Chouette Magazine

Catherine Cooken-Michiels

Catherine
Cooken-Michiels

Méthode de travail

Catégorie : Vie Quotidienne

Chroniqueuse depuis janvier 2014



Professeur de méthode de travail

Professeur relais pour les élèves en difficultés d’apprentissage

Praticienne en gestion mentale

Faire un planning

publiée le 19 mai 2015


Toute l’année, il peut être intéressant de faire un planning afin de bien s’organiser mais beaucoup d’élèves n’en sentent le besoin qu’à l’approche des examens…C’est donc le moment de faire une petite chronique à ce sujet.


Deux mots s’imposent : rigueur et souplesse ! Tout d’abord, faire un planning et ne pas s’y tenir, ça ne sert à rien ! C’est se donner bonne conscience peut-être mais c’est une perte de temps. Il faudra donc pour être efficace, s’obliger à le respecter, commencer à l’heure prévue même si à ce moment-là, il y a un super feuilleton qui passe…Ensuite, le planning doit avoir une certaine souplesse, il faudra prévoir des « zones tampons » où il sera possible de mettre ce qu’on n’a pas eu le temps de faire parce qu’on avait mal de tête, parce que le temps prévu était insuffisant etc… Cela a aussi un côté motivant car ces « zones tampons » si on n’a pas pris de retard deviennent des « zones repos »…


Concrètement, il faut prendre une feuille A4 et faire des colonnes : une colonne par jour. Ensuite, on fait des cases : une case par heure. Donc on va par exemple de 7h00 du matin jusque 22h00. Après on commence par colorier toutes les cases où ce n’est pas possible d’étudier : on dort, on mange, on fait du sport, on a cours… Cela donne une meilleure vision du champ d’étude possible. C’est chez certains jeunes l’occasion de se poser déjà des questions car c’est parfois déjà très coloré… Pour fixer ce qu’on va travailler en premier, la règle est souvent celle-ci : le dernier examen (car je serai fatigué(e)), le cours que j’aime le moins (car souvent ça rentre plus difficilement), le plus gros cours (car il faudra absolument le morceler et le travailler plusieurs fois).


Voilà vous avez désormais en mains les clés d’un bon planning.
Bon courage pour les examens !


Les différents types d'intelligences

publiée le 05 mai 2015


Le dernier article portait sur la difficulté à faire des choix positifs. Il me semblait donc assez cohérent de poursuivre avec les différents types d’intelligence. Cette théorie (qui connaît quelques variantes) a été proposée par Howard Gardner en 1983, elle met en lumière que nous avons tous des préférences, des forces qui nous rendent plus performants dans tel ou tel domaine.


Prendre conscience de cela valorise l’ado car il n’est jamais question d’être plus ou moins intelligent qu’un autre, c’est juste un autre type d’intelligence, il n’y a aucun jugement de valeur. Ensuite, cette prise de conscience peut aider à l’orientation, elle peut mener à un choix positif. Enfin, cette prise de conscience donne de nouvelles clés au niveau de la méthode de travail car suivant le type d’intelligence, la personne apprend mieux plutôt de telle façon…


Je ne peux pas les développer dans ce petit article mais je vous invite à creuser par des lectures supplémentaires si le cœur vous en dit… Je les cite simplement : linguistique, logico-mathématique, spatiale, musicale, corporelle-kinesthésique, interpersonnelle, intra-personnelle et naturaliste.


Chez la plupart, deux ou trois formes d’intelligences sont plus fortes que les autres… L’école a tendance à valoriser les deux premières que j’ai citées mais dans la vie de tous les jours, on a besoin de toutes ces intelligences.


En tant que professeur, je reprends ce petit extrait reçu lors d’une formation sur comment mettre en place toutes les conditions pour que le jeune ait envie de chercher, d’apprendre et de valoriser ses savoirs et découvertes : « l’approche des intelligences multiples suggère de varier nos façons de faire en classe, d’intégrer plus d’arts plastiques, d’art dramatique, de musique, de mouvement, d’interactions sociales et d’activités de contact avec la nature dans le cadre de l’apprentissage des différentes disciplines, de laisser aux élèves, aussi souvent que possible, la possibilité d’avoir recours à des façons différentes pour effectuer leurs apprentissages et pour en rendre compte. »


Avoir un projet positif !

publiée le 27 janvier 2015


Après une session d’examens assez chaotique à Noël, j’entends souvent des parents chercher en urgence à réorienter leurs enfants et la formule qui tue : « on va le descendre en… afin que ce soit plus facile ».


Je comprends tout à fait cette réaction mais je voudrais juste attirer l’attention sur le message véhiculé derrière cette attitude. Même si l’idée est de sauver le jeune d’une situation d’échecs, on pourra espérer que dans sa nouvelle option, l’ado fera disparaitre le rouge de son bulletin et « sauvera » son année scolaire mais ce changement risque fort de rester marqué par un sentiment d’échec, de ne pas avoir été capable de rester dans l’option d’abord choisie… L’image envoyée au jeune est une image négative.


Alors qu’il en serait tout autrement si le changement était réfléchi, discuté auparavant… Il est important de prendre le temps de mettre à plat les attentes des parents, du jeune ; d’examiner les forces et les faiblesses ; de faire le point sur l’investissement que le jeune est prêt à faire ; d’examiner les conditions extérieures à l’école (a-t-il un sport de haut niveau par exemple qui lui prend de nombreuses heures par semaine ? Doit-il aider à la maison en s’occupant des plus jeunes ? etc… Bref, cheminer ensemble (ado, parents, professeurs) dès aujourd’hui pour préparer un choix positif pour l’année suivante où l’ado pourra être heureux et vivre ce choix de façon épanouissante.


Au niveau de notre société, on peut tout de même se demander pourquoi nous sommes tellement accrochés à l’enseignement général… Donner l’impression que l’enseignement est organisé par sections « des élèves les plus intelligents aux moins intelligents » est une grosse erreur où la multiplicité des intelligences est niée alors qu’elle est un fait. (Un prochain article abordera les intelligences multiples) Nous sommes heureux d’avoir un médecin pour nous soigner mais ne sommes-nous pas aussi heureux de trouver un bon pain, bien frais, préparé la nuit par un professionnel ? Ne nous étonnons pas que certains métiers manuels soient en pénurie car présentés de cette façon, qui a envie de « descendre » en professionnel ? Ce mot « descendre » est véritablement à bannir de notre vocabulaire !


À l'approche des examens, le stress monte

publiée le 02 décembre 2014


Le stress peut être positif ou négatif. Tout dépend de la dose… Cela va booster certains leur donnant l’énergie nécessaire pour affronter l’épreuve (= stimulation). D’autres par contre, vont être paralysés par le stress (= inhibition). Et il est donc vraiment important de tenir compte de ce problème et de mettre en place certaines choses pour aider le jeune dans cette seconde situation.


Il y a des solutions du côté de la sophrologie, du braingym, des fleurs de Bach… Je n’en parlerai pas car même si j’y suis sensible, je ne suis pas assez formée pour développer ces différentes pistes.


Praticienne en pédagogie de la gestion mentale, je parlerai davantage de cette autre piste. En gestion mentale, nous invitons le jeune à s’imaginer dans le futur en train de passer l’examen. Nous l’invitons à « vivre » son examen de façon aussi précise que possible : ça se passera quand ? où ? quel genre de questions va-t-il probablement recevoir ? etc… Pour faire simple, d’un certain point de vue, notre cerveau ne fait pas vraiment la différence entre une situation imaginée et une réelle et donc le fait d’avoir déjà « connu » cette situation a un côté rassurant et permet d’aider à diminuer le stress négatif.


Un autre « truc » de gestion mentale : lors de la mémorisation, on apprend au jeune à prendre conscience des stratégies qu’il met en place afin de pouvoir retrouver l’information éventuellement perdue à cause d’un stress négatif. La conscientisation permettra de faire le chemin à l’envers et est la meilleure arme en cas de « trou » lié à un stress.


Bons examens !


Quand les ordinateurs se mettent au service des dyslexiques

publiée le 04 novembre 2014


Il y a quelques mois (retrouvez les articles en ligne sur facebook), je décrivais le désarroi de certains et de leurs parents face à une dyslexie souvent mal comprise en milieu scolaire. J’expliquais également les conditions pour obtenir des aménagements en milieu scolaire. Je voudrais aujourd’hui aborder la question pratique des logiciels de compensation développés spécifiquement pour les dyslexiques.


Il s’agit d’un programme payant que l’on peut installer sur l’ordinateur portable de l’enfant, de l’ado... soit via un cd, soit via une clé USB. Il peut ainsi l’accompagner aussi bien à la maison qu’à l’école.


Ces programmes aident tout d’abord à la lecture puisqu’ils sont capables de lire un article, un simple passage sélectionné… ou encore un mot, un texte qui vient d’être écrit par la personne dys, ce qui lui permet en entendant de contrôler que ce qu’elle a écrit correspond bien à ce qu’elle a voulu dire.


Ces programmes sont un remède efficace pour une orthographe souvent chaotique… En effet, alors que la personne tape le mot, elle peut activer une prédiction de mot. Un programme habituel de correction orthographique est beaucoup moins performant car si le mot est mal commencé, il ne pourra pas présenter le bon mot. Or ici, la prédiction de mot a été construite en tenant compte des fautes souvent repérées chez les dys. Exemple : « maison ». Si la personne dys commence par « mé », ça va poser problème avec une prédiction traditionnelle car l’ordinateur va proposer uniquement des mots commençant par « mé », or ici, l’ordinateur connaît le risque de confusion et va proposer des mots commençant par « mai » et donc il proposera « maison »


Il est à remarquer que le logiciel évolue aussi avec l’âge des enfants, ce qui permet d’avoir un outil adapté. Le nombre de mots de vocabulaire utilisé en début de primaire et fin de secondaire n’est évidemment pas du tout le même.


Alors où trouver ces logiciels ? Sur le marché belge, je connais deux grandes familles : le Sprint et le WoDy. Ils se tiennent tous les deux au niveau des prix (à savoir environ 250 euros) Il existe encore le kursweil qui est la rolls royce mais nous sommes dans une toute autre catégorie de budget.


Pour ces logiciels, il existe la possibilité de tester avec un mois d’essai gratuit et des formations sont également données afin de maîtriser pleinement toute la portée du logiciel mais les ados (j’ai pu le constater à la maison) ont rarement besoin de cette étape et se lancent directement bien volontiers dans l’aventure…


La gestion mentale

publiée le 07 octobre 2014


Plusieurs personnes m’ont demandé ce que signifiait « la gestion mentale ». Il est vrai que ce titre n’est pas très clair.


En réalité, un pédagogue et philosophe français, Antoine de la Garanderie, a tout d’abord interrogé ce qu’il appelait « des cracks » en mathématiques afin d’observer s’il existait des stratégies mentales qui engendraient la réussite. Il a découvert la complexité du fonctionnement mental de chacun. Nous avons tous une manière propre de fonctionner, certaines personnes ont des fonctionnements qui se ressemblent et d’autres pas… C’est pourquoi en prof ou parent bien intentionné, on donne au jeune les trucs qui ont marché pour nous et on s’étonne parfois que pour lui, ça ne marche pas… Personnellement, j’aime beaucoup fonctionner par images (comme vous l’avez certainement déjà remarqué dans mes articles précédents) et je prendrais donc l’image de la mode : telle petite jupe pourra assez bien convenir à la morphologie de nombreuses filles mais elle ne conviendra pas à toutes et puis de toutes façons, rien de tel que le « sur-mesure ».


Le « sur-mesure », c’est la gestion mentale. Le praticien va questionner le jeune sur sa façon de faire dans sa tête et il va par ce questionnement essayer de faire prendre conscience à la personne de ce qui la mène à la réussite et de ce qui la bloque. Et c’est justement cette prise de conscience qui va permettre de pouvoir modifier les choses et « redémarrer » dans le bon sens.


Hier, j’étais en classe avec devant moi une classe de 6ème qualification et nous discutions un peu méthode de travail. Je leur demande s’ils savent comment être performants quand on lit un livre. Un peu vexés, plusieurs me répondent que tout le monde sait lire un livre. Je suis bien d’accord que si ces élèves sont là, c’est qu’ils sont tout à fait capables de déchiffrer un livre, aucun n’a des problèmes d’illettrisme mais savaient-ils que lire c’était « évoquer à partir d’un texte » ? (voir chronique de juillet) Certains le faisaient naturellement, mais d’autres n’y avaient jamais pensé… Cette discussion a fait prendre conscience d’un geste qu’il est important de faire dans sa tête pour être performant dans sa lecture, certains vont évoquer en se racontant le livre, d’autres vont se faire un film, d’autres vont le ressentir davantage dans leur corps etc… Mais l’important c’est d’ « évoquer » le livre, de le faire exister…


Envie d’en savoir plus ? Rendez-vous sur le site officiel de gestion mentale en Belgique : www.ifbelgique.be.


Le moment de la rentrée pour les petits et les grands...

publiée le 09 septembre 2014


Les professionnels sportifs pour se préparer à une grande course ne se préparent pas la veille mais c’est un bon entrainement, une préparation sérieuse qui couronnera de succès cette fameuse course. Alors pour l’école, c’est pareil, c’est dès septembre que la réussite de juin se prépare !


Un sportif doit se préparer au niveau mental et au niveau physique. A nouveau, pour l’école, c’est pareil.


Première étape, il est important de se questionner pourquoi on va à l’école. Pour faire plaisir aux parents ? Pour s’amuser ? Pour découvrir de nouvelles choses ? Pour gagner en autonomie ? … La réponse à cette question donnera la direction et cette direction mènera plutôt ou plutôt pas à la réussite…Il est important de se mettre dans un bon état d’esprit : comme on ne va pas faire du shopping en pyjama, on ne va pas à l’école sans se mettre en projet, sans se motiver pour se mettre dans de bonnes conditions pour participer aux cours…


Deuxième étape, préparer le terrain pour un travail efficace à la maison et pour ça, rien de tel qu’un bureau rangé ! C’est le moment d’investir dans une bonne poubelle et des casiers pour classer. Chaque chose doit avoir sa place. Il faut aussi pouvoir facilement mettre la main sur tous les outils qui aideront à la compréhension : dico, grammaire… Cet endroit, il est important de le choisir avec soin afin de s’y sentir bien mais de ne pas y mettre dix mille choses complètement inutiles pour le travail et qui donneront autant de raison de partir dans ses pensées…


Bonne course :-)


Comment aider son enfant à lire un livre de façon efficace ?

publiée le 1er juillet 2014


Dans le secondaire, il n’est pas rare que le jeune soit dans l’obligation de lire un livre pour le cours de français mais aussi peut-être de religion, anglais, sciences… Pour beaucoup, cette obligation tourne un peu au cauchemar car elle demande souvent du temps et en plus, la lecture reste inefficace et les points obtenus ne donnent vraiment pas envie de se remettre au travail une prochaine fois «pour un si faible salaire».


D’où vient le problème ? La lecture est inefficace car l’adolescent fait un acte mécanique : il déchiffre correctement mais rien (ou presque) ne se passe dans la tête.


Comment l’aider ? Proposer à votre enfant de se faire une espèce de «film», de «reportage commenté» dans sa tête. Demandez-lui de vous raconter le cadre : ça se passe où ? Ca se passe quand ? Comment sont habillés les personnages ? Sont-ils nombreux ? …Peut-être votre enfant a t’il du mal à «démarrer» son film ? Proposez-lui alors d’aller voir sur internet des images qui correspondent au lieu dont on parle dans le livre. S’il doit lire un livre de Marcel Pagnol et qu’il ne connaît pas la Provence, le livre n’aurait pas la même saveur, ni peut-être le même sens s’il place l’histoire au cœur de la ville de Liège… Aller par exemple voir des photos de la garrigue, des mas provençaux…


Un dernier conseil, pour le mettre en appétit, prenez le temps de vous arrêter sur la couverture du livre afin d’émettre des hypothèses sur l’histoire qui est racontée à l’intérieur. Tel un détective, soyez à l’affût du moindre indice qui vous mettra sur la bonne piste ! N’hésitez pas à faire un concours : qui aura imaginé la meilleure hypothèse : vous ou lui ?


Bonne lecture !


La problématique "DYS"

Episode 2

publiée le 22 avril 2014


Il existe « un plan dyslexie » dans les écoles. Depuis trois ans, Madame Simonet a lancé un projet concret pour tenir compte à l’école des difficultés particulières des élèves dys.


Ce plan consiste à d’abord former des professeurs relai en leur fournissant une information claire et assez complète sur la problématique dys, problématique trop souvent oubliée dans le cursus pédagogique des professeurs. Ensuite, ces professeurs retournent sur le terrain et proposent des adaptations concrètes. Il faut du temps pour changer les choses et donc parfois beaucoup de patience mais le changement est en route.


Votre fils/fille est dyslexique, n’hésitez pas à demander dans son école s’il existe un prof relai et discutez avec lui. Des adaptations générales sont souvent mises en place comme la taille de la police, pas de recto-verso etc… Mais si votre enfant a besoin d’adaptations précises, vous pouvez en faire la demande et l’école verra si elle peut y répondre favorablement ou pas. Par exemple, ma fille Margot (qui est en troisième secondaire technique de transition sport) bénéficie pour certains cours d’un logiciel adapté à sa dyslexie et a l’autorisation de l’utiliser en classe même pendant les examens : le professeur met le texte sur une clé USB, Margot met celle-ci sur son ordinateur et le logiciel lui lit le texte, ce qui la fatigue beaucoup moins et lui permet de se concentrer sur la compréhension du texte et non son déchiffrage.


Pour bénéficier de ces adaptations, quelques conditions sont nécessaires :


  • Présentation d’un bilan (réalisé par un logopède) attestant de la dyslexie de votre enfant. Ce bilan ne doit pas nécessairement être récent car des attitudes de compensation peuvent être mises en place mais une personne dyslexique reste toujours dyslexique.
  • Un papier écrit par un professionnel (logo, neuropsy, praticien en gestion mentale…) qui travaille avec le jeune et a ciblé les besoins plus spécifiques de celui-ci.
  • Les adaptations demandées pour les examens doivent avoir été utilisées en classe au cours de l’année.

Ces adaptations ne sont pas des privilèges mais des compensations par rapport à des difficultés précises liées à la dyslexie. Personne ne pense à contester le fait que certains portent des lunettes et d’autres pas…C’est la même chose.


La problématique "DYS"

Episode 1

publiée le 11 mars 2014


Beaucoup de souffrances, d’interrogations et d’incompréhensions derrière ces trois petites lettres. La souffrance car souvent ce sont des heures de travail qui sont peu ou pas récompensées, ce sont des moqueries parce que la lecture est saccadée, elle ressemble plus à du déchiffrage, c’est aussi une rédaction faite avec tout son cœur qui revient avec tous les mots soulignés en rouge etc… Les interrogations et incompréhensions car la dyslexie est longtemps restée tabou, on n’en parlait pas. En tant que parent, on ne sait pas ce qu’il faut faire, on se sent souvent dépourvu devant la souffrance et les difficultés de son enfant ; en tant que professeur, on ne comprend pas plus puisqu’on n’est pas formé ou extrêmement peu (seulement une page sur mon gros syllabus de pédagogie en 1993) ; en tant qu’élève, on se sent bête par rapport aux autres, ce qui rajoute une couche de souffrance…


La dyslexie se résume dans la tête de nombreuses personnes à une inversion de lettres. Or c’est une problématique très vaste avec des difficultés au niveau de la lecture, de l’orthographe, de la production de textes mais aussi de la concentration, de la mémorisation à court terme, de l’organisation dans l’espace-temps …


Et puis, il y a toute la famille des dys : dysorthographie, dyscalculie (math), dysgraphie (écriture), dysphasie (langage oral), dyspraxie (psychomotricité)…


La problématique dys n’a aucun impact sur le quotient intellectuel. On peut être surdoué et dys. Pourtant les élèves dys ont souvent une scolarité plus difficile. Pourquoi ? Nous savons maintenant que l’école telle qu’elle est conçue n’est pas adaptée aux enfants dys (consignes, support…) Heureusement, il existe depuis quelques années un plan dyslexie qui prévoit de tenir compte de nos nouvelles connaissances issues des neurosciences par exemple. Ce plan suppose la formation de professeurs relai pour la dyslexie et la mise en place d’adaptations (ces adaptations seront le sujet de la prochaine chronique).


La "Memory Box"

publiée le 11 février 2014


Un petit outil qui fait des merveilles pour la mémorisation. Toute mémorisation a besoin de réactivation. Etudier en une seule fois n’est pas efficace. Si on a une bonne mémoire à court terme et si la matière est réduite, on se rappellera peut-être de la plupart des choses mais au moment des examens la matière se sera accumulée, les semaines, peut-être les mois seront passés, alors ce sera une catastrophe !


Matériel :


Préparez des petits cartons. Quelques exemples : notez sur le recto un mot en anglais et sur le verso sa traduction / sur le recto un pays et sur le verso sa capitale/ des formules de math, des dates en histoire etc… Prenez une boîte pour ranger les sachets de thé.


Mode d’emploi :
Vous avez trois rangées


Dans rangée du haut, mettez les petits cartons avec la matière à étudier.
Tous les jours, je contrôle mes connaissances en faisant le tour des cartons dans la rangée du dessus.
Carton réussi → je le mets dans la rangée du milieu
Carton non connu → je le laisse dans la rangée du dessus


Je m’occupe de la rangée du milieu une fois par semaine
Carton réussi→ je le mets dans la rangée du bas
Carton non connu → je le fais remonter dans la rangée du haut


Je m’occupe de la rangée du bas une fois par mois
Carton réussi→ je le sors de la boîte. Il est acquis !
Carton non connu → je le fais remonter dans la rangée du milieu car il a encore besoin d’être travaillé…
Un petit effort tous les jours mais une efficacité garantie !


La hantise de la page blanche

publiée le 14 janvier 2014


« J’avais pourtant bien relu mon cours hier et aujourd’hui, rien ne m’est revenu, une belle page blanche à rendre au professeur » Que s’est-il passé ? Une explication toute simple.


L’apprentissage se fait en 3 temps :


  • la perception (ce que j’entends, je vois…)
  • l’évocation (ce qui se passe dans ma tête)
  • la restitution/ la production (l’interrogation)

Une difficulté très présente chez les enfants comme les ados est de zapper l’étape numéro 2. Si je ne fais que lire mon cours, je reste en perception. Rien ou peu ne va dans la tête. Ainsi au moment de l’interrogation, comme je n’ai plus ma perception et que je n’ai pas construit d’évocations, je ne peux m’appuyer sur rien et c’est la page blanche…


Un conseil, prenez l’habitude de revoir à cahier fermé et n’oubliez pas d’aller vérifier ensuite que ce que vous avez dans votre tête correspond bien avec ce que vous devez étudier. Il est encore temps alors d’ajuster l’évocation : la compléter, la préciser… Là, vous êtes prêt à présenter votre interrogation ! A tester dès la reprise en janvier.


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