Chouette Magazine

Cathy Coyette

Cathy Coyette

Bien-être

Catégorie : Santé

Chroniqueuse depuis novembre 2017



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Rosalie, le défi d'une touche-à-tout passionnée de cuisine et d'entrepreneuriat

publiée le 06 février 2018


Ce mois-ci, je vous propose un petit saut chez Rosalie, nouveau lieu de gourmandises gembloutois. Chez Rosalie, je consomme avec plaisir un café allongé mais vous pourrez savourer lunch, brunch, cappuccinos ou pâtisseries. À 26 ans, Sandrine, grâce à un parcours jalonné d’essais/erreurs persévère et croit dans ses rêves. Le sien ? Ouvrir son salon de thé « alternatif » avec librairie/salon d’art. L’idée précise est à définir. Son diplôme de restauration en poche, Sandrine exerce dans différents établissements mais les résultats et les rencontres la font douter. Le temps passe et des connaissances de sa maman la contactent pour le développement d’un projet. « Zeste de Patine », créatrices de meubles et de décoration cherchent à s’associer à un restaurateur. Leur philosophie est axée autour de l’humain, la rencontre, la créativité et la récupération. Le lieu choisi par les futurs partenaires est Gembloux pour son attrait géographique.


L’art, une affaire de famille
Née à Bruxelles, Sandrine est fille unique et grandit à Pont-à-Celles. À 18 ans, elle quitte le cocon familial et revient habiter dans la capitale. L’art et la culture, elle y baigne depuis toujours, ses parents formant un couple d’artistes. « Ils me soutiennent dans tout ce que j’entreprends ». Elle me confie que même si sa passion reste de cuisiner : « Maman fait tous les desserts et mon père s’occupe plus de la gestion ». Depuis 3 ans et demi, elle est en couple avec Thomas, un amoureux attentionné prêt à s’investir avec elle dans l’aventure Rosalie.


Ses conseils pour se lancer ?
« Surtout ne pas se laisser décourager, on n’est pas nul ». Elle nuance toutefois : « Il faut prêter attention aux gens qui nous disent SI on est prêt ». Face à l’expérience d’autres, Sandrine se montre humble et accepte l’incertitude : « C’est vraiment les montagnes russes. Les moments de doute arrivent, mais il faut avancer ». En couple, elle parvient au quotidien à se coordonner avec Thomas. Leur travail ensemble, ce n’était pas prévu. D’abord venu pour aider, il est resté. Son secret pour avancer sereinement ? « On communique sur tout. On ne laisse jamais des choses irrésolues ». Mais elle rajoute : « Fixer les limites, c’est aussi primordial. On ne s’est pas lancés comme associés. Ici, je suis sa patronne. Il a accepté et je peux avoir confiance en lui à 300 % ». Concernant ses proches, il est essentiel de « bien s’entourer ». « Il faut savoir comment les gens de notre entourage réagissent dans les pires moments ».


Des projets ?
La collaboration avec Zeste de Patine est aujourd’hui terminée. Rosalie, c’est à présent un lieu de restauration ouvert du mercredi au dimanche avec des expositions temporaires d’artistes belges (photographes, peintres etc.). Les œuvres présentes dégagent une atmosphère particulière. Le petit plus ? La boîte à livres et les divans blancs qui invitent le visiteur à la déconnexion dans une ambiance chaleureuse. Le pari d’une rencontre entre l’art, la culture et le partage est relevé. Qui passe la porte reviendra…


La Saint-Valentin approche également, une belle occasion pour les couples d’amoureux qui me lisent d’y faire un tour ! Plus d’infos : https://www.rosalieresto.be/


Vivons en bon Danois ou en bon Suédois !

publiée le 23 janvier 2018


Les pays nordiques sont réputés pour leur qualité de vie. Danois et Suédois adoptent des modes de vie sains et focalisés sur les valeurs essentielles. Nous devrions en prendre de la graine ! J’ai découvert récemment deux concepts qui méritent notre attention : le Hygge danois (Hou-Ga pour la prononciation) et le Lagom suédois. Si le bonheur est à notre portée, pourquoi ne pas tenter le coup ?


Le Hygge
Selon le World Happiness Report (Publication de l’ONU), les Danois sont parmi les gens les plus heureux du monde. Leur secret ? Partager des moments en famille ou entre amis dans un cocon chaleureux, une recette qui paraît si simple...Elle est particulièrement d’actualité en cette période hivernale. N’oublions pas que les pays scandinaves manquent de luminosité et connaissent ce besoin de « cocooning » encore davantage que nous. Les Américains affectionnent la liberté, les Belges les frites ( ☺) et les Danois, le partage et la solidarité par le renforcement des liens dans un contexte privatif et affectueux. Je vote pour ! Pensez aux nombreuses heures perdues à chercher à s’occuper à l’extérieur (centre commercial etc.) alors que le véritable bonheur réside dans une simplicité heureuse partagée en famille ou entre amis.


Le Lagom en quelques principes
Dans la continuité du Hygge, pensez « Lagom » en appliquant quelques principes simples :
- Optez pour une maison « refuge » avec un éclairage adapté et un intérieur épuré.
- Investissez dans un dressing avec des pièces de qualité qui durent, on évite la surconsommation Amazon.
- Mangez local et de saison.
- Travaillez « slow », visez le progrès et non la perfection.
- Vivez en « pleine conscience » en déconnectant quelques heures quotidiennement de vos outils multimédia. Revenez au papier pour la prise de notes et fermez le carnet une fois les idées transcrites, elles seront encore là demain !
- Accueillez la nature dans votre intérieur.
- Réduisez votre consommation à tout niveau et agissez de façon responsable en faveur de la planète.


Être bien chez soi, le succès assuré ?
Avoir un intérieur bienveillant et un entourage aimant ne résout pas tous nos problèmes. Les deuils, les échecs et les difficultés de la vie continueront à nous guetter mais ensemble, ancrés dans une communauté d’amour et de non-jugement, nous serons plus forts pour les affronter.


Pour aller plus loin :
http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2016/10/15/le-hygge-recette-danoise-du-bonheur_5014226_4497916.html
Wiking, M.(2016), Le Livre du Hygge. Mieux vivre. La méthode Danoise, Paris, Editions First.
Brones, A. (2017), Vivre Mieux avec moins, Paris, Éditions First.


Souvenir : un Noël à Gand

publiée le 09 janvier 2018


Le marché de Noël de Gand, c’était plus de 140 stands ouverts pendant plus d’un mois (8 décembre 2017 au 7 janvier 2018). L’occasion de faire vos emplettes pour mettre sous le sapin ou pour fêter l’épiphanie. Un village de Noël (Land of Ice/Land van W’ijs) était dédié aux enfants pour la seconde fois. Il se situait dans l’église Saint-Nicolas. Dans la Halle municipale (Emile Braunplein - 9000 Gent), vous pouviez patiner dans un décor médiéval pour 7 euros comme prix de base. Sinon dans le Palais des Comtes, vous découvriez le palais hivernal enchanté (10 euros par personne - prix normal).


Que manger et boire ?
• Du Waterzooï. Soupe de poisson ou de poulet…
• Du chocolat belge
• Des gaufres chaudes
• Dans les alcools, de nombreuses bières belges
• Dans les softs, comme partout chocolat chaud de saison, café (très bon), thé…Précision, pour les fans de cappuccino (comme moi), sachez que la version italienne (avec la mousse de lait) est plus compliquée à trouver que celui avec crème fraîche.


Où loger ?
Personnellement, nous y sommes allés deux jours en couple avec mon compagnon à la mi-décembre. En parallèle du marché de Noël, nous nous sommes baladés dans la ville néerlandaise et avons passé une nuit magique sur une péniche. Vous avez peur de l’eau ? Pas de problème, vous ne sentirez absolument pas le bateau tanguer ! L’espace est plus spartiate que dans un hôtel traditionnel mais la vue en se levant le matin est unique. Les prix sont corrects, environ 100 euros la nuit pour deux personnes avec « mallette » en osier pour le petit-déjeuner. Couques moelleuses et fruits frais au menu. Se laver est peut-être le plus compliqué ! En effet, les toilettes sont dans le même petit local. Soit on fait sa toilette, soit on va au WC mais il faut faire un choix ! Notre logement : https://boatandbreakfast.lodgify.com/


Et si vous y allez en janvier…
N’oubliez pas de profiter du Festival de la Lumière (4ème édition du 31/01 au 4/02). A cette occasion, des artistes venus du monde entier illuminent la ville et ses monuments. En soirée, savourez sans modération, un bon vin chaud à la main les nombreuses animations lumineuses.


Sources :
A consulter le site suivant : http://www.gentsewinterfeesten.be/en/ en néerlandais ou en anglais. Autre lien : https://www.marches-noel.org/marche-de-noel-a-gand/
Attention, les prix sont susceptibles de varier, vérifiez donc avant de vous y rendre pour les attractions.


La société moderne prône-t-elle l'aliénation par le travail?

publiée le 19 décembre 2017


Pour certains, le travail est aliénant c'est-à-dire forcé (vision notamment chez Marx). Le travailleur se rendant quotidiennement « travailler » détruit son corps et son esprit. Bien entendu, c’est une conception extrême valable pour certaines catégories de métiers. Le travail aliénant ne permet pas à l’homme de se réaliser au travers de son activité professionnelle. Dans l’artisanat, le rapport est différent, l’exercice d’une tâche revêt un sens et permet à l’artisan de se développer à tout niveau. Pour produire toujours plus, nous nous aliénons mais j’ose croire (et j’en suis convaincue) que des initiatives alternatives œuvrent à un changement profond.


L’espoir d’un sens neuf et d’une libération
« J’ai un job dans le secteur privé « privé » » me direz-vous. « Pour avoir plus de « sens » et m’épanouir durant les heures de bureau, dois-je postuler dans le domaine associatif ? ». Je vous répondrais, « Pas forcément » car aucune organisation, ni secteur n’est parfait. Une grosse structure associative est parfois contrainte de courir après les subsides, les avoir, puis les dépenser sans forcément le faire avec « sens ». Le changement est parfois interne à l’employé lui-même, par des petites adaptations de son quotidien, il agit en accord avec des valeurs qui lui permettent de satisfaire un besoin dans l’exercice même de ses activités. En tant que chargée de communication, je peux organiser des événements mais consacrer du temps à trouver des fournisseurs indépendants avec des produits artisanaux. Attention, la démarche doit être honnête et non le prétexte à vanter communicationnellement l’entreprise/organisation. Ce que j’évoque ici, ce sont les petites actions quotidiennes que les personnes elles-mêmes peuvent mettre en place pour savourer leur vie aussi en journée. Je me sens personnellement pleinement présente quand dans le cadre de mon job, je salue les personnes rencontrées et je mets en valeur leurs atouts (par un article par ex ou en leur confiant une tâche leur permettant de se dépasser).


Conclusion : plus de sens et moins de burn-out ?
Même si ce n’est pas aussi simple, c’est une piste de travail pour prévenir ce phénomène. Une organisation sans charte de valeurs court à la catastrophe. Mais ayant vécu personnellement ce trop plein, ce n’est pas le manque de sens initial de mon poste qui a généré la rupture. C’est la surcharge, qui au fur et à mesure a provoqué la confusion et la perte de sens dans mon esprit. Ce qui a ensuite précipité ma chute. Ne sachant plus pourquoi vous exercez votre profession, vous agissez comme un robot à « corps perdu » remettant à demain le questionnement sur vos actions. Agir pour agir mais ne plus être. Il s’agit donc à mon sens, de travailler le sens initialement dans une prise de fonction mais aussi de le maintenir au fil de la vie de l’organisation.


Source complémentaire :
http://www.philolog.fr/lalienation-du-travail/comment-page-2/


Voyage au coeur de soi en pleine conscience

publiée le 12 décembre 2017


A l’heure où nous courrons dans tous les sens (sûrement à la recherche de nos cadeaux de fin d’année), la pratique de la pleine de conscience (Mindfulness) nous permet de prendre une pause, de mettre nos cerveaux sur ‘off’. Apprise en solitaire ou en groupe, la Mindfulness s’avère un moyen précieux de souffler et de se retrouver face à soi-même.


Pleine conscience pour se reconnecter à son corps
En avançant dans notre quotidien « à corps perdu », il nous arrive d’oublier notre enveloppe charnelle. Nous lui infligeons des réveils forcés, des rythmes effrénés et oublions parfois de la nourrir…par manque de temps ! Comment peut-on en arriver à ce stade de négation de nous-mêmes ? Simplement parce qu’avec l’empressement, nous avons « la tête dans le guidon ». Il nous faut donc ralentir et vivre d’une façon plus « slow », respectueuse de notre rythme biologique. En méditant une dizaine de minutes par jour, vous vous octroyez une pause régénérative et salvatrice. Nul besoin d’être moine bouddhiste pour s’initier à ce plaisir simple qu’est la contemplation. Souvent guidées, les méditations vous invitent à « scanner » votre corps et à l’écouter vous adresser ses signaux plus ou moins agréables.


Les outils pour se lancer ?
Où vais-je suivre mes cours allez-vous me dire ? Là encore, pas besoin de réel cursus pour commencer à tester. Bien sûr, les cycles formatifs existent (https://www.association-mindfulness.org/mbsr.php) mais en vous équipant d’un petit coussin de méditation et en adoptant une posture digne (bien verticale), vous êtes prêt à démarrer ! Pour ma part, j’ai débuté avec l’application « Petit Bambou » (https://www.petitbambou.com/). Cela m’a coûté quelques euros par mois et j’en suis pleinement satisfaite. Différents programmes ludiques vous sont proposés (lâcher-prise, stress…). Une voix agréable vous accompagne dans votre préparation et pas à pas vous apprenez à découvrir le calme et la sérénité. Attention, la régularité est de mise. Ne vous étonnez pas de n’avoir aucun résultat si vous ne vous exercez pas à faire 10 minutes de break quotidien. Si c’est trop, faites deux fois 5 min à des moments plus pratiques de la journée. Les débuts sont difficiles mais courage…le cadeau final en vaut la peine.


Vous craignez la solitude ? Optez pour une pratique en groupe !
Des groupements locaux peuvent vous aider à l’exercice de la pleine conscience, le tout à des prix démocratiques. J’ai découvert récemment la tradition du Village des Pruniers (https://villagedespruniers.net) et j’y adhère entièrement. Le Village des Pruniers est fondé en 1982 par Thich Nhât Hanh, moine vietnamien. Les sympathisants peuvent rejoindre une Sangha proche de chez eux. Il s’agit d’une micro-communauté locale partageant les valeurs et les pratiques du Village. Lors des rencontres, je suis séduite par la bienveillance des participants. Ici, on ne juge pas, on partage ensemble un moment hors du temps. Une coupure pour nous, pour nous recueillir conjointement et célébrer la beauté de la vie et des petites choses simples de notre quotidien.


En conclusion, si vous souhaitez « débrancher » en cette fin d’année, offrez-vous un moment pour réintégrer « pleinement » votre corps, aimez-le avec douceur et reconnectez-le avec cet esprit trop souvent pris dans le tumulte du « tout tout de suite ».


L'anorexie mentale : un vécu d'obésité faussé

publiée le 5 décembre 2017


A l’heure où la minceur et l’apparence physique sont valorisées dans les médias, les salles de sports regorgent d’« obsédés de la forme ». Ces femmes et hommes repoussant les limites sportives pour se sculpter un corps de rêve. Armés d’une « Apple-Watch », ils contrôlent tout (performance, calories etc.). Du moins, ils pensent avoir la maîtrise…En effet, notre enveloppe charnelle n’a pas besoin de nous, elle s’autorégule merveilleusement bien. Lutter contre la nature, peut rendre malade très malade. C’est le cas des malades anorexiques, très fines mais si peu « ordinaires ». Le trouble est socialement accepté ou encore tabou.


L’anorexie : une maladie d’ado ?
Si la maladie se déclare souvent à l’adolescence, elle peut sans traitement se prolonger à l’âge adulte. Parfois « guérie », elle revient et s’ancre suite à événement éprouvant (burn-out, séparation) à l’âge adulte. Un des éléments centraux peut être la relation avec la mère. Mais selon certains, l’anorexie serait moins une phobie qu’une addiction, celle de la perte de poids. Se sentir légère procure du plaisir, de la liberté et une sensation de supériorité face à ces gens normaux « accros » à la bonne chair.


S’en sortir
Pour sortir la tête hors de l’eau, comme pour l’alcool, le premier pas commence par l’acceptation. Après, il faut trouver du sens, déconstruire ses représentations faussées pour reprendre le goût de vivre sans l’illusion de protection procurée par la maladie. Nathalie Decoo (2015, p.46), présidente de l’association belge Anorexie-Boulimie Ensemble écrit à juste titre « Il ne suffit pas de manger à nouveau pour guérir. Il ne suffit pas de le vouloir ». Parmi les moyens thérapeutiques utilisés, les pistes alternatives non médicamenteuses sont nombreuses. Une approche nutritionnelle par la pleine conscience peut aider les malades à se réapproprier la joie de manger et de savourer les aliments. La musique et l’art-thérapie constituent des voies de rémission (pas de rédemption car la guérison n’est jamais définitive). Vous connaissez des malades et souhaitez aider ? Il existe des structures soutenant les proches (ex. http://miata.be/). Si le chemin est périlleux, le combat n’est jamais vain, il suffit d’y croire, de persévérer et de bien s’entourer. Le temps de soin n’est certes pas « quantifiable ». Les malades avancent à « corps perdu » dans une vie qui leur échappe. Se reconnecter à un soi demande temps et énergie. Mieux vaut un sain et long rétablissement durable, qu’un essoufflement rapide. En italien, retenez cette maxime : Chi va piano va sano e va lontano.


Ressources :
http://www.anorexie-boulimie.be/ http://www.psychologies.com/Moi/Problemes-psy/Anorexie-Boulimie/Articles-et-Dossiers/L-anorexie-touche-aussi-les-femmes-de-plus-de-40-ans Livre : Decoo, N. (2015), Survivre à la transparence : retour sur vingt ans de combat contre l'anorexie et la dépression, Bibliocratie.com.


Dans un monde tourmenté, pouvons-nous croire dans la résilience?

publiée le 21 novembre 2017


Lorsqu’on quitte l’enfer, lorsqu’on a touché le fond, est-il impossible de se relever ? D’aller au-delà de ses craintes pour explorer de nouveaux défis et horizons ? Pour moi, la réponse est NON. Si la volonté est présente, il est possible d’être résilient, d’être capable de se sortir des pires situations en se développant. Tous nous subissons des traumatismes au fil de l’existence et certains s’en sortent plus forts, mieux armés mais à jamais changés. Toutefois, il est vrai que nous n’avons pas tous la capacité d’y parvenir…


La résilience, génétiquement transmise ?
Pour Boris Cyrulnik, psychiatre, si certains comportements peuvent être génétiquement légués, affirmer une évolution résiliente chez un enfant sur base de son patrimoine génétique est impossible. Les facteurs influençant l’émergence d’une capacité de résilience chez les petits : le caractère de l’enfant, l’environnement affectif et le réseau relationnel externe pouvant l’aider. Malgré tout, il convient de nuancer ces facteurs. Si un gentil poupon est prédisposé à connaître une transformation résiliente au cours de sa vie, dans un foyer dur et fermé, ce ne sera pas le cas.
Des traits psychologiques chez les êtres résilients selon le psychiatre ? Ces individus sont souvent doués d’humour, révoltés, rêveurs, mégalomanes et dans le déni des souffrances vécues.


Des artistes torturés, tous résilients ?
Il y a des chances…Quand on crée, on invente des choses encore « inexistantes », on évolue en dehors des sentiers battus. On devient « hors-norme ». On est contraint de se réinventer pour exister. En devenant marginal (dans le sens positif du terme), on poursuit une voie où la créativité nous sauve de la médiocrité d’un quotidien éprouvant.
Des personnalités comme J.K Rowling ou Stephen King ont dû faire preuve de résilience à un moment de leur existence. Des talents d’écriture ne garantissent pas des publications immédiates…La persévérance paie. D’autres grands noms comme Winston Churchill, Thomas Edison ont rebondi face aux aléas de la vie. Dans un autre registre, Oprah Winfrey a connu également une ascension impressionnante avec des débuts difficiles en devenant millionnaire début de la trentaine.


Sources :
http://www.psychologies.com/Therapies/Psychanalyse/Travail-psychanalytique/ Interviews/Resilience-comment-ils-s-en-sortent
http://www.sympatico.ca/article/10-personnalites-qui-ont-connu-un-immense-succes-apres-unechec-1.1527628


Le burn-out : maladie mal connue, mal diagnostiquée avec de nombreuses variantes

publiée le 7 novembre 2017


Burn-out : partout mais flou
On en parle beaucoup mais ce mal « du siècle » reste pourtant mal défini, ce qui en complexifie sa mesure. S’il s’agit bien d’un épuisement intense tant physique que mental, il nécessiterait selon des chercheurs de la KUL une approche approfondie. Ces derniers proposent 5 symptômes pour le diagnostic. A l’épuisement, s’ajoutent les difficultés de mémorisation et de concentration vécues par le travailleur, des réactions émotionnellement violentes et une distanciation mentale (et physique). Des symptômes dépressifs viennent clore ces indicateurs. Physiquement, un malade manifeste parfois des douleurs couplées à un manque de sommeil et à des crises de panique répétées. En parallèle du burn-out « classique » au travail, on parle aussi maintenant le burn-out parental.


Le malade et le regard des autres
Dans un état second, le malade ne maîtrise plus son existence. Une sensation profonde de perdre pied est ressentie et la mise à l’arrêt professionnel s’impose. Parfois, il est déjà trop tard…Les symptômes avant-coureurs ont été niés par le travailleur au nom de la performance de ses résultats ou par manque de confiance en lui. Comment reconnaître les signaux et surtout admettre qu’il faut s’arrêter ? Tomber malade, laisser les autres se débrouiller. « Qu’est-ce que mes collègues vont penser de moi ? » etc. L’image toujours l’image. La prévention en entreprise est donc devenue indispensable. Elle débute avec une analyse des risques psycho-sociaux. Un environnement sain et réceptif à la souffrance pouvant être éprouvée par le personnel peut significativement contribuer à une diminution des cas graves. « Couler » est rapide mais s’en remettre nécessite un temps long. Selon les patients, il s’agit de mois ou d’années de convalescence. Entendue à la radio récemment, une expression m’a marquée : « Vous n’avez plus toutes vos petites cuillères le matin en démarrant la journée ». Je dirais de façon plus humoristique : « Mes frites ne sont plus dans le même sachet ! ».


Les solutions naturelles
Si elles sont souvent considérées comme « placebo », je les affectionne pourtant particulièrement. J’en proposerai dans les prochaines chroniques. Quand on évoque le « naturel », il s’agit non seulement de plantes mais également de thérapies douces (yoga, méditation, art-thérapie…). Suite au prochain numéro !


Sources :
https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_le-burn-out-est-il-trop-souvent-diagnostique-a-tort?id=9739906
https://www.mensura.be/fr/blog/reconnaitre-le-burn-out-surveillez-les-5-symptomes-cles


« La guérison est une parenthèse nécessaire de la vie ».


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