasme. Parmi les autres idées développées au Louvre-Lens durant ces trois jours ; des briques tactiles diffusant des messages, un vaisseau spatial pour enfants, une application de création d’un musée imaginaire, un système de bornes diffusant une ambiance sonore, et une carte interactive invitant à la découverte d’autres lieux culturels de la région. Il y avait en tout six museomix organisés en même temps ; un au Québec, un en Angleterre et quatre en France. Tous les musées étaient connectés en permanence grâce aux webcams et aux réseaux sociaux. Au total, nous étions quatre Belges à participer à cette aventure au Louvre-Lens et nous espérons pouvoir exporter cet événement en Belgique pour l’édition de 2014.


Pour découvrir les autres prototypes inventés dans d’autres musées, vous pouvez vous rendre sur ce site : www.museomix.org. Pour avoir toutes les infos concernant le Louvre-Lens, c’est ici : www.louvrelens.fr.


'Allô Bruxelles? Ici Rawhajpoutalah'

publiée le 12 novembre 2013


Rawhajpoutalah, un nom aux sonorités exotiques pour désigner une ville indienne où Tintin s’est rendu. C’est en 1932 que notre reporter national annonce dans son journal « Le Petit Vingtième » qu’il compte partir en Orient. L’album « Les cigares du Pharaon », publié en 1934 en noir et blanc par les Editions Casterman, retrace une partie de ce voyage.


L’exposition « Allo Bruxelles ? Ici Rawhajpoutalah » présente différentes planches de l’album et met en évidence le travail et les modifications d’Hergé en vue de la publication couleur. Elle témoigne également du grand effort de documentation de la part de l’auteur ; près de 20 000 documents ont en effet été retrouvés dans ses archives. En entrant dans le musée Hergé, « vaisseau échoué au cœur de la nature »1, le visiteur est accueilli par le dieu hindou Shiva, et par le kolam, dessin tracé au sol en signe de bienvenue. Il est ensuite plongé dans une symphonie de couleurs chatoyantes et de senteurs épicées mêlées au bruit des rues de New Delhi.


L’Inde. Pays mis à l’honneur cette année par Europalia.India. Festival d’origine bruxelloise, Europalia a pour objectif de présenter tous les deux ans un échantillon du patrimoine culturel d’un pays. Une centaine de lieux participe à cet événement en présentant aussi bien de la danse traditionnelle, que du théâtre, de la littérature ou de la photographie. Dans le cas du musée Hergé, c’est bien évidemment par le biais de la bande dessinée que vous serez invités à découvrir une parcelle de l’imaginaire occidental construit autour de l’idée que l’on se faisait de l’Inde à l’époque. À la fois attrayant et mystique, celui-ci était nourrit de personnages tels que le fakir ou le maharaja, souvent traités avec beaucoup d’humour par l’auteur de Tintin.


« Allo Bruxelles ? Ici Rawhajpoutalah », une exposition à la scénographie originale incitant au voyage. À voir jusqu’au 26 janvier 2014, au musée Hergé, à Louvain-la-Neuve. Infos et réservations au 010/48.84.21 ou via leur site internet : www.museeherge.com. La liste des expositions et autres événements culturels liés à Europalia.India est consultable sur le site www.europalia.eu.
1 – Propos recueillis auprès de Christian de Portzamparc, l’architecte du musée.


Note concernant mon précédent article : le spectacle des Fêtes de la Saint-Martin, « L’oiseau Bleu » se tiendra à l’église de Tourinnes-la-Grosse, et non pas au Centre culturel d’Hamme-Mille comme je l’avais mentionné. Il aura lieu les vendredi 15, 22 et 29 novembre, les samedi 16, 23 et 30 novembre, les dimanche 17 et 24 novembre, ainsi que le dimanche 1er décembre. Toutes les informations sont disponibles sur : www.tourinnes.be.


Bientôt les fêtes de la Saint-Martin…

publiée le 29 octobre 2013


Comme certains d’entre vous le savent sans doute déjà, le mois prochain, le village de Tourinnes-la-Grosse célèbrera les fêtes de la Saint-Martin. À cette occasion, un parcours d’artistes sera organisé dans les maisons des habitants de la région qui ont accepté d’exposer des œuvres chez eux. Cette année, il y aura près de 150 artistes répartis dans 80 lieux implantés à Tourinnes mais également à Hamme-Mille, Nodebais, La Bruyère et Beauvechain.


Cette tradition est née en 1965, suite à la volonté du céramiste belge, Max van der Linden. Depuis, le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter. Ces derniers en profitent pour se balader et découvrir le travail des artistes. Des spectacles, des concerts et des expositions viendront compléter ce parcours, du 10 novembre au 1er décembre. C’est le cas du spectacle « L’oiseau bleu », qui aura lieu au Centre Culturel d’Hamme-Mille et pour lequel vous pouvez déjà réserver votre place. L’exposition phare de l’événement a, quant à elle, été imaginée par l’artiste belgo-suisse David de Tscharner et s’intitule « Le milieu du monde ».


Vous trouverez l’entièreté du programme ainsi que la liste des artistes invités sur le site internet suivant : www.tourinnes.be. Je vous conseille vivement de participer à ces fêtes de la Saint-Martin, d’autant plus que le prix d’entrée est très démocratique puisque le badge d’accès aux expositions ne coûte que 3€! Et puis, c’est près de chez nous, donc on en profite ;)


La Biennale8, une exposition universelle ?

publiée le 08 octobre 2013


En réalité, seule la présentation en pavillons fait référence à ce type d’exposition populaire entre le 19e et le 20e siècles. On parlera plutôt, dans ce cas-ci, d’une anti-exposition universelle. Au lieu de célébrer le progrès et les nouvelles conquêtes de l’Humanité dans divers domaines comme il était coutume de le faire auparavant, le pavillon des nouvelles masses, celui du commerce ou de la régression, nous renvoient, sur un ton ironique, les failles, les faiblesses et les erreurs de l’homme.
La Biennale8 laisse aussi une grande place à la documentation. À l’heure où l’information circule de plus en plus rapidement, notre esprit se retrouve noyé d’images et de textes, nous plongeant en un clic au cœur de l’actualité. C’est au consommateur d’Internet que revient donc le rôle d’aiguiser son esprit d’analyse, en traitant, en confrontant les différentes sources. Beaucoup d’articles ont été extraits de ce flux continu pour venir éclairer les différents pavillons de l’exposition.


Les investigateurs de cette Biennale sont l’artiste belge Michel François et le critique d’art et commissaire d’exposition français, Guillaume Désanges. Ils ont décidé ensemble d’une scénographie originale s’intégrant parfaitement dans le décor assez brut des parkings de la ville universitaire. Ils ont été soutenus par le Centre culturel d’Ottignies-Louvain-la-Neuve et par le musée de Louvain-la-Neuve, qui abrite notamment le pavillon des vanités. Dans ce dernier, les œuvres sont présentées avec leur dispositif de conservation. D’ordinaire, les objets produits par l’homme doivent être conservés, protégés, et un grand nombre de ces artefacts ne peut être exposé. Ces objets dorment dans les réserves de tous les musées. Vous serez ici invités à découvrir la poésie de ces beautés cachées. Le musée organise aussi une exposition pour l’occasion, « La vanité des savoirs ». Des œuvres sont accrochées aux côtés de leurs documents issus de méthodes d’analyses scientifiques. En bon investigateur, nous cherchons à tout connaître d’une œuvre, mais peut-on absolument tout savoir d’une toile âgée de plusieurs centaines d’années ?


Un pavillon mobile abritant l’installation « No vacancies » de Bruno Gosse circulera également dans le Brabant wallon à la rencontre des écoles. La Biennale8 est visitable jusqu’au 17 novembre. Une visite guidée animée par votre super chouette chroniqueuse culturelle vous tente? Vous pouvez me contacter par mail : noemie_vuka@hotmail.com, ou par téléphone au 0472/84.74.70. Pour plus d’informations, je vous invite à consulter le site internet suivant : www.biennale8.be.


Portrait d'artiste: Pierre Debatty

publiée le 24 septembre 2013


Ma première rencontre avec les toiles de Pierre Debatty eut lieu en 2009, à l’Artothèque de Wolubilis, cet endroit magique où l’on peut louer une œuvre pour la contempler chez soi à petit prix. J’en avais retenu les tons sombres, les ocres et le côté tactile qu’elles m’inspiraient. Une récente discussion avec le peintre lui-même, m’en apprit davantage…


Dans son salon, implanté au cœur d’un petit village de Wallonie, une toile immense occupe quasiment toute la surface d’un mur. On ne peut en saisir la globalité d’un seul coup d’œil, alors qu’en s’y attardant un peu, notre regard s’y perdrait, tant il y a de nuances de tons, de formes et de matières. Ces différentes épaisseurs, cette attractive matérialité, l’artiste les obtient en superposant une multitude de couches de couleurs, les dernières masquant les précédentes ou les laissant percer à certains endroits. Il construit ainsi sa toile dans un jeu permanent de voilement, de dévoilement, en commençant par étaler des masses avant de les structurer, de les simplifier. Il en ressort une toile vivante, fébrile, pleine de craquements, de boursouflures accentuées çà et là par un collage de sable, parfois de tissu. Les titres – « Nuage d’Islande », « Ma terre », « Rivages », … – évocateurs de paysages et d’éléments naturels, induisent une subtilité dans la notion d’art abstrait qui qualifie ses œuvres.


Originaire de la région de Charleroi, Pierre Debatty s’inspire de l’archéologie industrielle pour peindre ses premiers tableaux. Ils présentent un aspect terreux et se déclinent dans une gamme de tons assez sombres. L’artiste se tournera ensuite vers des couleurs plus chaudes, dans les ocres, qui domineront une grande partie de sa carrière. Aujourd’hui, il privilégie de grands espaces épurés, plus lumineux, associables à de rafraîchissantes vues enneigées.


Dans le métier depuis plus d’une vingtaine d’années, l’artiste qui était sorti de La Cambre, avant de gagner de nombreux prix dont celui du « Citoyen d’honneur du Brabant wallon » en 2007, enseigne aujourd’hui à son tour aux académies de Namur et de Charleroi. La galerie « Le Crabe », à Jodoigne, expose en ce moment ses œuvres, et ce jusqu’au 28 septembre. La ville de Louvain-La-Neuve lui consacrera également un parcours de bâches extérieures, ainsi qu’une exposition sur le thème des connexions, dans la Galerie des Halles, en décembre. Si cet article vous a donné envie de découvrir l’univers du peintre, je vous invite à consulter son site internet : www.pierredebatty.be.


Rencontre avec un artiste grézien

publiée le 10 septembre 2013


Marc a commencé à s’intéresser aux insectes et à leur représentation vers l’âge de treize ans. Ses premiers dessins, en noir et blanc, témoignent de son intérêt scientifique à leur égard. Dès ses débuts, la technique qu’il a adoptée a été l’hyperpointillisme. En juxtaposant minutieusement une multitude de petits points, cette technique permet d’obtenir de beaux effets de couleurs et de luminosité. Rapaces, animaux marins, perroquets, scarabées et crustacés sont analysés avec patience et réelle affection pour la nature. Ensuite, les grenouilles, papillons, libellules et autres habitants de nos jardins se sont progressivement mués en animaux composés plus complexes, en masques, ou en personnages mythologiques comme le janus ou le minotaure. De la même manière, l’artiste dessine à l’encre de Chine de jolies roses et orchidées sur des minutes notariales datant du 16e siècle, ainsi que des instruments de musique, réalisés sur commande pour des pochettes de disques.


Ses points, Marc décida un jour de les extraire de ses dessins pour les mettre en relief, dans un ordre bien précis. C’est ainsi qu’il créa en 1998 le code HTC « Hyper Tactile Colour », en collaboration avec le professeur Franck Deconinck de la VUB. Ce code, à destination du public déficient visuel, va permettre aux non-voyants de percevoir les couleurs d’une œuvre et d’intégrer ces notions assez abstraites à leurs propres créations. Depuis lors, l’artiste travaille à faire valoriser ce code au niveau international, en Inde et en Afrique, notamment.


L’Afrique, il connaît bien. Il y a voyagé pendant une dizaine d’années afin d’en ramener des objets de cérémonie, traditionnels ou artistiques, dans sa galerie qu’il avait ouverte en 1987 au Sablon. Exposeront aussi dans sa galerie. les membres du groupe Kâ, qu’il créa en association avec d’autres artistes de nationalités et de disciplines différentes.


Marc est un artiste très polyvalent. En plus de ses dessins, il a de nombreuses sculptures à son actif – il a d’ailleurs gagné le Grand prix de la sculpture à Monaco en 1996 –, mais également quelques bijoux très originaux, comme une broche en forme de grenouille que lui a commandé notre ancienne Reine Paola. Aujourd’hui, il a établi son atelier près de l’ancien Franc-moulin, à Grez-Doiceau. Il est possible de s’y rendre sur rendez-vous, et même d’y suivre des cours d’hyperpointillisme.
Pour plus d’informations, je vous invite à consulter son site internet : www.marc-marc.eu.


« Pierre Alechinsky, 50 ans de lithographie avec Peter Bramsen », à la Fondation Folon

publiée le 25 juin 2013


En ces jours printaniers, il est bon d’aller se balader dans le parc du domaine Solvay qui borde le château de la Hulpe. En longeant le lac, un chemin vous mène à la Fondation Folon qui, fondue dans ce paysage bucolique, abrite l’œuvre d’une vie entière. On y trouve les aquarelles, les affiches, les gravures, les sculptures et bien d’autres productions artistiques réalisées par l’artiste belge Jean-Michel Folon.


Dans l’ancienne ferme, restaurée en l’an 2000 pour accueillir cette collection, des espaces dédiés aux expositions temporaires ont également été aménagés. En ce moment, ces derniers mettent en lumière les 50 ans de collaboration entre Pierre Alechinsky et Peter Bramsen. Peter&Pierre… L’un est un des artistes belges les plus célébrés à l’étranger, l’autre est un imprimeur de renom. Ensemble, ils ont travaillé dans ce lieu qui sent l’encre, à régler la machine de presse jusqu’à obtenir d’étonnants résultats. Des quelque centaines de lithographies produites, 85 ont été sélectionnées pour l’exposition. Elles sont présentées aux côtés des « Infeuilletables », livres en porcelaine modelés par Hans Spinner et décorés par Pierre Alechinsky.


L’ambiance générale de la salle reflète particulièrement le goût qu’entretient Alechinsky pour les livres, pour l’écriture. Les mots se faufilent entre les couleurs acidulées et l’écrit rencontre l’art ; rappel sans doute de la formation en typographie et illustration, que l’artiste a suivie à la Cambre dans sa jeunesse. On retrouve aussi cette présence des mots dans ses travaux à quatre mains qu’il réalisa avec le poète et écrivain Christian Dotremont, après avoir intégré le groupe COBRA (aux initiales de Copenhague, Bruxelles et Amsterdam) en 1949. Plus tard, il s’intéressa à la calligraphie extrême-orientale, aux idéogrammes, qui ont cette particularité de figurer. En chinois par exemple, dans les mots « glace » ou « rivière », on retrouve le même radical composé de trois gouttes d’eau. Le caractère, le signe écrit, donne donc un premier indice sur la signification du mot. Dotremont poussera d’ailleurs cette réflexion jusqu’à créer ses logogrammes, des textes courts indéchiffrables dont le principal intérêt est l’aspect graphique, esthétique qu’ils nous renvoient.


Mais dès le début de son apprentissage, Alechinsky développe un rapport particulier à l’écriture. Il est gaucher, un gaucher qu’on force à écrire de la main droite. Des années après, il s’en amusera, continuant de dessiner de la main gauche. Ce n’est donc pas si étonnant qu’il se tourne vers la gravure, procédé où l’on crée à l’envers. Pour des lithographies par exemple, on utilise une pierre calcaire au grain très fin, sur laquelle on dessine avec des crayons gras de diverses épaisseurs, ou avec des pinceaux trempés dans l’encre grasse. Ensuite, lorsque l’on humidifie la pierre, l’eau s’imprègne dans les parties vierges de tout trait, tandis que le gras du dessin la rejette. À l’étape suivante, l’imprimeur encre la pierre au rouleau. L’encre va au contraire s’accrocher au gras du dessin mais sera rejetée par l’eau. Après un traitement à la gomme arabique, la pierre sera passée dans la presse et imprimée sur papier. Alechinsky utilise tout type de papier, jusqu’à des factures ou des actes notariés qu’il a récupérés. Ce travail au sein de l’imprimerie demande beaucoup de patience, de concentration et de compréhension, parfois même de complicité entre un artiste et son imprimeur. En cinquante ans de collaboration, on peut imaginer la confiance qui s’est installée entre Peter et Pierre, les essais et les réajustements, les échanges sur la technique, et l’ambiance stimulante, conviviale, dans laquelle baignait cette imprimerie. Je vous conseille donc vivement d’aller faire un tour à la Fondation Folon, où l’exposition temporaire que je viens de vous présenter sera visible jusqu’au 15 septembre 2013. Pour plus d’informations, je vous invite à consulter leur site internet : www.fondationfolon.be.


Une visite à l’atelier Isara

publiée le 28 mai 2013


Au cœur du quartier Matonge, à Bruxelles, un couple d’artistes m’accueille dans son atelier. La pièce, tout en longueur, est marquée par une grande table rectangulaire, autour de laquelle quatre élèves écoutent avec attention les conseils d’Isabelle. L’exercice du jour pour ces dames? Une composition de macarons à représenter en trompe-l’œil à l’acrylique. Autour de moi, beaucoup d’autres natures mortes aux tons très doux me donnent faim. Elles sont signées « Isara ».


Après avoir été institutrice maternelle pendant cinq ans, Isabelle Ravet, originaire de Grez-Doiceau, s’est entièrement consacrée à la peinture et anime maintenant des stages pour adultes depuis une dizaine d’années. Elle continue cependant à exposer ses propres toiles (elle sera notamment au Sablon, à la galerie Alfican, en décembre) et participe à de nombreux événements dont le Salon d’automne, à Paris.


Des gazouillis d’oiseaux proviennent de la baie vitrée donnant accès au jardin. En m’approchant, je fais la connaissance de Lilou, un perroquet aussi curieux que bavard. Sur le mur, au fond de ce coin de verdure qui nous fait oublier l’agitation de la capitale, les lettres « Secret Garden » ont été appliquées en mosaïque par Tuwizane, le compagnon d’Isabelle.


D’origine belgo-congolaise, Tuwizane Yengo s’est formé à cet art millénaire en Italie et à Paris, auprès du mosaïste Pierre Mesguich. Depuis, il décore de nombreux objets: plateau, vase, chaise, tout support peut selon lui être utilisé, à condition d’adapter la pose des matériaux. Parallèlement à cela, il travaille sur de grands projets comme la réalisation d’une fresque murale pour la piscine de Saint-Gilles. On lui doit également la majestueuse décoration en or de la parfumerie Guerlain sur les Champs-Elysées, ainsi que le tapis de sol de la chambre présidentielle du Plaza à Paris. Sur ses chantiers, il continue à travailler de manière artisanale, en dessinant ses compositions à la main avant de les transposer à taille réelle, grâce à la technique du carreau. Son inspiration, il la puise dans ses voyages – comme en témoignent ses représentations de masques africains – dans ses rencontres, son quotidien et s’enrichit aussi des questionnements artistiques de ses élèves.


Ces derniers viennent à l’atelier ISARA en stage, parfois pour une journée ou deux, d’autres suivent des cours permanents. Tuwizane les initie à l’art de la mosaïque et à la technique du béton ciré, tandis que sa compagne enseigne la peinture en trompe-l’œil, la patine sur bois ou encore l’imitation de fresques. Ils exportent aussi leurs formules de stage à Grez-Doiceau, dans l’atelier des parents d’Isabelle, et donneront des cours à l’Université des aînés, à Louvain-La-Neuve, à partir de septembre. Aujourd’hui, le couple vit entièrement de son art; chacun proposant ses ateliers et répondant aux demandes des particuliers. Si le statut d’artiste en Belgique est assez difficile à gérer au quotidien, ils ont réussi à s’en défaire pour pouvoir faire de leur passion un métier d’indépendant. Une passion qu’ils vivent au quotidien – leur maison est truffée de petits détails artistiques – et transmettent à leurs enfants, qui ont déjà de très jolies créations à leur actif !


Que vous ayez envie d’une activité sympa à faire entre copains/copines ou que vous ayez des envies de décoration pour votre intérieur, je vous invite à jeter un coup d’œil sur leur site www.isara.be ou sur leur page facebook www.facebook.com/atelier.asbl.


Un stage à Pâques ?

publiée le 26 mars 2013


Le 1er avril, les vacances commencent ! Je vous ai donc concocté un agenda spécialement réservé aux stages et autres activités créatives, dans le cas où vous souhaiteriez occuper vos enfants en les éveillant à l’art de manière ludique.


Commençons par les ateliers intergénérationnels de la Fondation Folon au cours desquels, accompagnés de leurs parents (voire leurs grands-parents), vos petits lutins pourront s’essayer à l’aquarelle. En combinant pliages et collages à cette technique, vous repartirez avec de jolis "pop-up" créés de vos mains. Si le temps le permet, profitez-en pour vous balader dans le parc Solvay qui entoure la fondation ou pour prendre un verre en terrasse à la taverne de l’homme bleu ; dépaysement garanti !
Infos et réservations au 02/653.34.56 ou par mail à l’adresse reservations@fondationfolon.be.


Je vous conseille en deuxième lieu les ateliers du Léz’arts, à Genappe. Ils proposent entre autres un atelier destiné à composer ses propres pigments à partir de ce que l’on peut trouver dans la nature, une initiation au théâtre d’ombres qui comprend la création de sil-houettes, ou encore un atelier sur le thème de l’illustration faisant intervenir des techniques mixtes. Possibilité d’inscription à partir de leur site internet : www.lesateliersdulezarts.be.


Vous pouvez aussi initier vos enfants au théâtre et à la cuisine, grâce au stage "Madame Irma nous fait son cinema !", organisé à l’espace ludique du Tilt, à Rixensart. Plus d’infos sur : www.tiltbelgium.be.


Si par contre, ils sont d’emblée plus attirés par la musique, l’équipe pédagogique du MIM (Musée des instruments de musique, Bruxelles) se fera une joie de leur faire découvrir les différentes percussions existant partout dans le monde. Infos et réservations au 02 545 01 33.
Je termine par le Musée de la vie wallonne, à Liège, qui propose aux plus grands (11-13 ans) qui auraient une âme d’expert, de résoudre une enquête journalistique suite à un crime que quelqu’un aurait commis dans le musée. Plus d’infos au 04/237.90.50 ou via info@viewallonne.be.


C’est ainsi que se termine l’agenda des activités spécial "congés de Pâques". Les prix sont assez variables, mais l’offre est en tout cas très présente, une belle alternative à la PS Vita ;)


Femmes artistes, découverte de deux univers totalement différents

publiée le 06 mars 2013


Le dernier événement majeur en matière d’art contemporain, c’était l’Affordable Art Fair. Sur le site de Tour & Taxis, cette exposition internationale avait pour but de rendre l’art abordable (d’où son nom), en mettant à disposition du public des œuvres allant de 50 à 5000 €. Etant donné que la journée de la femme approche à grands pas (oui oui messieurs, c’est le 8 mars, il est temps de vous y préparer psychologiquement), j’ai décidé de vous présenter le travail de deux artistes féminines découvertes lors de cette foire.


La première est belge. Elle s’appelle Veerle Frissen et elle faisait partie de la sélection « Renault Young Talents ». Chaque spectateur devait voter pour son talent préféré en collant une pastille de couleur à côté de son coup de cœur. Mes yeux ont directement été attirés par les photographies assez déroutantes de la néerlandophone. Sa série « Théâtre des femmes perturbées » met chaque fois en scène un personnage féminin réalisant une action loufoque ou en décalage par rapport la réalité. On retrouve une jeune fille en sous-vêtements affalée en bas d’un toboggan, une autre imitant un épouvantail, une brune enragée explosant des lapins en chocolat, ou encore arrosant scrupuleusement des cornetto de glaces plantés dans l’herbe. L’artiste explique que son travail cherche à décoder l’image stéréotypée de la femme et à déconstruire les idées de fragilité et de vulnérabilité qui lui sont souvent associées.


La deuxième artiste que je tenais à vous présenter est la française Laetitia Schlesser-Gamelin. Elle produit principalement des sphères abstraites aux couleurs acidulées. Elle parvient à un aspect très tactile grâce à un patient travail sur la matière, en mélangeant notamment ses pigments à de la résine. Des réseaux de points et de lignes s’installent, se lient, créent du mouvement et contrastent fortement avec le côté brut de la toile. Délires d’observation microscopique ou représentation de planètes issues d’une autre galaxie? Chacun interprète comme il veut, mais ne peut rester indifférent. Pour explorer en détail l’univers de ces deux artistes, je vous invite à consulter leur site internet : www.veerlefrissen.com - www.schlesser-gamelin.com


Pour info, la prochaine foire d’art contemporain se tiendra au Grand Palais de Lille, du 7 au 10 mars : www.lilleartfair.com.


Découverte sensorielle

publiée le 22 janvier 2013


« On descend, et Hop c'est parti ! Là, on croise la veuve du tambour de la fanfare. Elle porte l'apparence de son mari depuis qu'il est mort. Attention Hop ! Tiens, l'enseigne de la boucherie Chevaline a perdu une oreille. Ce rire, c'est celui du mari de la fleuriste, il a des petites rides de malice au coin des yeux. Oh dans la vitrine de la pâtisserie, y'a des sucettes pierrot Gourmand ! Humm, vous sentez ce parfum ? ».
Certains d’entre vous auront sans doute reconnu le ton d’Amélie Poulain. Cette tirade provient du moment où elle attrape un passant aveugle par le bras et l’entraîne à travers les rues de Paris en lui décrivant ce qu’elle voit. Ce qui pourrait paraître anecdotique devient pourtant une pratique plus courante aujourd’hui.


En effet, saviez-vous que la plupart des musées étaient accessibles pour les malvoyants ? Cela peut sembler étrange dans le sens où l’on appréhende principalement les œuvres avec nos yeux. Pourtant, au musée de la photographie à Charleroi, des visites sont adaptées pour ceux qui doivent s’appuyer sur leurs autres sens pour s’ouvrir à l’art. Alors comment faire pour leur transmettre ce qui est représenté ? Une rencontre avec Julie et Dorothée, toutes deux guides dans ce musée, m’a permis d’en savoir plus. Si leurs approches diffèrent quelque peu, elles font vivre aux participants une véritable expérience. Après avoir écouté la description de l’œuvre, ces derniers sont amenés à prendre la pose des personnages, pour une meilleure mise en situation de la scène. Ils peuvent, dans certains cas, toucher le contour des formes mis en relief, ou même prendre en main des objets que l’on retrouve dans la photographie. Mais la perception de l’œuvre peut aussi passer par l’audition de sons qui rappellent l’atmosphère induite par l’artiste. Selon les guides, « le plus difficile est de leur transmettre les notions d’ombre et de lumière. Si les couleurs peuvent être associées à des sensations – la chaleur pour le rouge, par exemple – l’ombre reste quelque chose de très abstrait ».


Quoiqu’il en soit, tout est mis en place pour que les malvoyants puissent s’imprégner au mieux des œuvres analysées. Et dans une société où notre cerveau est bombardé d’images en tous genres, il serait intéressant, même pour ceux qui ne visitent qu’avec leurs yeux, de faire appel à ces techniques pour apprendre à voir autrement : www.museephoto.be.


La Brafa 2013 à "Tour & Taxi"

publiée le 08 janvier 2013


Pour commencer 2013 en beauté, ne ratez pas la Brafa, événement incontournable de ce mois de janvier. Cette grande foire internationale des antiquaires et des galeries d’art a lieu chaque année à Bruxelles. Du 19 au 27 janvier, elle investira pour cette dixième édition les 14.000 m² mis à sa disposition à l’espace Tour et Taxi. Douze pays y seront représentés par une centaine d’exposants, sélectionnés sur base de la qualité de leurs objets, tous styles et époques confondus. Mobilier archéologique, livres, porcelaine, bijoux anciens, tapisseries, tableaux modernes et contemporains; il y en aura pour tous les goûts ! 42% des galeries annoncées sont belges, tandis que les 58% restants proviennent d’Espagne, de France, d’Italie, d’Allemagne, de Russie, de Chine, ou encore des Etats-Unis. Pour fêter dignement son anniversaire, la Brafa, présidée par le Théâtre Royal de la Monnaie, a chargé le cabinet Volume Architecture de lui concocter une décoration tirée de l’architecture byzantine. Une entrée monumentale inspirée des portes des mosquées d’Istanbul accueillera donc les visiteurs curieux de découvrir des pièces venues d’ailleurs, les collectionneurs en quête de la perle rare et toute autre personne que cette invitation au voyage aurait convaincue.


Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.brafa.be.


Michiel Van der Bos, un artiste polyvalent de grand talent

publiée le 12 décembre 2012


J’ai rencontré Michiel Van der Bos lorsque je travaillais à l’Accessible Art Fair. Il y exposait ses tableaux et les vendait à des prix démocratiques, afin de rester dans l’esprit « accessible » de l’événement. J’ai de suite été attirée par les grands motifs peints sur des fonds aux couleurs vives ; du bleu roi, de l’orange profond, un rouge éclatant, bref des peintures à contempler au petit matin pour se motiver !


Récemment, je me suis rendue à son vernissage, dans une salle du restaurant Felixpakhuis, à Anvers. L’ambiance feutrée du lieu, les lumières tamisées, provoquaient un subtil contraste avec lesdites couleurs. Les silhouettes schématiques au contour précis semblaient se décoller de leur fond. Toujours associées à une action représentée de manière très simple – une femme chante, des enfants jouent, deux personnes se serrent la main –, les figures s’étalent sur plusieurs panneaux. Elles sont parfois teintées d’humour noir, comme cette œuvre où l’on voit un homme s’explosant la cervelle, portant pour titre Oeps !


D’autres tableaux plus abstraits, ou au sujet animalier, sont traités de manière différente, soit en leur apportant un effet de « gribouillis », soit en chauffant la peinture afin de former des boursouflures, ce qui donne à la toile un aspect très tactile. Le peintre, qui est aussi designer et architecte, a travaillé pour de grands noms en aménageant des boutiques Delvaux, Dries Van Noten ou encore Godiva un peu partout en Europe. Récemment, il se rapprocha du monde de la mode en réalisant la scénographie de l’exposition “Dressing the 20th Century”, toujours exposée en ce moment au musée de la mode à Hasselt, et ce jusqu’au 6 janvier. Plus d’infos sur : www.modemuseumhasselt.be. Ses toiles, quant à elles, sont visibles jusque fin janvier dans le restaurant Felixpakhuis, dont voici le site internet : www.felixpakhuis.nu. Et enfin, pour découvrir les œuvres de Michiel Van der Bos, vous pouvez vous rendre sur son site personnel : www.vanderbos.com.


Agenda culturel

publiée le 05 décembre 2012


Savez-vous que notre pays, aussi petit soit-il, peut se vanter d’avoir une production artistique abondante et de qualité ? C’est ce que la collection de Caroline et Maurice Verbaet nous rappelle, en exposant en ce moment les oeuvres de plus d’une cinquantaine d’artistes belges au Musée d’Ixelles. Cette collection s’est construite progressivement dès le début des années septante, lorsque Maurice Verbaet avait de petits moyens. Si au départ, le choix d’oeuvres belges était plus une question d’accessibilité, c’est devenu par la suite, un choix stratégique de cohérence dans la collection. Il raconte qu’au début, il se documentait beaucoup avant chaque achat, pour finalement se fier uniquement à son instinct, appuyé par le regard avisé de sa compagne. Bizarrement, il n’expose pas ses acquisitions chez lui, ne souhaitant pas les reléguer au statut de « décoration ». L’exposition « Art belge. Un siècle moderne » nous donne un aperçu de l’étendue et de la diversité des recherches dans le domaine de la création artistique au XXe siècle. L’occasion de redécouvrir quelques grands noms de notre peinture, mais aussi de revisiter certains courants qui ont marqué ce siècle. Sont par exemple présents Christian Dotremont et Pierre Alechinsky, en dignes représentants du groupe Cobra, le surréalisme de René Magritte, le symbolisme de Fernand Khnopff, ou encore la peinture expressionniste selon James Ensor et Constant Permeke.


Si au Palais des Beaux-Arts, tous les feux éclairent la rétrospective consacrée à ce dernier, je vous conseille d’aller faire un tour juste à côté, histoire d’aller admirer les meubles en bois massif créés par le designer Jules Wabbes, Belge, lui aussi. Formé dans la petite boutique d’un antiquaire bruxellois, Wabbes se lança, début des années cinquante dans la conception de meubles de bureau. Tout au long de sa carrière, il conservera sa technique d’assemblage par collage ou queues droites de lattes en bois massif, en complétant parfois l’ensemble d’une structure en acier. L’exposition présente notamment de grands bureaux autrefois utilisés dans l’ancien bâtiment du Foncolin (Fonds colonial des invalidités), un modèle d’étagère en bois exotique qui permet de jolies variations de couleurs exposé à la Triennale de Milan en 1957, et de superbes tables rondes en bois de bout. Les meubles de Wabbes restent simples et artisanaux, c’est leur structure et la technique utilisée dans le travail du bois qui leur confèrent une valeur esthétique. Ils sont également résistants au temps…et au stress des étudiants ! Puisque les tables de lecture de la bibliothèque des sciences à Louvain-La-Neuve sont de sa main. Pour participer à cette cure de « belgitude », rendez-vous sur le site internet des deux expositions, respectivement : www.museedixelles.irisnet.be et www.bozar.be.


Une galerie d’art s’installe à Louvain-la-Neuve

publiée le 27 novembre 2012


A Louvain-la-Neuve, en ce moment, les arbres de la Grand-Place sont emmitouflés dans de grosses mailles colorées. Alors parfois, on s’y réfugie, on les envie, quand on a les oreilles et les orteils gelés. En traversant cette forêt multicolore, on tombe nez à nez avec une charmante boutique. Sur la vitrine, son nom Livre et Art, nous en dévoile quelque peu son contenu. Je vous invite ensuite à pousser cette porte ; vous y serez accueillis par une dame très sympathique. Il s’agit en réalité d’un espace métissé, qui se veut à la fois librairie spécialisée et galerie d’art. On y trouve des livres d’artistes, des ouvrages qui parlent d’art et de jolies gravures contemporaines.


Créés de manière artisanale par les mains d’un peintre, d’un sculpteur ou d’un graveur, les livres d’artistes peuvent être considérés comme de véritables œuvres originales. Leur diffusion se dérobe au circuit habituel de distribution, et puisque moins diffusés, ces livres sont dès lors moins connus. Souvent très poétiques et riches en annotations manuscrites, ils valent pourtant la peine d’être découverts. La galerie propose aussi des ouvrages plus généraux consacrés à l’art contemporain, des monographies d’artistes belges et autres livres illustrés pour enfants. Fatigués de lire ? Posez vos yeux sur les murs, où les gravures d’Alechinsky vous apprivoiseront d’un coup de rouge ou bien d’orange. On y retrouve l’importance du tracé de l’écriture propre à Cobra, qui dans ce lieu, prend tout son sens. C’est aussi l’occasion de découvrir le travail d’autres artistes, comme les œuvres abstraites du Français Christian Bozon ou celles, plus graphiques, du Belge Gabriel Belgeonne.


Livre et Art est la première galerie à s’installer à Louvain-La-Neuve. Son objectif est de promouvoir la petite édition et de permettre aux visiteurs d’acquérir une œuvre à moindre coût. Des animations seront également prévues pour initier ceux qui le désirent à l’art contemporain. Quant à ceux qui réfléchissent déjà aux cadeaux de Noël, vous trouverez dans ce lieu où les mots et les images s’entremêlent de quoi faire le bonheur d’un poète, d’un enfant ou d’un amateur d’art.


Toutes les informations sur : www.livre-et-art.be.


Saveurs muséales de Wallonie

publiée le 13 novembre 2012


Je profite de cette édition consacrée à la gastronomie pour vous parler d’un mélange pétillant entre l’art culinaire et nos musées. L’initiative revient à l’asbl Musées et Société en Wallonie (MSW) qui a décidé d’associer ces deux univers en créant l’action "Saveurs muséales de Wallonie", afin de s’inscrire dans le thème général de la"Wallonie des saveurs". C’est ainsi qu’une vingtaine d’institutions se sont impliquées dans ce projet pour vous proposer, jusqu’en 2013, de nombreuses activités destinées à faire chavirer vos papilles gustatives. Ces activités se déclinent sous la forme de visites guidées, expositions, conférences, animations ou encore cours de cuisine, et se déroulent souvent dans une ambiance conviviale grand public.


Des recherches associées au domaine de l’archéologie, des écrits de cuisiniers antiques et la découverte de vieux instruments de cuisine, ont permis aux scientifiques de reconstituer des festins d’antan. L’exposition "A table avec les Gallo-romains", à l’Espace Gallo-romain d’Ath, nous révèle par exemple les habitudes alimentaires quotidiennes adoptées par les populations vivant dans nos régions après la conquête romaine. Le musée prévoit une dégustation tous les 3ème dimanches du mois, à 15h00, à la suite d’une visite guidée. Dans le même ordre d’idées, le Musée des Celtes de Libramont, présente son exposition "Saveurs gauloises", dédiée à l’alimentation celtique. Sur demande, les groupes peuvent participer à un atelier de cuisine gauloise.


D’autres expositions ont l’air d’avoir été organisées uniquement pour nous faire saliver, ne fût-ce que par leur titre. C’est le cas de "Chocolat d’hier, d’aujourd’hui et de demai", à l’Abbaye de Stavelot, ou encore de "Saveurs épicées du Moyen-Âge", à la Maison du patrimoine Mosan de Bouvignes, pour les moins branchés "sucré".


Bref, il y en a pour tous les goûts, j’ai juste envie de vous dire "régalez-vous" ! Toutes les infos sont disponibles sur le site www.msw.be dans la rubrique "Les saveurs muséales".


Sorciers et sorcières de notre région

publiée le 30 octobre 2012


Sorciers et sorcières de notre région, le musée d’art fantastique organise une nocturne spéciale Halloween, qui aura lieu le 31 octobre, à la Maison Pelgrims de Bruxelles. Une occasion de s’immerger dans une atmosphère étrange et inquiétante, de goûter aux potions qui crépitent dans les marmites et de faire la connaissance de monstrueuses créatures. Vous pourrez suivre la parade des mutans, zombies et autres charmants personnages, qui vous conduira tout droit au musée. Si, à cet endroit, vous réussissez à résoudre « l’énigme des crânes perdus », vous aurez alors mérité votre diplôme de sorcellerie. L'Halloween Festival se poursuit au musée jusqu’au 4 novembre, date à laquelle est prévu un goûter pour les pauvres mortels. Ce dernier est inclus dans votre entrée qui s’élève à 6€ par participant, à condition que vous le réserviez auparavant. Si cela vous tente, vous trouverez des compléments d’informations sur le site : www.fantastic-museum.be. Mais oserez-vous vous y aventurer ?


Si vous décidez de troquer votre balai contre un billet de train et que celui-ci vous emmène à la gare des Guillemins de Liège, je vous invite à faire un petit détour par l’exposition « Golden sixties. J’avais 20 ans en 60 ». Cette époque haute en couleurs, grâce au mouvement Hippie et au Pop Art, fut aussi le théâtre de nombreuses révolutions. De fortes personnalités telles que Che Guevara ou Martin Luther King réussirent à entraîner les foules, tandis qu’un regain d’optimisme fut instauré par la hausse du pouvoir d’achat, la multiplicité des emplois et des innovations techniques. Revivez cette période mythique sur un fond de Bob Dylan et de Ray Charles, et entrez gratuitement pendant les vacances de Toussaint si vous êtes enseignant. Pour tout autre renseignement, voici leur site : www.expo-goldensixties.be.


Et pour terminer, les créatures de la nuit seront satisfaites d’apprendre que le Musée d’Ixelles organise des performances nocturnes. De jeunes comédiens vous invitent à découvrir l’art moderne belge à travers la danse, la musique et la poésie. Vous pourrez en profiter gratuitement à l’occasion du vernissage de l’exposition consacrée à l’artiste belge Roland Delcol, le 15 novembre, de 17h à 22h. Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.museedixelles.be.


Et voilà, chers vampires, loups-garous ou simples mortels, c’est ainsi que se clôture votre agenda culturel !


Comment relooker une table héritée de vot’ bobonne ?

publiée le 15 octobre 2012


Alors que je viens de récupérer une vieille table basse, je demande conseil à une restauratrice de meubles pour la rafraîchir un peu. Elle m’apprend alors à « céruser » et m’autorise à vous révéler sa recette aujourd’hui. Si vous souhaitez personnaliser votre intérieur, dénichez un vieux meuble sur une brocante, chez Troc ou dans le grenier de votre mamy et lisez la suite !


Après avoir poncé une première fois entièrement la table, il faut ouvrir les veines du bois, ce qui permettra à la cire à céruser de bien s’imprégner. Pour ce faire, utilisez deux brosses – une petite pour les moulures, une grande pour le reste – semblables à des brosses à dent, à la seule différence près que les poils sont en fer. Vérifiez que le bois est en bonne santé. Si vous voyez des trous susceptibles d’avoir été produits par des vers, traitez la table avec un produit spécialisé.


Appliquez ensuite la cire à céruser de couleur blanche à l’aide d’une vieille chaussette en coton, de manière circulaire afin que la cire entre bien dans le bois. Veillez à faire cette étape dans un lieu aéré car l’odeur est très forte.


Après deux ou trois jours, vous pourrez enlever l’excédent de cire blanche en ponçant légèrement avec une feutrine adaptée.
Il faudra ensuite attendre une quinzaine de jours avant de pouvoir appliquer un vernis mat transparent qui permettra de protéger le bois. C’est seulement à partir de ce moment-là que votre table sera terminée, que vous pourrez l’exhiber dans votre salon et y déposer votre verre d’apéro sans risquer de l’abîmer.


Art & Culture

publiée le 04 octobre 2012


Si vous avez l’occasion de participer à la Nuit Blanche à Bruxelles, vous pourrez profiter des nombreuses activités artistiques prévues le 6 octobre au soir. Elles seront prolongées jusqu’au lendemain matin. Vous aurez notamment la possibilité de regarder une comédie musicale animée par des sosies de Mireille Mathieu, mais aussi de participer à la création d’une peinture monumentale ou encore de contempler les effets des vibrations musicales sur la peinture. Attention toutefois si vous passez dans la rue des Ursulines, vous risquez d’être filmés par des vidéosurveillances. Les images capturées seront ensuite projetées sur des écrans, accompagnées de dialogues de films. Découvrez l’entièreté du programme sur le site : www.2012.nuitblanchebrussels.be.


Emmenez aussi les plus petits (ou les plus nostalgiques) voir l’exposition « Balade dans les images de l'enfance » qui a lieu du 4 octobre au 11 novembre, aux écuries de Waterloo. Neuf illustrateurs de livres pour enfants se sont associés à Christian Merveille pour vous proposer une sélection de leur travail. De nombreuses activités gratuites sont prévues pour illuminer le visage de vos bambins. N’hésitez pas à contacter le 02/352.09.10 si vous souhaitez en savoir plus, ou rendez vous sur le site : www.waterloo.be.


Rapprochons-nous progressivement de notre région en passant par la Fondation Folon, à la Hulpe. L’exposition « L’imaginaire d’après nature », qui vient de commencer, rassemble des photographies en noir et blanc d’Henri Cartier-Bresson, datées des années ’30 aux années ’70. Des clichés de l’artiste français d’origine slovène Klavdij Sluban y font écho, le long de l’étang de la ferme. Pour plus d’informations, consultez le site : www.fondationfolon.be.


Et enfin, plus proche encore de chez nous, l’exposition « On disait que... Jeux de rôle et drôles de jeux » au Musée de Louvain-La-Neuve, vous replonge au pays de l’enfance. Des jouets anciens ou plus récents dialoguent avec les oeuvres d’Edgard Tytgat et Micheline Boyadjian évoquant cet âge où l’insouciance est maître. Un vernissage pour les enfants est prévu le 10 octobre de 14h à 15h30, pour leur permettre d’entrer en contact avec le sujet, notamment par le biais d’ateliers créatifs. Pensez à réserver au 010/47.48.45.


C’est ainsi que se termine l’agenda que je vous ai concocté. J’espère que vous vous précipiterez à ces expos afin de – et je cite un Monsieur à la guitare bien connu − « regarder tout ce qu´Octobre illumine »


Un cocon hors du temps…

publiée le 20 septembre 2012


Les soirées se refroidissent et votre envie de cocooner s’en voit renforcée. Laissez tomber votre vieux plaid et préférez vous réfugier dans l’atmosphère feutrée de la Médiatine, que Carole Solvay a transformée en nid douillet le temps d’une exposition. Laissez-vous guider dans l’obscurité des salles par les ombres sur les murs le reflet des oeuvres faites de plumes, qu’un souffle vivant semble animer. Le temps s’envole et puis se fige, tout comme ces installations suspendues dans l’air, qui reflètent la légèreté du matériau utilisé. Vous ne sauriez rester insensibles face à la fragilité que ces oeuvres inspirent, oeuvres aux titres quelque peu évocateurs de notre météo – Pluie, Nuages – que l’artiste fait cependant revêtir d’un manteau de douceur. Dans le recoin des pièces, des créations plus inquiétantes, comme la Grande chrysalide, laissent à votre imagination le soin d’y voir une bête étrange ou une carapace qui la dissimulerait.


L’artiste belge est née à Bruxelles en 1954. Elle s’est d’abord essayée au tissage avant de se consacrer au découpage des plumes, qu’elle assemble patiemment avec des fils de fer ou des bouts de tissu translucides. Elle puise ses idées dans la nature et les laisse ensuite évoluer au cours de ses réalisations. Son exposition « Tensions/Vibrations » est à découvrir jusqu’au 7 octobre 2012, à la Médiatine de Woluwe-Saint-Lambert. Vous trouverez plus d’informations sur son site internet : www.carolesolvay.be.


Préparez-vous, l’agenda culturel de ce mois-ci sera bien rempli !

publiée le 04 septembre 2012


Commençons en force avec les journées du patrimoine des 8 et 9 septembre, organisées cette année autour du thème « des pierres et des hommes ». Suivez Magritte, Van Gogh, Hergé, le baron de Beaulieu, Paul Otlet ou encore Émile Henricot, à la découverte des châteaux, églises et musées de notre fascinante Wallonie. Si le soleil est au rendez-vous, une balade dans le parc Solvay du château de la Hulpe est tout indiquée, et un détour à la Fondation Folon ravira les petits. Quant au créateur de Tintin, il vous emmènera au cœur de la campagne de Céroux-Mousty. Et si le temps ne le permet pas, des visites guidées sont prévues dans de nombreux endroits couverts. Ainsi, au musée de Louvain-La-Neuve vous sera contée l’histoire de la collection, le musée Armand Pellegrin d’Hélécine vous accueillera avec des sketches en wallon et vous pourrez découvrir les œuvres de Laurent Delvaux à la Collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles. Bien d’autres activités encore sont concoctées pour vous ce week-end-là, rendez-vous sur le site : www.journeesdupatrimoine.be pour plus d’informations.


Les amoureux de la photographie peuvent aussi se réjouir car l’été 2012 de la photographie n’est pas terminé. Le festival européen, qui met à l’honneur cette année le genre du paysage, se clôture en effet le 16 septembre. Largement le temps donc de visiter l’exposition incontournable de l’événement, « The sense of place », qui se tiendra au Bozar dans le but de faire réfléchir le spectateur sur le lien qu’il entretient avec son environnement. Si vous avez décidé de prolonger vos vacances à la mer, aucun problème, puisque les villes de Knokke et Ostende sont également mises à contribution. Pour consulter la liste des participants, se référer au site : www.summerofphotography.be.


En ce mois de rentrée des classes, pourquoi ne pas profiter du Brussels Design September pour vous dégoter un superbe cartable vintage ?! Il vous sera possible de dénicher des pièces uniques ou en série limitée et de rencontrer leurs créateurs les 29 et 30 septembre sur le site de Wolubilis. Cet événement international vous fera entre autres découvrir des créations luxembourgeoises, brésiliennes, japonaises, finlandaises de la firme Marimekko ou encore polonaises de l’Université de Posnan. Les Belges seront bien entendu très présents, notamment à l’Atomium qui prévoit de nombreuses animations pour les enfants.
À ne pas rater, la parade de vélos customisés dans les rues de Bruxelles le 16 septembre, lors de la journée sans voitures et le Brunch Affair qui occupe l’espace d’une ancienne quincaillerie les 22 et 23 septembre pour vous permettre de manger tout en découvrant de jeunes talents. Vous trouverez l’entièreté du programme sur le site : www.designseptember.be.


Enfin, si vous souhaitez acheter une œuvre mais que vous avez besoin d’un conseil pour savoir laquelle égaierait au mieux votre intérieur, n’hésitez pas à faire appel à un personal art shopper, service disponible lors de la Brussels Accessible Art Fair qui aura lieu les 21, 22 et 23 septembre à l’Hôtel Conrad. Plus d’informations disponibles sur le site: www.accessibleartfair.com.


Amateurs de tableaux, de meubles, de pierres, vous l’aurez compris, les activités culturelles sont nombreuses ce mois-ci et chacun pourra y trouver son compte !


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