Chouette Magazine

Fabienne Lacroix

Fabienne Lacroix

Scolarité

Catégorie : Vie Quotidienne

Chroniqueuse depuis octobre 2012



Enseignante - Suivi difficultés scolaires (Math et Méthodologie) - Coaching

Gestion Mentale

Guidance Parentale

www.fabiennelacroix.be

Gestion Mentale... Mode d'emploi de l'intelligence

publiée le 13 septembre 2016


Une des premières causes des échecs scolaires est le manque d’entraînement aux représentations mentales.


C’est une réalité… que ce soit un message, une idée ou encore une explication, chacun comprendra et enregistrera différemment.


La gestion mentale nous fait prendre conscience de ce qui se passe dans notre tête entre le moment où nous percevons une information et le moment où nous devons l’utiliser : Comment s’effectue le « codage » de la réalité extérieure dans notre monde des pensées, comment comprenons-nous, réfléchissons-nous, mémorisons-nous ?


C’est très important pour chacun de prendre conscience de son fonctionnement mental spontané, de ses forces et de ses faiblesses pour découvrir des moyens efficaces de se rendre attentif, de comprendre, de mémoriser, de réfléchir donc d’apprendre.


La gestion mentale s’adresse à tous, quels que soient l’âge, le niveau d’études, la profession. Elle s’adresse aux parents et aux grands-parents afin qu’ils comprennent leur fonctionnement mental. Cela leur permettra de ne pas imposer « leur façon de procéder mentalement » à leurs enfants.


Depuis des années, elle intéresse certains enseignants, qui, conscients que nous ne fonctionnons pas tous sur le même schéma, ajustent leur mode d’enseignement.


Cette approche est également très bien acceptée par les jeunes et les enfants qui, par son biais, découvrent leur fonctionnement spontané, l’existence d’autres stratégies. Ils apprennent à réajuster, varier et enrichir leurs façons de procéder mentalement.


Une méthode pour mieux apprendre
Il est indispensable, vu le nombre croissant d’échecs scolaires, que nous soyons tous informés des passages obligés de l’activité mentale, ne serait-ce que, dans un premier temps, pour être attentif.


Je constate, dans ma pratique, que beaucoup de jeunes voudraient ou essaient d’être attentifs, passent du temps à mémoriser mais échouent dans leurs efforts parce que personne ne leur a montré comment être attentif, comment arriver à mémoriser.


Comme le dit Antoine de la Garanderie, le père de la gestion Mentale : « Tous les enfants peuvent réussir ». En clair, il ne faut pas douter de l’intelligence d’un enfant. Mieux, il faut l’informer de tout ce qu’il peut faire pour se rendre efficace.


Cela ne veut pas dire que tous vont réussir la même chose, au même moment mais bien que chacun est capable de réussir à exploiter au maximum son intelligence… à condition d’en connaître le mode d’emploi.


Pour aider les enfants et les jeunes à mieux apprendre, il faut les aider à prendre conscience de leurs capacités et leur donner toutes les clés de leur intelligence. Cette prise de conscience s’enrichit très certainement du soutien et de l’apport de tous les acteurs de la vie d’un enfant dès son plus jeune âge : ses parents, ses proches, ses enseignants…


Petits conseils pour grandes vacances et réussites futures...

publiée le 28 juin 2016


Le défi des parents est de faire émerger les talents et le potentiel de chacun de leurs enfants en respectant leur personnalité et en leur permettant de se réaliser et de vivre demain dans un monde dont personne ne sait ce qu’il sera.


Comme le dit K. Robinson : « Le but de l’éducation est d’aider les étudiants à comprendre le monde autour d’eux et le talent qu’ils ont en eux afin qu’ils deviennent des citoyens actifs et compréhensifs et des individus accomplis. »


Il est donc primordial pour les parents d’œuvrer à épanouir ces deux mondes dans lequels vit l’enfant.


Le monde extérieur qui existe indépendamment de lui, celui des personnes, des objets, des relations.
Le monde intérieur qui existe parce que chacun existe, c’est celui de la personnalité, de la conscience, de la pensée, de la sensibilité, des émotions, des talents.


Les vacances vont permettre à beaucoup d’entre vous de lever le pied, de prendre un peu plus de temps pour tout ce qui vous échappe pendant l’année, de ralentir le rythme fou de la course effrénée de votre quotidien. Le moment de prendre un peu de recul et de distance pour profiter de simples moments pendant lesquels découvrir et faire grandir les talents de vos enfants.


Quels que soient les résultats et le constat de cette année scolaire, c’est le moment de réfléchir aux moyens et solutions à apporter au quotidien pour leur permettre de construire leur monde intérieur en tenant compte des contraintes du monde extérieur.
Voilà deux gestes à accomplir à travers des activités quotidiennes qui retentiront directement sur les compétences et aptitudes scolaires.
S’arrêter avec eux pour apprendre à réfléchir (cela prend du temps et cela s’apprend au quotidien) et s’imposer un « STOP » avant d’agir pour ne pas être la proie de l’impulsivité.
En un mot comme en cent : prenez le temps d’encourager la créativité, la curiosité, la collaboration : compétences indispensables à la réalisation et la confiance en soi.


3 clés pour venir à bout de ses échecs scolaires : méthode, endurance, esprit !

publiée le 29 mars 2015


Les congés de Pâques pointent leur nez. Les bulletins de fin de trimestre sont distribués. Quels que soient les résultats, dans la plupart des cas, rien n’est perdu à ce moment de l’année si enfant et parents sont décidés à collaborer et à prendre le taureau par les cornes.


C’est sûr qu’il faudra travailler, se motiver, prendre de bonnes résolutions pour ne pas retomber dans les mêmes ornières, celles qui ont conduit à la situation actuelle.


Comment s’y prendre ?
Tout d’abord, faire un point de la situation: relever les forces de votre enfant, s’appuyer sur elles pour reprendre un bon départ et lui donner le levier de sa réussite.
Mais aussi pointer ses faiblesses pour les amenuiser pas à pas, trouver des alternatives et des solutions à ses soucis.


En deuxième lieu, établir un planning de « remise à niveau ou d’études » en fonction des lacunes, planning préparé dès maintenant et s’étalant jusqu’à la période des examens. Et oui, cela semble loin… mais on y sera vite. L’anticipation est la meilleure attaque, le travail quotidien et régulier, la meilleure des méthodes.


Ensuite, penser à partager toute tâche qui semble difficile à surmonter en petits défis « SMART » réalisables qui, une fois vaincus, seront le véritable moteur de la motivation et d’un changement positif des comportements.


« SMART », c’est un simple acronyme.
S imple
M esurable : le résultat peut être évalué.
A ctif : il implique qu’on en soit l’acteur.
R éalisable
T emporel : il s’étale sur un laps de temps court.


C’est avant tout, le climat et l’esprit qui seront le gage de la progression :
• Appréciez, aussi souvent que possible, ses efforts que ceux-ci mènent ou non à la réussite.
• Apprenez-lui à réfléchir seul à une solution, à ses problèmes. En réfléchissant à sa place, vous l’empêchez de développer des habiletés et ses capacités de réflexion.
• Evitez de critiquer ses performances ou sa manière d’atteindre les objectifs fixés mais prenez un moment pour le laisser s’exprimer et s’évaluer. Donnez ensuite votre avis.


Il est évident que gérer les problèmes de ses enfants est souvent compliqué et chargé émotionnellement à un tel point qu’il est préférable dans certaines situations de passer la main à un tiers (grands-parents, famille, amis,..) ou de faire appel à un spécialiste pour vous aiguiller dans cette démarche.


Se déconnecter pour mieux se concentrer

publiée le 30 juin 2015


La rentrée est là avec son cortège de bonnes et belles résolutions : « Cette année, mes cours seront en ordre, je travaillerai régulièrement, je ferai du sport… » En bref, tout sera parfait et idéal !


Voilà la meilleure façon de se donner bonne conscience et de s’assurer que rien ne changera fondamentalement.


Retenez le mot « SMART », c’est un simple acronyme. Il vous aidera à vous rappeler de vous fixer de petits défis pour atteindre vos objectifs.


S comme simple
M comme mesurable : le résultat peut être évalué.
A comme actif : il implique qu’on en soit l’acteur.
R comme réalisable
T comme temporel : il s’étale sur un laps de temps court.


Chaque défi ainsi choisi et réalisé sera une victoire qui motivera, donnera confiance en soi, et évitera de baisser les bras.


S’il y a bien un aspect essentiel pour réaliser un objectif, c’est la concentration. Elle a le mérite d’optimiser tous les aspects du résultat escompté.


Les mini-ruptures impactent la concentration. Imaginez les sonneries, les bips, les notifications Facebook ou SMS divers dans les périodes d’étude de vos enfants…c’est réellement désastreux. Je le constate personnellement tous les jours auprès des adolescents que je rencontre.


Voici un défi « SMART » pour rentabiliser le temps de travail pour l’école :


« Pendant que je travaille pour l’école, je laisse mon téléphone portable en silencieux dans une autre pièce et je me déconnecte d’internet ».


Un petit geste pour de grands effets. Sans interruption, une session de travail est efficace et bénéfique au niveau de la concentration. Elle donne des résultats probants avec comme effet un temps de travail nettement réduit.


Que le gain de temps soit alors consacré à des activités choisies !


De cette manière, on gagne sur tous les tableaux.


Dis, Maman, Papa ! Fin des examens, début d'un bilan ?

publiée le 30 juin 2015


Fin juin, fin de l’année scolaire, c’est l’heure des bilans… Réussite ou échec, joie ou déception. Rien ne sert de regretter ce qui aurait pu être évité, de se lamenter sur ce qui aurait pu marcher, d’incriminer la faute au système, aux profs, à l’annulation des épreuves dans lesquelles certains ont fondé tous leurs espoirs ou toutes leurs craintes. L’heure est au constat réaliste des résultats, à l’analyse des problèmes rencontrés, à la recherche de solutions réelles qui conduiront à un bon départ et non d’excuses qui permettront, en septembre, de retomber dans les mêmes travers et d’alimenter une « mécanique » qui n’a pas porté ses fruits.


Nous avons tous envie de ranger tous ces soucis au placard, de souffler un peu, d’attendre encore avant de remettre sur le feu les problèmes qui ont alimenté les discussions et tensions quotidiennes. Quelle que soit la situation, en famille ou avec une aide extérieure, l’analyse, sereine, positive de la situation « à chaud » sera des plus bénéfiques pour la suite du parcours. Elle permettra à chacun, ensuite, de plonger dans le farniente des vacances, d’abandonner un moment ses problèmes sachant que les dispositions et les engagements sont pris pour redémarrer d’un bon pied. Agir ainsi, c’est prendre ses responsabilités de parents, d’enfants, d’adolescents, c’est reprendre le chemin vers la réussite.


Au fil des années, des expériences, des discussions avec les parents et les jeunes, il m’est apparu évident, que les petites ou grandes réussites (personnelles, scolaires, professionnelles, sportives,…) tiendront compte de 4 facteurs qui s’équilibrent et se compensent dans ce que j’ai appelé :


« La Balance de la Réussite »


Pour vous aider à analyser la situation, voici, succinctement énoncés, les 4 domaines qui permettent de clarifier les problèmes, de relativiser la situation, de prendre les bonnes décisions et de se tourner vers les bonnes (ré)solutions :


- Les aptitudes par rapport à la matière, au contenu, aux exigences
- Les attitudes personnelles
- La motivation
- Le temps investi et le travail consacré à la réussite


Ces 4 axes sont à la base de tous mes suivis : séances individuelles, stages et ateliers avec les adolescents.


Evoquez ces 4 axes et réfléchissez-y avec votre enfant, ils vous aideront à identifier ses faiblesses et ses forces.
Vous ouvrirez une discussion sur les réelles causes des non-réussites. Vous verrez qu’une prise de conscience va avoir lieu et qu’elle sera la base de la mise en place de solutions, de moments de travail ou d’étude pendant les vacances. La recherche de solutions et d’aides extérieures se fera alors en fonction des vrais manquements et/ou problèmes.


Dis, Maman, Papa ! Est-ce que mes études vous intéressent vraiment ?

publiée le 04 novembre 2014


Il n’est pas rare d’entendre des parents faire vœux d’impuissance, de désarroi et d’abandon devant ou envers leurs enfants en mal avec leurs études.


Le bon sens et le respect sont souvent les garants d’une forme d’équilibre dans les relations. Faut-il pour autant accéder à toutes les envies et caprices de nos enfants ? Faut-il accepter toutes leurs exigences de loisirs, leurs arguments et leurs attitudes face à leurs études, face à l’autorité des adultes (parents, professeurs,…) ?


Notre société tend à casser tous les modèles y compris ceux liés à l’éducation et à l’enseignement. Qu’une évolution s’inscrive pour intégrer de nouvelles données, ça se comprend mais ce n’est pas une raison pour remettre tout en question.


Le refus ne doit pas être un prétexte pour expliquer des échecs scolaires.


Trop souvent, les parents et les enseignants se voient contestés par des enfants en mal de motivation, de gestion des priorités ou tout simplement pour des raisons caractérielles.


Beaucoup d’élèves refusent de travailler, préférant des « heures d’écran », prétextant d’interminables heures passées entre copains ou des sorties épuisantes. Il est évident que la logique de « plaisirs immédiats » supplante aisément celle des « obligations ».


Est ce une raison pour accéder à tous les « bons vouloirs » de nos enfants ?


La psychanalyse Claude Halmos nous rappelle « Qu’un enfant sans limites n’est ni libre ni heureux ».


Est-ce que les études (objets aisés de volées de critiques) doivent pâtir de crises d’adolescents ? Comme dans toute situation d’équilibre, il faut faire valoir le « bon sens » et gérer des priorités.


N’est-ce pas - aussi - aux parents d’en prendre conscience ? Il leur appartient de soutenir leurs enfants par du temps, de la motivation et de l’encadrement. Tout échec peut s’avérer extrêmement coûteux financièrement, est de nature à faire régresser leurs enfants dans l’échelle des études et verra hypothéquer leur avenir professionnel.


Les adolescents, eux ne le voient pas directement mais en tant que parents, vous savez combien il faut être qualifié et motivé pour accéder à une profession intéressante.


Evoquez et demandez régulièrement à vos enfants quelle(s) profession(s) ils ciblent, expliquez-en leur le chemin. Intéressez-vous à leurs études, à certaines de leurs obligations et vous verrez combien certaines de leurs activités seront plus nécessaires que d’autres.


L’autorité n’est pas quelque chose qui s’impose mais qui s’installe naturellement si toutes les parties se sont bien comprises et se sont entendues sur des objectifs. Ajoutez plus de clarté et de détermination dans le chemin vers la réussite des études de vos enfants, ils étudieront probablement avec plus de confiance et votre reconnaissance renforcera leurs motivations.


C’est surtout par des gestes et des comportements vrais que la réussite se développera et que le respect s’installera entre les parents et les enfants.


Dis, Maman, Papa ! Calé ou recalé en math ?

publiée le 23 septembre 2014


L’année reprend, les belles résolutions vont bon train. Pour certains, cependant, se profilent déjà les souvenirs et le spectre des maths. Plus que jamais les maths représentent un obstacle que certains pensent ne jamais pouvoir sauter argumentant leur échec par le traditionnel « Je suis nul en math ». Etre nul en math : une conclusion un peu hâtive, un argument quelque fois trop facile.


Trop d’élèves sont des « automaths trop-math-isés ». Ils ne réfléchissent pas ou plus, ils font « comme on a fait en classe », « comme on a dit de le faire ». Ils appliquent la recette sans discernement : sel ou sucre…ce sont aussi des granulés blancs, qu’est-ce que cela change ?


Les résultats peuvent être nuls, mais l’élève l’est-il pour autant ? Les causes des échecs en math sont multiples.


Ecoutons les professeurs : manque de travail, manque de bases, d’étude, de motivation, de rigueur, de précision, d’esprit logique, d’attention… Quant aux élèves, ils vous diront : « Cela ne m’intéresse pas, le cours va trop vite, le prof n’explique pas bien, ça ne sert à rien, je n’y comprends rien…


Comprendre et mémoriser les math pour leur donner du sens…voilà la clé que certains possèdent ou découvrent plus vite que d’autres. Etablir des liens, synthétiser, dire autrement. Ensuite intégrer le cours, retenir les incontournables formules et définitions, enfin s’entraîner pour pouvoir les utiliser.


De cette compréhension efficace et de cette mémorisation intelligente peut alors naître une réflexion qui amène l’élève, lors des contrôles, à pouvoir transférer son savoir pour réussir ces fameux exercices « qui ne sont pas dans le cours » (dixit l’élève).


Certes les maths ne sont pas la tasse de thé de tous. Pourtant, elles sont présentes tout au long des études et de la vie quotidienne. Elles sont les fondements d’un raisonnement logique, d’un système de calcul, de réflexion, de pensée, d’appréhension et de compréhension du monde…impossible d’y échapper.


Un petit pourcentage d’élèves dont les difficultés en math relèvent de troubles d’apprentissage demande une prise en charge adaptée. Pour la plupart, les échecs peuvent être levés.


La première condition est, pour tous, d’y consacrer du temps, régulièrement et tout au long de l’année, d’étudier. La deuxième de prendre conscience et d’analyser la ou les causes d’échec et la troisième de trouver une méthode et des outils qui amènent chacun à comprendre et réfléchir les maths… en un mot : dédra-math-iser la situation et positiver chaque réussite.


Plusieurs pistes existent comme l’appel ponctuel au ou à un prof, aux parents, les remédiations, le travail avec un(e) ami(e). Mes années d’expériences m’ont appris qu’en dehors du contexte scolaire, la dynamique des ateliers en petits groupes d’élèves préoccupés par les mêmes problématiques, stimule et permet à certains de remettre le pied à l’étrier en toute confiance.


Dis, Maman, Papa ! Pourquoi dites-vous toujours NON?

publiée le 26 août 2014


Peut-être disons-nous « OUI » par envie d’être sympa, agréable ou sommes-nous simplement craintifs parce qu’un « NON » peut générer des conflits et des crises… Pouvoir dire « NON » est important.


Quel que soit l’âge d’un enfant, un « NON » est souvent source d’insatisfaction, de frustration, pour lui qui le reçoit. Il sera d’autant moins source de révolte si la personne qui le donne respecte ces 4 points :


• Ecouter et comprendre la demande
Si un enfant demande quelque chose, c’est que, pour une raison ou une autre, à ce moment précis, c’est important pour lui. Même quand il n’est pas possible de répondre positivement à une demande et cela arrive très souvent, il est primordial que l’enfant se sente écouté et compris par un adulte qui, par empathie, s’intéresse à cette demande.


• Définir sa vision et ses priorités
Connaître ses priorités par rapport aux exigences et permissions accordées aux enfants permet de ne pas perdre de vue ses objectifs, ses valeurs. L’adulte apporte ainsi une réponse cohérente, intègre aux enfants qui sont des maîtres dans l’art de relever le moindre paradoxe dans les réponses et permissions accordées.


• Un « OUI » ou un « NON » rapide
Analyser rapidement la demande avant de répondre « OUI » ou « NON », éventuellement postposer la réponse si elle demande réflexion mais toujours revenir vers l’enfant plus tard. Eviter de tergiverser, de revenir sur un « NON » ou un « OUI ».


• Expliquer le pourquoi d’un « NON » et être transparent
Répondre « NON » sans expliquer le pourquoi, éluder la question ou répondre sur le ton de la colère… voilà autant de manières de voir resurgir la question plus virulente après quelques temps. Etre transparent et vrai dans son explication permet à l’enfant de comprendre les « pourquoi » du « NON » et d’intégrer petit à petit les valeurs que tous ces « NON » véhiculent et les objectifs qu’ils visent.


C’est aussi en acceptant et en intériorisant les « NON » que l’enfant se construit, forge ses valeurs, s’adapte au monde.


Dis, Maman, Papa ! Quand l'attention est-elle au top?

publiée le 6 mai 2014


L’attention, à tout âge, varie en fonction de facteurs personnels (propres à chacun), extérieurs et environnementaux (imposés par les autres).


L’attention est indispensable à la mémorisation ainsi qu’à toute activité intellectuelle. Il est pertinent et intéressant de se pencher sur des données d’études concernant les variations de l’attention en fonction de l’âge, des périodes de la journée ou de la semaine.


La durée maximale d’attention soutenue est de 15 à 20 minutes pour un enfant de 6 – 7 ans, elle atteint 30 à 40 minutes en fin du cycle primaire pour passer à 50 minutes pour les adolescents.


Au cours de la journée, après une période de creux durant la première heure, entre 8h30 et 9h30, l’attention s’élève jusqu’en fin de matinée avec un pic entre 11h et 12h. Elle chute ensuite après le repas de midi (vivement la sieste !) puis s’élève à nouveau, en fonction de l’âge, au cours de l’après-midi avec une période durant laquelle l’attention est maximale entre 15h30 et 17h. Les plus petits n’arrivent pas à obtenir dans le courant de l’après-midi le niveau d’attention dont ils font preuve durant la matinée.


Au cours de la semaine, le profil journalier présenté ci-dessus se retrouve tous les jours sauf le lundi, journée durant laquelle une baisse de niveau de l’attention est générale. Pour tous les élèves, quel que soit leur âge, la coupure du week-end semble avoir un effet négatif sur toute la journée du lundi.


Essayons, dans la mesure du possible, de tenir compte de ces découvertes pour installer un horaire de travail à domicile qui répond aux exigences de notre cerveau.


Combien d’entre nous ne pensent pas qu’un enfant doit se distraire avant de faire ses devoirs et d’étudier ses leçons ? Un peu sans aucun doute mais pas trop longtemps … au risque de passer outre cette période d’attention accrue de fin d’après-midi.


Dis, Maman, Papa ! Pourquoi 5 secondes de réflexion?

publiée le 25 mars 2014


Quelques secondes pour gagner en efficacité, en énergie, en temps, en résultat…


Précipitation, agitation, impulsivité, manque d’attention, hyperactivité… autant de facteurs qui nuisent aux comportements de nos enfants, qui compromettent leurs capacités et les amènent à douter de leur potentiel.


Notre société nous impose un rythme fou. Les enfants en sont les premiers affectés. Les notes aux examens en sont les premiers témoins… Quel élève n’a pas été victime d’une lecture précipitée des consignes influençant négativement ses résultats ?


Invitez votre enfant, dès son plus jeune âge, à se «poser» (à se «pauser»), à réfléchir 5 secondes avant une action.


Stop Réflexion !
Cette pause se fait en 4 étapes :

Je m’arrête (Stop)
Je regarde, j’écoute, j’observe …
Je me questionne
Je décide
Comme le sportif avant une compétition, comme le chirurgien avant une opération, notre cerveau a besoin d’un sas dans lequel il peut faire le vide et se préparer à agir, à réfléchir intelligemment, sans précipitation.


D’où la richesse (d’où le bénéfice pour tous) de ces 5 secondes !


Dis, Maman, Papa ! Pourquoi se poser 7 questions pour 'comprendre' ?

publiée le 25 février 2014


A trois ans, débordant d'imagination, votre enfant vous inonde de questions à longueur de journée, il découvre et explore le monde : «Pourquoi le ciel est bleu ?», «Pourquoi ce monsieur a le nez de travers ?», «Comment fait-on des bébés ?». Des «pourquoi, comment, quand,…» qui finissent par vous épuiser. Combien d’entre vous, agacés par ces questions incessantes, n’ont pas, un jour, adopté la formule : «Parce que c’est comme ça…»? Les «pourquoi» de votre enfant sont nécessaires et indispensables pour la construction de sa personnalité et de son intelligence. Il se crée ses repères et vous êtes son référentiel. Tout au long de sa vie, ce sont les «Pourquoi, Comment, Quand,…» qui vont lui permettre de comprendre le monde. Ce sont les moteurs d’une dynamique que chaque enfant possède naturellement. Or, force est de constater qu’aujourd’hui, beaucoup d’enfants et d’adolescents, en âge d’apprentissage scolaire, ne se posent plus assez de questions. Ils se «laissent gaver» de matières sans en comprendre le sens. Leur manque d’interrogation et d’imagination les fait glisser dans un état d’endormissement intellectuel.


Comment réfléchir et apprendre intelligemment si on n’a pas compris ? Voici un appareil à fabriquer des questions. Celles-ci vont obliger le cerveau à réfléchir, à trouver des informations. Et quel plaisir à la clé quand la réponse surgit, c’est l’EUREKA !


Voici 7 questions à garder en mémoire. Face à une leçon, à un problème, apprenez à votre enfant à s’en rappeler et à les utiliser :


CQQCOQP « C’est cucul, c’est occupé »
COMMENT? QUOI ? QUI ? COMBIEN ? OÙ ? QUAND ? POURQUOI ?


Dis, Maman, Papa ! Prendre, chaque jour, un peu de temps pour retenir longtemps

publiée le 28 janvier 2014


Mémoriser vous prend un temps considérable. Vous ne retenez pas ce que vous avez pourtant étudié pendant de longs moments. Voici un petit rituel à installer dans votre période quotidienne de travail scolaire pour y remédier. Je travaille chaque jour après l ‘école même si aucune interrogation n‘est programmée et aucun devoir n’est prévu pour le lendemain.


Première étape : Je m’installe, au calme, je laisse cartable et cahiers fermés. Je repasse les cours de la journée en pensées. Je fais revenir dans ma tête le contenu de chaque cours.


Deuxième étape : Pour chaque cours, je prends une feuille, j’écris, je dessine, je schématise ce que j’ai enregistré pendant le cours.


Troisième étape : Une fois ce travail terminé, j’ouvre mon livre, mon cahier, je relis la matière, je prends conscience de mes erreurs et oublis, je les enregistre. Je referme le cours. Je reprends ma feuille, j’ajoute, en vert, les informations que j’ai oubliées et je corrige en rouge mes erreurs.


Au début, le résultat de cet exercice varie en fonction de votre attention en classe, de l’intérêt que vous portez à la matière, de votre état de fatigue, de la façon dont le professeur a pu vous captiver… De la page presque blanche à la synthèse correcte du cours, tout est possible.


Ne vous découragez pas, persévérez ! Quoiqu’il en soit, en quelques minutes, vous permettrez d’éviter et d’enrayer la perte des informations déjà emmagasinées pendant la journée. Un peu d’entrainement et de rigueur pour installer la routine et prendre l’habitude, les résultats seront au rendez-vous.


Pour mémoriser plus facilement les nouvelles matières, je dois réactiver la première fois le jour-même ! Sans cette étape et passé ce délai, j’arrive très difficilement à y avoir accès.


Dis, Maman, Papa ! Une carte mentale, un mind-map... Aide-moi à en réaliser

publiée le 3 décembre 2013


Maintenant que vous connaissez les avantages du MIND MAPPING, il vous reste à vous approprier la technique, à la personnaliser. Le premier outil nécessaire à la réalisation d’un mind map est votre cerveau bien disposé à apprendre, à créer et à imaginer. Le moteur est votre questionnement, votre capacité à faire des liens entre ce que vous apprenez et ce que vous connaissez déjà.


Les autres outils sont une feuille, un stylo, des crayons ou des feutres de différentes couleurs.


Première étape : Sur une feuille de brouillon, écrivez tous les mots qui vous viennent à l’esprit sur le sujet envisagé, regroupez-les par thèmes ou idées.


Deuxième étape : Placez la feuille vierge sans lignes ni carreaux en format paysage. Cette disposition permet une vision globale et optimale de la feuille.


Troisième étape : Au centre de la feuille, inscrivez le sujet précis de la carte mentale. Vous pouvez remplacer les mots par une illustration, un dessin.


Quatrième étape : Pour chaque thème ou idée principale, tracez une branche partant du centre pour créer l’arborescence. Ce sont ces branches principales qui se divisent en branches secondaires et ainsi de suite. Ces petites branches portent chacune un développement se rapportant à l’idée principale. Le plus horizontalement possible, inscrivez le long de chaque branche le mot-clé ou l’illustration-clé qu’elle représente. Tout doit être lisible d’un seul coup d’œil, sans tourner la tête ou la feuille. Le regard suit les branches en cueillant au passage les mots et illustrations qui sont inscrits le long de celles-ci.


Petits conseils : Boostez votre mémorisation grâce à votre imagination et à votre créativité.


Ajoutez des images, des dessins, des pictogrammes non pas pour « faire joli » mais pour faire émerger vos idées.


Utilisez une couleur différente pour une branche principale et les sous-branches associées.


Les images et les couleurs, en faisant appel à nos sens et à nos émotions facilitent la mémorisation. « Une image vaut mille mots » (Confucius).


Au début, vous construirez les premières cartes mentales ensemble avec votre enfant. Vous serez le guide de son questionnement et peut-être aussi la main qui tiendra le crayon mais c’est lui qui vous donnera les réponses, coloriera les branches ou dessinera tout en mémorisant, en comprenant et en apprenant. Très vite, il apprendra à construire les cartes mentales tout seul. Les enfants présentent beaucoup moins de résistances et se lancent avec un plaisir créatif dans leurs réalisations.


Des logiciels gratuits et payants sont disponibles sur internet. Ils permettent la réalisation de mind map dans tous les domaines. Certains sont adaptés aux enfants et aux adolescents.


La meilleure carte mentale, même si elle est imparfaite, est celle que l’on construit soi-même. Lancez-vous et, surtout, prenez du plaisir !


Dis, Maman, Papa ! Le Mind Mapping, un outil au service d'un cerveau efficace

publiée le 26 novembre 2013


Que de problèmes scolaires et d’échecs sont dus au fait que les élèves étudient leurs cours et les matières sans les comprendre. Si la mémorisation d’un cours n’est pas accompagnée d’un travail de compréhension, elle ne permettra pas d’accéder à la réflexion. Sans compréhension, l’apprenant reste au stade de la reproduction à l’identique d’exercices déjà vus et est incapable de transférer ses acquis à des situations nouvelles.


Pour comprendre une matière, il est nécessaire de l’analyser et de la synthétiser, de la « digérer », de conserver l’essentiel sous une forme nouvelle, transformée.


Notre cerveau n’empile pas les idées les unes au-dessus des autres comme les chapitres d’un cours ou d’un livre. Il fonctionne par associations d’idées créant une arborescence dynamique et simultanée, favorisant les connexions entre les connaissances.


Que proposer à nos enfants pour les aider dans leurs apprentissages?


Tony Buzan, psychologue anglais, propose un outil génial qu’il a nommé « MIND MAPPING » : « mind » signifiant « esprit » au sens de cerveau réfléchissant et « map » exprimant « carte ». Ce sont des cartes mentales, des schémas centrés ou heuristiques.


Ces représentations ressemblent à des arbres, à des araignées. A partir du tronc, du corps, du thème central, irradient les branches ou les pattes, les idées principales qui peuvent se diviser en idées secondaires, tertiaires,…


La création de ces schémas centrés respecte le fonctionnement de notre cerveau, favorise la mise en liens de nos idées, donc une meilleure compréhension. Elle stimule l’activité de la totalité du cerveau, utilise harmonieusement les fonctions de nos deux hémisphères. Ces schémas font écho à la structure des neurones, cellules du cerveau.


Les schémas centrés utilisent l’espace d’une feuille, des symboles, des dessins, des mots, des couleurs, des lignes, une structure pour faire émerger les liens et les connexions entre les différentes idées-clés.


La création de ces cartes mentales améliore les qualités d’attention, de compréhension, de mémorisation, de réflexion et d’imagination. Elles permettent de s’approprier un sujet. Quel que soit l’âge, l’activité ou le sujet, le Mind Map peut être utilisé pour y voir clair dans une situation confuse, pour hiérarchiser les idées, pour mémoriser, pour organiser, pour prendre note, pour préparer un exposé ou une rédaction…


Si vous êtes curieux, passez un moment sur internet pour voir l’étendue de l’utilisation du MIND MAPPING.


Nous vous invitons à nous rejoindre, dans la prochaine rubrique, pour apprendre les bases du Mind Mapping.


Dis, Maman, Papa ! Chouette, les vacances arrivent !

publiée le 25 juin 2013


Dans quelques jours, les vacances d’été débuteront. Les sonneries ne retentiront plus tous les matins dans les cours de récréation. Voilà dix mois que certains attendent ce moment alors que d’autres le redoutent : envie de liberté pour les premiers, crainte de l’ennui pour les seconds.


Pour les parents, ces deux mois sont synonymes de beaucoup de questions et de préoccupations: gardes, stages, occupations, jeux, ennui, cahiers et exercices de vacances,…


Il est important de laisser à l’enfant un moment de décompression au début des vacances, de le laisser souffler, de lui permettre d’adopter pendant quelque temps « son rythme vacances ». Aucune nécessité de lui prévoir un agenda de premier ministre où les activités se bousculent et s’enchaînent lui imposant et vous imposant un « horaire-sprint contre la montre ». Un peu de contraintes mais pas trop, il en a déjà eu pas mal toute l’année.


Vous craignez qu’il s’ennuie. S’ennuyer de temps en temps, ce n’est pas grave, c’est même parfois utile. Il est important de laisser ces moments et ces espaces d’ennuis qui vont aider chaque enfant à construire sa pensée, à créer, à inventer, à rêver, à imaginer…


Nos enfants ont des jeux de plus en plus sophistiqués où « ils entrent par une porte et sortent par l’autre » en suivant exactement l’itinéraire que d’autres ont imaginé à leur place. Quand votre enfant s’ennuie, donnez-lui l’impulsion. Peu de choses suffiront pour que son imagination s’emballe. Ouvrez-lui l’énorme potentiel qui est en lui. Plus vous lui offrirez un objet « achevé », moins ce dernier sera source de développement de sa pensée et de son imagination. Sortez les bouts de bois, les boîtes, les papiers et les cartons… et laissez-le prendre possession de tout ce petit monde.


Cahiers et exercices de vacances…? Sous forme de jeux et d’amusements à petites doses éventuellement, mais pas de drill ni de forcing. Les meilleurs « exercices » sont ceux qui permettront à son cerveau de se construire et de « se muscler », à son intelligence de se façonner, à son imagination d’évoluer. Ce sont les moments partagés dans un « esprit détendu vacances » avec votre enfant qui seront les plus riches en découvertes et en apprentissages: la lecture d’un livre, une visite, une promenade, un moment de connivence, des jeux tout simples, des réponses intelligentes à ses questions, des tâches domestiques… Des moments pendant lesquels chacun s’amuse et prend du temps…


Les vacances, c’est avant tout un esprit et un art de vivre, des moments d’épanouissement et de détente, que vous les passiez chez vous ou ailleurs. Très belles vacances harmonieuses et enrichissantes.


Dis, Maman, Papa ! Comment aider mon cerveau pour les examens ?

publiée le 28 mai 2013


Les examens approchent, les cerveaux vont être sollicités. Matières à revoir, planning à organiser, prises de décisions, concentration… Autant d’activités qui seront plus aisées si le cerveau est bien entraîné et préparé.


Voici quelques activités à réaliser tous les jours ou quand l’occasion se présente, seul ou en famille, afin d’accroître l’efficacité de son cerveau.


Améliorer la mémoire immédiate et retenir plus vite: En développant la mémoire immédiate, vous permettez à votre cerveau de retenir plus aisément les nouvelles informations.


Observez, chaque jour, pendant quelques secondes, une liste de mots et essayez de les réciter dans l’ordre. Pour les plus jeunes, il suffit de leur montrer des objets quelques secondes et de les cacher ensuite ou de leur citer des mots connus qu’ils doivent vous répéter.


Elargir les capacités de mémorisation: Plus l’imagination rentre en jeu, plus la mémoire est efficace. Essayez avec votre enfant le test suivant: vous lui citez successivement et lentement 3 séries de 7 paires de mots concrets, exemple « maison/tableau », l’activité consiste à être capable de redonner le 2ème mot quand on donne le 1er, si on dit « maison », il répond « tableau ». Pour la 1ère série, vous lui proposez de faire des images dans sa tête.


Pour la 2ème série, vous lui proposez de se raconter une histoire ou d’inventer une phrase avec les 2 mots.


Pour la 3ème série, vous lui dites de se répéter les mots plusieurs fois.


Les résultats sont surprenants! Pourtant, la plupart des élèves vous diront que pour retenir par cœur, ils répétent inlassablement… Quelle perte d’énergie et de temps !


Se concentrer plus longtemps pour gagner en efficacité: Votre enfant a du mal à rester concentré longtemps. Pour y remédier, il doit apprendre à « inhiber » les informations parasites qui lui parviennent de partout.


Court et facile, un test de Stroop effectué fréquemment lui permettra de mieux se concentrer en faisant le tri entre des informations pertinentes et secondaires.


Anticiper pour éviter le stress: Chez certains, les examens engendrent une dose de stress.


Apprendre à votre enfant à se projeter au moment de l’examen, à visualiser la classe, l’environnement, les circonstances, autant d’habitudes qui permettront à son cerveau d’anticiper et de « faire le pont » entre le temps confortable de l’étude à la maison et le moment stressant de l’examen. Bon amusement et bonne réussite à tous !


Dis, Maman, Papa ! Apprendre, cela peut être long et déstabilisant !

publiée le 23 mars 2013


Tout au long de notre vie, nous apprenons une multitude de savoirs, de conduites, de comportements. Nous acquérons de nouvelles compétences plus ou moins facilement suivant nos capacités, nos aptitudes, nos envies, notre motivation.


Quel que soit l’apprentissage, nous passons par 4 phases dont l’importance, l’intensité, la longueur varieront en fonction de chacun. Rappelez-vous l’époque d’un apprentissage important: celui de tenir et de rouler sur un vélo à deux roues ou celui de la conduite automobile.


Première phase: L’intérêt ou le besoin
La décision est prise, le vélo est prêt, tout est prévu, tout le monde se réjouit. C’est l’enthousiasme du début. Une expérience en vue, l’attrait de l’inconnu, le plaisir rêvé d’accéder à une activité nouvelle. Un arc-en-ciel d’émotions positives et motivantes! C’est la phase « Je suis inconsciemment incompétent. Je ne sais pas et je ne sais même pas que je ne sais pas », tout va bien.


Deuxième phase: La volonté et le doute
Le grand moment est arrivé. Vous montez sur le vélo, vous vous élancez. Là, très souvent, les choses se compliquent. Ce n’est vraiment pas simple : une chute, deux chutes, une collision dans la haie… Plusieurs jours ou semaines d’essais infructueux peuvent entraîner certains à se décourager, à laisser tomber les bras. « Je sais que je ne sais pas encore, je suis consciemment incompétent » ; ce n’est ni très gai ni très confortable et rassurant. Les émotions ressenties sont négatives, si je tiens bon, si je m’entraîne, je vais m’améliorer. Dans le cas contraire, je risque d’abandonner m’engouffrant sur une voie d’échec momentané ou définitif.


Troisième phase: La satisfaction
Des dizaines d’essais, de nombreuses chutes, des genoux écorchés, une bonne dose de volonté, les encouragements et le soutien des autres, j’y suis arrivé ! Je roule sur mon vélo, je peux même me hasarder à quelques cascades. « Je suis consciemment compétent, je sais que je sais ». Je suis fier de moi, heureux du résultat, motivé par la réussite. Je ressens toute une palette d’émotions agréables et positives.


Quatrième phase: La confiance
Les mois se sont écoulés. Je maîtrise tout à fait mon engin. Rouler simplement à vélo fait partie de la routine. C’est devenu un automatisme bien rodé. Plus d’émotion particulière, je suis dans un registre neutre d’émotions. Pour trouver du plaisir, je vais ou on va me fixer de nouveaux objectifs. « Je suis inconsciemment compétent, je ne sais même plus que je sais ». Je possède un outil, une compétence directement disponible.


Tous les apprentissages scolaires se trament sur le même schéma. Apprendre représente une déstabilisation affective et cognitive, je me rends compte que je ne connais pas, que je ne maîtrise pas. Je ne suis pas tout puissant, il faudra du temps et de l’énergie pour arriver au « YES, je sais que je sais ». Chose très difficile à comprendre et admettre à l’époque du zapping et du fast(tout).


Dis, Maman, Papa ! Pourquoi mon cerveau me joue des tours ?

publiée le 6 mars 2013


Comme vous l’avez lu dernièrement, notre cerveau est composé d’un hémisphère droit et d’un hémisphère gauche connectés entre eux par un pont de fibres : le corps calleux. De la bonne connexion entre nos deux hémisphères dépendra en partie nos capacités d’apprentissage.


Bien que très complexe, notre cerveau peut être comparé à un immeuble à trois étages qui se sont construits l’un après l’autre pendant plusieurs dizaines de millions d’années d’évolution. Ces trois étages sont interconnectés entre eux.


Le premier étage, c’est la partie la plus archaïque, la plus profonde de notre cerveau. Nous l’avons en commun avec les reptiles, d’où son nom de cerveau reptilien. Il fonctionne de façon instinctive, comme un robot. Il répond à tous nos besoins de survie : boire, manger, se défendre et défendre son territoire, attaquer, se reproduire, se protéger… Il est le siège des automatismes et des réflexes.


Le deuxième étage, c’est le siège des émotions, des sentiments, des affects, des humeurs, de l’impulsivité. C’est le cerveau limbique, celui « qui aime ou n’aime pas ». Il est inconscient. Il ne réfléchit pas. Il joue un rôle primordial dans la gestion du stress, dans la mise en mémoire des informations perçues. Il classe les expériences en deux catégories : les gratifiantes. « Chouette, je les renouvelle, elles me procurent du plaisir ». Les non-gratifiantes : « J’arrête, j’oublie, j’évite ce qui est source de déplaisir ». Il bloque même l’accès à la couche supérieure s’il se sent menacé, dévalorisé.


Le troisième étage, la fameuse couche supérieure composée des deux hémisphères qui atteint chez l’être humain une extension maximale, c’est le néo-cortex, le siège du raisonnement, de la réflexion, de la pensée, de la créativité, du langage, de l’empathie, de la projection dans l’avenir… Il est conscient. Il traite toutes les informations reçues, il crée les images mentales, il nous permet de lire, d’écrire, de calculer, de nous adapter, de prendre des décisions. C’est la bibliothèque centrale. Il permet d’intégrer, de coder, de mémoriser les apprentissages.


Comme dans un immeuble à trois niveaux, l’accès au niveau supérieur dépendra du passage possible par les niveaux inférieurs, il en est de même pour les informations en provenance de notre corps. Si rien ne bloque au niveau du reptilien et du limbique, l’information arrive indemne au niveau du néo-cortex où elle est traitée et ré-expédiée vers le corps sous forme de stimuli nerveux.


Quelques pistes pour vos enfants.
Si pour une raison quelconque, un élément barre le chemin aux informations en provenance du corps, elles n’atteindront jamais le néo-cortex et ne pourront pas être traitées. Le stress des examens est un exemple typique d’un barrage au niveau du cerveau limbique, l’élève n’a plus accès aux données qui ont été enregistrées : c’est le trou de mémoire. Il suffit souvent de rendre sa copie et de « lâcher la pression » pour que les informations soient à nouveau disponibles. Le blocage est le même dans beaucoup de situations de dévalorisation, de déplaisir, de démotivation ou de refus de frustration.


Assurer un sommeil suffisant, un petit déjeuner équilibré, des gratifications, des rites et des rythmes de vie rassurants… pour permettre au reptilien de se sentir bien. Eviter les situations de stress, d’énervement, de déséquilibre, de tension, prendre le temps de rassurer, de valoriser les progrès, de motiver, tout cela aide notre cerveau limbique à donner le meilleur de lui-même.


Le bon fonctionnement de notre cerveau dépend donc du subtil équilibre entre ses trois parties : veillons au quotidien à « chouchouter » les deux niveaux inférieurs pour permettre au niveau supérieur de fonctionner « à plein régime ».


Dis, Maman, Papa ! Pourquoi mon cerveau ne pense pas comme le tien ?

publiée le 3 février 2013


Notre cerveau est d’une complexité inouïe, il est actuellement l’objet d’innombrables recherches. Depuis quelques années, l’évolution de l’imagerie médicale a permis d’observer et d’étudier des cerveaux « en fonctionnement ». Les progrès dans la connaissance des mécanismes cérébraux ont alors été fulgurants. A en croire les spécialistes, le cerveau ne nous a pas encore dévoilé tous ses mystères.


Pas question pour nous d’en avoir une connaissance de spécialiste mais d’en tirer quelques règles pratiques pour nous aider à bien apprendre.


Notre cerveau est composé de deux hémisphères, le gauche et le droit, réunis par le corps calleux, un pont de fibres nerveuses qui leur permet, normalement, de fonctionner en harmonie et en complémentarité.


L’hémisphère gauche est associé à la logique, au langage, à la pensée analytique. Il excelle quand il s’agit de nommer, de catégoriser, dans tout ce qui est abstraction symbolique, la parole, la lecture, l’écriture et l’arithmétique. Le mode de pensée est linéaire, une chose après une autre selon un certain ordre. Il est rigoureux, précis et objectif. Il contrôle la partie droite du corps.


L’hémisphère droit quant à lui fonctionne d’une manière synthétique et excelle dans tout ce qui est visuel, spatial, les perceptions et l’intuition. La pensée est globale, le traitement de l’information est très rapide. Il est imaginatif, créatif. Il se nourrit d’images, Il est plus émotif, social et subjectif. Il contrôle la partie gauche du corps.


Selon l’image connue : l’un voit l’arbre, l’autre la forêt.


Chaque hémisphère nous donne une vision différente du monde. S’ils sont spécialisés, ils ne sont pas isolés. Faire fonctionner harmonieusement les deux hémisphères permet un apprentissage bien plus bénéfique quelles que soient les matières abordées.


Pour écrire, la plupart d’entre nous ont une main dominante, on est droitier ou gaucher, quelques-uns sont ambidextres. Il en est de même pour notre fonctionnement cérébral, la plupart d’entre nous ont un « hémisphère cérébral dominant ». En prendre conscience permet d’adapter les explications et les présentations au mode de pensée.


Vous êtes « cerveau droit », vous préférerez les images, les métaphores, les vues globales, les schémas, les dessins, les couleurs, les pictogrammes, le rythme, les vues d’ensemble. Vous êtes « cerveau gauche », vous serez à l’aise avec les synthèses et les résumés en mots, les formules et les définitions, les chiffres, les lettres et les symboles. En somme, cerveau gauche ou cerveau droit, vous habitez la même planète mais vous parlez une autre langue. Rien d’étonnant dès lors que les devoirs deviennent un exercice douloureux quand papa ou maman « cerveau gauche » s’évertue à expliquer le mieux du monde à son chéri « cerveau droit » une nouvelle notion (ou vice-versa).


Alors, que faire pour trouver un terrain d’entente et stimuler nos deux hémisphères?


Mouvements
Avant tout, prendre conscience de la dominance hémisphérique ou des « préférences cérébrales » de chacun pour adapter les explications au mode de pensée et accepter les différences. Avant toute activité, exécuter quelques mouvements croisés qui permettent de connecter les deux hémisphères (voir illustration).


Ecouter certaines musiques (Mozart, musiques de relaxation…) qui stimulent les deux côtés du cerveau.
Créer un environnement varié et riche, présenter ou expliquer les matières de manière analytique et globale, avec des mots, des dessins, des schémas, des images, des couleurs… Pour mieux mémoriser, avoir recours à des métaphores, des rébus, des moyens mnémotechniques, recourir à l’imagination, au vécu, à l’émotionnel. Utiliser les schémas centrés ou « mind mapping » pour synthétiser les matières.


A très bientôt pour une autre approche de notre cerveau.


Dis, Maman, Papa ! Pourquoi travailler tous les jours ?...

publiée le 8 janvier 2013


Les causes des pellicules sont multiples. Un cuir chevelu agressé des traitements irritants (shampooing mal adapté, séchage trop chaud, mauvais rinçage des produits, etc…) réagit souvent en desquamant. Il existe d’autres causes de pellicules : infection par un champignon, psoriasis,…


Mais la cause la plus fréquente est la dermatite séborrhéique. C’est l’équivalent de la croûte de lait du nourrisson (la mal nommée puisqu’elle n’a aucun rapport avec le lait !).


La peau humaine se colonise depuis la naissance par une levure. Celle-ci prolifère dans le sébum excrété par la peau. Dans certaines situations de la vie (stress, fatigue, prise de certains médicaments, maladie,…) cette levure donne une réaction d’irritation anormale sur les zones les plus grasses du corps : cuir chevelu, sourcils, ailes du nez, milieu du thorax, entrée des oreilles. Ces régions deviennent alors rouge, démangent et pèlent.


Vous vous reconnaissez dans cette description ? Rassurez-vous, vous n’êtes certainement pas le seul ! C’est extrêmement fréquent ! Et ça se soigne très bien !!! Même si les récidives sont fréquentes !


  • Adoptez un shampooing anti-pelliculaire. Changez de marque après quelques mois d’utilisation d’une même molécule, on constate une perte d’efficacité.
  • Laissez poser votre shampooing plusieurs minutes.
  • Évitez de mettre un après-shampooing sur le cuir chevelu (le réserver juste pour les longueurs et les pointes).
  • Consultez en cas de persistance des symptômes : un traitement sur prescription viendra alors à bout des pellicules les plus tenaces !

Maquillage correcteur : bien au-delà de la cosmétique?

publiée le 14 janvier 2014


Voilà déjà les premiers jours de janvier. Une nouvelle année rime souvent avec bonnes et grandes résolutions. Que pensez-vous d’une petite résolution avec des effets durables ?


Voici les résultats d’études scientifiques qui pourraient vous aider à adopter pour cette année une résolution « effet papillon » : vous faire gagner, à vos enfants et vous-mêmes, beaucoup de temps et d’énergie grâce à un peu de rigueur et d’autodiscipline quotidienne.


Notre mémoire a besoin de réactivations à intervalles précis dans le temps. Sans ces réactivations, nous perdons, après quelque temps, la majorité des informations enregistrées. Le graphe ci-dessous illustre la courbe de l’oubli.


La réactivation la plus importante et la plus bénéfique est donc celle qui survient dans les 24 heures après avoir reçu l’information, suivi le cours, écouté une émission… Voilà pourquoi il est primordial que, chaque jour, après l’école, les cours du jour soient évoqués, « actualisés mentalement » par chacun pour « remonter l’information à la surface. »


Déjà, tout petit, votre enfant peut prendre cette habitude, il suffit de lui faire raconter sa journée, ses expériences, son vécu, de lui demander d’expliquer ce qu’il a appris. Juste une discussion de quelques minutes à un moment opportun ou un échange en famille à un moment choisi.


Lorsque les apprentissages scolaires passent par des devoirs, des leçons, apprenez-lui avant d’ouvrir cartable, journal de classe et cahiers, d’écrire ou de dessiner, à raconter ce dont il se souvient des différentes notions apprises le jour-même. Faites-le sous la forme d’un jeu pendant lequel chacun prend du plaisir. Ce sera, pour vous, un bon indice de sa capacité d’attention en classe, pour lui, un excellent exercice d’appropriation, de synthèse. Prenez patience, ne dramatisez pas si, dès les premiers jours, ce n’est pas un succès, encouragez-le à être plus attentif en classe. Incitez-le aussi à ramener des informations le lendemain. Les efforts seront récompensés.


Si votre enfant est un ado qui travaille juste ce qu’il faut pour le contrôle du lendemain, faites-lui lire cet article, expliquez-lui le graphe. Incitez-le, chaque jour, cahier fermé, à synthétiser brièvement le contenu de chaque cours du jour, en se basant uniquement sur ce qu’il a mémorisé en classe, ensuite à reprendre ses notes et à compléter ce qu’il a déjà emmagasiné. S’il s’adonne à cette discipline quotidienne, très vite, les résultats seront visibles. A nouveau, ne perdez pas patience, cela ne marchera peut-être pas du premier coup.


Essayez et vous verrez que passer un peu de temps chaque jour permettra d’économiser beaucoup d’énergie, de stress, de dévalorisation et d’échecs à long terme… et de bâtir les connaissances sur des bases solides et durables.


Pour en savoir plus : www.tinyurl.com/c9oq3h8


Dis, Maman, Papa ! Comment mémoriser ?

publiée le 11 décembre 2012


La mémorisation tient une place importante dans les apprentissages. Pour certains, elle occupe une trop grande part du temps de travail ; car apprendre ce n’est pas seulement mémoriser, c’est aussi comprendre, réfléchir, se poser des questions. Mémoire à court terme et mémoire à long terme s’associent pour nous permettre de retenir ou d’évacuer les informations reçues. La mémoire à court terme est celle de l’instant, de ce que l’on écoute, de ce que l’on entend. Les informations qui y sont stockées disparaissent après quelques minutes ou quelques heures. La mémoire à long terme prend alors le relais. L’information, après avoir été « manipulée et organisée » pour former une nouvelle connaissance, y est emmagasinée, c’est le stockage longue durée. La mémoire est un processus en constante reconstruction. Pour être utile, toute nouvelle connaissance doit être intégrée à ce que nous connaissons déjà.


A l’école, il s’agit de faire passer les nouvelles connaissances (celles acquises au cours) de la mémoire à court terme vers la mémoire à long terme. Pour aider vos enfants à mémoriser mieux et plus vite, voici quelques idées :


Mémoriser des idées ou des mots-clés, des dessins, des images plutôt que de longues phrases ; la mémoire déteste être surchargée.


Après les cours, réactiver les nouvelles connaissances en se rappelant les contenus des cours du jour, c’est un gain de temps énorme à long terme. Dans les premières 24 heures après l’acquisition d’une connaissance, la mémoire perd un grand pourcentage de celle-ci. Un rappel, même court, permet de réactiver les connaissances. Cinq rappels à intervalles bien définis permettent un ancrage de longue durée.


Comprendre l’information, la structurer, accrocher le nouveau à l’ancien, l’inconnu au connu.


Repérer les habitudes de son cerveau pour lui « traduire » l’information. Faire des synthèses, des schémas centrés, des dessins, des plans,…


Chouchouter sa mémoire : le cerveau a besoin de temps pour décanter, pour structurer. Etre détendu, un exercice de détente physique et/ou mentale favorise la mémorisation. Faire de courtes pauses entre deux périodes de mémorisation. Profiter des heures de sommeil, c’est à ce moment que le cerveau range les informations dans sa bibliothèque.


Se représenter l’utilisation future des données mémorisées, se projeter au moment, à l’endroit, dans les conditions de restitution : « Où, quand, pourquoi, comment…va-t-on me demander d’utiliser l’information » ?


Tout en étudiant, imaginer les questions que pourrait poser le prof.


Utiliser son imagination, elle est un stimulant pour la mémoire (inventer des histoires, des moyens mnémotechniques,…).


Utiliser les jeux, les mouvements, les déplacements… Beaucoup d’enfants et d’adultes mémorisent avec le corps.


Apprendre à nos enfants à mémoriser intelligemment : distinguer l’indispensable mémorisation par cœur de la mémorisation-compréhension, c’est leur apprendre à acquérir un raisonnement efficace et des connaissances transférables dans d’autres domaines de la vie. P.S. Vous rappelez-vous tout ce que vous venez de lire ?


Dis, Maman, Papa ! Pourquoi… je ne réussis pas, je ne retiens rien ?

publiée le 27 novembre 2012


La plupart des parents souhaitent que leurs enfants soient heureux, épanouis dans la vie et à l’école. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour tous, tout le temps. Les parents s’inquiètent : « Mon enfant rêve, il n’est pas attentif, motivé... », « Il ne retient rien, ça ne rentre pas… », « Il ne fait aucun effort pour réfléchir ou comprendre », « Il n’a aucune volonté, aucune imagination ou même aucune envie de réussir ».


La première cause des échecs scolaires est le manque d’entraînement aux représentations mentales, la non connaissance des « Pourquoi, comment on apprend… » ; ce qui empêche la réflexion chez des enfants et des adolescents qui, pourtant, ont toute leur intelligence et sont souvent très vifs dans la vie de tous les jours. Ces manques les mettent soit dans un état proche de l’endormissement soit dans un état d’agitation motrice dès qu’ils sont face à la réflexion ou à la compréhension. Se servir de sa tête, ça s’apprend. Il y a un mode d’emploi…


Pour découvrir comment « votre enfant fonctionne dans sa tête », aidez-le à « faire exister dans sa tête » le monde qui l’entoure, les objets, les personnes qu’il perçoit, les cours et les matières qu’il doit étudier. Aidez-le à découvrir tout ce qu’il est capable de voir, d’entendre, de se parler, de ressentir dans sa tête pour faire revivre un moment passé. Vous irez de découvertes en découvertes comprenant pourquoi votre façon de lui expliquer ses devoirs ou ses leçons n’a peut-être jamais porté les fruits que vous espériez. Sa façon d’évoquer la réalité et la vôtre sont certainement très différentes.


Le premier soutien des parents est d’aider leur enfant à « faire exister dans la tête » les « objets perçus » : ceux de la vie de tous les jours mais aussi ceux des apprentissages scolaires : les nombres, les mots de la dictée, les notions à connaître… ainsi l’enfant pourra les utiliser, les transférer pour comprendre et réfléchir.


Antoine de La Garanderie, auteur de la théorie pédagogique de la gestion mentale, a intitulé un de ses livres « Réussir, ça s’apprend ». Dans ce guide à l’usage des parents, il explique le fonctionnement de la vie mentale, les lois qui le régissent. Lire ce livre, c’est découvrir son propre fonctionnement mental, celui de l’autre, c’est aussi briser les incompréhensions, les tensions qu’engendrent le parcours et les apprentissages scolaires de nos enfants.


Dis, Maman, Papa ! Pourquoi… je n’ai pas le temps … d’étudier !

publiée le 30 octobre 2012


Les échecs et les souffrances qui en résultent, les prises de tête des parents, le désarroi des enseignants… c’est une réalité. Beaucoup sont désemparés !


Pour certains jeunes, les cours particuliers, les prises en charge, les coachings, les suivis logopédiques voire psychologiques… apportent peu de solutions ou de résultats.


Force est de constater qu’il faut parfois rechercher les causes et des solutions ailleurs, autrement.


Même si les enfants vivent au rythme du zapping, du matraquage visuel, de la nécessité d’une réponse satisfaisante immédiate à toutes leurs interrogations, à tous leurs besoins, il faut aussi leur apprendre à prendre le temps, à le gérer pour mieux appréhender et mieux comprendre les informations auxquelles ils sont confrontés ou qu’ils doivent apprendre.


L’apprentissage, c’est de la matière et du temps. Il est essentiel que votre enfant en prenne conscience, qu’il comprenne la richesse du contenu, qu’il prenne plaisir à se retrouver face à lui-même, à son incroyable capacité à expérimenter le monde, à imaginer, à façonner son intelligence, à intégrer ce qu’il a appris.


Aidez-le à redonner du goût et du temps à ces moments, retrouver avec lui le plaisir d’apprendre. Loin des sollicitations d’un écran ou de trop d’activités, prenez le temps de partager avec lui des moments tout simples de découvertes, d’apprentissages, de jeux …


S’il comprend que prendre du temps est une vertu pour mieux se préparer, mieux comprendre… il ne dira plus « je n’ai pas le temps » mais « j’ai pris le temps ».


Dis, Maman, Papa ! Pourquoi… ?

publiée le 15 octobre 2012


Nous l’avons entendue mille fois cette question, nous y avons répondu tant bien que mal : tantôt gênés par sa complexité, agacés par son manque d’à-propos, tantôt ravis et enchantés par la curiosité de notre progéniture.


Les enfants grandissent, les questions persistent, peut-être moins frontales et directes mais toujours aussi intéressantes, embarrassantes ou interpellantes.


Au fil des quinzaines et des mois, je vous propose d'aborder dans cette nouvelle rubrique de Chouette « Dis, Maman, Papa ! Pourquoi… ?» une problématique liée à la scolarité de nos enfants, de l’école maternelle à l’enseignement secondaire, un sujet relatif aux difficultés et troubles d’apprentissage, aux échecs scolaires, à leurs causes et à leurs « remèdes »… La société change. Nos enfants changent. Leurs comportements pertinents (et impertinents) témoignent tantôt de beaucoup d’intelligence et d’ouverture tantôt d'un manque d'intérêt et de compréhension pour certains sujets. Parfois, cela pourra se traduire par un profond détachement pour les études, par des déficits fondamentaux ou une démotivation pour les apprentissages ou pour l’école.


Je constate, année après année, que les bases des apprentissages et des connaissances des jeunes adolescents sont malheureusement déficitaires. Leur manque d'attention et leur désintérêt pour certaines matières proviennent, entre autres, du manque de cadre et de structure stable, d’une incapacité à accepter la frustration, d'activités parfois trop nombreuses et dispersées, d'un laisser-aller, d’un lâcher-prise propice à ...


Quel que soit leur âge, Arthur, Julie, Hugo, Florence…n’épargneront ni à Maman, ni à Papa, ni à leur entourage, leurs questions percutantes, perturbantes, déstabilisantes mais toujours profondes et «dignes d’intérêt » sur leur vécu scolaire. Tout en abordant leurs difficultés d’apprentissage, leurs réussites et leurs échecs, leur (dé)motivation et les problèmes qu’ils rencontrent, nous tenterons de comprendre leur vie d’apprenants.


Je vous invite et vous fixe rendez-vous dans le prochain numéro de Chouette Magazine pour une première chouette « Dis, Maman, Papa ! Pourquoi …?»


Chouette Magazine (Ma Coccinelle Communication) | rue de l'Abyme 5, RAMILLIES (Belgique) | +32 81 34 27 33

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