Chouette Magazine

Jean Dufour

Jean Dufour

De tout, sur tout (ou rien!)

Catégorie : Vie Quotidienne

Chroniqueuse depuis janvier 2021



Consultez mon blog!

Isolez-vous les uns les autres

publiée le 24 février 2021


Profitons de cette période où briques, châssis, vérandas et autres cuisine-créée-spécialement-pour-vous-en-Belgique succèdent aux bagnoles dans les messages publicitaires qui fleurissent sur nos ondes en cette période de salons qui n’auront pas lieu mais qui auraient dû avoir lieu et qu’on organise néanmoins à distance, nous privant de la joie des files d’attente, des problèmes de parking, des harcèlements des vendeurs, et surtout des sourires aguichants des hôtesses vantant les qualités de leurs marchandises, pour revenir à cette question qui hante les esprits : « faut-il isoler une maison isolée ? ».


C’est une très bonne question et nous nous félicitions de nous l’être posée.


En fait, plus une maison est isolée (dans le sens d’isolé), plus il faut l’isoler (dans le sens d’isoler). Nos experts sont formels : s’il n’est jamais inutile d’isoler une maison qui n’est pas isolée, si la maison est isolée, il est vraiment impératif de l’isoler.


En fait, tout est question d'emplacement. Si on construit à côté d'une maison isolée, la maison isolée ne sera plus isolée. L'autre non plus d'ailleurs. Mais ce n'est pas pour autant qu'il ne faut plus l’isoler. L’autre non plus d’ailleurs. Au contraire.


En d’autres mots, la maison isolée isolée ne sera pas moins isolée pour la cause. Mais au moins, elle sera isolée.


Tout ceci ne doit pas nous faire oublier que certaines personnes souffrent d’isolement. Particulièrement en ce moment. Vouloir isoler leur maison risque d’amplifier le problème. Il nous faut donc isoler les deux questions. Isoler la maison sans isoler ses habitants. Surtout s’ils sont seuls à être isolés.


D’autant que les primes à l’isolation ne seront plus accordées désormais aux cohabitants mais aux seuls isolés dont la maison n’est pas encore isolée.


Et enfin, terminons par ce conseil pertinent : « Qui que vous soyez, évitez la fumette, car la came isole… de force ! »
Donc, voilà.


Soldes Out

publiée le 27 janvier 2021


Les avancées informatiques ne méritent leur nom d’avancées que pour ceux qui réussissent à les faire avancer. Chaque jour nous délivre son lot d’annonces de pseudo progrès et les plaintes des handicapés numériques ne cessent de s’accumuler, victimes qu’ils sont d’un système qui les laisse désemparés sur le quai d’une gare où ne passent plus que des trains à grande vitesse.


Après la suppression progressive des paiements en espèces, l’annonce du remplacement futur des tickets de caisse en papier par l’envoi d’un mail, la disparition des distributeurs de billets dans les campagnes et les quartiers, et même la raréfaction des préposé(e)s aux caisses des grands magasins et des agences bancaires, c’est la fin des annuaires téléphoniques en version papier qui nous a été annoncée en fin d’année. Alors que ceux-ci étaient essentiellement encore utilisés par les laissés pour compte de la révolution numérique, un premier saut en avant vers un recul en arrière avait déjà été constaté, voici quelques années, suite à une réduction drastique de la police d’impression à un format illisible sans loupe. Dorénavrant, il ne restera plus que le bureau des renseignements (payant) pour remplacer ce bon vieux bottin (gratuit).


Mais après cette brève introduction, attardons-nous, en cette période de soldes, sur cette nouvelle pratique du « paiement sans contact » qui occasionne bien des méprises aux caisses des magasins, d’autant que le handicap informatique se double fréquemment d’un souci d’audition et d’une lenteur de compréhension…et se triple d’un problème d’appréhension du discours de la caissière s’adressant à la clientèle au travers de son masque, brouillant ses propos à la manière d’un François de Brigode annonçant « bienudanssjournal ».


Nous pouvons ainsi capter chaque jour ce genre de dialogue :
- caissière : …conta… ?
- client : Oui, avec bancontact
- caissière : … an..onta … ?
- client : Heu…
- caissière : … anconta .. onta.. ou an..onta.. ?
- client : Comment ?
- caissière : … an on..a.. ou avec on…a.. ?
- client : Mon code ?
- caissière : Ah, …an..on..a.. alors !
- client : J’ai la monnaie, si vous voulez …
- caissière : Non, …onta… uniquement … av… ou ..an …onta …
- client : Oui, vous de même. Et bonne année !


Donc, voilà.


Nos bons conseils de l'an neuf

publiée le 13 janvier 2021


Cultivant inlassablement l’ambition de vous rendre la vie la plus aisée possible, nous vous proposons une nouvelle astuce qui va vous aider à répondre à la sempiternelle question que tout un chacun se pose au lendemain des réveillons, au moment de placer son sapin sur le trottoir, le jour du ramassage : « mon sapin est-il naturel ou artificiel ? ». Les brumes de la Saint Sylvestre laissant généralement planer le doute dans les esprits, il convient de disposer d’un moyen simple et efficace pour ne point commettre d’impair. Surtout s’il pleut. 


Laissons de côté les bonnes vieilles recettes peu fiables telles que celle qui consistait à secouer le sapin d’une main pendant au moins 10 minutes. S’il en résultait la formation d’un petit tapis d’aiguilles sur le sol, on pouvait en conclure que le sapin était ou naturel ou synthétique de mauvaise qualité. L’efficacité de la recette était donc toute relative. Une autre technique utilisée autrefois, consistait à faire flamber le sapin. Une bonne odeur de feu de bois indiquait la provenance forestière du conifère. Tandis qu’une fumée âcre et noirâtre accompagnée d’une odeur de pneus en feu vous renseignait sur la provenance industrielle du faux résineux. Surtout si vous vous livriez à l’exercice dans votre salon. 


Le procédé que nous vous proposons ici est de loin bien plus pertinent que ces trucs et astuces d’un autre temps. Pour un résultat garanti à 100% !


Prenez votre sapin. Déposez-le devant votre logis. Envoyez le promener. S’il ne revient pas, c’est à coup sûr un sapin artificiel. S’il revient en courant, vous pouvez être assuré qu’il provient bien de nos forêts, car, comme chacun sait : « chassez le naturel, et il revient au galop » !


Donc, voilà.


Restons en contact!

Chouette Magazine
Ma Coccinelle Communication, Editeur
Chemin de Terre 19b, 1370 JODOIGNE
Brabant Wallon (Belgique)
+32 (0)475 49 52 61

Envie d'une publicité dans votre Chouette Magazine ?
Une question à nous poser? Une suggestion à nous faire?

Région Eghezée/Perwez/Jodoigne : Béatrice au +32 (0)474 97 46 27
Région Hannut : Xavier au +32 (0)471 09 22 64
ou par mail via info@chouettemag.be !