Chouette Magazine

Charlotte Leemans

Charlotte Leemans

Sexologie

Catégorie : Santé

Chroniqueuse depuis novembre 2013



Psycho-Sexologue & Hypno-Thérapeute

www.sexologue-leemans.be

Allier plaisir de la table et désir sexuel

publiée le 16 décembre 2014


Comment allier fêtes de fin d'année, plaisir de la table et désir sexuel? Je vous propose un menu aphrodisiaque et diététique pour vos fêtes de fin d'année, préparé à l'aide de Christophe Hendrickx, consultant en nutrition.


Apéritif
"Rhum litchi et ananas" (boisson typique des Antilles)
Préparez le maintenant pour le boire le jour du réveillon.
Ingrédients : une bouteille de Rhum brun de marque "Charette" si possible, un gros ananas et 20 litchis, 2 gousses de vanille et du sucre de canne. Videz votre rhum dans un autre récipient. Mettez dans votre bouteille de rhum 5 cuillères à soupe de sucre de canne, coupez votre ananas en morceaux afin qu'il puisse rentrer dans la bouteille et coupez vos litchis en deux. Fendez votre gousse de vanille et mettez-la dans la bouteille. Ajoutez ensuite votre Rhum jusqu'à ce que la bouteille soit pleine. Laissez reposer durant 10 jours.


Le jour de l'an, servez votre rhum sans mettre les fruits, et ajoutez-y quelques centilitres de champagne.


Mise en bouche:
Verrine d'avocat-crabe
L'avocat est riche en vitamine E et en potassium. Le potassium permet de booster la testostérone.
Velouté au potiron et à la Coriande
Le potiron a un bon effet sur la circulation sanguine et favorise donc la qualité de l’érection. La coriandre aiderait à faciliter l'éjaculation.


Entrée + Champagne :
6 huîtres
Riches en zinc, les huîtres favorisent la production du sperme.
Le Champagne est quant à lui synonyme de luxure et permet d'instaurer une atmosphère érotique.


Entrée chaude
Toast aux champignons et Huile de truffe
Les champignons sont riches en acides aminés, minéraux et vitamines.
La truffe, quant à elle, est toujours déterrée par les animaux tels que les truies et les chiennes car elle produit des phéromones qui sont proches de la testostérone et qui attirent les femmes. C'est un bon stimulant du désir sexuel féminin.


Un bon vin rouge et boisé : connu pour ses effets cardio-protecteurs et intéressants d'un point de vue vasculaire et antioxydant, lorsque celui-ci est bu en quantité raisonnable, le vin permet de gérer l'excitation sexuelle et fait en sorte que le rapport dure plus longtemps. Attention néanmoins car trop d'alcool peut être à l'origine d'une anéjaculation (incapacité à éjaculer). Deux verres de vin rouge sont recommandés pour un plaisir optimal et un rapport sexuel de durée raisonnable, tout en maintenant une érection agréable.


Plats
Filets de saumon vapeur accompagnés de purée de pomme de terre aux copeaux de truffe noire et Céleri-rave braisé, épicé au piment d’Espelette et gros sel
L'oméga 3 augmente le niveau de dopamine dans le cerveau, cela peut vous préparer à une bonne excitation sexuelle.
Le céleri a des vertus aphrodisiaques car il est riche en potassium, tout comme l'avocat.
Le piment, quant à lui, favorise la circulation sanguine et apporte ce côté "Hot" dans vos plats.
Favorisez la cuisson à l'huile d'olive, le régime méditerranéen est bien connu pour son dynamisme sexuel. L'huile de colza est également conseillée pour ses apports en omega 3.
N'abusez pas de produits laitiers plus riches en acides gras saturés et parfois difficiles à digérer, ils ne favorisent pas du tout la sexualité.


Dessert:
Mousse de banane au spéculoos et chocolat.
Le cacao est riche en phényléthylamine (précurseur de la sérotonine), en magnésium, en caféine et en théobromine (un psycho-stimulant). Le chocolat contient également de l'épicatéchine (flavonoïde) et de l'anandamide (substance cannabinoïde) qui est un très bon psycho-stimulant. Au 19e siècle, le chocolat était même interdit pour les religieuses car il était signe de dépravation. La banane est quant à elle riche en potassium.


Bon appétit et bon amusement


Quand le désir sexuel n'est plus là

publiée le 3 juin 2014


D'après diverses enquêtes, plus de la moitié des femmes qui vivent en couple reconnaissent souffrir d'un manque de désir sexuel pour leur partenaire. Et, plus étonnant encore, plus d’un quart des hommes sont affectés aussi par un manque de désir sexuel envers leur conjointe après seulement quelques mois de vie en couple, chacun connaît l'excuse classique « pas ce soir chéri, j'ai mal à la tête ».


Il semblerait que cet évitement des relations intimes conjugales deviendrait de plus en plus courant. Ce qui est alarmant c'est que ce manque de désir ne se rencontre pas que chez les vieux couples, mais aussi désormais chez les jeunes tourtereaux. De nombreuses femmes se disent toujours amoureuses de leur conjoint mais ne ressentent pratiquement plus l'envie de faire l'amour. L’idée même de passer à l’acte sexuel est vue comme une corvée ! Pour les sexologues, ce syndrome porte un nom : DSH. Il signifie Désir Sexuel Hypo-actif.


Voici le témoignage de ma patiente Sarah (nom d'emprunt).Au mois de février dernier, Sarah (22 ans) me contacte. Elle m'exprime une grande souffrance. Sarah souffre car elle n’éprouve absolument plus de désir sexuel pour son compagnon, Loïc (26 ans), avec qui elle est en couple depuis 6 ans. Elle me dit clairement qu'elle n'a pas du tout envie de "s’y mettre", elle voit le sexe comme une corvée, elle me dit même qu'elle sent "qu'il faut y passer". Elle ne voit aucun intérêt à cela, elle n’a plus du tout envie de faire l’amour. Sarah souffre clairement de désir sexuel hypo-actif (DSH). Même si les différentes enquêtes menées varient fortement en fonction du public interrogé et de la sincérité des interrogé(e)s, de 10 à 60 % des femmes entre 18 ans et 60 ans souffrent de DSH… ça fait beaucoup. Cependant, pour Sarah, cette perte de désir est d’autant plus inquiétante qu’elle ne la comprend pas ! Elle me dit vraiment aimer très fort Loïc, elle n'imagine absolument pas sa vie sans lui, mais elle se rend compte malgré tout que ce genre de « non-désir » n'est pas normal. Elle s'interroge donc sur leur relation, l'avenir de leur couple,..."est-ce-que je suis normale?" me demande-t-elle?


Après plusieurs séances de sexologie et même plusieurs séances d'hypnose conversationnelle, nous avons pu travailler avec Sarah sur plusieurs sphères. Tout d'abord nous avons travaillé la communication au sein du couple, le projet du couple, les éléments accrocheurs dans le couple et nous avons abordé les sujets de conflits.


En effet, Sarah et Loïc sont tous les deux très jeunes, mais ils sont dans une relation de couple qui dure déjà depuis bien longtemps. Apprendre à gérer ce contraste n’est pas facile, il est dès lors d’autant plus bénéfique de consulter un professionnel afin d’avoir un regard extérieur à sa propre problématique. Nous avons également abordé les fantasmes et les idées érotiques que pouvait avoir Sarah. Souvent, l'imaginaire érotique de la personne souffrant de DSH est très peu développé. Il est important de pouvoir penser à la sexualité et de laisser une place dans le planning de la semaine afin d’avoir le temps de prendre du plaisir. Le désir sexuel peut être vu comme l’arrivée de la lumière du jour dans votre appartement.


Cependant, si vos rideaux sont fermés, cela ne permettra pas à la lumière de pénétrer, Mais ca ne change rien au fait qu’elle soit présente… elle est là cette lumière, juste derrière votre vitre, mais elle ne parvient pas à s’exprimer. De même, le désir sexuel est en général présent…mais il est voilé, caché par le stress, la fatigue, les disputes, les angoisses, le manque de temps,…Le désir sexuel est souvent enfermé et oublié parmi les milles et unes choses qui constituent notre vie. Si le romantisme n’est pas là, que l’entente est mauvaise, qu’il n’y a plus de tendresse dans le couple il est facile de déterminer la cause de cette perte de désir. Heureusement, pour Sarah, les quelques consultations ont été bénéfiques.


Alors, comme Sarah, ouvrez les rideaux, faites rentrer la lumière dans votre vie ! L'hypnose conversationnelle associée avec une sexothérapie classique a de très bons résultats pour celles et ceux qui veulent surmonter de telles épreuves. Osez en parler à des professionnels compétents afin de ne plus traîner ce poids et donnez-vous les moyens de (re)trouver une vie affective et sexuelle épanouissante.


Club échangistes, libertinage, infidélité, poly-amour? Attention aux conséquences !

publiée le 20 mai 2014


Beaucoup de couples souhaitent à un moment donné ou à un autre pimenter leur vie sexuelle. Lorsque ceux-ci échangent leurs fantasmes, le souhait d’inclure un/une autre partenaire dans leur lit est très souvent évoqué. Afin de multiplier les partenaires sexuels, plusieurs pratiques sont possibles : le libertinage, les clubs échangistes, le poly-amour, et l’infidélité. Mais connaissez-vous la différence entre ces différentes pratiques et avez-vous connaissance de leurs conséquences ?


  • Le libertinage est la possibilité d’aller voir d’autres partenaires. Chacun de votre côté, vous êtes alors libres de passer une nuit, avec un/une autre partenaire, sans avoir de compte à rendre à votre conjoint(e) qui est exactement en train de faire la même chose. Vous pouvez également aller avec votre partenaire rejoindre un homme ou une femme qui vous attend, tout comme un autre couple peut venir vous rejoindre.

En résumé, le libertinage vous permet d’avoir des relations sexuelles avec d’autres personnes et ça, avec l’accord de votre partenaire. Ici, il est question de sexe quand et où vous le voulez avec les partenaires de votre choix.


Les clubs échangistes sont des endroits où vous allez en couple. Il s’agit d’une grande boite de nuit avec en général plusieurs étages. En entrant, vous vous retrouvez comme dans un dancing classique. Cependant, aux étages vous retrouvez souvent des vestiaires, des douches et surtout des salles ou plusieurs personnes se retrouvent pour avoir des rapports sexuels. Dans les clubs échangistes, deux options s’offrent à vous afin de pimenter votre quotidien sexuel sans devoir avoir un rapport sexuel avec quelqu’un d’autre que votre partenaire. Vous pouvez opter pour le choix du voyeurisme en regardant les personnes avoir des rapports sexuels devant vous et vous pouvez également être exhibitionniste en ayant vous-mêmes des rapports sexuels avec votre partenaire et apprécier que les autres vous regardent. Si vous désirez passer à l’acte avec d’autres partenaires, vous pouvez être échangistes et vous adonner à des rapports sexuels avec un autre couple présent dans ce club.


En résumé, les clubs échangistes vous permettent d’avoir des rapports sexuels avec des inconnus, en soirée, dans un dancing, et vous permettent de faire du voyeurisme et/ou de l’exhibitionnisme. Tout comme le libertinage, la recherche principale lorsque l’on fréquente ce genre d’endroit est de s’adonner à la sexualité.


  • L’infidélité est certainement la plus vielle des pratiques sexuelles permettant d’inclure un/une autre partenaire. Cependant, comparé au libertinage et aux clubs échangistes, elle n’inclut pas le ou la conjoint(e) ; les rapports sexuels ont lieu en cachette et souvent, les sentiments peuvent prendre le dessus. En général, on ne choisit pas d’être infidèle pour pimenter sa vie sexuelle mais plutôt pour avoir une vie sexuelle. Dans un couple, tôt ou tard, chacun fait la douloureuse expérience du refus de son partenaire. Désirs en décalage ou inappétence passagère, ce « non » blesse toujours l'ego du demandeur et pour la majorité des hommes et des femmes, face à un refus, ils ressentent souvent de la frustration. Et s’il y a frustration, à un moment donné, l’un comme l’autre risque d'aller voir ailleurs.

On utilise cette infidélité souvent dans un premier temps pour se rassurer. En effet, le partenaire rejeté se remet souvent en question. Il se demande si son physique plaît, il souffre également d’être rejeté. Dans un second temps, cette infidélité peut remplir un manque d’activité sexuelle, mais également de tendresse et d’affection. Le danger est alors grand de tomber amoureux/amoureuse de son amant/de sa maitresse. En résumé, l’infidélité vous permet d’avoir des rapports sexuels et des moments de tendresse et d’affection avec un homme ou une femme, sans avoir à prêter vous-même votre partenaire à une autre personne. L’infidélité est dangereuse pour le couple, car elle est synonyme de trahison, culpabilité et paranoïa. De plus, le risque de tomber amoureux de son amant/maitresse et que cela ne soit pas réciproque est très élevé.


  • En parlant d’amour, il est important de vous parler des poly-amoureux. Ce type de pratique sexuelle est assez nouveau et est très spécifique. Les personnes poly-amoureuses comme le nom l’indique sont des personnes qui sont amoureuses de plusieurs personnes. Elles partent du postulat que lorsqu’on a, par exemple, trois enfants, chaque parent aime de la même façon les 3 enfants. Il est donc logique pour eux, qu’on puisse aimer deux, trois, quatre… partenaires en même temps.

Les poly-amoureux ont donc, au-delà d’une vie sexuelle avec d’autres partenaires, également une vie amoureuse affective et même sociale avec leurs amoureux ou leurs amoureuses. Voilà donc un résumé des différentes pratiques sexuelles qui peuvent vous permettre d’avoir d’autres partenaires. Cela peut se faire via un choix de couple et les conséquences sont d’assumer les choses à deux. Cependant, la nuance entre vie sexuelle et sentiment amoureux est parfois très fine et rentrer dans ce genre de pratique n’est pas toujours sans danger pour votre couple. Prudence donc ! Pour ceux et celles qui se demandent « mais c’est quoi au juste un sexologue ?? ». Il s’agit d’un professionnel de la santé qui soigne les principales dysfonctions sexuelles.


Voici, en quelques chiffres, les principales dysfonctions sexuelles :


  • Plus de 30 % des hommes, (1 homme sur 3 !) souffrent d’éjaculation précoce ;
  • 15 % de la population masculine souffrent également de l’incapacité d’éjaculer ;
  • 25 % des hommes de plus de 65 ans souffrent de trouble de l’érection, 55 % des hommes de plus de 75 ans et 77% des hommes de plus de 80 ans. Pour d’autres, et cela concerne 9 % des hommes de moins de 40 ans, les troubles de l’érection peuvent apparaître tôt et persister sans jamais avoir pu permettre une vie sexuelle satisfaisante auparavant ;
  • 10 à 60 % des femmes entre 18 ans et 60 ans souffrent de la perte du désir sexuel … (ça fait beaucoup !) ;
  • Etonnamment, la perte de désir sexuel touche aussi 15 % des hommes de moins de 40 ans ;
  • 10 à 15 % des femmes sont, ou ont été, touchées par le vaginisme. Cette affection, totalement indépendante de la volonté de la femme, lui interdit toute pénétration ;
  • De 7 à 46 % (encore une fois, sincérité et tabous font varier ces chiffres) des femmes sexuellement actives souffrent de douleur intense lors de la pénétration ;
  • Près de 10 % des femmes souffrent de n’avoir jamais eu d’orgasme. Deux types d’orgasmes sont bien connus : l’orgasme par stimulation du clitoris et l’orgasme par pénétration vaginale. La difficulté à atteindre l’orgasme par pénétration vaginale est un des problèmes les plus fréquents chez la femme.

Via votre sexologue, il est possible d’améliorer la qualité de vos rapports sexuels et de traiter les dysfonctions sexuelles. Afin de développer un savoir-faire, un savoir-être et un bien-être au niveau de la sexualité, il existe des démarches, des techniques, des solutions dont seuls peuvent vous faire bénéficier des professionnels spécialisés dans les problématiques diverses de la sexualité, formés à vous écouter et à vous donner les techniques utiles pour améliorer votre vie sexuelle et affective.


Les bonnes résolutions pour 2014... Pourquoi pas une meilleure vie sexuelle et affective ?

publiée le 14 janvier 2014


Si vous n’êtes plus satisfait(e) de votre vie sexuelle, ou si vous désirez l’améliorer, sachez que des sexologues sont formés à vous aider. La sexualité est tout d’abord un moment de plaisir, mais à cause de dysfonctions sexuelles elle peut être synonyme de déception et de souffrance.


Mais qu’entend-on par « dysfonctions sexuelles » et quelle est leur fréquence ?


Plus de 30 % des hommes, (1 homme sur 3 !) souffrent d’éjaculation précoce. L’éjaculation précoce se définit comme l’apparition persistante et récurrente de l’éjaculation avec une stimulation sexuelle minimale, avant ou juste après la pénétration et avant que la personne ne le souhaite. On parle d’éjaculation précoce quand elle survient après une pénétration inférieure à 1 minute ou, si vous n’avez pas votre montre sous la main à ce moment-là, après moins de 20 mouvements du bassin.


15 % de la population masculine souffre également d’anéjaculation (ou incapacité d’éjaculer). Le patient ne peut finir le rapport sexuel par une éjaculation ou un orgasme malgré toutes les stimulations adéquates, c’est-à-dire malgré un désir certain, une excitation et une érection normales. Cette incapacité peut être généralisée, c’est-à-dire en toute circonstance. Elle peut aussi être circonstancielle, lorsque le sujet peut obtenir une bonne érection et une bonne éjaculation, mais dans des circonstances particulières. Par exemple : la masturbation procure l’orgasme et l’éjaculation alors que le rapport avec une partenaire est un échec.


25% des hommes de plus de 65 ans souffrent de trouble de l’érection, 55 % des hommes de plus de 75 ans et 77% des hommes de plus de 80 ans. Les troubles de l’érection sont l’incapacité persistante ou répétée d’atteindre ou de maintenir une érection suffisante jusqu’à la complétion de l’acte sexuel. Pour ces hommes âgés d’au moins 65 ans, les troubles de l’érection apparaissent malgré une sexualité épanouissante auparavant. Pour d’autres, et cela concerne 9% des hommes de moins de 40 ans, les troubles de l’érection peuvent apparaître tôt et persister sans jamais avoir pu permettre une vie sexuelle satisfaisante auparavant. Cette situation est très douloureuse et très difficile à vivre pour ces jeunes patients car ils remettent souvent leur virilité en cause.


Mais l’égalité entre les sexes se retrouve aussi dans les problèmes rencontrés et les dysfonctions sexuelles ne frappent pas que les hommes…


Même si les différentes enquêtes menées varient fortement en fonction du public interrogé et de la sincérité des interrogé(e)s, de 10 à 60 % des femmes entre 18 ans et 60 ans souffrent de désir sexuel hypo-actif… ça fait beaucoup. Etonnamment, le désir sexuel hypo-actif, c’est-dire la diminution, voire la disparition de l’intérêt pour les activités sexuelles, touche aussi 15 % des hommes de moins de 40 ans. 10 à 15 % des femmes sont, ou ont été touchées par le vaginisme. On appelle vaginisme un spasme involontaire répété ou persistant de la musculature du tiers externe du vagin. Cette affection, totalement indépendante de la volonté de la femme, lui interdit toute pénétration. De 7 à 46 % (encore une fois, sincérité et tabous font varier ces chiffres) des femmes sexuellement actives souffrent de dyspareunie. Et 60 % des femmes ont déjà souffert de dyspareunie, au moins une fois au cours de leur vie sexuelle. La dyspareunie est une douleur intense lors de la pénétration. Elle peut être à l’origine d’un vaginisme, et d’un désir sexuel hypo-actif chez la femme.


Enfin, près de 10 % des femmes souffrent d’anorgasmie. L’anorgasmie est l’absence persistante et récurrente d’orgasme, à la suite d’une phase d’excitation sexuelle normale. Deux types d’orgasmes sont bien connus : l’orgasme par stimulation du clitoris et l’orgasme par pénétration vaginale. La difficulté à atteindre l’orgasme par pénétration vaginale est un des problèmes les plus fréquents chez la femme. Cette difficulté est souvent combinée avec des problèmes de vaginisme, de dyspareunie, et de désir sexuel hypo-actif.


Si vous vous êtes reconnu(e)s dans ces quelques lignes, et que vous souffrez d’une (ou de plusieurs) dysfonction(s) sexuelle(s), pourquoi ne pas prendre (et tenir !) votre première bonne résolution pour 2014 : mettre un terme à cette souffrance, en consultant un sexologue ? Pour ceux et celles qui se demandent « mais c’est quoi au juste un sexologue ?? » il s’agit d’un professionnel de la santé qui soigne les principales dysfonctions sexuelles. Lorsque médicalement tout va bien, mais que mécaniquement ça ne fonctionne pas, le sexologue est là pour vous aider à surmonter vos difficultés.


La sexualité, et plus encore la sexualité confrontée à des problèmes, reste un sujet sensible, dont il faut briser les tabous. Parmi les outils dont dispose votre sexologue pour soigner les différentes dysfonctions sexuelles, la sexologie clinique et fonctionnelle est un savoir-faire reprenant entre autres, des techniques de respiration, de gestion de la tension musculaire et de mouvements du bassin. Via cet apprentissage, il est possible d’améliorer la qualité de vos rapports sexuels et de traiter les dysfonctions sexuelles. Votre sexologue vous proposera aussi de faire un travail sur les cognitions (les pensées), les idées érotiques et les images érotiques ; il travaillera avec vous à identifier et soigner les traumatismes vécus afin de vous permettre de trouver, ou de retrouver, une sexualité épanouissante.


Sachez donc qu’afin de développer un savoir-faire, un savoir-être et un bien-être au niveau de la sexualité il existe des démarches, des techniques, des solutions dont seuls peuvent vous faire bénéficier des professionnels spécialisés dans les problématiques diverses de la sexualité, formés à vous écouter et à vous donner les techniques utiles pour améliorer votre vie sexuelle et affective. Prenez contact avec eux, afin que 2014 (et les années suivantes) soit pour vous synonyme de plaisir et d’épanouissement.


Un sexologue, c'est quoi au juste ?

publiée le 12 novembre 2013


Un sexologue est un professionnel de la santé qui soigne les principales dysfonctions sexuelles. Lorsque médicalement tout va bien mais que mécaniquement ça ne fonctionne pas, le sexologue pourra vous aider à surmonter vos difficultés.


La sexualité est une activité qui touche toutes les populations, de près ou de loin. C’est une activité qui peut être physique et/ou mentale et qui traverse les pensées de chacun au moins 3 fois par jour. C’est un besoin naturel comme le besoin de se nourrir, de dormir ou de manger et cependant, cela reste un sujet encore très tabou…


Pour soigner les différentes dysfonctions sexuelles, toute une série d’outils sont disponibles. Parmi eux, les techniques cognitivo-comportementales, l’hypnose conversationnelle, la sexologie clinique et fonctionnelle, la Méthode ESPERE et même la réflexologie plantaire! Les techniques cognitivo-comportementales permettent de modifier les pensées, les idées reçues et les fausses croyances en matière de sexualité. Afin de permettre le développement d'un imaginaire érotique et de fantasmes et de rendre les rapports sexuels plus satisfaisants et de meilleure qualité.


L’hypnose conversationnelle permet de soigner rapidement, efficacement et en douceur vos traumas (viol, abus, mauvaise expérience sexuelle, deuil, séparation douloureuse, accident, agression,…). L’hypnose conversationnelle est une hypnose dite « active » car, contrairement à ce que l’on pourrait croire, le sujet n’est pas endormi. Avec l’aide du sexologue, le patient pourra reprendre le contrôle sur ses symptômes physiques (douleur, maux de tête, brûlant, maux de ventre, maladies psychosomatiques, troubles du comportement,…) ainsi que sur les images qui l’envahissent (cauchemar, mauvais souvenir, images désagréables, flashbacks…) et les émotions associées (peur, phobie, perte d’estime de soi, tristesse, déprime,…). Les symptômes qui découlent des événements traumatiques sont ainsi rapidement éliminés.


La sexologie clinique et fonctionnelle est un savoir-faire reprenant des techniques de respiration, de gestion de la tension musculaire et de mouvements du bassin. Via cet apprentissage, il est possible d’améliorer la qualité des rapports sexuels et de traiter les dysfonctions sexuelles. La Méthode ESPERE de Jacques Salomé est un moyen parmi d’autres d’apprendre à communiquer sainement. Cette méthode propose une série de règles et d’outils qui apportent un savoir-être et un savoir-faire meilleurs, afin de communiquer « sainement », dans la relation de couple.


Gérer son stress et apprendre à « lâcher prise » avec la réflexologie plantaire, c’est possible! Le stress et la difficulté à lâcher prise sont présents dans la plupart des dysfonctions sexuelles. Arriver à lâcher prise et à diminuer son stress est donc primordial. Quelques séances de réflexologie plantaire peuvent contribuer à réduire votre stress et à améliorer votre sexualité.


Sachez qu’il existe des solutions et des démarches afin de développer un savoir-faire, un savoir-être et un bien-être au niveau de la sexualité. Comme pour toutes les disciplines, cela demande un apprentissage, qui n’est pas vraiment disponible dans notre société aujourd’hui. Des professionnels spécialisés dans les problématiques diverses de la sexualité sont formés à vous écouter et à vous donner les techniques utiles pour améliorer votre vie sexuelle et affective. Osez prendre contact avec eux.


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