Chouette Magazine

Jean Dufour

Jean Dufour

De tout, sur tout (ou rien!)

Catégorie : Vie Quotidienne

Chroniqueuse depuis janvier 2021



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Concours de l'été

publiée le 07 juillet 2021


Voici enfin les résultats tant attendus de notre grand concours. 

La bonne réponse était 32.657.

Ceux qui ont répondu 32.657 ont donc gagné.

Ceux qui ont répondu 32.656 ou moins, n’ont pas gagné.

Ceux qui ont répondu 32.658 ou plus, n’ont pas gagné non plus.

Ceux qui voulaient répondre 32.657 mais n’ont pas joué, vont s’en mordre les doigts (ou autre chose, ce qu’ils veulent, on s’en fout)

Ceux qui voulaient répondre autre chose mais n’ont pas joué sont gagnants également. Mais pas du concours.

Ceux qui ont répondu Dubrovnic, Franck Michaël, 600 litres, chlorure d'aminométhylpyrimidinylhydroxyéthylméthythiazolium, 27 juin ou testicules, se sont trompés de concours.

Rappelons que le troisième prix est un coffret de 5 CD de Céline Dion, le deuxième prix un double CD de C.D. et le premier prix un CD single de C.D.


Donc, voilà.


A vélo, ma non troppo

publiée le 23 juin 2021


Le déconfinement en cours est synonyme de retour progressif à la vie d’avant … Youpie ! Oui, youpie, si on veut. N’oublions pas que la vie d’avant comportait elle aussi ses contraintes et ses règles à respecter.


Souvenons-nous. En juin 2019, les décideurs qui décidaient pour nous à l’époque fixaient la distance minimale à respecter pour dépasser un vélo à 1,5 mètre hors agglomération, et 1 m en agglomération.


Cette disposition, toujours d’application aujourd’hui, n’est pas sans soulever quelques questions.


En effet, la parution de cette règle étant antérieure à l’imposition des distances de sécurité en vigueur depuis le début de la pandémie, les deux consignes sont-elles cumulables ? En d’autres termes, faut-il respecter 1,5 mètre en dépassant un vélo, ou 3 mètres (NDLR. soit deux fois 1,5 … explication pour ceux qui ne disposent pas d’une calculatrice).


Selon les experts interrogés par nos soins, il semblerait que si le vélo est vacciné et le cycliste masqué, l’écart d’1,5 mètre soit suffisant. Pour autant que le vaccin ne date pas de moins de 15 jours et que la garantie du vélo ne soit pas inférieure à 2 ans. Une dérogation est cependant accordée aux vélos électriques, avant 23h30, en extérieur.


Mais revenons à cette règle de juin 2019 qui est et restera d’application, même après la crise sanitaire, et osons poser les bonnes questions.


Ainsi, cette injonction concerne-t-elle uniquement les automobilistes ? Qu'en est-il si c'est un autre cycliste qui dépasse le vélo ? Voire même si c'est un piéton qui le double ? Ou un cavalier à cheval ? Ou un cheval sans cavalier ? Ou un cavalier sans cheval ? Ou une deux-chevaux ?


D'autre part, à partir de quelle partie du cycliste ou de sa monture la distance de 1,50 mètre doit-elle être mesurée ? Le guidon, la pédale, la sonnette ... ou le cycliste lui-même ? Dans ce dernier cas, quel est le bon point de repère si la corpulence du cycliste dépasse la largeur du vélo ?


Cette distance doit-elle être constante, ou s'agit-il d'une moyenne des différentes mesures prises durant le temps du dépassement ? Notons que dans le cas d'une trop grande disparité entre les relevés de mesure (exemple, tantôt 0,50 mètre, tantôt deux mètres) la suspicion d'un état éthylique du vélocipédiste pourra être évoquée comme circonstance aggravante.


Et enfin, question essentielle, si le dépassement a lieu lors de l'entrée ou de la sortie de l'agglomération, quelle mesure est-elle d'application (1 mètre ou 1 mètre 50) ? Il nous revient qu'un arrêté complémentaire devrait établir cette distance à 1,25 mètre.


Notre conseil : par temps de pluie, utiliser un mètre en plastique, la prise de mesure avec un mètre en bois risquant d'être faussée par le gonflement de celui-ci.


Et n'oublions pas, qui va sano, va à vélo !!!


Donc, voilà.


Vocabul'aire (de rien)

publiée le 09 juin 2021


Le vocable dont la fréquence aura atteint des sommets ces dernières semaines est sans-qu’on-teste celui de « TERRASSE », devenue symbole d’une première gorgée de liberté retrouvée.


Il nous faut pourtant remonter bien loin dans la nuit des temps pour y trouver les premières traces de cet antique mot remis au goût du jour par ceux qui font aujourd’hui l’actualité. C’est en effet à Saint Michel (NDLR : celui qui s’exprimait sans retenue, d’où son surnom de Saint Michel sans filtre) que l’on doit son apparition, puisque l’on peut lire dans de nombreuses publications de l’époque que « Saint Michel terrasse le dragon ».


Aujourd’hui, les mesures prises par les décideurs qui décident pour nous braquent les projecteurs sur ce métier d’avenir qu’est le terrassiste. Il convient cependant d’éviter l’amalgame (en ré mineur) causé par une même homophonie (NDLR : contrairement à une thèse faussement répandue, l’homophonie ne désigne pas la haine envers les homosexuels sourds) entre « terrassiste » et « t’es raciste », d’autant que certains gérants de terrasse se réjouissent particulièrement de la voir bientôt noire de monde !


Après cet excellent et brillant développement sur l’origine du mot « Terrasse », intéressons-nous à présent à un autre terme qui joue les vedettes dans l’actualité. Il s’agit du mot HORECA.


Celui-ci trouve son origine dans la bouche de ce bon vieil Archimède (287-212 av JC), du moins en principe (du même nom). Quand il eut constaté que son corps plongé dans l’eau en ressortait si pas plus propre, du moins plus mouillé, et qu’il développa par la même occasion le principe du levier en soulevant son gant de toilette sans les mains (« Donnez-moi un point d’appui et je soulèverai le monde »), il s’en fut fêter sa trouvaille avec ses potes, et courant nu dans la rue, s’écria « εὕρηκα, εὕρηκα !!! » (ce qui s’écrit aussi « Eurèka, Eurèka », mais c’est moins joli), qui se traduit par « Au Reca, au Reca !!! » … (Reca étant le nom du bistro du coin où notre savant avait ses habitudes). Un moine copiste presbyte du Moyen-Âge transforma malencontreusement cette interjection en « Horeca », terme que nous connaissons encore aujourd’hui.


Donc, voilà.


La Wallonie au secours de la planète !

publiée le 26 mai 2021


Une fois de plus, c'est au génie d'un cerveau wallon, qui a désiré garder l'anonymat, que nous devons l'incroyable trouvaille qui permettra à l'humanité de faire face aux grands défis qui l'attendent. Cette idée révolutionnaire rejoindra la déjà longue liste des inventions wallonnes qui ont changé le cours de l'histoire, de la dynamo au saxophone, en passant par la danse des canards et le boulet sauce lapin (ou sauce chasseur selon les convictions). Cette fois, l'invention parait tellement évidente que l'on se demande pourquoi il aura fallu attendre tout ce temps pour assister à son éclosion (NDLR. Nous nous posons la même question que l'auteur de ces lignes: "oui, pourquoi diantre, a-t-il fallu attendre tout ce temps ?"). Voici.


Attendu que la plupart des véhicules qui s'agglutinent sur nos routes ne sont occupés que par une seule personne, généralement le conducteur, attendu que ces mono-automobilistes déplacent chaque jour un important volume inutile et des places vides, l'idée est de réduire ce cubage superflu en produisant des voitures d'une largeur diminuée de moitié. Les conséquences avantageuses de ce procédé sont multiples : moins de consommation de carburant, moins de pollution, plus de fluidité (au lieu d'élargir les autoroutes, avec un peu de peinture, on multiplie le nombre de bandes de circulation par deux en réduisant leur largeur de moitié), plus de facilités de parking (avec le même pot de couleur blanche, on divise les places et on en double le nombre) et moins de victimes (en condamnant la place du mort).


Voilà donc une belle alternative aux autres pistes proposées jusqu'ici et qui n'ont produit que peu de résultats probants. Il suffit d'observer les mines réjouies des passagers des trains et métros aux heures de pointe pour constater que la formule "transports en commun" ne se traduit pas particulièrement par des élans d'allégresse et des manifestations d'enthousiasme délirant. Quant au co-voiturage, l'idée de subir tous les jours, matin et soir, bavardages envahissants, odeurs corporelles, ou tentations sexuelles, ne réjouit guère davantage les navetteurs et navetteuses.


La plupart des partis politiques interrogés, trouvent l'idée intéressante et sont prêts à y réfléchir ... D'aucuns estiment qu'une phase transitoire sera nez-en-moins nécessaire, et proposent, durant cette période d'adaptation, l'obligation de retirer des véhicules tous les sièges inoccupés pour lesquels de vastes parkings de stockage seront aménagés aux entrées d'autoroute. Le bout du tunnel est à nos portes ! Voilà enfin une mesure qui fera de la Wallonie un exemple ! Une fois de plus !


Le modèle est en effet exportable à l'envi, et même à l'étranger, en précisant bien qu'en Angleterre, c'est l'autre moitié du véhicule qu'il faudra condamner.


Donc, voilà.


Le joli oui mais

publiée le 12 mai 2021


Profitons une fois de plus des hasards du calendrier qui voit coïncider la fête du 1er Mai avec le premier jour du cinquième mois de l’année, pour nous interroger sur le sens profond de cette date particulière et faire ainsi avancer le débat d’un grand pas. En avant.


Si les nombreuses études sur le sujet n’ont toujours pas réussi à percer le mystère de la raison pour laquelle nous avons congé le jour de la fête du travail, alors qu’il serait bien plus logique d’avoir congé les jours où l'on travaille, une autre question laisse sceptiques les chercheurs qui cherchent : pourquoi dit-on "Premier" Mai, et non pas "Un" Mai ? Et de surcroit, si l'on tient à dire "Premier Mai", pourquoi ne dit-on pas "Deuxième Mai" au lieu de "Deux Mai" ? …. (NDLR : ce petit espace est destiné à interrompre votre lecture afin de vous laisser le temps de réfléchir à ce qui précède). Pareil pour le "Quatrième Juin", le "Dix-huitième Août" ou le "Vingt-troisième Novembre". Pourquoi utilise-t-on l'adjectif numéral ordinal pour le premier jour du mois, et l'adjectif numéral cardinal pour les autres jours ? (NDLR : à l’heure de la désacralisation du langage, il serait question de remplacer cardinal par caporal, mais le débat est toujours en cours). Bref, pourquoi ce traitement de faveur pour les premiers ? Alors que les premiers sans la présence des suivants seraient les premiers de rien du tout, et par là-même aussi les derniers... Mais, nous rétorquerez-vous, les derniers n’existeraient pas sans les premiers … Oui, mais, vous répondrions-nous, sauf si on commence par la fin. Et toc !


En ces temps où la compétition règne en maître, voire en maître cinquante, où chacun veut être le premier, quitte à inventer une catégorie où personne n'a encore brigué la première place (exemple : championnat du monde de chaises musicales, catégorie mixte, organisé cette année en Turquie) bannissons les premiers du mois ! Commençons tous les mois par le deuxième jour ! Les fins de mois en seront plus proches et la question de l'endettement endémique des ménages en sera réduite d'autant (en emporte le vent).


La légende raconte que du temps de nos lointains ancêtres, les Premiers personnages du village occupaient toujours la dernière habitation, en signe d'humilité (NDLR : c’était il y a très longtemps !!!). Quand un étranger arrivait et demandait à être reçu en audience, on lui indiquait le chemin par ces mots "C'est la hutte finale !". Refrain que l'on entonne encore de nos jours, et plus particulièrement les premiers du mois de Mai, quelque peu déformé cependant par une erreur de transcription d'un moine copiste presbyte du Moyen-Âge.


Nous terminons en laissant à votre réflexion le thème qui sera abordé dans un prochain dossier : « pourquoi les syndicats qui invitent leurs affiliés à la grève appellent-ils cela une « action » ! A méditer …


Donc, voilà.


Pique et pique et colegram!

publiée le 28 avril 2021


Depuis le début de la campagne de vaccination, de nombreuses rumeurs circulent à propos de l’apparition de prétendus effets secondaires. Nous avons voulu en avoir le cœur net, et avons enquêté sur la question. Voici les résultats de notre sondage réalisé auprès de 100% des personnes interrogées.


Les réactions au vaccin sont variées et se répartissent comme suit :
- 48 % ont réagi en criant « aïe ! »
- 12 % en murmurant « ouch ! »
- 7 % en fermant les yeux et en se pinçant les lèvres (NDLR : de la bouche) dans une grimace qui n’était pas sans rappeler celle du constipé en plein effort. On a aperçu chez quelques-uns l’apparition d’une toute petite larme au coin de l’œil.
- 6 % en déclarant fièrement « même pas mal », dont 1,5 % avant même d’avoir été piqués.
- 14 % sans réaction
- 4 % en demandant : « vous pourrez me faire un certificat d’une semaine pour mon patron ? »
- 0,8 % en s’adressant à la jolie infirmière : « vous terminez à quelle heure ? »
- 0,2 % en demandant : « c’est pour quoi, ce vaccin ? »
- 3,7 % en grognant : « VDB, démission ! »
- 0,6 % : c’est de l’Astra ou du Zénéka ?
- 0,73 % présentant un profil sado-maso ont souhaité passer une deuxième fois, ce qui leur a été refusé
- Seule une personne interrogée a présenté de sérieux symptômes dans les heures qui ont suivi l’administration du vaccin. Elle a déclaré avoir, dans la soirée, regardé « marié au premier regard ». Mais le lendemain, tout était rentré dans l’ordre.


Donc, voilà.


La véritable histoire du lundi de Pâques

publiée le 24 mars 2021


Profitons de cette trêve pascale pour nous instruire un brin. Youpie.
On ne sait plus trop bien quelle est l'origine de la fête de Pâques, cette journée particulière où le bon peuple se raconte encore aujourd'hui des légendes que l'on serait tenté d'attribuer à un abus excessif de substances illicites, tant elles paraissent invraisemblables, telles que celle de ce pseudo vol A/R accompli par des cloches, Charleroi Brussels South - Rome et retour, suivi d'un dépôt par celles-ci d'œufs et lapins en chocolat dans nos jardins.
D'autres histoires circulent. Ainsi, cette rumeur venue du fond des âges qui veut que de jeunes femmes frivoles aient aperçu au petit matin, au retour d'une soirée probablement bien arrosée, la silhouette du beau jeune homme mort et enseveli trois jours auparavant. 
Quand on aura ajouté que le repas traditionnel de ce jour de fête est le gigot d'agneau, on terminera de se poser la question de la frontière entre santé mentale et déséquilibre du même nom.
La vérité historique est à mille lieues de ces bobards, puisque le jour de Pâques est tout simplement la célébration de la veille du Lundi de Pâques (à l'instar (80) du réveillon de Noël).


Quant à l'origine du Lundi de Pâques, les chercheurs qui cherchent se sont penchés sur la question et nous livrent ici en exclusivité le fruit de leurs travaux. Tout le monde se souvient de Robinson Crusoé qui échoua, non pas à son examen théorique du permis de conduire, mais sur une ile déserte pas si déserte puisqu'il y rencontra un indigène avec qui il se mit aussitôt en ménage. Comme il était natif du signe du poisson, il le baptisa Vendredi.
On connait moins son frère, Kevin Crusoé, qui fit lui aussi naufrage et échoua, non pas à son examen de math de 3ème, mais sur l'île de Pâques. Il y croisa la route d'un indigène qui chantait à tue-tête "Le lundi au soleil" de Claude François. Il eut tôt fait de lui attribuer tout naturellement le nom de Lundi. Le Lundi de Pâques était né ... et fut à l'origine du jour férié que nous célébrons encore aujourd’hui. 
Une bien belle histoire dont nous nous devons d'assurer la transmission aux jeunes générations.


Donc, voilà.


Isolez-vous les uns les autres

publiée le 24 février 2021


Profitons de cette période où briques, châssis, vérandas et autres cuisine-créée-spécialement-pour-vous-en-Belgique succèdent aux bagnoles dans les messages publicitaires qui fleurissent sur nos ondes en cette période de salons qui n’auront pas lieu mais qui auraient dû avoir lieu et qu’on organise néanmoins à distance, nous privant de la joie des files d’attente, des problèmes de parking, des harcèlements des vendeurs, et surtout des sourires aguichants des hôtesses vantant les qualités de leurs marchandises, pour revenir à cette question qui hante les esprits : « faut-il isoler une maison isolée ? ».


C’est une très bonne question et nous nous félicitions de nous l’être posée.


En fait, plus une maison est isolée (dans le sens d’isolé), plus il faut l’isoler (dans le sens d’isoler). Nos experts sont formels : s’il n’est jamais inutile d’isoler une maison qui n’est pas isolée, si la maison est isolée, il est vraiment impératif de l’isoler.


En fait, tout est question d'emplacement. Si on construit à côté d'une maison isolée, la maison isolée ne sera plus isolée. L'autre non plus d'ailleurs. Mais ce n'est pas pour autant qu'il ne faut plus l’isoler. L’autre non plus d’ailleurs. Au contraire.


En d’autres mots, la maison isolée isolée ne sera pas moins isolée pour la cause. Mais au moins, elle sera isolée.


Tout ceci ne doit pas nous faire oublier que certaines personnes souffrent d’isolement. Particulièrement en ce moment. Vouloir isoler leur maison risque d’amplifier le problème. Il nous faut donc isoler les deux questions. Isoler la maison sans isoler ses habitants. Surtout s’ils sont seuls à être isolés.


D’autant que les primes à l’isolation ne seront plus accordées désormais aux cohabitants mais aux seuls isolés dont la maison n’est pas encore isolée.


Et enfin, terminons par ce conseil pertinent : « Qui que vous soyez, évitez la fumette, car la came isole… de force ! »
Donc, voilà.


Soldes Out

publiée le 27 janvier 2021


Les avancées informatiques ne méritent leur nom d’avancées que pour ceux qui réussissent à les faire avancer. Chaque jour nous délivre son lot d’annonces de pseudo progrès et les plaintes des handicapés numériques ne cessent de s’accumuler, victimes qu’ils sont d’un système qui les laisse désemparés sur le quai d’une gare où ne passent plus que des trains à grande vitesse.


Après la suppression progressive des paiements en espèces, l’annonce du remplacement futur des tickets de caisse en papier par l’envoi d’un mail, la disparition des distributeurs de billets dans les campagnes et les quartiers, et même la raréfaction des préposé(e)s aux caisses des grands magasins et des agences bancaires, c’est la fin des annuaires téléphoniques en version papier qui nous a été annoncée en fin d’année. Alors que ceux-ci étaient essentiellement encore utilisés par les laissés pour compte de la révolution numérique, un premier saut en avant vers un recul en arrière avait déjà été constaté, voici quelques années, suite à une réduction drastique de la police d’impression à un format illisible sans loupe. Dorénavrant, il ne restera plus que le bureau des renseignements (payant) pour remplacer ce bon vieux bottin (gratuit).


Mais après cette brève introduction, attardons-nous, en cette période de soldes, sur cette nouvelle pratique du « paiement sans contact » qui occasionne bien des méprises aux caisses des magasins, d’autant que le handicap informatique se double fréquemment d’un souci d’audition et d’une lenteur de compréhension…et se triple d’un problème d’appréhension du discours de la caissière s’adressant à la clientèle au travers de son masque, brouillant ses propos à la manière d’un François de Brigode annonçant « bienudanssjournal ».


Nous pouvons ainsi capter chaque jour ce genre de dialogue :
- caissière : …conta… ?
- client : Oui, avec bancontact
- caissière : … an..onta … ?
- client : Heu…
- caissière : … anconta .. onta.. ou an..onta.. ?
- client : Comment ?
- caissière : … an on..a.. ou avec on…a.. ?
- client : Mon code ?
- caissière : Ah, …an..on..a.. alors !
- client : J’ai la monnaie, si vous voulez …
- caissière : Non, …onta… uniquement … av… ou ..an …onta …
- client : Oui, vous de même. Et bonne année !


Donc, voilà.


Nos bons conseils de l'an neuf

publiée le 13 janvier 2021


Cultivant inlassablement l’ambition de vous rendre la vie la plus aisée possible, nous vous proposons une nouvelle astuce qui va vous aider à répondre à la sempiternelle question que tout un chacun se pose au lendemain des réveillons, au moment de placer son sapin sur le trottoir, le jour du ramassage : « mon sapin est-il naturel ou artificiel ? ». Les brumes de la Saint Sylvestre laissant généralement planer le doute dans les esprits, il convient de disposer d’un moyen simple et efficace pour ne point commettre d’impair. Surtout s’il pleut. 


Laissons de côté les bonnes vieilles recettes peu fiables telles que celle qui consistait à secouer le sapin d’une main pendant au moins 10 minutes. S’il en résultait la formation d’un petit tapis d’aiguilles sur le sol, on pouvait en conclure que le sapin était ou naturel ou synthétique de mauvaise qualité. L’efficacité de la recette était donc toute relative. Une autre technique utilisée autrefois, consistait à faire flamber le sapin. Une bonne odeur de feu de bois indiquait la provenance forestière du conifère. Tandis qu’une fumée âcre et noirâtre accompagnée d’une odeur de pneus en feu vous renseignait sur la provenance industrielle du faux résineux. Surtout si vous vous livriez à l’exercice dans votre salon. 


Le procédé que nous vous proposons ici est de loin bien plus pertinent que ces trucs et astuces d’un autre temps. Pour un résultat garanti à 100% !


Prenez votre sapin. Déposez-le devant votre logis. Envoyez le promener. S’il ne revient pas, c’est à coup sûr un sapin artificiel. S’il revient en courant, vous pouvez être assuré qu’il provient bien de nos forêts, car, comme chacun sait : « chassez le naturel, et il revient au galop » !


Donc, voilà.


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